La partie disques de la FNAC s'évapore comme une flaque après l'averse. Le CD recule bien au-delà de ce que l'on croyait possible et, si le vinyle résiste il n'y a pas de mérite à en prédire la fin très prochaine.
La musique dématérialisée aura eu la peau du CD, dernier avatar de la musique enregistrée sur support.
Pourtant comme j'aimais le disque en lui-même. le choix du titre, poser le "saphir" sur la chanson ou le titre désigné et le cérémonial de lire les notes et les paroles sur ces pochettes souvent conçues par de très grands artistes (Andy Warhol, Guy Peellaert...) et dont certaines sont, malgré leur quantité industrielle, devenues des références connues dans le monde entier.
Le boîtier des CD a fait des efforts mais son côté clinique et techno l'a empêché de se créer un supplément d'âme. Il a aussi souffert de remplacer un support populaire sans jamais le supplanter.
C'est ainsi. Le Compact Disc a vécu et hormis quelques collectionneurs de raretés sa place est dans les vide-greniers et les foires aux disques. On sa bat toujours et on dépense des sommes astronomiques pour posséder le pressage numéroté de tel artiste on négocie une remise de 50% sur le "Some Girls" avec la pochette modifiée.
En soi c'est plutôt une bonne chose: on ne peut plus faire avaler n'importe quoi à un public à qui l'on a tout fait pour le dépouiller. En musique comme au cinéma et même en littérature.
Les déclinaisons de plus en plus nulles des "dents de la mer", les vieilleries dans le vent de Madonna... tout ne passe plus et c'est tant mieux.
Mais rien, jusqu'à maintenant, n'a pris la place du CD. Même chose pour le DVD puis le XRay.
J'ai conservé le lecteur de CD pour écouter des disques au casque ou au calme. Mon petit-fils se moque du design et de l'usage du, lecteur de CD.
Comme je le faisais de l'électrophone des parents qui écoutaient les 33 tours de Brassens, Guy Béart, Montand et Cora Vaucaire.
