J'ai assisté à la représentation du célèbre Requiem (Messa da requiem) de Giuseppe Verdi donnée par l'Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Tugan Sokhiev.
C'était sublime, magnifique, splendide, passionnant, beau, grand, spectaculaire... éblouissant. La liste des superlatifs aurait pu s'allonger.
Ce Requiem rappelle, par certains côtés, les meilleurs opéras du compositeur italien. L'Orchestre du Capitole est exceptionnel et les 100 (je les ai comptés!) choristes magnifiques.
Les mains de Sokhiev sont fascinantes à regarder: sa direction d'orchestre est tout simplement incroyable: il vit la musique mais aussi les parties chantées du ténor, de la basse, de la soprano et de la mezzo-soprano: il anticipe et donne des signes avec une telle intensité que j'ai parfois eu l'impression qu'il s'adressait non seulement à tous mais aussi à chacun en particulier.
Tous, chanteurs et musiciens donnaient d'ailleurs l'impression d'être "dans" la musique, dans l’œuvre, immergé dans sa partie.
Tous et toutes semblaient à l'aise dans leur (beau) costume de scène et chacun arborait un air épanoui, enivré et heureux. Plus que d'habitude j'ai senti la communion entre le chef, l'orchestre, les chœurs et le public.
Une incroyable énergie positive toute entière tournée vers l'exécution parfaite de l’œuvre animait l'orchestre. Le public ne s'y est pas trompé qui a retenu ses toux et éternuements pendant l'heure et demie pour éclater en applaudissements et rappels interminables mais amplement mérités.
Ce Tugan Sokhiev, russe d'origine et chef du Capitole depuis plus de 10 ans est un prodige: Il se dégage de lui un tel amour de la musique qu'on est d'emblée à ses côtés. Il fait jeune et il l'est. Il a une complicité avec "ses" musiciens et rien n'est affecté dans ses attitudes qui semblent être celles d'un être à part.
Ses mains mériteraient d'être filmées pendant le concert tant elles sont mouvantes. Une chorégraphie superbe et précise.
(*"Chef d'orchestre prodigieux")

