Ce mardi 22 septembre j'ai écouté, dans la voiture, un monument de finesse diffusé dans le cadre "d'affaires sensibles" l'émission toute en nuances de Fabrice Drouelle. "Tournage à racisme-sur-mer" en était le sous-titre et elle était consacrée au film d'yves Boisset "Dupont-Lajoie" sorti en 1975.
A cette époque Yves Boisset faisait des films coup-de-poing sur des thématiques brûlantes. Son cinéma était certes engagé mais efficace, donneur de leçons mais réaliste et enfin il dénonçait d'authentiques situations insupportables.
Prenant prétexte de "ratonnades" sordides dans le Midi Boisset dénonçait une France pépère, pas futée et travaillée par le racisme. Pour enfoncer le clou les personnages étaient très typés, Lannoux en ex-commando, un huissier suisse cauteleux, un cafetier borné etc. Il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Des bas de plafond que la télévision abrutissait (Jean-Pierre Marielle en animateur de jeu inspiré d'Intervilles, suant la bêtise satisfaite d'elle-même). jean Carmet y campait un Français (très) moyen qui cumulait toutes nos soi-disant tares nationales. Dont un racisme gluant et meurtrier.
Malgré cela le film était une sorte de comédie de mœurs bien vue (que la veine "Camping" a réutilisée). Certains dialogues faisaient mouche et le film glissait brusquement sur l'ignominie: le viol d'une jeune fille par Carmet l'attaque des maghrébins par les vengeurs abrutis et criminels du camping. Le film était manichéen mais intéressant. Quelquefois il faut un marteau-pilon pour écraser un clou.
A son habitude Drouelle a laissé entendre que la France était raciste et se livrait aux "ratonnades" dès qu'on lui en laissait le loisir. Il a parlé de nos compatriotes comme s'ils étaient en majorité des fachos à la libido mal assumée.
C'est l'objet de ce post. je n'ai jamais supporté que la Gauche et ses dirigeants croient disposer de la morale. A les écouter le Bien est de leur côté et quiconque ne soutient pas "les forces de progrès" (= eux) est un extrémiste de droite factieux et potentiellement génocidaire...
Drouelle, ce petit animateur des après-midi bien-pensants d'une radio du service-public croit encore, sans doute, à la grande lueur à l'Est, aux matins qui chantent et à l'aube rouge du prolétariat. Cette monomanie se soigne t'elle? pas à la maison de la radio en tous cas!
