J'aimais bien Michel Onfray et ai lu avec plaisir certains de ses livres et avec délectation son pamphlet contre Freud.
L'écouter, à la radio ou le regarder à la télévision me procurait du plaisir car il s'exprime bien, est convaincu et semble heureux de partager sa pensée.
J'ai, comme tout le monde, constaté que sa surexposition médiatique l'avait faite changer: trop véhément, trop grinçant. Mais aussi trop sur de lui et un peu méprisant.
Le syndrome de la grosse tête s'est emparé du bonhomme.
Cela ne date pas d'aujourd'hui que le petit écran ronge le cerveau de ceux qui y montrent trop souvent le bout de leur nez: de nombreux petits marquis et petites marquises médiatiques ont ainsi "explosé en vol" après avoir atteint leur niveau d'incompétence.
Michel Onfray ne s'est pas rendu compte de cette surexposition et de son changement personnel. Il a continué à flotter de plateau en plateau assénant ses vérités avec un mordant digne de Tarik Ramadan.
Comme Ramadan c'est par une sorte d'obsession sexuelle qu'il se révèle. Dans une lettre très crue et dans laquelle il ressasse une sorte de dégoût/dilection pour la sodomie il s'en prend au président de la république et le couvre d'immondices.
Macron est plus détesté par le philosophe des médias que ses deux prédécesseurs pourtant médiocres. Une photo de presse, certes polémique, le fait sortir de ses gonds et abandonner toute retenue.
Ce qui achève de prouver que Michel Onfray a perdu tout sens de la mesure est qu'il lit sa "lettre" devant les caméras avec un plaisir non dissimulé. On le sent tellement heureux de son brûlot qu'on en est gênés pour lui.
Se rouler dans la fange est un exercice quasi quotidien pour les animateurs "moyens" de la télévision. Qu'un philosophe écrivain comme Onfray condescende à les rejoindre fait de la peine. Comme on dit aujourd'hui: "ce type là il a pété les plombs".
