Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
6 décembre 2022 2 06 /12 /décembre /2022 07:00

Récemment l'impressionnante correspondance entre Albert Camus et la comédienne Maria Casarès a été publiée sous la forme d'un gros pavé assez indigeste. 

"Physiquement" le livre ressemblait à la méticuleuse correspondance entre François Mitterrand et Anne Pingeot. C'est la seule comparaison que l'on puisse faire: le poids ou le volume de papier utilisé pour un volume. 

Bien que le chœur antique et la société des adorateurs du "Florentin" aient trouvé du Chateaubriand (et pourquoi pas?) dans l'échange épistolaire entre le gominé futur Président de la République et la mère de sa fille il faut bien reconnaître que l'ennui qui sourd de ce bouquin est pesant comme la fin de son second septennat. Peut-être plus encore.

Mitterrand était persuadé d'avoir un don d'écrivain*; moyennant quoi il jargonne dans un Français ampoulé et ennuyeux comme les Charentes qu'il aimait tant. Ça n'a pas dû être drôle tous les jours d'être aimée par un homme si satisfait de lui-même... 

Les lettres de Camus à Maria Casarès et celles que cette dernière lui envoyait sont pleines de passion que le temps et la restitution écrite n'affadissent pas. Cependant je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elles n'avaient pas vocation à être publiées et que cette publication n'apporte rien aux protagonistes de ces échanges écrits, à leurs descendants, aux admirateurs de l'une ou à celui des autres. Le seul qui y trouve son compte est l'éditeur qui est assuré, grâce aux noms sur la couverture, de vendre un certain nombre de volumes, ne serait-ce qu'aux bibliothèques publiques...

Camus, qui est enfin reconnu (cette crapule stalinienne de Sartre a échoué à le "trotskyser") et dont les livres ont pris leur juste place dans la littérature Française de la seconde moitié du vingtième siècle ne gagnera rien de la publication de ses lettres à la grande tragédienne espagnole.

Elle non plus. 

 

* il faut dire qu'innombrables étaient ceux qui manquaient s'évanouir devant le génie de l'auteur de "l'abeille et l'architecte"!!!!
 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages