A propos des préavis de grève à la SNCF le week-end du 8 mai j'ai entendu les "arguments" des futurs grévistes et les ai trouvés consternants. A l'heure où l'Europe oblige les compagnies à s'ouvrir à la concurrence sur les lignes les plus rentables, les syndicats CGT et Sud Rail dont les grèves ont largement contribué, par le passé, aux déficits de l'entreprise et continuent d'agir comme si nous étions seuls au monde et leur employeur en situation financière lui permettant de supporter des grèves ad vitam aeternam.
Le rail est une chance à condition qu'il soit fiable. Les gares sont au centre des villes (hélas pas les plus récentes) et bien desservies par les transports en commun. Ce mode de transport est fiable et régulier, de plus il est le moyen le plus écologique de se déplacer.
Alors c'est vrai il y a souvent des retards (mais ils sont pris en compte par la SNCF qui rembourse une partie des billets concernés par les retards), l'accueil laisse encore parfois à désirer et les tarifs liés à la proximité du voyage peuvent être crispants mais, il faut l'admettre, c'est un moyen de transport qui n'est pas près de disparaître .
Encore faut-il que le personnel comprenne que leur attitude bornée est le plus mauvais service qu'ils peuvent rendre à la société qui les emploie. Ont-ils oublié que les ferry Français pour la Corse ont été "coulés" par leurs homologues des compagnies de navigation?
L'Italie n'a eu qu'à attendre que les compagnies soient bloquées et en situation de faillite. J'ai pris le ferry depuis: les bateaux sont à l'heure, le personnel est aimable et efficace, il n'y a pas de grève et, en tous cas, jamais les jours où l'entreprise fait son plus grand chiffre d'affaires.
Après les dirigeants masculins obtus et partiaux (ils défendaient les positions du parti communiste, pas les passagers) j'ai espéré que la femme qui est à la tête de la CGT serait plus sensible à des notions de service public : Il me faut déchanter. Le discours et les mots d'ordre restent ceux du Front Populaire de 1936.
Madame Binet tient le même langage que Georges Séguy ou les autres dirigeants de la CGT. Quant à Sud ils sont dans la surenchère permanente. je me demande dans quelle monde ils vivent.
