De toutes les "incivilités" qui nous sont infligées quotidiennement le mendiant sale et agressif traînant des chiens dégeu est une des pires.
Quand ils ne vous agressent pas en réclamant d'un ton rogue "quelques pièces de monnaie" ils s'installent sur le trottoir, devant l'épicerie où il vous faut bien passer pour remplir le frigo. Là ces souillons agressifs et ne vous lâchant pas vous demandent de la nourriture pour eux ou pour leur roquet plein de puces.
Ils campent devant la porte, hirsutes et dépenaillés et le simple fait de les regarder, vautrés par petits groupes de 2 ou 3 dans leurs guenilles; toujours au même endroit vous salit.
Leur regard force le vôtre et vous vous sentez (presque) coupables de ne pas (leur) acheter une escalope de foie gras ou des coquerets du Pérou.
Le dégoût me prend lorsque je vois ces hommes étendus dans la crasse, sur d'immondes matelas, dormant au milieu d'immondices. Comment peut-on en arriver là?
Ma répulsion doit se voir parce que je lis des réflexions peu amènes dans leur regard à mon refus de sponsoriser leurs agapes en plein air.
Comment ne pas être dégoûté de les voir uriner entre deux voiture ou contre un arbre?* je conçois que ce doit être difficile pour eux de vivre dehors et d'affronter ces problèmes quotidiens mais pourquoi nous les infliger?
Le pire c'est lorsqu'un de ces "sdf" s'assied dans le tramway: aussitôt 4 places se libèrent. On imagine déjà les puces changer d'hôte et vous trouvant plus attirant.
L'échec des gouvernements passés, présents et de demain est de ne pas en avoir limité, par une politique volontariste, le nombre ni à réhumaniser ces buveurs de bière ou de vinasse. Il y a un petit nombre d'entre eux qui a choisi ce mode de vie, mais certainement beaucoup qui la changerait dans la minute si cela leur était proposé.
Il y a fort à parier qu'on verra encore longtemps ces loques humaines poussant un "caddie" rempli de saletés et vidant sur le trottoirs les poubelles qu'elles visitent sur toute une rue.
* ou à l'entrée de notre parking
