J'ai entendu, à propos de l'affaire Harvey Weinstein, ce producteur américain de 65 ans qui harcelait les comédiennes, que Léa Seydoux, fille de famille richissime qui n'a eu qu'à paraître pour que s'ouvrent à elle les portes des studios, le succès et les encouragements bruyants d'une presse énamourée, s'était plainte de ne rencontrer que des hommes comme lui (H.Weinstein) dans le milieu du cinéma américain.
Pauvre petite biche! N'y a t'il personne pour lui expliquer que pour 99,9999% des apprentis comédiens non issus du sérail (soit être fils de ou fille de ou nièce ou neveu voire même petit-fils ou petite fille de) les portes de pôle emploi intermittents du spectacle s'ouvrent plus facilement que celles d'Hollywood?
N'y a t'il personne pour appeler Miss Seydoux à plus de décence? les gros producteurs à cigare et mains baladeuses sont plus souvent riches et influents que les jeunes gars idéalistes et impécunieux. Les yachts, les voitures de luxe, le beau New-York et les contrats mirifiques sont l'apanage de vieux beaux friqués qu'effectivement on a plus de chance, Mademoiselle Seydoux, de rencontrer dans des "parties" que dans un atelier de peinture industrielle ou en faisant "des soins à la personne".
Que ces personnages soient tentés de vérifier la qualité de leur investissement, quoi de plus habituel à défaut de normal? Croit-elle, Miss Léa, qu'elle épousera un prince de Monaco ou un producteur friqué en arrivant fraîche et joyeuse comme une fraîche émoulue d'une grande école de commerce arrive à la tête d'une société du CAC40? (je plaisante, ce n'est pas la voie royale et une bonne filiation est plus sûre).
Exemple idiot!
Parce qu'elle a été relayée sans commentaire, sa réaction -surprenante quand on se rappelle le rôle qui l'a "révélée"- me fait penser que les privilèges sont comme la jeunesse: c'est quand ils disparaissent qu'on s'aperçoit qu'on les possédait.
