Au restaurant, chez des amis ou à la maison il y a une chose que moi, vieux con assumé, je ne supporte pas: c'est le petit bout dur dans la saucisse de Toulouse ou dans la farce à tomates, c'est l'arête dans le poisson, arête qui va gâcher tout le plaisir que je prenais avant de tomber dessus et c'est la peau de tomates cuites qui a tendance à se coincer entre deux dents, tout comme la petite tige de l'herbe aromatique mise dans un plat et qui, la langue le détectant, engendre une sensation désagréable. Même chose pour le bout d'os du plat cuisiné: je déteste!
Je veux m'en débarrasser mais il faudra attendre d'être seul et d'avoir un objet qui puisse servir de cure-dent. Le verre d'eau (ou de vin) peut être essayé mais le résultat n'est pas garanti.
Dans le même registre quelle honte lorsque l'on s'aperçoit qu'un peu de persil ou de menthe s'est logé entre les deux incisives.
Je suis ainsi fait que je n'aime pas savoir (avoir conscience de) ce que je mange fût un être vivant et que ce sont ses os que j'ai entre les dents. Comme je suis pétri de contradiction je ne suis pas végétarien. Les choses seraient peut-être plus simples?
