Quand j'entends Jack Lang, profiteur de la République depuis son entrée en politique définir Donald Trump comme un "président de merde" je ne peux m'empêcher de penser à la façon dont son idole, François Mitterrand, a mis le pays en coupe réglée pendant ses deux mandats présidentiels et combien il a fait bénéficier ses affidés des largesses d'un état qu'il ne respectait guère qu'en paroles.
C'est entendu la présidence de Donald Trump est une anomalie, un accident politique et une calamité mais tant qu'elle est dénoncée par des étrangers et par des Jack Lang cela ne signifie strictement rien. Je dis calamité et anomalie en rappelant que je suis Français, pas électeur américain.
La presse française jette des tombereaux d'ordures sur le mandat Trump mais c'est juste une posture et cela n'a aucune conséquence. Il a été élu pour 4 ans et ses électeurs ne semblent pas donner raison à Jack Lang ni à nos "bonnes consciences" hexagonales.
Notre pays a un taux de chômage autour de 10% depuis de très nombreuses années quand tous les pays d'Europe ou presque ont vu le leur diminuer. L'endettement est très important, les chiffres du commerce extérieur sont consternants, l'industrialisation du pays décroît à une vitesse alarmante, l'extrême droite la plus à droite d'Europe a été présente au second tour de la Présidentielle 2017 mais... nous jugeons Trump et le condamnons.
Que ce président soit doté d'une personnalité discutable, qu'il tienne des propos lamentables et indignes nul n'en disconvient mais, au lieu de faire sempiternellement son "procès" on ferait mieux de voir ce qui se passe ici.
Une presse appartenant à des groupes industriels (Lagardère, Dassault, Bouygues...) des passe-droits ahurissants pour les plus fortunés (Pinault, Arnaud), des impôts élevés pour ceux qui ne peuvent s'y soustraire et la liste est longue de ces travers qui, s'ils ne font pas (encore) de la France un "pays de merde" l'apparentent plus à une république bananière qu'à une démocratie exemplaire.
Pratiquement tout ce que l'on déplore d'attitudes immatures et offensantes chez Trump a été vu chez le Président Sarkozy (2007-2012) avec, en plus, le hold up des biens de l'état. Trump n'a pas besoin de voler l'état: il était milliardaire avant d'être président. Les largesses de Liliane Bettencourt, les comptes truqués de Bygmalion et l'argent des Bruni-Tedeschi, Sarkozy les a eus tardivement!
De plus nos dirigeants faisaient moins de manières pour accueillir et aller voir Berlusconi qui n'était qu'un Trump avant l'heure, le "bunga-bunga" déjà présent.
Alors, les donneurs de leçons, les fesses bien casées dans un fauteuil des bords de la Seine devraient la jouer modeste. Hyper-modeste même.
Rien n'est plus stupide que de faire entrer quelque chose dans une grille faite pour une autre. Or, avec Trump, on juge un rapport avec les armes, avec le bon goût, avec une discrétion et un public avec des critères inadaptés.
... et en traînant dans la boue le président qu'on a élus, nous, il y a moins d'un an, sans la moindre bienveillance. Mauvais juges chez nous, serions-nous qualifier pour juger à l'extérieur? je ne le crois pas.
