Finies les expositions, balayés les vernissages... au rebut les galeries.
Aujourd'hui il s'agit d'autre chose.
Agnès Varda a employé l'expression vendredi sur France Inter: elle fait des "installations".
J'ai enregistré le mot sans savoir qu'il était dans l'air du temps. Je l'ai retrouvé dans un article de "Courrier International" consacré à Anish Kapoor.
Je ne connaissais pas Anish Kapoor mais avais été informé à 2 reprises de l'existence de ce contemporain: la médiathèque de Toulouse avait mis un gros livre avec ce nom comme sujet d'étude sur un présentoir. Le message était clair: "on ne passe pas à côté sous peine d'être un plouc Haut-Garonnais". La seconde fois j'ai vu ce même livre épais avec une couverture rouge grenat sur la table d'une relation très "culturée" (ou qui se croit telle).
Je me suis dit que le nom était beau (Anish Kapoor ça sonne bien), que le bouquin était impressionnant et que l'artiste devait être du niveau de Vermeer ou d'Ingres.
En fait, comme le zozo qui, l'automne dernier, avait mis une grotesquerie en plastique Place des Vosges avec une évidente envie de choquer et de faire parler; Anish Kapoor semble, dans son "installation" des jardins du Château de Versailles montrer que l'art est plus que jamais une affaire de goût mais aussi de communication.
Son vagin géant est sans doute magnifique. Car c'est cette "installation" qui fait parler.
Personnellement si j'avais la possibilité de revoir le merveilleux parc du château j'attendrais que les cuistres l'aient déserté et que les bosquets aient repris le visage que leur avait donné Lenôtre.
