"Schnock", la revue ("des vieux de 27 à 87 ans") que m'a faite connaître mon ami Lambert est amusante et décalée. C'est le genre de lecture un peu honteuse qu'on dissimulerait presque de peur d'écorner notre image.
Elle contient des interviews, des dossiers, des éclairages et des filmographies ou discographies. Le mélange de sérieux et de "déconne" lui donne un air second degré qui fait passer la minceur des sujets abordés.
Vous reconnaîtrez facilement "Schnock": c'est un format livre et la couverture est illustrée par un vilain dessin de la personne ou des personnes du show-business du passé qui occupe-nt un tiers du numéro. (Belmondo, Sardou, Deneuve, Darc, Bardot, Gainsbourg, Marielle, Coluche...)
Les interviews sont vraiment originales parce qu'abordant des aspects différents des autres et que les réponses tiennent sur des pages. On y parle voitures, musiques, fringues, objets et, naturellement, cinéma, rock, variétés et télévision le tout dans la bonne humeur et une curiosité amusée.
J'ai beaucoup apprécié, et cette citation dit le ton de "Schnock", le commentaire de Sergio Léone à propos de feu Toscan du Plantier, personnage omniprésent et grotesque des années 80: "le personnage le plus comique qu'il m'ait été donné de voir. Il est difficile de connaître quelqu'un qui comprenne plus mal le cinéma que lui". J'adore!
Le-dit Toscan étant une des têtes à claques absolue qui, malheureusement, s'est multipliée jusqu'à être un moule d'où sortent ses clones actuels...
Le pire est que dans les 40-50 "invités" permanents des médias pratiquement aucun n'a la classe d'un Philippe Noiret ou l'élégance d'un Claude Rich. On reçoit Christine Bravo ou Clovis Cornillac!!!
"Schnock", avec drôlerie, nous démontre que le mouvement ne date pas d'aujourd'hui!
