Je suis à la fois fier et content de moi: je n'ai jamais, oui absolument jamais, regardé l'émission du samedi soir de Laurent Ruquier.
Je connais vaguement les pseudos chroniqueurs qu'il a employés depuis des années que cette émission existe et, ne pas les avoir vus à l'oeuvre, sincèrement, ne me pénalise en rien.
Le peu que j'ai vu ailleurs de Natacha Polony ou de Eric Zemmour m'a clairement fait comprendre que je ne perdais rien en boycottant de fait une émission qui, sur le papier possède tous les ingrédients pour ne pas me plaire.
Depuis des années je me demande pourquoi Ruquier bénéficie d'une telle chance qui le fait non seulement durer mais durer partout.
Il me rappelle Grégoire Ponceludon de Malavoy dans le film de Patrice Leconte "Ridicule" à qui Jean Rochefort donne comme règle numéro 1 de ne pas rire de ses propres plaisanteries. Ruquier ricane vite de ses bons mots comme s'il craignait d'être le seul à le faire. Il a une culture très superficielle et des connaissances qui doivent plus aux fiches préparées par ses collaborateurs qu'à ses lectures. Il ne s'intéresse qu'au présent, à l'actualité dans ce qu'elle a de plus éphémère, de plus bruyant et pour dire les choses clairement, de plus insignifiant.
Je n'ai rien contre la vulgarisation mais avec Ruquier c'est la partie vulgaire qu'on entend surtout. Le samedi, même en hiver, il y a mieux à faire que perdre du temps à écouter et voir les invités multimédias faire leur promo dans un talk-show où on n'apprendra ni ne verra rien d'intéressant.
