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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 07:00

Il existe des restaurants touristiques (dont la définition exacte serait: "conçus pour soutirer un maximum de blé à des touristes pas trop regardants") sur tous les littoraux du pays et entre Sète et Gruissan particulièrement.

Nous avons découvert celui qui me préoccupe aujourd'hui en cherchant sur le wi-fi, dans la voiture, vers 12H30 alors que nous étions encore à trois quarts d'heure des plages. Il avait un nom anglais et Cannois à la fois qui inspirait le respect. Trip Advisor semblait sinon dithyrambique du moins assez laudatif et les " autres passagers de la voiture s'étaient soudain animés à l'évocation de "tapas  de la mer", "parillada de poissons" et autres "turbo".

Nos places étaient réservées sur la terrasse mais, malgré un franc soleil, il ne faisait pas très chaud en ce dix-huit octobre. Le service était... curieux. On nous jeta presque dans les jambes un tableau à roulette sur lequel au moins 50% des plats étaient recouverts de papier collant coloré et donc indisponibles. On était hors saison. En périodes COVID mais hors saison. On a immédiatement "su" que le repas serait épique.

Attente interminable, pain aux abonnés absents, citron distribué chichement, plats surgelés réchauffés, que de la "cuisine" industrielle servie, choix des plus réduit en vins... un repas cher (140 € à quatre) à peine passable et service inexistant. Et mieux vaut passer sous silence la saleté et l’exiguïté des toilettes.

Le turbo d'un des convives, quoi qu'affiché frais, semblait être un modèle reconstitué de la "galerie de l'évolution" du Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse! son œil glauque était fermé depuis bien longtemps! Quant à son goût, personne n'a voulu le tester.

Le choix des dessert était à faire entre l'inévitable "panacotta" et autres banalités sans imagination ni valeur ajoutée.

Il était plus de 15H00 quand nous sommes sortis, le cœur au bord des lèvres (c'est à dire avec envie de vomir!) délestés de plus de 35€ par personne pour un déjeuner que nous n'aurions pas accepté d'une cantine scolaire ou d'entreprise!

Je parierais que ces Thénardier méditerranéens ont critiqué les mesures gouvernementales pour sauver leur branche et ont donné de la voix sur "la mort annoncée des restaurants de France": ils n'ont pourtant pas besoin du COVID pour se saborder tout seuls.

 

 

 

 

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