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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:14

Question deuils, cimetières et lever du corps (dans le désordre) j'essaie de me tenir le plus loin possible.
Je n'apprécie que moyennement les évènements cités plus haut.

Surprenant est la "mode" actuelle de suivre les enterrements des autres, de partager l'affliction d'inconnus et de déposer des fleurs ou des objets, voire des messages (mais pour qui?) sur les lieux d'un accident.


A propos de la famille nantaise assassinée j'ai été abasourdi d'entendre* des anonymes se préparer à assister aux obsèques et... pleurer alors qu'ils ne connaissaient les victimes ni de près ni de loin.
A t'on un manque de deuils tel qu'on va assister à ceux des autres?

Qu'on aille au Père Lachaise suivre le cercueil d'une célébrité défunte, pourquoi pas. Mais une famille de fait-divers sur sa seule proximité géographique?

Personnellement je trouve que ces "marches blanches", ces "cellules psychologiques" et ces deuils par procuration absurdes et malsaines.

Dans un autre genre c'est comme si on assistait -par télévision interposée- au mariage d'un Prince Anglais auquel on n'est pas invité. Mais je m'égare....

 

 

 

 

 

 

 

* France Inter Journal de 9H00 28/04/11

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 10:23

Quelquefois, comme tout le monde, je me pose devant la télé et, le cerveau en roue libre

et les muscles relâchés (à moins que ce ne soit le contraire) j'incurgite du programme

conçu justement pour rendre mon temps de cerveau disponible.
Hier soir, donc, le week end de Pâques n'ayant pas tenu ses promesses de dépaysement,

je me suis installé devant la soirée "Thema" d'Arte sur "le Diktat de la beauté".

La soirée s'organise un peu à la manière des Dossiers de l'écran, émission datant de la

préhistoire de la télévision (pensez ! on songeait à "instruire" le public): un film illustrant le

sujet puis un documentaire à la place du débat.
Le film ("Muriel") étant gentiment déjanté. Une galerie de personnages laids, veules,

stupides et mesquins. Un film autstralien qui démontrait sans erreur possible que

l'absurde american way of life sévissait en Australie comme partout.

De beauté il n'était guère question ou par la bande. L'héroïne étant une fille un peu

gauche, un peu grosse et un peu inadaptée rêvant de mariage et de "musique" d'Abba.

 

Le doc, par contre, illustrait jusqu'à l'absurde, ce mal de notre civilisation, qui consiste à

ne pas s'accepter et à confier aux charlatans de la mode, de la chirurgie esthétique, des

chimistes (biotox) et autres le soin de rectifier des physiques supposés disgrâcieux.

On voyait des pauvres filles suivant des régimes affamants, des jolies femmes se

faisant refaire les seins, le nez, les cuisses ou le ventre quand ce n'était pas l'ensemble.

A un moment une (jolie) allemande confiait son corps pour réfection à un abominable

Dr Faust, lui même refait façon monstre. C'était pathétique.

Je crains que le monde des apparences soit tel qu'il supplée à l'absence totale de vie

intérieure.
Toutes les personnes présentes dans ce documentaire témoignaient, à contrario, du

vides sidéral de leur boîte crânienne.

Toute sauf une mannequin de 23 ans qui s'était reprise un jour où elle s'aperçut que

se gâcher une journée pour compter combien de temps il lui faudrait pour éliminer un

chewing-gum à l'aspartame était peut-être un peu outré...

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 17:13

claudia-cardinale.jpg

 

J'ai ressenti mon premier éblouissement pour une femme lorsque j'ai vu "Il était une fois dans l'ouest" de Sergio Leone avec Claudia Cardinale (1969). Ce n'était pas la meilleure actrice du monde mais c'était une des plus jolies, une des plus charmantes et une des plus désirables.
Sa filmographie est immense et contient des chefs d'œuvres et des navets. A proportion égale. Parmi les premiers on citera "la fille à la valise", "le bel Antonio", "le guépard", "la peau" et "la storia".
Parmi les films regardables où elle est magnifique "Cartouche", "les centurions", "il était une fois dans l'ouest (où elle est à l'apogée de sa beauté), "la scoumoune" "Lucia et les gouapes" (un film de son second mari, où elle est d'une beauté à couper le souffle), "la part du feu" et "la petite fille en velours bleu" où elle est belle en femme mûrissante et enfin quelques francs navets qui rendent cependant hommage à sa beauté tels que "la panthère rose", ""Popsy Pop" et "Histoire d'aimer".
Claudia Cardinale ne s'est pas contentée d'être une superbe femme et actrice, elle a su mener une authentique carrière, tant en Italie qu'en France. Sympathique, simple et accessible elle a tourné de 1958 à nos jours sans  avoir connu de "traversée du désert".

Elle a su se faire choisir par des metteurs en scène reconnus tels Federico Fellini, Luchino Visconti, Sergio Leone, Jerzy Smolikowski, Mauro Bolognini et le grand Luigi Comencini.

La seule actrice plus contemporaine à qui on peut la comparer, tant physiquement que par sa personnalité c'est Sophie Marceau qui a été, elle aussi, éblouissante dans "Descente aux enfers".

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 08:11

Comme les insupportables mesures de sécurité qu'on nous inflige à l'embarquement des avions il est des pensums qu'on doit supporter sans espoir de les voir disparaître un jour.

A Toulouse (mais sans doute est-ce vérifiable partout ailleurs) de 6H du matin à 22 heures les sirènes des ambulances, voitures EDF ou du gaz, pompiers et police résonnent  sans cesse.

Je n'ai pas oublié le "1000 bornes" et sais qu'ils sont prioritaires mais on ne me fera pas croire que tous leurs déplacements nécessitent ce bruit et qu'ils nous forcent à nous écarter pour les laisser passer comme si des vies en dépendaient .

Depuis que j'ai vu Philippe Noiret utiliser sa sirène pour arriver à temps aux caisses du PMU dans "Les Ripoux" j'ai toujours un doute...

Pour parler d'autres choses on voit et on entend beaucoup Bernard Pivot un peu partout ces derniers temps. L'homme a fait de belles choses autrefois mais je n'ai pas oublié qu'il faisait partie de ceux que l'affaire Botton-Noir avait mis en lumière comme bénéficiaires d'avantages matériels exorbitants. (ce qu'on qualifie de "recel d'abus de biens sociaux").

Botton, après sa chute et ses années de prison racontait que, croisant Pivot à pieds un jour celui-ci et ses accompagnatrices du moment firent un demi-tour parfait pour l'éviter... Botton précisait même: "un pas de chorégraphie".

Ces vedettes de télévision, passées, présentes ou à venir brillent rarement par leur élégance.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:50

Cela fait pas mal d'années que je suis "largué" par le monde artistique.
Les opéras en costume 3 pièces, les pièces de théâtre où l'on hurle son

mal-être et les playmobil géants qu'on expose à Venise ou au château de

Versailles me semblent plus relever de la psychiatrie que de l'art.

Des chapelles d'admirateurs vénèrent des "créateurs" (ça s'emploie aussi

pour la publicité c'est dire le fourre-tout que le concept véhicule) et font des

guerres par médias interposés à ceux qui feraient mine de ne pas idôlatrer

les mêmes oeuvres.

Un urinoir, une joconde à Moustaches, une sculpture faite en bouteilles

peintes: tout est art et, partant rien n'est art.

La guéguerre sur "Piss Christ" (cette photo sous plexiglass d'un crucifix

trempé dans le sang et... la pisse) révèle l'hébétude dans laquelle nous

sommes tombés.
Je ne comprends pas qu'on s'oppose à de telles "oeuvres": elles se

disqualifient toutes seules et les trisomiques qui vont les visiter n'ont pas

besoin d'aide.
Y apposer une grille de lecture religieuse ou artistique c'est justement

faire ce qu'attendent les pseudos-artistes et leurs admirateurs.
Le public "normal", celui à qui on ne fait pas prendre un pneu pour un

Manet (et réciproquement) sait ce qu'il faut aller voir et y va.
Le succès d'expositions et rétrospectives est là pour nous rassurer.
Que des milliardaires emploient leurs revenus du bouclier fiscal pour

acheter des cadeaux Bonux à l'échelle 1 et les exposent dans un

musée vénitien compte finalement pour rien.

Frédéric Mitterrand inaugurera encore bien des expositions subventionnées

"Napoléon en érection", "Le pape et les météores" et autres "Apothéose

de Che Guevara": comme on nous disait lorsqu'on était enfants:

"ils font ça pour se rendre intéressants, n'entrez pas dans leur jeu".

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 08:44

En voyant le compte-rendu du déplacement de Nicolas Sarkozy à Charleville-Mézières hier,

il est clair que, pour lui,  la campagne électorale a commencé.
Chacun a pu vérifier qu'un bilan, bon ou mauvais, n'influençait qu'à la marge le résultat du

scrutin.
François Mitterrand a connu, lui aussi, des abîmes d'impopularité et un désaveu électoral

(en 1986, avec la 1ère cohabitation): cela ne l'a pas empêché d'être bien réélu en 1988.

Toutes ces données le président actuel les connaît et les a intégrées.
Il a une volonté: se représenter et se faire réélire, un programme: surfer sur l'air du temps

et doubler à droite le FN et une méthode: aider le FN à grimper dans les intentions de vote

et rééditer, à son profit, le "hold-Up" électoral de Jacques Chirac en 2002.

Comment?

En pariant sur les divisions de la gauche et sur le refus des électeurs, au second tour, de

porter l'extrême droite à l'Elysée.
Pour cela il table sur l'extravagant pouvoir d'oubli des Français et sur les erreurs des

socialistes en général et de la gauche en particulier.
Pour lui un Strauss-Kahn comme adversaire est pain bénit: outre son niveau de vie (à ce

sujet Sarkozy lui-même a noté qu'ils ne boxaient pas dans la même catégorie), sur les

"affaires" que les officines de la droite et la presse détiennent et sur l'homme lui-même,

Dominique Strauss-Kahn a prouvé aux primaires de 2007 qu'il allait aux tranchées avec

une lime à ongle comme arme. C'est un dilettante doué mais un dilettante tout de même.

 

La profusion de candidatures annoncées, les atermoiements des écologistes, les positions

figées de la gauche (PC et extrême-gauche) sans compter la profusion d'écuries présidentielles

au PS pourraient faire le jeu du candidat-président, et ce malgré une popularité à 28%.

 

Hier, dans les Ardennes, le président a donc recommencé sa campagne de 2007, avec

un aplomb stupéfiant et une roublardise qu'il serait suicidaire de négliger:

ça paraît invraisemble mais: "ça pourrait marcher".

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 07:50

Ainsi le présentateur d'une émission télévisée diffusée sur la pire chaîne commerciale de

notre pays est officiellement candidat à la présidence de la république.
Quand on lit cette phrase on est pris d'un subit effarement.
Après un président à la culture pour le moins peu évidente un animateur de télévision

pourrait ainsi accéder à l'Elysée et gouverner un pays de 65 millions d'habitants.

Non qu'il ne soit pas sympathique: Nicolas Hulot est certainement une personnalité très

estimable mais à quel titre peut-il envisager cette fonction pour lui-même?

Même chose pour Madame Joly: elle a montré à quel point notre pays était gangrené par

l'affairisme et la corruption. Cela lui-donne t'il les compétences pour parler d'égal à égal

avec les chefs d'état lors de sommets internationaux?

Je n'ai rien contre la mouvance écologiste; au contraire je trouve que leur message est

indispensable et qu'ils ne sont pas assez entendus.
Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot, qui ont réfléchi au projet écologique et qui ont un

programme politique, me paraissent infiniment plus compétents pour nous en parler que

le pilote d'ULM télévisuel ou la juge incorrubtible.

Les écologistes ne sont qu'un aspect du problème: la possibilité de se présenter donnée

à n'importe qui décrédibilise un peu plus un régime qui, depuis 1958, a montré ses

limites.

C'est même une sorte de miracle que ce régime sclérosant et a-démocratique perdure.

 

Bayrou, Morin, Borloo, de Villepin, Royal, Joly, Hulot, Mélenchon, Hollande, Aubry, Sarkozy,

Strauss-Kahn, Valls, Montebourg et tant d'autres peuvent bien se rêver en successeur de

de Gaulle et Mitterrand, personne ne dira sans nous faire éclater de rire qu'ils en sont les

dignes successeurs.
Intellectuellement, humainement et politiquement on est chez La Fontaine!

C'est à croire qu'il suffit d'avoir une popularité, quelques succès de librairie ou d'audience

pour se sentir le droit et l'ambition de diriger le pays.
Hallyday, Depardieu, Deneuve, Drucker et Canteloup ne sont pas (encore) candidats...

l'hypothèse ne ferait sourire personne. Je vois d'ici les couvertures du "le Point" ou  de

"l'Express" : "Hallyday: le candidat au banc d'essai"...

Alors, Hulot candidat? personnellement je ne trouve pas cela sérieux.

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 16:13

Il n'y a rien qui m'exaspère plus que Walt Disney et son monde. Je suis écœuré par la cuculterie de cette forme pernicieuse "d'impérialisme américain" et trouve l'ensemble de l'œuvre du regrettable Walt Disney proprement imbuvable.
Ainsi, les airs extatiques des japonais pouvant  -enfin- reprendre le chemin des parcs d'attractions Disney m'a soulevé le cœur.
N'étant pas du genre à imposer mes idées ni à forger le cerveau de mes enfants je les y ai accompagnés à 2 reprises. Ils ont aimé, pas moi.
Ce parc lisse et propre, ces pauvres salariés sous-payés déguisés en souris à 4 doigts et autres personnages laids et ridicules... je déteste.
Tout y est kitsch et vulgaire, laid et lourd. Ces parterres où ne manque pas une fleur, ces allées ratissées, ces constructions hideuses (ah! le château de "la belle au bois dormant") je serais le prince charmant je n'oserais pas franchir les portes d'un château aussi moche.
Une princesse élevée dans une telle thurne doit être sacrément godiche et pénible!.

cette musak omniprésente cette réécriture de l'histoire, ces mythes acceptables....Tout cela est le comble du mauvais goût. Ce mauvais goût américain qui, de Las Vegas aux séries américaines est la marque de fabrique du pays de Davy Crockett.
Outre le fait qu'il a pillé les contes et légendes européens pour les dénaturer et les rendre crétins à souhait, Walt Disney était un homme sans culture et un dénonciateur. (son comportement pendant la "chasse aux sorcières" est édifiant).
Une fois mort ses héritiers ont continué sur sa voie, inondant les States et le monde d'une vague sans fin de guimauve, de bêtise, de mièvrerie et d'abrutissement.
On ne compte plus les générations de gamins sacrifiés au Dieu Disney qui, en échange de leur âme se sont vus remettre des cassettes ou DVD de bimbeloterie estampillés Disney, sous-produits de la sous-culture américaine, vrais chevaux de Troie de l'économie et du divertissement - lavage de cerveaux.

Eternelle histoire du rouleau compresseur, les Disney sont même parvenus à faire oublier les œuvres qu'ils ont pillées et abîmées. "Pinocchio" n'est plus que ce gamin stupide à cent lieues du conte original de Collodi (et du film merveilleux qu'en a tiré Comencini) et dès qu'une histoire est abordée par ces studios on sait qu'une mauvaise action est en train de se préparer.
Ils ont réussi ce hold-up parce qu'ils ont fait pleurer une génération avec la mort de la mère d'un faon! Où va se cacher la perversion!

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:18

Il fût un temps Guy Carlier, le gros chat castré de la radio et de la télévision réalisait des

chroniques grinçantes et bien écrites qui m'amusaient.

Je parle d'une époque très lointaine (1997), alors que Laurent Ruquier était encore drôle

et ses émissions aussi.

Guy Carlier, découvert par Delarue, jouait alors le personnage de "Monsieur le Tallec"

et livrait une critique télé aussi originale qu'impitoyable.
Comme d'autres avant lui (Bouvard...) il ne ménageait pas les coups de griffes et les

morsures et ses victimes étaient exécutées en 3 bons mots.

Comme souvent déjà, ses proies étaient faciles (Julien Lepers, Bataille & Fontaine, Arthur)

mais ses griffes étaient acérées et le plaisir de voir quelques baudruches se dégonfler

sous ses coups était réel.
Malheureusement, c'était une "posture", faite pour occuper le créneau du méchant.
Depuis des années Guy Carlier est devenu le faux-méchant qui fait semblant d'égratiner

de fausses vedettes et qui s'en prend en réalité à des caricatures pitoyables.
Agresser (même mollement) Elisabeth Tessier ou Eve Angeli, 2 femmes au QI de

bigorneau n'est, en effet, pas très glorieux.
Dans le même temps, Carlier est passé de Fogiel à "Télé 2 semaines" (une revue

culturelle connue pour la qualité de ses plumes!) et plus les années passent plus il

devient consensuel.
C'est pitié de voir ce gros matou ronronnant qui se prend pour un lynx.

Heureusement le ridicule ne tue pas et le chroniqueur aura toujours son rond de

serviette au "Flunch" des copistes besogneux et une chronique dans des journaux

télé de plus en plus confidentiels.

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 19:59

Ce matin,dans mon parking, j'ai mal négocié un virage que je fais pourtant tous les jours

depuis plus de 2 ans. j'ai touché le poteau de béton et ai salement arrangé ma voiture.

C'est dire si j'avais de bonnes raisons d'être énervé!

Eh bien ma colère était du petit lait à côté de celle de la biographe crispée d'une vieille

journaliste morte et crispante.

Il fallait se pincer en écoutant Laure Adler vitupérer contre le ministre de la culture sur

France Inter dans l'émission "comme on nous parle".
Bien que ministre et sans doute habitué aux scènes d'hystérie, Frédéric Mitterrand avait le

plus grand mal à contenir la logorrhée de la dame Adler.

Celle-ci représentait, jusqu'à la caricature, les gens de la Culture et leurs guerres picrocholines.

Elle était en fureur parce que Olivier Py, directeur d'un théâtre public, avait été avisé un an avant

la fin de son mandat, que celui ci ne lui serait pas renouvelé.

Comme 64 785 765 Français j'ignorais qui étais Olivier Py et les pièces qu'il montait.
Or Mme Adler semblait se faire la porte-parole de notre indignation...

La furie alignait les noms de spectacles confidentiels, de gloires théâtrales connues de rares

aficionados et maniait des arguments aussi incompréhensibles (pour le non initié) que

véhéments.

C'est qu'on ne rigole pas chez les culturés! les chapelles y sont défendues comme l'était

jadis la ligne politique du PC et on y excomunie plus que l'Eglise à la grande époque de

l'inquisition.

La vie culturelle est une absolue nécessité: il est indispensable que des metteurs en scène

exigeants fasse des spectacles novateurs, que l'Opéra se perpétue et que la danse, le cinéma,

les arts plastiques etc. innovent et se renouvellent.
Il n'est pas indispensable qu'elle soit confisquée par des personnes qui ont perdu de vue le fait

que l'argent public ne leur appartient pas, que des baronnies inexpugnables n'ont pas à

exister et que le but de la culture est de toucher le plus de personnes.

Mme Laure Adler, ce matin, représentait une caste imbue d'elle même et confinée en autisme

et était assez pathétique.

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