28 décembre 2011
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Notre époque est pleine de tics ridicules mais dont on ne peut se défendre.
J'ai parlé, et beaucoup l'ont fait avant moi, des comportements déviants que le téléphone mobile suscitait pour ne pas y revenir. Un autre ridicule est la formule "Vous avez la carte du magasin" qu'on vous pose 20 fois par jour et parfois dans des magasins improbables. Je suis certain qu'il existe des cartes pour les super-marchés du sexe (il y en a un à l'entrée de Toulouse, vers Montaudran, et vous le saviez.) ou aux Pompes Funèbres.
L'achat obligatoire d'une poche en plastique dans le plus petit magasin de proximité est aussi un des travers grotesques d'aujourd'hui. A moins de faire comme dans l'ex-URSS et de toujours en avoir une ou deux dans les poches, à moins d'être doué pour l'équilibre et le jonglage (pas facile avec une bouteille de Périer, des croquettes pour chat, des yaourts crème de lait au citron et 1 tablette de Chocolat blanc à la vanille de Madagascar) vous en rapportez bien 5 ou 6 par semaine chez vous. Hypocrisie géniale : pour ne plus polluer vous achetez plus de sacs qui, fatalement, tueront plus de tortues marines.
Raisonnement spécieux ? J'assume !
Autre tic pitoyable les "box" télé-téléphone-internet. La mienne est si compliquée que je ne peux pas avoir les 3 en même temps! Plusieurs personnes ont essayé de l'installer, tous s'y sont cassés les dents. J'ai vu chez d'autres que ce n'était guère mieux et mon amie à l'Internet le plus lent de la planète.
Je terminerai par la salle de délivrance des cartes grises de la Préfecture puisque j'y ai passé 1H45 divine hier. (un papier m'avait averti que 45 personnes me précédaient). Des sonneries agressives me prévenaient de l'avancement des dossiers dans des ridicules petit box où officiaient de grises fonctionnaires effondrées. Il manquait toujours un papier et de nombreux clients ne pouvaient repartir avec le carton gris qui coûte une vraie fortune en taxe régionale. L'atmosphère, dans cette vaste salle, m'a fait penser à du Kafka qu'aurait amendé Soljenytsine.
Finalement c'est à de tels endroits qu'on voit que notre société à supprimé les longs séjours pour les fous : plus besoin d'asile psychiatrique, la société est devenue un immense réservoir à aliénés!
Published by Bertrand P
27 décembre 2011
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j'ai vu, finalement, le film "The Artist".
Une fois encore la déception vient non pas du film lui-même mais du décalage entre la critique (aussi bien institutionnelle que celle des amis ou des personnes ayant vu le film avant moi) et le film lui-même. Non qu'il soit mauvais, la question n'est pas là. Mais on a tellement crié au génie que la déception est immense. Et d'abord Jean Dujardin n'est pas crédible un seul instant : trop vieux et trop gros, trop "Français" pour le rôle*. Je n'y ai pas cru un instant ... A force de jouer les machos de base, les "frenchies" aux idées courtes ("Brice de Nice", "OSS 117") Jean Dujardin n'est tout simplement pas imaginable en star du muet. Et il en fait des tonnes ! Je n'en pouvais plus de ses sourires de publicités pour du dentifrice ou de la brillantine.
Sa partenaire, Bérénice Béjo, est bien plus crédible et, pour tout dire, elle joue cent fois mieux que lui.
Et l'on ne voit Malcolm McDowell (annoncé partout!) que 26 secondes.
Reste l'idée du scénario. Pendant une moitié de film ça marche ensuite ça lasse. Si bien qu'à la fin on a envie de regarder un "vrai" film muet, un "slapstick" original dans lequel les vedettes ne cabotinent pas mais jouent comme on jouait avant l'avènement du parlant. Mise à part la reconstitution des décors (vraiment magnifique) le film fait fausse route et l'histoire qu'il raconte ne présente pas l'ombre d'un intérêt.
On nous parle des Oscars et entre autres de celui du meilleur acteur ... S'ils les obtenaient (meilleur film étranger, meilleur comédien) ce serait au mieux un malentendu au pire une supercherie.
* à plusieurs reprises il m'a rappelé les photos du Mitterrand de la IVème République, avec cheveux calamistrés et moustache de séducteur de Préfecture ...
Published by Bertrand P
26 décembre 2011
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Il y a, chez certains, intellectuels ou politiques, une haine du peuple qui confine à la monomanie.
Ainsi pensais-je, hier, en entendant sur France Culture, une émission de radio de Philippe Meyer "consacrée" à Astérix. Hormis Max Gallo qui ramait à contre courant, les intervenants ont traîné dans la boue et la bande dessinée, et ses auteurs, et ses lecteurs et son succès. C'est d'ailleurs ce dernier point qui leur pose un problème. Le succès, d'où qu'il vienne et quelque soit la personne ou l'oeuvre à qui il s'applique ne leur est pas simplement suspect mais odieux.
Prenons le cas du film "Les Intouchables", depuis que le nombre de personnes l'ayant vu et aimé atteint des sommets les premières critiques de la gent cultivée sont :
- Aux Etats-Unis ce film est vu comme profondément raciste (ils ne disent pas ou peu que de l'autre côté de l'Atlantique on voit forcément les rapports blancs/noirs différemment qu'en Europe).
- Omar Sy en fait beaucoup trop dans le côté "gentil nègre". Outre que cet argument sent son racisme involontaire le même Omar Sy plaisait aux intellos tant que le film était confidentiel.
- Le handicapé est très riche, ça fausse les rapports humains. Oui, ç'est même un des ressorts de la comédie ("l'argent de la vieille") ou du drame ("Plein soleil").
C'est donc une fausse barbe pour attaquer de biais un succès qui gène les mêmes donneurs de leçons.
Dans le cas de l'émission d'hier sur la bande dessinée Astérix, les arguments étaient d'un tout autre niveau (quoi qu'aussi cons!) : pétainiste, chauviniste, démodée (le pire diagnostic pour les intellos), dépassée, vulgaire et j'en passe les vignettes de Goscinny et Uderzo en ont pris pour leur grade pendant 1heure.
Seul, le rappel que Goscinny a aussi signé "les Dingodossiers" (avec Gotlib), "Lucky Luke" (avec Morris), "Le petit Nicolas" (avec Sempé) et "Iznogood" (avec Tabary) a montré qu'au moins un des invités reconnaissait du talent à Goscinny. Pour le reste s'ils n'étaient l'un mort et enterré et l'autre pitoyable depuis la mort de son compère ils se seraient vus condamnés à mort par ces intellectuels qui reprochent à tous les auteurs lus de l'être tandis que leurs poussives et haineuses analyses encombrent les étagères des solderies.
J'ai un excellent souvenir des albums Astérix signés Goscinny & Uderzo (et exclusivement ceux-ci). Certains comme "les Bretons", "les Normands", "les Goths", "gladiateur" et "le combat des chefs" restent de très bons souvenirs et l'humour de Goscinny vaut toutes les pinailleries d'intellos et de politiques rongés par leur haine des autres, de l'humanité et... d'eux-mêmes.
Published by Bertrand P
24 décembre 2011
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Je ne suis pas superstitieux mais nous aurions été une semaine plus tard j'aurais pu concevoir de légitimes soupçons sur la qualité de l'année 2012 ;
Ce matin, en rentrant chez moi après une nuit passée ailleurs, tôt donc, j'ai marché dans une "bouse" de chien, une de ces merdes monstrueuses qui vous donne envie de génocider la race canine. Comme il faisait encore nuit et qu'il y avait des feuilles mortes sur le trottoir je ne me suis pas aperçu de ma mésaventure.
Pas plus dans l'ascenseur que ... chez moi.
Et c'est fou ce que l'on marche, chez soi, au petit matin, avant de s’apercevoir qu'on laisse des traçes laides et (très) malodorantes.
Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, si j'ose dire, c'est que mon chat me fuyait. D'habitude il me voit comme une boîte de croquettes géante et m'accueille avec empressement. Je n'ai pas de nez ... enfin d'odorat et il m'a fallu associer une odeur très désagréable et des traçes qui l'étaient encore plus pour comprendre mon malheur.
J'ai javellisé à mort, mis les tapis souillés dans une machine à 60°, aéré à congeler mes plantes et...maudit ces fichus animaux qui m'ont offert mon 1er cadeau de Noël.
Une merde !
Published by Bertrand P
23 décembre 2011
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"Le Nouvel Observateur" de cette quinzaine de fin 2011 titre sur les années 60 et a mis Brigitte Bardot en couverture. Hélas, parmi les milliers de photos de l'égérie des années soixante le magazine a choisi une des plus laides !
Je rétablis l'équilibre en insérant dans ce texto l'une de celles où elle est bien plus belle ...
Le "dossier" des années 60 est, comme d'habitude, un peu décevant parce que trop réducteur. C'est, si l'on y pense, surprenant d'acheter un journal (par essence temporaire et jetable) pour approfondir des connaissances sur un sujet donné. En quoi des journalistes qui compilent des informations recueillies ailleurs par des historiens, des sociologues ou des chercheurs sont-ils qualifiés pour tracer un portrait juste d'une réalité forçément nuancée ?
... Et puis ces petits pavés avec la caution d'un spécialiste souvent auto-proclamé sont parfois pénibles aussi. (rien de plus horripilant que ces "spécialistes" incontournables tels Jean Claude Kauffman dès qu'il s'agit de couple, Jean-Marie Périer pour les années 60 côté musique, Gérard Miller ou Elisabeth Roudinesco pour la psychanalyse et tant d'autres qui répètent en boucle les mêmes choses sur tous les supports et à longueur d'année).
Comment ne pas être déçu par les côtés réducteur et inachevé de tels sujets ?
Celui du Nouvel Observateur ne fait pas exception à la règle mais, en tant que tel, il est intéressant et donne envie d'en savoir plus sur tel ou tel aspect des sixties. Il a aussi l'immense mérite de rappeler qu'aucune époque n'a jamais été un âge d'or et qu'au cours ce cette décennie le monde a failli, à cause de la crise de Cuba, s'abimer dans une apocalypse nucléaire. En rappelant aussi que la salle de bains, la voiture personnelle et le téléphone étaient réservés aux nantis, le salaire moyen correspondant alors à 90€ il efface définititivement nos idées sur cette pseudo époque magique qui vit certes les Beatles et les Stones dominer le monde mais aussi Brejnev, Ceaucescu, Franco et tant d'autres le diriger et le rendre nettement moins sexy.
L'article de Pascal Bruckner sur Bardot est, au sujet du temps qui détruit les illusions et les idoles, un constat froid et impitoyable. Et juste.
Published by Bertrand P
22 décembre 2011
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Les plats les plus exotiques de mon enfance s'appellent "râpée stéphanoise" et "gratin dauphinois".
C'est dire si les plats que ma compagne, qui a vécu plus de 20 ans à la réunion, me paraissent venus d'une autre planète.
Outre les "massalé", les "carry" et autres j'ai le plaisir de goûter à des "piments-oiseaux", des confitures de zévi (un citron poilu à l'intérieur paraît-il!) des achards et mille autres préparations aussi bonnes que surprenantes. Depuis des mois j'habitue mon estomac ouest- parisien à ces habitudes culinaires mais vais, de temps en temps, me déguster une bavette aux échalottes, un hachis parmentier de canard-salade ou un filet-mignon pommes fruits lorsqu'il crie trop "halte au feu" (aux 2 sens du terme).
Hier, elle s'est surpassée. Les plats étaient nombreux, variés et sublimes et elle avait invité deux couples d'amis pour les partager. Comme il se doit nous avons commencé avec un punch (artisanal, fabriqué par son "réseau"). Il était traître ce qu'il faut et les mangues, les oranges et la vanille cachaient son redoutable pouvoir soûlant. Il nous a cueilli à froid et l'ambiance a été ... chaloupée.
A la fin du repas, comme des adolescents, nous nous sommes balancés les noms des actrices qui nous avaient fait rêver. Laura Antonelli, Claudia Cardinale et Bardot (actrice n'étant pas la définition exacte...) pour moi, Adjani et Fanny Ardant pour Alain (qu'Andréa sa femme, ravissante allemande s'obstinait à appeler "Ardente") et ainsi de suite. Nous allions sur Internet pour aller voir des photos de ces déesses (Sophia Loren, Rita Hayworth....) et la soirée s'est terminée en chants de noël qui ont dû plaire aux voisins.
Finalement "sachez boire avec modération" est un bon conseil si le Punch est très fort. On n'en a tous bu qu'un seul verre ...
Published by Bertrand P
21 décembre 2011
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Moi je trouve que 800 000€ par mois pour David Beckham qui va rejoindre l'équipe du PSG c'est très bien.
Oui, il les vaut et d'ailleurs il mériterait beaucoup plus.
L'homme a eu le mérite d'incarner le mythe bidon de quelques journaleux en mal de copies et qu'ils ont appelé "métrosexuel". Une sorte de type qui se met des crèmes de jour, se fait les yeux et passe ses journées à faire les magasins mais qui reste viril. On le voit, voilà un concept difficile à illustrer ...
David Beckham est un ultra-milliardaire et, avec sa femme dont le compte en banque est inversement proportionnel au QI ils sont tellement riches qu'il leur faudrait 3 vies pour arriver à bout de leur fortune. Comment l'ont-ils amassée ? Elle en faisant partie d'un combo de filles (un "girl's band" si vous me pardonnez l'expression) dont le moins qu'on puisse dire est qu'il a vite été oublié. Lui a donné quelques coups de jambes fort à propos dans un ballon rond en Grande Bretagne.
Si avec ça vous faites partie des ronchons qui trouvent que 800 000€ pour un joueur plus très frais, plus très bon et plus très prometteur c'est à désespérer.
Moi j'aime cette civilisation qui sait récompenser ceux qui le méritent et qui donne un statut d'idole païenne aux meilleurs de ses représentants. Faire des études ? S'orienter vers les autres, le don de soi ? Non. Faisons comme nos maîtres à penser Séguéla et Minc et élevons nous dans le culte de la Rolex et du ballon rond. Étonnons-nous que la moitié du globe voue notre "mode de vie" aux gémonies ...
Personnellement je trouve aussi obscènes les manifestations de deuil outrées des Coréens du Nord que ce "salaire" de Beckham. Plus peut-être.
Published by Bertrand P
20 décembre 2011
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Isabelle Giordano est, à mes yeux (et à mes oreilles) la bécasse certifiée NF.
Elle est jolie à regarder mais dès qu'elle parle on est consterné. Elle anime une panouille sur France Inter avec un enthousiasme de dame de patronage, trouvant tout et tout le monde "beau et gentil". Ses lancements de musiques ou de chroniques feraient rire sur une radio municipale tant ils sont décalés et démodés. Elle est spécialisée dans le discours eau-tiède.
Elle bénéficie, j'ignore pourquoi, d'un préjugé favorable dans le service public, ayant longtemps eu, sur France Inter également, une émission consacrée à la consommation dont, le moins que l'on puisse dire, était qu'elle se voulait consensuelle.
N'est pas Anne Gaillard qui veut (ceux qui connaissent ce nom savent de quoi je parle)
La belle Isabelle a eu des prétentions de critique cinématographique (même robinet d'eau tempérée), littéraire (idem) et nouvelles technologies (elle n'y connaît à peu près rien). Elle est "gentille" et a écrit deux biographies (Romy Aubry et Martine Schneider, ou l'inverse) qui, si on file la métaphore aquatique, sont plates comme des lacs de montagne.
Il est à craindre que la jolie présentatrice n'ait, pour seule qualité professionnelle que ce physique effectivement télégénique. (radiogénique, ça se dit?) et une voix du même tonneau. Elle fait partie, avec Sophie Davant, Danièla Lumbroso et quelques autres de ces potiches décoratives (encore que les dernières citées le soient nettement moins) qui trouvent toujours une place sur les grilles de programmes et qu'elles remplissent de leur insignifiance.
Des éoliennes personnalisées qui brassent du vent dans le meilleur des cas.
Elles pataugent dans le superflu, frôlant régulièrement l'inutile et flirtant toujours avec le vain. Chez Isabelle Giordano on n'apprend rien, jamais rien, mais on meuble le temps avec un certain charme. On ne devrait pas se contenter de si peu !
Published by Bertrand P
19 décembre 2011
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Prenons le risque de perdre les quelques lecteurs de cette rubrique...
Les 20/12 à 00H20 sur Mezzo Live HD
20/12 à 14H00 sur Mezzo Live HD
01/01 à 17H00 sur Mezzo
13/01 à 13H30 sur Mezzo
17/01 à 13H30 sur Mezzo
Je vous conseille de regarder les 2H56 de spectacle enregistrées au Festival de Salzbourg en 2006.
L'Orchestre Philarmonique de Vienne est placé sous la direction de Riccardo Muti et la distribution principale est constituée par:
- Rene Pape....................................................Sarastro
- Paul Groves...................................................Tamino
- Genia Kühmeier............................................Pamina
- Christian Gerhaher.......................................Papageno
- Irena Baspalovaite........................................Papagena
- Diana Damrau...............................................Reine de la nuit
Des décors très modernes et colorés aux costumes qui ne leur cèlent en rien cette version de "La flûte enchantée" de Mozart est une réussite absolue.
L'interprétation est magistrale et les acteurs/chanteurs magnifiques. Du début aux saluts un enchantement complet.
S'il faut voir un opéra dans sa vie peut-être cet enregistrement peut en tenir lieu.
J'aurai pu parler de la transmission du pouvoir du père au fils en régime communiste (Corée du Nord), de la tristesse pas surjouée et pas inquiétante des mêmes Coréens paranoïaques, de l'opération de la cataracte de Johnny (qui, à force de changer des pièces va finir par être un autre!), des bêtisiers qui recommencent (ça et la dinde, ce sont les plaies de cette période ensuquée), de la prestation chinoise du "Perv" de Sarcelles, du dernier CD de Kate Bush et des vins chauds servis sur les marchés de Noël mais je préfère rester sur cette splendeur absolue qu'est cette adaptation de l'opéra de Mozart.
Published by Bertrand P
19 décembre 2011
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Il est une posture qui me gonfle au-delà de toute limite. C'est celle qui consiste à tremper sa plume dans le miel pour parler de l'une des plus importantes figures de la "gauche-caviar", la plus cocue du moment, alias Anne Sinclair.
J'ai déjà dit ici le mal que je pensais de ses émissions de télévision où la grande conscience morale des faux-culs posaient des questions fermées du style "c'est pas beau le racisme, Monsieur Chirac, n'est-ce pas?". La dame Sinclair, qui gagnait en 60 minutes et 20 questions de 1ère année d'école de journalisme ce que vous ne gagnerez pas en 5 ans, bénéficiait, allez savoir pourquoi, d'un préjugé favorable dans toute la profession.
Avec son mari d'alors, l'insupportable Yvan Levaï, l'un des plus flagorneurs de puissants que l'on ait vu depuis Horace de Vieil Castel ou Monsieur de Saint Simon, hélas le talent en moins, elle formait l'un des couples les plus pénibles du demi-monde du show business et de la politique avant que les Ockrent/Kouchner leur ravissent la pôle position.
Leur viatique était la brosse à reluire, amidonnée il est vrai par un culot d'acier et une bonne conscience aussi solide que la "foi du charbonnier".
Je ne parlerai pas des indemnités (le chiffre se calcule avec tant de zéros que ça en donne le tournis) de la dame de 7/7 pour arriver à son remariage avec le priapique maire de Sarcelles et caution économique du PS.
Le bonhomme n'est pas désagréable mais cette manière de se comporter comme s'il était d'une autre essence que le commun des électeurs avait de quoi agacer. L'affaire des honoraires de la MNEF, la cassette Mery, la liaison avec la conseillère hongroise... les casseroles attachées à sa Porsche couvraient les feulements du moteur. Maintenant qu'avvec l'affaire de la femme de ménage du Sofitel se sont vues raccrochées celle de Tristane Banon, de la mère de celle-ci, des soirées partouzes avec les filles du Carlton de Lille; la meilleure des choses que les Rockfeller de la Place des Vosges aient à faire c'est de se taire.
Non ! La cocue magnifique, celle qui a des rivales qui manient le plumeau comme elle maniait elle-même la brosse à reluire sur les plateaux de télévision parle de "manquements", de "mémoires" et de "rétablir sa vérité". Son grotesque 1er mari a déjà rétabli une vérité au ras des paquerettes mais en démontrant que sa réputation de lèche-cul n'est pas usurpée (flagorner
celui qui vous a piqué votre femme... il fallait oser!), voilà Mémère Sinclair qui, distinguée par un de ces sondages bidon dont les gratuits ("20 minutes") remplissent leur néant, parle de punir ceux qui lui ont manqué.
Décidément : il y a des coups de pieds au cul qui se perdent. Et des sondages qui donnent la nausée tant ils sont stupides et avillissants pour ceux qui les font, pour ceux qui les commentent et ... pour ceux qui les lisent.
Published by Bertrand P