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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 16:40

J'ai vu un film à la fois enthousiasmant et déprimant. Un film de cinéma qui est une merveille esthétique et un néant, un film habité et absent. Un drôle de film quoi.

Les critiques (Marianne, Le Monde, Liberation...) en disaient plutôt du bien en général et sur l'interprète (Michaël Fassbender) en particulier.
L'argument du film tient sur un ticket de métro parisien composté: un homme de 30/35 ans, vivant à New York est addict au sexe et l'arrivée inopinée chez lui de sa soeur (pathétique) va remettre (un peu) en question sa vie.
Faire 1H30 sur ce sujet il fallait oser ! C'est là où le réalisateur Steve McQueen (pas l'acteur qui est mort en 1981, un autre*) réussit un tour de force : il filme New York, il filme les gens, il filme le métro, un dîner au restaurant ou une chanteuse barrée qui interprète (très) lentemant "New York New York" et c'est beau. Il filme des entrées d'immeubles, des rues la nuit, un appartement vide ou des WC mais ça reste du cinéma. des belles images, recherchées.

C'est une impression étrange de se dire en permanence : "le film est vide, ce qui se passe à l'écran n'a aucun intérêt et pourtant je reste parce que c'est bien filmé".
Comme je le disais récemment, la maladie du héros implique que des scènes sexuelles soient longuement disséquées sur l'écran. Les amateurs du genre auront même droit à du triolisme démonstratif et à une relation sexuelle bruitée comme si on était sur le lit. Les appartements sans volets, stores ou rideaux qui nous intriguent, nous Français, ont leur raison d'être lorsqu'on est exhibitionniste et/ou voyeur à New York. D'ailleurs le cinéma-vérité n'est pas loin : l'acteur pisse ou se masturbe (presque) sur l'écran!

Drôle de film disais-je qui a des qualités cinématographiques indéniables au service d'un scénario étique. Que dis-je étique? infinitésimal.

En bref il ne se passe rien, ce qui se passe n'a aucun intérêt mais le metteur en scène a du talent. L'acteur principal, un mélange d'Ewan McGregor et de Sting n'est pas le bon acteur que les critiques encensent et qui a eu le prix d'interprétation (pour ce rôle) à la Mostra de Venise. Sans doute son implication physique (indéniable) a dû plaire au jury ? La bande son est belle. En VO, amusez-vous à compter le nombre de fois où le mot "Fuck" et ses dérivés est prononcé. On doit atteindre un record. Je voulais voir ce film et donc j'ai vu ce que j'attendais.

Je note qu'il démontre par a+b que notre "civilisation" est au bout du rouleau. Cet homme vit, travaille, baise mais sa vie est atroce de vide et d'ennui. Celle de sa soeur est la même, en pire, et, à part la jolie black qui vaut mieux que le reste, l'ensemble de l'humanité présentée dans le film mérite à peine de respirer tant leur existence est une honte. le "Shame" du titre ?

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 10:20

Maintenant que ma télévision re-fonctionne (merci Free, merci Nico) je peux de nouveau, avec délice, me mettre devant elle et absorber du programme.

Comme mon temps de cerveau disponible est limité je sélectionne ce que je compte visualiser et c'est ainsi que j'ai regardé, lundi soir, un excellent documentaire sur Jacques Pilhan et Gérard Colé, deux "communiquants" qui inventèrent, en 1980, le métier de conseiller présidentiel. Inventèrent parce que leur intervention était circonscrite à la communication du Président pour "devenir Président et le rester".

Incroyables interview de Gérard Colé (Pilhan est décédé en 1998) qui, sans amertume aucune, raconte comment François Mitterrand l'a licencié d'un regard foudroyant lorsqu'il a refusé une offre de service. L'homme est intéressant et, qualité peu commune dans ces parages, pas prétentieux pour un sou. J'avais lu une biographie de Jacques Pilhan mais les images donnent une force énorme aux explications sur sa méthode.

Dite comme ça, elle paraît simple mais il faut se souvenir des tréfonds d'impopularité dans lesquels se démenait Mitterrand en 1980, en 1985 et en 1986 pour comprendre le génie du petit homme chauve qui l'a fait réélire en 1988.

Plus surprenant encore le documentaire montrait comment Jacques Chirac a abordé sa remontée en suivant les mêmes principes que son prédécesseur et adversaire socialiste, et arriver, avec un coup de main de celui-ci, à passer devant le candidat de l'Establishment et se faire élire Président. Le film de la réunion de Paris (1994), et le commentaire amusé qui l'accompagne, de cette manifestation montée de toutes pièces pour humilier Edouard Balladur est, à cet égard, une pièce d'anthologie.

Bien sur, et le documentaire le précise, ce n'est pas Pilhan et Collé (qui étaient tellement inséparables que l'entourage de Mitterrand les appelait Pilé & Colhan) qui ont fait les élections de 1981, 1986, 1988 et 1995 mais, par leur intelligence et leurs conseils, il y ont grandement contribué en changeant la perception de leurs augustes clients qu'en avait les électeurs.

Catalyseurs, ils n'auraient pas phosphoré sur leur image, sur leur positionnement politique, sur l'opinion et sur les attente du public il est certain que François Mitterrand n'aurait pas été réélu en 1988 et tout aussi certain que Jacques Chirac n'aurait pas accédé à l'Elysée en 1995. Ce métier, qu'ils ont en quelque sorte inventé et perfectionné est désormais connu sous le vocable de "Spin-Doctors". Pionniers et défricheurs, le documentaire montre la jubilation qu'ils ont ressentis de voir leurs impressions se confirmer et leurs prédictions se réaliser.

"C'est trop facile" dira même Pilhan lors de la campagne présidentielle de F.Mitterrand en 1988.

("Devenir Président et le rester" documentaire de Cédric Tourbe (2011) diffusé le 5/12 sur FR3)

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:22

C'est pitié de voir les mêmes attitudes politiques refaire la même tambouille qu'en 2002.

Les candidatures de Tartempion, de Filopat  et de Patafil sont certes légitimes mais leurs effet, eux, ne le sont pas.

A quoi sert une candidature Chevènement ?

Jean Luc Mélanchon, autrefois sénateur PS a capté les 2% d'électeurs communistes de Marie-Georges Buffet et, en les agrégeant à des nostalgiques du stalinisme et à des vieux gauchos (un peu) repentis mord quotidiennement les mollets du SEUL candidat capable de renvoyer Nicolas Sarkozy à la Mairie de Neuilly. Est-ce bien raisonnable ?

Avec ses réflexions tonitruantes, mais cons, Montebourg ne fait rien d'autre. Dévaluer la parole du candidat Hollande et en empêcher, à terme, la victoire.

Idem pour Cécile Duflot et son aéropage d'inconscients. Pour 60 circonscriptions Martine Aubry scie la branche sur laquelle le PS et son candidat reposent. Il y a, au Parti Socialiste, une génération de dirigeants qui se préfèrent dans l'opposition plutôt que de voir l'un des leurs accéder à la magistrature suprême. Je donne ma main à couper qu'une Aubry ou un Fabius* font tout, en sous main, pour pourrir la situation et, in fine, faire terminer à 48% le candidat pourtant issu de leurs rangs.

C'est à la fois pathétique et insupportable.

5 ans de plus avec l'agité aux idées extrêmes et à la politique à géométrie variable ce n'est pas un mince enjeu ! Je préfère ne pas voir s'insinuer les images d'un nouveau "coup de tonnerre" en 2012 et ne pas imaginer les manchettes des journaux le lendemain de la 4ème défaite de la gauche aux Présidentielles. Imaginer Guéant, Copé, Morano, Lefèbvre, Woerth, Juppé, Raffarin,  Gaudin, Baroin, Le Maire, Elkabach, Mougeotte et toute la clique admirative de Takkiedine et Liliane Bettencourt faire un second mandat est plus difficile encore.

Ah... renvoyer Guaino au pôle emploi ! Et Lefèbvre à son épicerie de détail ...

Les abimes d'impopularité dans lesquelles il se vautre depuis des mois et le souhait clairement exprimé des Français qui ne veulent pas de sa réelection ne suffiront pas à faire sortir le sortant comme Giscard a été battu en 1981: il faudra aussi que le candidat opposé soit élu.
Et ça ... ce n'est pas gagné.


*Laurent Fabius a dit : "François Hollande ... Président, on rêve" ce qui signifiait que Hollande, à ses yeux, n'a aucune des qualités que lui possède pour l'Elysée. Moi je commence à prendre cette sentence débile pour une prophétie: Hollande Président ? on peut toujours (en) rêver".

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 08:28

Je ne saurais expliquer avec raison pourquoi les "campagnes" de la Banque alimentaire ou celle des Restos du Coeur m'exaspèrent.

Je n'ai pas d'explication non plus sur ma détestation, dès son introduction en France du principe du Téléthon. C'est plus fort que moi, voir le fils Truc pédaler à fond les ballons avenue Joffre ou la fille des voisins vendre des crêpes qu'elle a préparées pour aider le téléthon je trouve ça pénible, inintéressant et je n'ai pas peur des mots, hypocrite.

J'entends déjà ceux qui rétorquent que je ne suis qu'un égoïste, que c'est parce que je ne suis pas myopathe que je ne me sens pas concerné ou que je n'ai pas la fibre citoyenne. J’acquiesce à ce dernier point. Je trouve toujours suspect qu'on me demande quelque chose !

Pour des raisons qui me concernent vraiment (le Traité de Lisbonne, le renflouement des banques, l'extension du parc des centrales atomiques, l'EPR, l'intervention en Libye ...) il n'y a pas eu deux jours de directs télévisés. On n'a pas entendu les mielleux nous siruper les tympans dans ces cas là. L'éventuelle arrivée du virus H1N1 a été contrée avec l'intelligence et l'économie qu'on sait, l'affaire du sang contaminé a montré, en son temps, comment les deniers publics étaient utilisés en matière de santé.

Avec plus de 50% de prélèvements obligatoires sur ce que je gagne j'estime que c'est à l'ETAT, oui l'ETAT, de payer pour ces causes. Trop facile de nous refaire le coup (coût!) des péages l'autoroute avec tout. Il n'y a qu'à moins rendre d'argent à Liliane Bettencourt et à consacrer ces  sommes à l'achat de milliers de paquets de coquillettes et de pots de Nutella. Moi je continuerai à fuir les cerbères à noeud rouge qui agitent leur sébille devant les caisses de supermarché.

Quand j'entends les partis politiques nous dire qu'il va "falloir se serrer la ceinture" je me demande s'ils n'auraient pas dans l'idée de nous pomper encore plus de fric sous forme de TVA et d'impôts ... mais je m'égare. Le Président "protecteur" veut toujours qu'on gagne plus !

En attendant je trouve aussi grotesque l'élection d'une Miss que les clameurs satisfaites du décérébré citant le chiffre du téléthon sur le compteur. 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 09:51

Il est une réalité dont on ne parle guère et qui, pourtant est un scandale absolu. Une honte intolérable née d'une réalité quotidienne et dont on ne parle guère. "Marianne", le magazine, y a consacré un article récemment mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a pas fait le "buzz".

Il s'agit du viol dont sont victimes tant et tant de jeunes filles et de femmes ici, en France en ce début des années 10.

La non-éducation des mâles, les relents stupides et violents du machisme méditerranéen importés avec l'émigration, l'image ultra violente des films et jeux, l'éducation mono-parentale, le manque de temps, la discrétion des victimes, les menaces que font peser sur elles ceux qui s'y sont adonnés, tout celà participe du fait que notre société est ultra-violente pour les femmes.
Les réflexions des uns et celles de leurs compagnes montrent souvent une abyssale incompréhension.

Lorsqu'elles se laissent aller à parler des agressions dont elles sont victimes les filles disent les insultes, les  crachats, les grossièretés qu'elles subissent de la part de malotrus laids, vulgaires et sans éducation. Répondraient elles aux insultes, regarderaient-elles dans les yeux celui qui vient de les outrager qu'elles recevraient une giffle ou pire.

On nous parle d'incivilités là où il faudrait parler d'agressions violentes et douloureuses. On nous dirait presque que c'est faire "le jeu du Front National" que de dénoncer ces groupes de 3 ou 4 jeunes d'origine nord-africaines qui  poursuivent des jeunes filles dans les rues en les traitant de tous les noms parce  qu'elles refusent de boire un verre avec eux (ou parce qu'elles  acceptent,de toute façon elles ont tort).

Pourtant c'est un fait et si vous discutez 5 minutes avec une jeune femme elle vous dira combien est pesant le regard et lourdes les menaces qui sont posées sur elles.

La pensée unique oblige à taire ce que beaucoup savent: l'intimidation et la violence vient très souvent de là parce qu'il n'y a personne pour expliquer le respect qu'on doit aux filles et aux femmes; parce que personne ne sanctionne ces agissements dégradants et pour ceux qui les adoptent et pour celles qui les subissent.

Preuve que les sagouins qui se conduisent comme des porcs savent ce qu'ils font : il leur faut le nombre pour agir. Seuls ils se garderaient bien d'adopter le vocabulaire ordurier et ignoble qui est le leur lorsqu'ils sont plus de 2.

Quant aux viols, hélas, ils ne sont l'apanage d'aucun groupe social ni catégorie: tous les milieux sont touchés et c'est une destruction de l'image de soi, toujours en discutant avec elles on
découvre avec horreur qu'elles sont très nombreuses à avoir connu cette ignominie.

Je trouve incroyable qu'on n'en parle pas plus : nos rues et nos villes sont parfois des coupe-gorges et les femmes qui s'y aventurent le font souvent la peur au ventre.
Beau bilan pour MM Hortefeux et Guéant !

Au lieu d'em..... les jeunes de banlieue on ferait mieux de reprendre à la base leur vision des rapports hommes-femmes. Ce qu'avait commencé l'association "Ni putes Ni soumises" avant de devenir une parodie.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 10:02

Lorsqu'elles veulent rejeter quelqu'un ou quelque chose les médias le ridiculisent.

Il y a, pour cette médiocre besogne, une foultitude de petits marquis habilités à le faire : j'ai souvent parlé des Ruquier, Denisot et autres dont le but, masqué, est de se mettre en lumière en écrasant les autres.

Il y a aussi une certaine tendance des mêmes médias à détruire ce qu'elles ont aimé et porté au pinâcle. Les mêmes individus sont là encore chargés des basses œuvres.
Lorsque les 2 se rencontrent l'exécution médiatique est totale et bruyante.

Je veux dire qu'il y a un effet de groupe et que, souvent, lorsque la presse décide de démolir une personne qu'elle a jadis encensé elle s'y met à plusieurs et celui ou celle qui est visé ne peut qu'être enseveli sous les coups. Ces coups sont souvent biaisés, s'il s'agit d'un metteur en scène on détruira son film au nom de l'idéologie qu'il véhicule, de la qualité du sujet ou du grain de l'image, on ne dira jamais la vraie raison de son étrillage. Il a cessé de plaire. Si c'est un écrivain on trouvera mille raisons pour brûler ce qu'on adorait hier. Sa prose, ses idées ou sa manière de les défendre.

C'est là que je voulais en venir.
Nouveaux philosophes, nouveaux écrivains ils furent portés aux nues et rares sont ceux qui remettent en cause les jugements de départ. BHL, Sollers, Glucksman et d'autres sont parfois moqués mais jamais totalement détruits comme l'a été Pascal Bruckner à la parution de son excellent livre: "Le fanatisme de l'Apocalypse" qu'il a sous-titré :
"Sauver la terre, punir l'homme".
C'est pourtant un remarquable ouvrage, documenté, intéressant, donnant des citations irréfutables et prenant des exemples audacieux (le cinéma d'épouvante, le cinéma X!) pour démontrer qu'une partie de ceux qui parlent d'écologie le font en des termes qui ont intégré la religion et les totalitarismes du XXème siècle.
La démonstration est claire, les conclusions optimistes et l'ensemble se lit bien et facilement tout en rendant le lecteur plus intelligent...
Je comprends la cabale des médiocres qui a assassiné le livre !

J'en avais vaguement entendu parler (l'autre manière de tuer un livre est de n'en pas parler) et naturellement en termes très négatifs. Pourtant j' avais apprécié "le sanglot de l'homme blanc" que Bruckner avait écrit il y a longtemps.

J'ai donc décidé de me rendre compte par moi-même et j'ai bien fait.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:40

Je n'ai jamais apprécié Guy Bedos et je suis  surpris que, ma situation évoluant il ne m'énerve plus autant. J'aime beaucoup son fils Nicolas, né en 1980 qui a beaucoup de talent et qui a su se démarquer suffisamment de son père sans le renier. Ses chroniques lues dans un hebdo ou vues sur Youtube sont un régal.

J'ai aimé la formule du père à propos du fils et que je reprends à 100% pour mon fils, (un autre Nicolas, talentueux aussi) et moi : "Il est plus doué que moi (.../...), il a beau être mon fils et me ressembler, il est plus beau que moi".

Il semble qu'on s'améliore et qu'on devienne lucide à l'orée du quatrième âge !

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 20:54

Les pubeux (ou pubards?) nous prennent pour des billes, on le sait depuis longtemps. Ces incultes au front bas (dont Grand Papy Séguéla est le gourou) nous en ont concoctées de gratinées en cette fin d'année.

La palme de la connerie va, selon moi, à ce spot grotesque qui voit l'acteur Jude Law faire "ooh ooooooooh ooooh" au téléphone, sauter dans sa Mercedes 190SL, aller jusqu'au Trocadéro, retrouver une bécasse à chapeau et vanter un parfum.

C'est la pire mais celle, pour vendre une sorte de caisse carrée de la marque aux chevrons, ne vaut guère mieux: on y voit un orchestre symphonique jouer tandis qu'une vague musique de rock post-modene remplace la musique qu'il joue.

Le slogan indique que le modernisme (la musique entendue) c'est cette affreuse bagnole.

C'est peu dire que les écrans de publicité sont en-dessous de tout. Si on y fait un peu attention on est sidéré par l'air béat qu'affichent les mangeurs de bouffe industrielle, de marchandises inutiles ou de gadgets onéreux. Dans la pub il faut impérativement arborer un air con pour faire vendre. C'est le b-a ba.

Pour vous vendre un énième mobile ils se sont, ceux qui osent s'appeler "créatifs", creusé les méninges et le résultat est laid et affligeant.

On me dira ce qu'on voudra j'aurais toujours un doute : j'ai du mal à croire que les hideuses publicités pour Actimel en font vendre et que les faux dentistes qui vantent les mérites de
dentifrices à 2 balles sont pour quelque chose dans les ventes de ces produits. Si cela existe depuis si longtemps et qu'on en avale tant et sur tous les supports ça doit avoir un fondement.

Ça me laisse sur le mien !

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 08:58

Samedi dernier (ou était-ce dimanche?) je suis allé au cinéma UTOPIA, un cinéma d'art et d'essai, dont les spectateurs se recrutent presque exclusivement chez les bobos, les cinéphiles et les altermondialistes-écologistes de la tendance dure.

C'est un magnifique bâtiment qui contient 3 belles salles de cinéma dans lesquelles on diffuse des films souvent étrangers, rarement des blockbusters (ils ont d'autres circuits de salles) et presque toujours des films au propos et à la réalisation de qualité. Nombre des films que j'y ai vus ont laissé en moi des traces profondes, et j'ai parlé ici de ces merveilleux films "les citronniers" et, plus récemment "le cochon de Gaza".

Ce cinéma UTOPIA, en Haute Garonne, possède 2 sites: l'un en centre de Toulouse et l'autre dans une banlieue  résidentielle. Celui qui est excentré possède un restaurant (moyen!) et des coins salon dont un avec canapés et cheminée.
Avec un vrai feu de bois.
Si !

J'ai vu un film surprenant dont on n'a pas beaucoup parlé : "L'art d'aimer" avec une pléiade d'acteurs et d'actrices (dont François Cluzet et Judith Godrèche pour les plus connus). C'est un de ces films 120% Français, intello sans vraiment l'être et totalement inexportable.

Il est constitué de scénettes sans vrai lien les unes par rapport aux autres et tente d'expliquer -sans scènes de cul- en quoi les rapports hommes/femmes sont compliqués en cette première décennie du XXIème siècle. Comme convenu les femmes y sont pénibles et les hommes inexistants ou ridicules. C'est amusant, bien vu, léger et assez réussi. Cluzet y refourgue son personnage de mec angoissé qu'on a vu 76829 fois et Godrèche essaie de nouveau de faire rimer son nom avec Godiche.

... Ça me rappelle une réflexion de ma mère aux débuts de Juliette Binoche. "Boniche drôle de nom pour une artiste".

Ce cinéma Utopia, sa programmation et son public, ils n'existeraient pas il faudrait les inventer. J'aime le tout.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:17

Luc Besson (un nom décidément difficile à porter...) sévit à nouveau... Cette fois auréolé d'une campagne promotionnelle relayée à tout-va par les médias.

Après 2 échecs absolus au box-office ("Angel-A" et "Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec") pour lesquels il avait la presse contre lui, son sujet lacrymal et dans l'air du temps lui permet d'en retrouver les faveurs.

Avant même d'en voir une image on sait qu'on a affaire à l'un de ces "biopics" dont le but est de conforter le spectateur que les méchants sont méchants et les gentils comme lui.

Manichéens, tel est le terme pour ces films édifiants et pontifiants dont je parlais hier pour Mister Kassovitz. Même si ce dernier est à cent coudées au dessus du réalisateur des "Minimoys"...

Le pédigrée de Besson est tellement lourd (film pour adolescents incultes) que VSD, Match, Le Journal du Dimanche, Studio Live et tant d'autres dont le but est le lessivage de cerveaux devraient sur sa dernière réalisation en tartiner des pages.

Ma seule (bonne) surprise en cette affaire ? Luc Besson n'a pas demandé à Joey Star de jouer la rebelle birmane !

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