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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:01

L'histoire du cinéma, avec un grand "c", possède ses films mythiques dont tout le

monde a entendu parler mais que, proportionnellement, peu ont vus.
Même s'ils sont régulièrement diffusés sur des chaînes de télévision ou disponibles

sur les supports audiovisuels (DVD, Blue-Ray) on sait que ce sont des films à voir

sans, d'ailleurs, être prêts à les recevoir lorsqu'ils sont programmés.

 

Que ce soit pour leur forme ("Metropolis"), pour leur contenu ("Les contrebandiers

de Moonfleet") ou pour les deux ("Citizen Kane") il y a des oeuvres cinématographiques

qui ont marqué le cinéma et dont on sait qu'un jour on les verra.
"L'ange Bleu", "Nosferatu", "Le Faucon maltais", "Asphalt Jungle", "M le maudit", "La

Fille de Ryan", "The Servant", "La nuit du chasseur", "Les enfants du Paradis", "le

voleur de bicylette" sont quelques uns de ces films mondialement connus, souvent plus

cités que vus.

 

Il est difficile de passer à côté d'eux désormais mais, à titre personnel, de crainte d'être

soit déçu soit trop emballé (et donc être très en retard!) je ne me précipite pas pour les

voir lorsqu'ils sont à ma portée: ils doivent faire leur chemin jusqu'à moi.

J'ai ainsi, jusqu'à ma mort que j'espère lointaine encore, un quota de films à voir et je

ne partirai qu'une fois cette formalité réalisée!

 

Même s'ils sont de plus en plus rares, certains films contemporains réussissent à entrer

dans ce club très fermé et à égaler les joyaux comme "La Comtesse aux pieds nus",

"Barry Lyndon" ou "Rome ville ouverte".
Les deux films de Michael Haneke "Funny Games", indistinctement, font partie de ceux

là. 

 

Preuve, s'il en était besoin, que le cinéma possède encore des réalisateurs dignes de

l'histoire du 7ème art.

 

"Scènes de chasse en Bavière" fait partie de ces films dont, dès le titre, on sent qu'on

manoeuvre dans ce terrain limité des films brillants et uniques.
Le titre fait penser aux "Chasses du Comte Zaroff" mais on sent que ce n'est pas que du

cinéma de divertissement. La Bavière peut-être?

 

J'ai pris le DVD à la médiathèque, ai longuement hésité à le mettre dans le lecteur et...
ai fini par le faire.
D'emblée j'ai trouvé tout ce qui fait d'un film un chef d'oeuvre. Une perle rare, un diamant

brut, un film indispensable.

 

Pourtant ça ne tient pas aux acteurs: ils sont tous inconnus et semblent l'être restés.
Ca n'est pas l'histoire racontée ou pas uniquement. C'est une atmosphère comme

auraient dit Arletty et Louis Jouvet ("Hôtel du Nord"). Un film en noir et blanc magique.

Nous ne regardons plus un film, nous sommes dans le film.
C'est à la fois politique, sociologique, historique, psychologique et poétique. C'est une

oeuvre rare et je n'ai vu aucun film qui lui ressemble.

Rien n'y est prévisible et la difficulté d'être y est montrée comme jamais. Villageois

écrasés par les coutumes et les lois (humaines, religieuses), individus brisés par

la société, drames personnels niés. Qu'on se rassure: ce n'est ni lourd ni ennuyeux.
Juste fascinant. Un film passionnant à quelque niveau que l'on se place.

 

Une tension admirablement crée et pas pour des raisons artificielles: à aucun moment

l'histoire ne bascule dans le cliché. Et une fin ouverte qui laisse au spectateur le soin de

l'imaginer.

Il est entré dans la liste de mes "20 meilleurs films de tous les temps". J'en ai entendu

parler plus d'une fois et il date de 1968. Quand ma liste des 20 sera définitive je pourrais

songer à partir.

 

 

* De Peter Fleishmann éditions Montparnasse

 

 

PS qui n'a rien à voir (comme d'habitude). Les "journaux" des radios ont inventé la nouvelle

qui n'en est pas (encore) une. La feuilletonnisation de la mort d'une personne célèbre.
Toute la journée on nous a dit que Nelson Mandéla n'était pas encore mort mais que ça

n'allait pas tarder. Ils nous ont aussi dit que "toute" l'Afrique du Sud "priait" pour Madiba.
Je ne savais pas ce pays aussi pieux et que la prière retardait le décès!

Qui nous délivrera de cette information bâclée ni faite ni à faire?

 

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:13

J'ai eu quelques années le privilège exorbitant d'être payé -aussi- pour lire la presse,

quotidienne, hebdomadaire et mensuelle.
J'ai donc eu ma période "L'express", "Le Point", "Le nouvel Observateur", "Marianne"

(et "l'évènement du jeudi" avant ce dernier titre), j'ai aussi connu "Magazine Hebdo" et

les suppléments du Figaro, du Monde et , en fin de compte tout ce qui se publiait en

France de magazines mais aussi de journaux (les différentes formules de "Liberation"

"Le Matin", le "Quotidien de Paris", l'éphémère "J'informe", le fossilisé "Figaro" et tant

d'autres qui ne dépassèrent pas une saison.
L'habitude m'est restée même si, hélas, je ne suis plus payé pour celà, de lire tel ou

tel et je reste quelqu'un de très "informé" par la presse plutôt que par l'audiovisuel.

Je suis aussi un lecteur assidu des nouveaux journeaux en ligne "Slate", "Huffington",

"Médiapart" etc.

Je pense donc avoir une (petite) légitimité pour saluer l'initiative originale et courageuse

de "Marianne" de sortir de son ronron hebdomadaire et de se lancer dans un pari à la

fois original et audacieux.
Disons-le tout net, s'il s'était agi d'un nième dépoussiérage, d'accueillir X et de virer Z

on aurait vu instantanément les limites et nul n'en attendrait rien.
Trop de journaux ou de magazines croient attirer de nouveaux lecteurs en servant la

même soupe juste relookée.

Là il s'agit d'autre chose nous dit Marianne. (et, aujourd'hui, nous n'avons que son

discours pour croire à la vérité de ses intentions) il s'agit ni plus ni moins que de

modifier tout le journal pour rendre l'information optimiste et reliée à l'avenir.
Souvent, lorsque "le Point" me tombe des mains par son rabâchage libéral et cruel

pour les non-bobos, quand le "Barbier hebdo", alias l'Express nous sert sa vilaine

soupe au vinaigre Medef, quand le "Nouvel Observateur" publie son éternel classement

des hopitaux (ou des cliniques, des Lycées, des cancérologues...) je me dis que

cette presse là est à bout de souffle et n'est qu'un support de publicités avec des

dépêches AFP dedans, le tout mis à la sauce d'une clientèle particulière.

 

Tous s'étonnent de ne plus être achetés (ne parlons pas d'être lus!) mais ils sont si

triste et si semblables, titrant sur les mêmes faits, commentant les mêmes

évènements,  pontifiant de la même manière, étant des chambres d'échos pour des

éditorialistes interchangeables aux égos surdimensionnés que seule l'habitude ou

notre masochisme nous convainquent de nous les procurer chaque semaine.

 

Marianne dit en "Une" qu'elle va changer, et pas uniquement de maquette. Je ne

demande qu'à la croire et à être enfin étonné.
Que ce cerait plaisant d'avoir un magazine différent...

 

Suite le 4 juillet: J'ai acheté le numéro de samedi 29 juin et ai été surpris: à ce qu'il

me semble le changement annoncé est un coup d'épé dans l'eau.
Une escroquerie même! il m'apparaît que c'est le même hebdo avec les mêmes

rubriques vaguement remaniées. Un nouveau "Marianne"? une blague!

 

 

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 08:10

Le vieux c... qui sommeille en moi is back!

Et il va donner toute sa mesure.
En se demandant, et donc en vous demandant, si, vraiment, il est indispensable

d'avoir à notre disposition des portails automatiques, des stores et volets

électriques, et des poubelles électriques et automatiques.
Dans le même ordre d'idée est-il vital de posséder un moulin à poivre, un ouvre

boîtes, un presse-agrumes voire un tire-bouchon électrique?

Ces objets, qui ont dû faire les beaux soirs du concours Lépine sont-ils de première

nécessité?

Sortir de sa sacro-sainte voiture pour ouvrir les deux battants d'un portail est-ce

régresser et ne pas faire partie de cette civilisation méritante et admirable que

glorifiait Claude Guéant?

La domotique me semble être parfois un attrappe-gogos fiers et heureux de l'être.

 

Entre le téléphone mobile qui fait podomètre et lampe torche, le frigo qui fait des

glaçons et les toilettes japonaises qui font bidet et analyses médicales je crains

que certains industriels ne se pissent dessus de rire en concoctant des objets

chers et inutiles que nous nous empressons de nous procurer.
Des gadgets prétentieux qui tombent en panne, se bloquent, blessent parfois et,

surtout, font des ponctions sur notre pouvoir d'achat que le gouvernement déplore

de ne pouvoir faire.

Si vous achetez des gadgets fumeux vous ne pouvez vous acquitter des taxes et

impôts nouveaux que nos politiques inventent.
... Et c'est notre modèle social qui souffre.
CQFD

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 07:19

A propos de cinéma. Daniel Auteuil après avoir commis une "fille du puisatier" continuerait

à adapter des Pagnolades qui lui ont permis de quitter les sous-doués et autres navets

dans lesquels il était alors cantonné.

Il était pourtant absolument grotesque dans "Manon des sources" et il aurait dû remporter

la palme du plus mauvais acteur dans un mauvais rôle cette année là.
Ah..  "ce Manonnngg je t'aîmeeuh d'amour" prononcé avec l'accent marseillais vu par

un parisien de Nancy!


On peut comprendre qu'il leur doive un fière chandelle, de là à adapter tous les ans ces

vieilleries bien franchouillardes il y a un pas.
Ces niaiseries à accent, tournées dans les années 30 avec le ban et l'arrière ban des 

acteurs les plus cabotins me consternaient déjà lorsqu'elles étaient archi-diffusées.

Je me demande comment ces histoires de fille mère et de cocus trouvent encore la

"générosité" de producteurs!!

C'est l'autre aspect de l'exception culturelle dont on nous rebat les oreilles. Les "sofica"

et autres participations publiques ou privées, les commissions sur recettes et autres

obscures boutiques financent des projets bien peu audacieux.
En 2013 adapter Pagnol! quelle aventure, quel panache, quel risque!!!!

 

Autre considération qui n'a rien à voir.
Hier, j'entendais un long tunnel de publicités sur une de ces chaînes repoussoir qui 

se sont fait une spécialité de mettre quelques bouts de programmes consternants

entre des publicités.

J'ai été frappé par la répétition du mot "nouveau" dans pratiquement tous les spots.
Un goût "nouveau", une forme "nouvelle", la "nouvelle" Renault Scénic... incroyable ce

que cet adjectif semble donner d'importance aux produits pour les annonceurs.

Sensibilisé j'ai constaté que sur les affiches aussi la nouveauté était mise en avant

"Un nouveau programme immobilier, ici en 2014", mais aussi sur les pubs papier.
S'il y a bien quelque chose qui n'est pas nouveau c'est le mépris pour le 

public des marchands de pubs!

...et le cinéma de Daniel Auteuil.

 

 

PS: Après Ulrich le mois dernier voilà qu'on nous escagasse avec le Tour 98 et

Jalabert, comme par hasard à une semaine du départ du 100ème.

Je déteste et ai toujours détesté le Tour de France cycliste.
Je ne comprends pas les journalistes, sportifs ou non, qui tuent la poule aux oeufs

d'or.
A une semaine du départ ils devraient tout faire pour le succès de la manifestation.
Que croyez-vous qu'ils fassent? ils jettent le discrédit dessus, comme tous les ans,

et contribuent à détruire le peu d'intérêt des spectateurs.
Bravo! et après ils diront que les Français n'ont pas le moral....

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 07:10

Bon d'accord, ce n'est que le coiffeur, la dame du pressing ou le cordonnier.
Mais le ton est le même et les reproches identiques quand je parle à ma

soeur, à mon ami, à ma "fiancée" ou à un randonneur de mes relations. Tous

n'ont pas de mots assez durs pour qualifier les hommes politiques, leurs

privilèges et, surtout, leur incompétence. Et ce quel que soit leur "bord".

Peut-être est-ce injuste, allez savoir. Mais c'est comme ça: ils bénéficient tous

de la même opprobre.


A écouter les uns et les autres le portrait des politiciens qui nous gouvernent

ou qui aspirent à le faire est effroyable.
La critique rappelle ce que je lisais sur la période pré-révolutionnaire de 1789,

comparaisons animalières incluses.
Je ne sais pas si les personnes concernées sont au courant mais leur discrédit

est tel que les mesurettes sur la transparence ou les faux semblants sur l'égalité

de tous devant la nième réforme des retraites met plutôt de l'huile sur le feu que

de l'eau sur les braises.
Partout ce n'est que méfiance, dégoût et colère.

Les "affaires", dans lequelles baignent les majorités successives ne font qu'ajouter

au rejet.


Je sais bien que nous avons tous une part de responsabilité et que, tous comptes

faits, si un Copé prétend devenir un jour président de la république c'est que nous

ne lui avons pas fait comprendre qu'il en était hors de question.
Qu'un homme comme lui n'avait aucune des qualités morales minimum requises.

C'est valable pour Copé à droite mais pour d'autres ailleurs. Tout le monde a des

noms à donner.

Si un Cahuzac, un Tapie, un Woerth et tant d'autres ont pu à ce point mépriser la

loi, le pays, les électeurs et les contribuables c'est sans doute parce qu'ils savaient

que la réaction, si ces malversations se savaient, serait purement verbale et très

éphémère.


Qu'un Woerth ou un Balkany aient été réélus en 2012, qu'un Tapie* vienne encore

donner des leçons aux Français et que Cahuzac* ait pu penser se refaire une virginité

en se faisant réélire à Villeneuve sur Lot laisse non seulement songeur mais dans

une rage qu'il sera difficile à éteindre.

Comment a t'on pu accepter que le PS soit dirigé par Martine Aubry après une

tricherie dans les urnes d'un scrutin interne et que Copé fasse le même coup, pire,

l'organise, au sein de l'UMP. Mais où en est-on?

 

Naturellement il en est, parmi les 577 députés qui soient d'honnètes parlementaires,

il est certainement des hommes et des femmes politiques animés par la volonté de

servir leur pays; le problème est qu'on ne les voit pas beaucoup et que les plus

connus, ceux qui dirigent sont, à l'instar d'un Guéant, d'un Julien Dray et de tant

d'autres rien moins que représentatifs.

Regardons ce qui se fait ailleurs! un candidat battu ne se représente pas à toutes

les élections! un président battu part définitivement! (a t'on revu Bush Sr après sa

défaite? non! As t'on revu Kohl, Zapatero et Major? non.) Pourquoi laisse t'on à

Sarkozy l'idée qu'il pourrait revenir? ne sommes nous pas responsables aussi

de la sclérose de la vie politique en acceptant des maires qui font 4 ou 5 mandats?

des Président de conseil Généraux ou régionaux qui se comportent en potentats

locaux dans l'impunité de leur perpétuel pouvoir?

On peut critiquer mais on doit, par le vote et la participation, donner des indications

aux élus.
A nous de reprendre le pouvoir et d'empêcher qu'il soit confisqué par des

concussionnaires, des voleurs ou des incapables.

 

* J'ai entendu que les 2 cités venaient de signer des contrats exorbitants avec des

éditeurs (= ils attendent donc des grosses ventes) pour deux livres, un chacun,  pour

continuer à nous prendre pour des demeurés...

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 07:40

Ras le bol des Batmen, des Supermen, des Spidermen, de la guerre des Etoiles,

et de ces infantilismes débilitants.

Les grands studios de cinéma des Etats Unis à qui on doit d'authentiques chefs

d'oeuvres du septième art se sont reconvertis en usine à conneries.
Outre ces films stupides qui s'adressent à des adolescents au QI de bigorneau

ils ne cherchent les idées de scénario que dans les "Comics", les BD, les films

étrangers (qu'ils transforment immanquablement en daubes vulgaires), les

films salaces ou stupides et les adaptations de feuilletons.

Pour ne pas m'énerver je passerais vite sur les "séries", ces films qui sont

numérotés de 1 à 10 ("Fast & Furious 6", "Die Hard 5") et dont l'intérêt est quasi

nul, les remakes inutiles et tous ces films à l'eau de rose avec fin édifiantes

réservés au public américain mais qu'on distribue dans le monde entier au

besoin en étouffant les productions nationales.
Mais, bon sang, est-ce utile de nous bloquer des écrans avec les nanars que

les américains eux-mêmes délaissent comme ces "comédies" qui permettent

aux cartes vermeil (Redford, de Niro,, Meryl Streep, Dustin Hoffmann et tant

d'autres) de cabotiner à plein tube sur grand écran?

Ne parlons pas non plus des films prétextes qui n'ont qu'un seul but: mettre en

valeur une chanteuse de variétoche ou un rappeur bling-bling.

Est-ce indispensable de projeter ces "préquels" ou films d'avant le film? On se

contrefiche de savoir ce qui s'est passé avant l'action d'un succès!

..enfin moi je m'en contrefiche!

Mais le public, Français comme mondial semble trouver normal que tous les

ans on lui refourgue un homme araignée, un homme chauve-souris, un James

Bond qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était à l'origine et tant d'autres machines

à fric et à pop-corn.
Car, comme pour la télévision, le seul but de tous ces gros budgets est de vendre

du Pepsi-Cola et des ice-creams à tous les décervelés qui ne trouvent pas anormal,

à plus de vingt ans, d'aller payer 10€ pour voir un homme en collant sauver la terre!.

Mieux... les médias, les fabricants de jeux et de téléphones comptent sur ces

débilités pour fourguer toujours plus de saletés chères et inutiles à ce public qui,

décidément, a perdu tout sens de la mesure.

 

Alors on trouve normal qu'un homme pingouin fasse peur (cf Batman), que James

Bond Craigg ait la classe d'un vendeur de Dacia, que la guerre des étoiles dure

depuis plus longtemps que la très réelle guerre de 100 ans etc etc.

Et dire que nous aimions le cinéma. Je ne dis pas qu'il faut que le cinéma ce ne

soit que du Ingmar Bergman ou Joseph Mankiewicz. Du moins je pense que, de

temps à autres, un cinéma qui réfléchit et qui pousse à la réflexion ce ne serait

pas si mal.
En d'autres termes pourquoi pas du Tarentino et autres "faiseurs" mais qu'ils

cohabitent avec un cinéma de qualité.

Mais je rêve...

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 07:14

Beaucoup de nos contemporains sont tordus. Vous vous en êtes certainement

rendu compte. Moi même....

Bref, de tous temps certains ont vu ou entendu des choses qu'ils étaient seuls

à voir et à entendre et des manipulations comme le charnier de Timisoara ou

les images subliminales utilisées par la publcité ont paru leur donner (un peu)

raison.
C'est ainsi que d'aucuns ont cru entendre des messages dans d'anodines

chansons -passées à l'envers ou lentement- tandis que d 'autres ont imaginé

que les Américains avaient eux-mêmes montés les attentats du 11 septembre.

 

Ce qui est passionnant et vertigineux, dans leurs théories, c'est qu'elles

s'appuient sur des "preuves" qui finissent par donner le vertige.
Non qu'elles leur donnent raison mais parce qu'elles font naître un

questionnement qui n'appelle pas forcément des réponses.

Une de ces lubies, appelée aussi "théorie du complot" prétend que les images

de l'homme sur la lune, en 1969 ont été -au moins- remaniées par le génial

Stanley Kubrick.

 

Un film de cinéma vient de sortir qui s'appuie sur "Shining", le film du même

Stanley Kubrick pour donner la parole à 5 de ces personnes persuadées que

le film dit autre chose que ce qu'il raconte.
Outre celui qui voit dans "Shining" la demande d'excuses de Kubrick pour avoir

truqué la réalité et aidé le gouvernement américain à faire croire à l'expédition

sur la lune, un autre voit un film entièrement dédié aux victimes de l'holocauste,

une autre une sorte de requiem sur le massacre des indiens pendant la

conquète de l'ouest et un dernier au mythe du minotaure (tout ça dans un film

d'horreur!!!!!!).

 

Ce qui est fascinant est la certitude de chacun des 5 à avoir vu des choses

impossibles: une érection totalement improbable, un tableau de minotaure

qu'on ne voit absolument pas, un visage dans les nuages que, même avec

l'aide de photoshop et d'un arrêt sur image on ne voit pas etc etc.

Tous les 5 se sont persuadés -et en font une thèse- que Stanley Kubrick, en

tournant ce film et fort de son QI de 200 n'a pas pu ne filmer qu'une histoire

d'un homme que la solitude et l'isolement rend fou.

 

Pour étayer leurs fantasmes ils vont jusqu'à comparer les machines à écrire

(de marque Adler, donc Allemande, donc bureaucratie, donc génocide

bureaucratique donc holocauste), faire des arrêts sur image pour voir des

détails impossibles (un visage d'indien qui ne prouve rien).

 

Parfois, c'est vrai, un détail nous surprend et nous amuse mais rien ne dit qu'il

n'est pas fortuit. L'exemple le plus probant de celui qui soutient la théorie que

le film est une demande de pardon pour le truquage de l'expédition Apollo tient

au motif du pull de l'enfant de Shining qui représente et cite la onzième

expédition portant ce nom.

 

Moi, ce qui m'a semblé relever de la folie pure c'est ce bonhomme qui compte

42 voitures sur le parking de l'hôtel Overlook et qui en déduit que c'est un signe

certain que le film traite de la Shoah puisque c'est en 42 qu'elle aurait vraiment

pris son départ.

 

Tout est à l'avenant.

Le film est amusant parce qu'on peut -de temps en temps- se laisser bercer

par la folie douce des interprétations et surtout parce que, de temps à autres,

on se pose des questions. (à cet égard le plan de l'hôtel est fascinant et la

scène où l'enfant se lève après avoir reçu une balle de tennis de nulle part et

de personne et que les motifs du tapis sont inversés est étonnante)

 

Je crois que l'on peut, si on le veut, contester tout et échaffauder une théorie

plausible en l'étayant de détails bizarres. La photo (Blow up*), le son (Blow

Out**) et beaucoup d'autres  techniques le permettent.

 

Ce documentaire présente d'autres intérêts: il montre quelques secondes

de la version US de Shining qu'on n'avait jamais vues -et qui sont surprenantes-,

on y voit quelques extraits du "Shining" que l'auteur du roman a tourné (et qui

semble être un mauvais téléfilm bébête) et, ce qui n'est pas rien, on voit

quelques extraits des "Sentiers de la gloire", de "Lolita", d' "Orange mécanique",

et de "Barry Lyndon" qui donnent furieusement envie de les revoir.

 

Au fait.... pas de quoi s'exciter sur la chambre 237 (dans "Shining" elle est

synonyme du mal et l'enfant y est peut-être agressé tandis que son père y

a une hallucination) son numéro vient tout simplement de ce que les hôteliers

ne voulaient pas que la chambre 217 (celle du roman) qui existe soit boycottée

par les clients, la 237 n'existant pas!

 

* Blow Up, de Michelangelo Antonioni est un film qui raconte une histoire à

partir d'une photo qui pourrait avoir capté un meutre

 

** Blow Out, de Brian de Palma raconte la même histoire mais à partir d'une

piste magnétique.

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 07:30

J'ai du mal à stopper la crise de rire qui me secoue depuis que j'ai entendu parler de cette

campagne d'information sur les gifles que les parents donnent aux enfants.
Il faut vraiment que les autorités médicales ou autres soient à la tête d'un important budget

non dépensé pour avoir décidé d'une telle ânerie.
Une ânerie, une connerie, une couillonnade, une débilité, une niaiserie.... la liste des mots

qu'on pourrait utiliser pour qualifier le message est longue et sans fin.

 

Les enfants occidentaux sont si mal élevés, si mal nourris, si mal instruits, si bêtes enfin

qu'une claque de temps en temps ne me semble pas criminelle!

 

Naturellement les psychanystes de service, tel l'insupportable Serge Hefez qu'on entend

partout et qui a une analyse ou un commentaire à faire sur tout, de la forme de l'A350 à

l'homosexualité chez les Papous est venu nous dire (sur France Inter le 19) que la gifle

était quasiment un châtiment fasciste.


A l'écouter il fallait dialoguer avec le môme qui a mis du feutre violet sur la couette Jalla et 

réprimander avec douceur la gourde qui a fait une crête punk à la poupée Corolle hors de

prix de la tante Marie-Aude. L'imposteur!

 

C'est mon "dada" mais je ne comprends pas que ces cuistres ignares, ces creux du

bulbe et ces scientifiques de supermarchés viennent tout ramener à des histoires de

zizi et de zézette.... Leur grand Yaka autrichien a dit et écrit tellement d'imbécilités qu'à

côté de lui les cyclistes qui s'apprêtent à nous gâcher le début juillet sont des philosophes.

 

Autre préposé à l'analyse tordue et aux sentences azimutées le célèbre Marcel Ruffo qui

semble bien parti pour finir entre les murs capitonnés d'un HP.
Sur France Inter aussi l'éminence frappadingue aligne les perles avec la régularité d'un

métronome.

 

Alors? hors la loi la fessée? interdite la claque? passez 5 minutes dans un endroit où

il y a un ou deux de ces minus de moins de dix ans. Vous verrez si vous n'avez pas les

doigts, la main et le bras qui  vous démangent !!!

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 07:01

Hier j'ai déjeuné avec un ami à Avignon. Dans le Vaucluse il faisait 36° et un soleil

brûlant. Il m'a dit qu'il attendait les cigales pour la fin de la semaine.
C'est drôle le midi et sa chaleur sans leur crin-crin.
Vers 19 heures je suis arrivé au péage de Toulouse-Sud et il faisait nuit!

Le thermomètre de la voiture indiquait 15° et le ciel était noir comme si un orage

allait s'abattre sur la ville.
Comme si?

comme si!

D'ailleurs il s'est abattu sur la ville. Des gouttes si lourdes que trois d'entre elles

suffisaient à couvrir le pare-brise.
Après les gouttes ça a été des seaux d'eaux, des barriques d'eaux.
Evidemment le périphérique était bouché d'importance et il a fallu attendre  une

bonne heure sous une averse tropicale que la circulation veuille bien reprendre.
Incroyable cette sensation que le ciel allait me tomber sur la tête! je crois n'avoir

vu de tels ciels que dans des films de cinéma où le responsable photo n'y était pas

allé mollo avec les filtres pour augmenter notre trouble.

Après celà, sans doute perturbé par le trajet, la pluie et les embouteillages j'ai

planté l'ordinateur en acceptant une demande comminatoire : "vous devez

impérativement charger la nouvelle version d'Adobe Reader". J'ai chargé.
J'ai eu un  ordinateur fou qui était devenu autonome.
Tout est rentré dans l'ordre grâce à ma hot-line de Montréal.
Serein, bronzé, sortant de sa sieste sans doute, Nicolas m'a débloqué la

situation en 30 secondes chrono.
...Il était déjà au courant pour l'orage de Toulouse.
A croire que le "Big-Brother" d'Obama n'est pas qu'un fantasme.

Enfin tout baigne ce matin, il fait 16 ou 17°, le ciel est gris et bas, le chat a mangé

ses croquettes-dentifrice et la pluie menace.
Beau temps sur la vieille boule!

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:48

Pour la deuxième fois en peu de temps j'ai, en discutant avec lui, rencontré une

personne jeune encore, pleine d'allant et débordant d'idées, impliquée depuis

longtemps dans la gestion de sa commune et proche du découragement parce

que le maire actuel refuse de passer la main.
Dans les deux cas il s'agit d'élus locaux ayant dépassé les 80 ans, fragilisant l'équipe

municipale et même leur bilan en ne voulant pas admettre qu'il est plus que temps

de transmettre le flambeau.
Dauphin désigné ou dauphin logique mes deux interlocuteurs constataient avec une

authentique désillusion que le maire qu'ils avaient servi avec opiniâtreté refusait de

le prendre en compte et voyaient dans leur désir de lui succéder un inadmissible

crime.
Lorsqu'on a consacré des soirées aux réunions municipales après le travail, lorsqu'on

a suivi des compétitions sportives locales des samedi ou des dimanche d'été, lorsqu'on

défend un bilan envers et contre tout et qu'on a l'ambition très légitime de devenir

maire de sa commune il doit être assez pénible de voir l'élu de 3 ou 4 mandats

s'accrocher à son fauteuil comme l'alcoolique à sa bouteille.
Comme moi vous connaissez de ces politiciens locaux, véritables barons que la loi

commune ne semble plus concerner, qui s'accrochent pour l'élection de trop et font

perdre leur parti, leur équipe, leur commune et leurs électeurs.

On a, l'espace de quelques semaines, parlé de la limitation des mandats sans trop

parler du nombre de mandats d'affilée qu'il devrait être possible d'effectuer.
2 mandats de maire (de 6 ans) soit un mandat renouvelable une fois me semble,

par exemple, largement suffisant.

Même s'il a l'arrière pensée d'entrer au gouvernement, Bertrand Delanoë, en ne

demandant pas une troisième fois la confiance des électeurs parisiens, donne un

exemple positif d'homme politique responsable.
Suffisamment rare pour ne pas être souligné.
Mes deux interlocuteurs qui attendent derrière le 4 ou 5 ème mandat de leur édile

ne me contrediraient sans doute pas.

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