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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 07:00

J'ai amélioré ma réflexion en l'enrichissant de deux courtes expériences difficiles.
J'ai regardé les télévisions espagnoles et anglaises et ai été contraint de constater

qu'elles sont non seulement aussi navrantes que les nôtres mais peut-être

même globalement pires.

En ce qui concerne la britannique ce que j'en ai vu l'apparente fortement au "best

of" des chaînes Françaises, l'exception existant (comme ici) avec une chaîne

spécialisée sur la géographie, l'histoire, le documentaire.

Il y a, chez nos voisins, les mêmes consternantes imbécillités avec animateur

poisseux et public hystérique, les mêmes concours de médiocrité à base de

characters sélectionnés (la bécasse péroxydée, la bimbo aux gros seins, le gay

vibrionnant et le body-buildé aux raisonnements à deux balles), les caméras

cachées avec rires enregistrés, les jeux bêtes et une actualité transformée en

show permanent.

Dans ces deux pays également, des humoristes aussi hilarants que Dany Boon

ou Bigard alignent les saillies drôlatiques à base de grasse vulgarité et d'accent

débile. "The Carambar joke" est universel!

 

Au lieu d'en être désolé cela m'a rassuré. Ainsi, partout semble t'il, la télévision

fait plaisir au Monsieur important de TF1: elle offre aux publicitaires et aux

démagogues du monde du "temps de cerveau disponible pour Coca-Cola".


Finalement il faudrait agir avec la télévision comme avec les autres addictions:

organiser des groupes de paroles ("Bonjour, je m'appelle Henri -bonjour Henri-

je suis télévore et je regarde Sophie Davant et Jean Luc Reichmann").

Comme pour les stages de récupération des points de permis de conduire, ceux

pour faire passer des addictions (alcool, sexe, tabac, fraises Tagada...) ou les

phobies (peur de l'avion, du bateau, de l'eau...) on organiserait des sessions pour

aider les uns et les autres à ne plus la regarder que pour des émissions choisies.

 

Contrairement à tous les autres loisirs la télévision est trop souvent subie: on ne

s'imagine pas lisant un livre inintéressant, faisant une promenade ennuyeuse,

disputant une partie de tennis ou de foot sans envie...

Pourquoi, alors, subir des programmes sans discernement ni désir?

Dès lors qu'il y a libre arbitre et choix ce n'est plus la même chose et l'on est un

peu responsable de ce que l'on visionne ou pas.

Dans ce cas la télévision est effectivement un outil irremplaçable, un loisir facile

et un pourvoyeur d'informations utiles.
Et personne n'est obligé de regarder ce que les maquignons des chaînes

imaginent pour mieux nous abrutir!Le problème est la fatigue accumulée dans la

journée et la facilité que représente le simple fait d'allumer l'engin et d'être

submergé, à bon compte, d'images et de sensations.

 

Disons le sans fioritures: il est plus facile de regarder un programme débilitant

qu'un documentaire sur le soufisme, de voir une naine faire le bien que l'industrie

pharmaceutique faire du mal et d'entendre brailler un boudin au QI végétal qu'

écouter "Voi che sapete" des "Noces de Figaro".

 

C'est à nous de sélectionner et, le cas échéant, de laisser le poste dans le noir.

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 07:27

Il y a longtemps que je n'ai pas fondu, toutes griffes dehors, sur une vache sacrée de notre temps et que je considère comme un Tartuffe de première bourre.
En l'occurrence il s'agit de Bertrand Blier qui vient bourgeoisement profiter ici, à la cinémathèque de Toulouse, des vivats et des hourras d'un hommage immérité.

 

Immérité? pas tout à fait puisque quelques uns de ses films sont, à mes yeux, d'excellents films et je citerais "Les Valseuses", "La femme de mon pote", "Tenue de Soirée" et le parfait "Beau-père".

Quatre bons ou excellents films, pour un metteur en scène c'est déjà un très beau palmarès.

Le problème est que ces films datent de la huitième décennie du vingtième siècle et que, depuis, notre pseudo boutefeux tourne en rond des films inutiles et pédants. Académiques, osons le mot.

...l'hommage de la cinémathèque en est d'ailleurs le signe absolu. A mes yeux il est devenu ce que sont les "Groland": des révolutionnaires en peau de lapin qui s'enrichissent en tirant sur les minables tout en faisant croire qu'ils les aiment.

Les Deschiens et quelques autres avaient ouvert la voie…

 

Revenons à Bertrand Blier. Ses débuts fracassants et ses dialogues ou situations qui ne l'étaient pas moins avaient donné un coup de pied salutaire au cinéma Français des films guide Michelin de Chabrol et bibliothèque verte de Truffaut.

"Les Valseuses" avaient été un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Confirmé par ses films suivants, que ce soit "préparez vos mouchoirs" ou "La femme de mon pote" les imperfections, les tics et la redite guettaient mais on était encore en présence d'un ton personnel et d'une sincérité insoupçonnable.

Regardez  sa filmographie depuis "Beau-père", son meilleur (et de loin) film et mis à part les films que j'ai cités, c'est une dégringolade inversement proportionnelle à son succès médiatique. Plus il s'est dévalué qualitativement et plus il est devenu intouchable au point que maintenant il est hors d'atteinte de toute critique.

Le monde médiatique, la presse boboïsante et ô combien influente l'a annexé maintenant qu'il n'est plus qu'un tigre de papier*
Le torchon local, "la dépêche du midi" qui court après tous les tics de la capitale sans jamais les rattraper, tout en les dénigrant publiait hier jeudi une interview complaisante du grand homme. On entendait presque les genoux du journaliste craquer tant ses génuflexions devant le génie étaient appuyées…

Bertrand Blier est passé de Isabelle Huppert à Anouk Grimberg et de Patrick Dewaere à Albert Dupontel; tout commentaire serait superflu. Pas encore tourné avec Timsitt et Adriana Karembeu? étonnant!

Le "subversif" caramélisé aura son César d'honneur et son "film France Inter". Télérama et les Inrocks adoreront son prochain opus comme ils adorent déjà le futur Godard ou le navet annuel de Woody Allen.

Mais je ne lui en veux pas... pour "Beau Père". Dewaere/Ronet/Garcia/Baye et la jeune Ariele Besse dans un film OVNI joué à la perfection. Rien que pour ce film là je retire tout ce que j'ai écrit.

 

 

 

* il y a bien longtemps Guy Hockenghem dans son pamphlet "lettre ouverte à ceux qui sont passés du col mao au Rotary" décrivait ce phénomène. Impossible d'y échapper: le "système" récupère ceux qui pourraient le mettre en danger et certains n'attendent pas d'être récupérés pour passer à l'ennemi.

(Guy Carlier dont les griffes ont été rognées au point qu'il pourrait avoir une émission sur TF1 ou Europe 1, mais aussi Djamel Debbouze canalplusisé, les Robins des Bois, les nuls, les Inconnus etc. tous engloutis dans le cinéma commercial pour cinéma de supermarchés et tant d'autres l'attestent).

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:00

Ma situation professionnelle étant ce qu'elle est (entre désastreuse et désespérée) je suis à la fin de la réflexion sur la création d'entreprise et les balbutiements de sa mise en œuvre.

 

Dès lors qu'on commence à avancer on s'aperçoit que les pronostics les plus sombres et les commentaires les plus pessimistes se vérifient.
Oui l'administration française est catastrophique. Ce ne sont pas les hommes et les femmes qui sont en cause mais les règlements, les lois, les pesanteurs et le casse tête que représentent son maillage et sa sectorisation.

Mon projet dépendrait tantôt de la Chambre des métiers et de l'artisanat tantôt de la chambre de commerce et de l'industrie: ces deux administrations se renvoient la balle et sont situées au deux bouts de la ligne de métro toulousaine. Elles semblent s'ignorer magnifiquement et ne connaître l'existence de sa rivale que pour envoyer des pauvres bougres perdus dans le labyrinthe de leurs compétences et sphère d'influence.

Pour pouvoir débuter l'activité il est des formations aussi importantes qu'obligatoires. Le maquis des formations est plus impénétrable que son homologue Corse. S'il s'y était caché personne n'aurait jamais retrouvé Yvan Colonna.


Les organismes qui les prodiguent et ceux qui les financeraient sont sur deux planètes différentes et n'emploient pas la même langue. J'exagère à peine. 

Il existe des facilités telle la "portabilité du DIF" mais cela dépend de votre ancienne entreprise qui n'a pas toujours conservé un bon souvenir de vous et ne souhaite pas forcément vous rendre service.
Ca peut être votre mutuelle mais elle ne semble pas désireuse d'ébruiter l'affaire, ça peut être Pôle Emploi ou le Conseil Régional mais là c'est comme chercher le trésor de l'Abbé Saunière: ça peut prendre du temps!

Je n'ai encore eu qu'un rendez-vous avec une seule banque. Trop tôt donc pour en dire quoi que ce soit mais ce n'est pas de là que me viendront les provisions d'encouragements. 

Je ne parle pas (encore) de celles et ceux qui sont passé(e)s par cette épreuve. Soit ils ont fait les douze travaux d'Hercule et préfèrent ne pas s'en souvenir soit ils ont échoué et leur échec leur reste en travers de leur gorge. Dans les deux cas les conseils restent vagues.

 

Alors je vais de bureau en bureau, sans la valise de Boris Boillon* qui me  faciliterait les choses et je vais au contact.  Mais de l'APCE au CRP, du BGE au OPCRE je suis dans les sigles, dans les sites et je n'avance guère.

(à suivre).

 

 

*Boris Boillon, "diplomate" Sarkozyste, ambassadeur en maillot de bain à Tunis un

temps et porteur de valises à la frontière Suisse (500 000€) pour "créer sa société"

(sic). Longtemps ami du Colonel Kadhafi lui même ami de la France.
Quelquefois.

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 07:52

De fil en aiguille je suis remonté sur un article de Match concernant la fille de l'un

des plus monstrueux assassins de l'histoire humaine, à savoir Heinrich Himmler.
Il est dit qu'agée de plus de 80 ans elle ne renie ni son père ni ce qu'il a fait mais,

pire, qu'elle partage sa vision du monde et aide ceux qui s'en réclament encore.

Tout ceci, comme 99% de ce qu'il publie, est anecdotique et dans la ligne de ce

magazine dont je n'ai jamais compris qu'il ait des lecteurs.

 

Ce qui, par contre, est intéressant et presque vertigineux est, une fois encore, la

teneur des commentaires que cet articulet a générés.

 

Si l'on évacue rapidement le problème de l'orthographe (hallucinante nullité des

internautes) il est à la fois impressionnant et consternant de constater que les

réactions -malgré ces fameux "modérateurs"- sont totalement décomplexées pour

reprendre le vocabulaire euphémiste de J.F Copé.

 

C'est une constante: que l'on parle de l'exclusion du terrain de Benzema ou de

la syntaxe chez Marcel Proust il y a des nuées de commentaires et chacun a son

idée et sa façon de la défendre.

Je ne fais d'ailleurs pas autre chose ici--même!

 

Je peux comprendre la constance dans le dénigrement des tenants de l'ancienne

médiacratie. Aujourd'hui leur place privilégiée d'éclaireurs leur a été ravie et ils ne

sont plus que la huitième roue du carrosse.

Plus personne -ou presque- n'écoute leurs avis autorisés, leurs commentaires

convenus et leurs analyses sans surprise.

 

Qu'un inconnu bénéficie soudain d'une exposition visible et dise d'autres choses

qu'eux tout en leur prenant leur place les rend fous.
Il n'est que d'entendre leurs railleries plaintives qu'on pourrait résumer par la

formule: "Internet c'est n'importe quoi".
Oui, sans doute, parfois le net est n'importe quoi et il s'y écrit quotidiennement des

tombereaux de conneries. Nul n'en disconviendrait.

 

Plus grave, si la plus vulgaire bêtise s'exprime complaisamment, les sentiments

les moins nobles s'y épanouissent aussi: jalousie, haine, racisme..... 

Ce que la société ne veut pas entendre trouve là un moyen détourné de s'exprimer.

A propos de la fille d'Himmler j'ai lu deux ou trois phrases stupéfiantes.

 

Mais la liberté, corollaire de ce qui précède, est infiniment plus présente dans ce

foisonnement d'écrits et d'opinion que dans ces magazines compassés dans

lesquels s'expriment depuis la guerre les mêmes signatures cooptées d'année

en année par des écoles de journalisme où l'on apprend principalement deux

choses: la révérence à l'orthodoxie économique et financière de la City et le

respect des personnes arrivées, qu'elles le soient par naissance, talent ou

par des voies moins nobles.

 

Alors, c'est vrai, la nausée nous saisit parfois devant les commentaires Internet

qui glacent les sangs par leur bêtise, leur intolérance, leur "bon sens" assassin,

leur inculture, leur appel au crime parfois et surtout leur vacuité.
Mais elles viennent de ceux qui ne s'exprimeraient pas autrement que par les

formules toutes faites et si mensongères des publicistes et des communiquants:

"les Français pensent que"....

Sur le Net les "Français" peuvent mal penser .

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 07:29

Ouch! j'ai essuyé des rudes critiques à propos de mon blog ces derniers jours.
Elles disent  toutes grosso-modo  la même chose: que je dirais tout et son

contraire semble résumer le mieux ce qui m'est reproché.

Pascale et Aurore disent que je dis "blanc" le lundi, et "noir" le mercredi sur le

même sujet ou presque.
Etonné et -je dois le confesser- peiné j'ai vérifié en relisant quelques posts et

n'ai pas trouvé fondée la critique.
Oserais-je même dire qu'au contraire je trouve qu'il y a une certaine fidélité à

des idées ou même, osons le mot, pensées?

 

puisque je pousse la cuistrerie à analyser ma propre prose je me justifierais

en disant que mon problème est que je ne suis d'aucun bord. Je suis pour la

liberté totale mais les malotrus qui font caguer leur chien devant ma porte ou

qui me volent mon vélo m'exaspèrent.
Je suis démocrate et m'incline sans barguigner devant le suffrage universel.
Je ne suis ni de gauche ni de droite et ai la même aversion pour les sectaires

de toute obédience.
Je suis très critique de tel ou tel artiste mais il ne me viendrait pas à l'idée de

demander qu'on l'interdise...
Bref je suis, du moins j'essaie, d'être mesuré et, le mot est lâché, tolérant.

 

Alors la critique qui dit que je suis trop virulent quand je n'aime pas est vraie.
Je l'assume.
Mais mes éternelles têtes à claques dont BHL est le plus vibrant représentant

sont tellement choyées ailleurs....*


Autre critique: je m'écoute écrire et emploie des mots obsolètes.
J'accepte la critique, mieux je la revendique. Mea culpa j'ai plus envie d'une

belle langue que celle, au hasard, de Jean-Luc Reichmann ou Nabilla.

(Aïe, j'aggarve mon cas).

 

La critique la plus douloureuse et malheureusement la plus justifiée dit que,

tous comptes faits, on se fiche bien de savoir ce que je pense quand tant

d'autres, plus "autorisés", le disent en ce qui les concerne.

A celà il n'y a rien à dire sinon remercier celles et ceux qui prennent les 5'

nécessaires à ouvrir, regarder et fermer "les bonnes feuilles du poirier".

A ce jour, la dernière critique qui m'est faite est spécieuse. En gros elle dit:

"Tu as beau mettre des petites étoiles, je me suis reconnu(e) et je n'aime

pas qu'on parle de moi".

Je le comprends mais mon modeste nombre de lecteurs et cette précaution

filtrent les posts et, quand bien même on reconnaîtrait Violette, Isabelle ou

Franck où est le problème????

 

Promis je ne recommencerais pas de sitôt une auto-analyse aussi

complaisante (et dans complaisante il ya plaisante!).

 

* sauf sur l'hilarant site internet "BHL fait des trucs" qui dégonfle la baudruche

guerrière et philosophe mieux que personne.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 10:36

Nous étions 3 à déjeuner. On aurait un peu dit le (très) mauvais film de Marc Esposito "Le coeur des Hommes" dont il a eu le culot de nous servir 3 volets... Je veux dire que l'atmosphère, l'ambiance était très naturelle et qu'elle faisait un peu cliché de cinéma. (le fameux film "choral")
Nous déjeunions dehors, en plein centre ville de Toulouse (quartier Saint Sernin) dans le très beau jardin privé de celui qui nous recevait.
Nous avions inscrit des chinoiseries de fast food Thaï et un bon rosé frais au menu. Nous nous racontions des histoires de boulot (des moments où nous avions été sur la sellette), des exemples de plagiat musical (avec Jerôme qui disait que le "Hotel California" des Eagles était une copie à peine déguisée d'un titre des Jethro Tull), du livre d'Amanda Lear sur sa relation avec Salvador Dali, de l'Ecosse, de l'essai d'une Jaguar, des obsèques récentes auxquelles l'un de nous avait été contraint d'aller et... des femmes.

La fille et la femme de L*** ne déjeunaient pas avec nous mais vinrent nous saluer et discuter dix minutes.

Un soleil de plomb nous faisait plisser les yeux ou nous réfugier derrière des lunettes de stars.

 

Un merle farfouillait dans la haie, un couple jouait de la guitare et du piano dans un immeuble proche, on n'entendait pas les voitures ni les bruits de la ville, l'été était encore là: nous passions un très bon moment.

On a aussi parlé de Bernadette Lafont dont je venais d'apprendre, avec plus d'un mois de retard, le décès en juillet. Sa notoriété n'avait pas atteint le nord des îles britanniques.... 

Et du re-lancement du magazine "Lui" par l'opportunniste Frédéric Beigbeder et des belles actrices qui s'y exhibèrent jadis. Sophie Marceau? oui! Sophie Marceau. Et Fiona Gelin, et Marie Hélène Breillat, et Sydne Rome, et Dayle Haddon et tant d'autres... Beigbeder réussira t'il à faire poser Sandrine Kiberlain? et Muriel Robin? (Danièle Gilbert avait bien posé, elle.) Rien qu'avec ces deux noms on voit la pauvreté de l'époque.
Espérer nous faire rêver avec Léa Seydoux.......

A propos de magazine L*** nous a montré l'exemplaire du journal que Denisot a lancé dans sa version française "Vanity Fair" (le titre du très bon livre de William Makepeace Thackeray opportunément traduit par "La foire au vanités") et qui m'a paru du vide bien présenté. L'archétype de la presse pour femmes: du vide rédactionnel, des photos de mannequins cachectiques, des publicités omniprésentes et du people qui oscille entre le cucul ou le voyeurisme jaloux.

Et puis on a levé l'ancre: L*** devait travailler et Jérôme vaquer à des riens. Ne disons rien de ce que j'avais à ne pas faire.

On le voit: marc Esposito a dans notre déjeuner ainsi décrit matière à cinq ou six épisodes du "Coeur des Hommes".......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 07:58

Même si j'en connais et que certain(e) d'entre eux me sont proches, je ne peux

manquer de m'étrangler en pensant aux donateurs et donatrices à l'UMP qui

ont comblé le trou de 11 millions d'euros laissé par les comptes de campagne

de Nicolas Sarkozy et rejetés par le Conseil Constitutionnel.


Voilà pour partie des braves gens de la bonne Droite traditionnelle, disons

"Orléaniste", en gros celle qui va de Borloo à Fillon, qui s'est vue embarquée

dans une campagne présidentielle de second tour très à droite, aux frontières

des positions du front national, défendue par des personnes aussi respectables

que les époux Balkany, Claude Guéant et Jean-François Copé (pour ne rien

dire de Boris Boillon ou de Woerth), qui a promis tout et son contraire derrière

un candidat rejeté non pour son bilan ou ses idées mais à cause de sa

personnalité, qui viennent donner de l'argent à ces margoulins qui les ont

roulés dans la farine.

Je peux comprendre, leur aversion pour les socialistes, pour le programme

d'Hollande, pour Désir et Bartolone, Royal et Fabius mais qu'ils donnent

d'eux-mêmes de l'argent au parti dirigé par François Copé ne passe pas.


Cet homme qui a tant de casseroles, de son appartement loué à un "ami"

tandis que la République le logeait à l'oeil, qui s'est fait avocat d'affaires dans

un des plus gros cabinets parisiens pour vendre son carnet d'adresses, qui a

trempé dans cette affaire des rétrocommissions et s'est compromis avec des

Takiédine et qui, enfin, a triché sans vergogne au cours d'une éléction interne

pour s'en faire élire président ne mérite pas leur obole mais leur mépris.

 

Par charité je ne parlerais pas du "don" de 7500€ de l'ancien président au

parti qu'il a mis sur la paille avec sa campagne. Marié à un mannequin

fortuné, faisant lui-même des conférences hors de prix il ne pouvait pas

donner moins. Bel exemple de son élégance.

Ces généreux donateurs me font penser au peuple espagnol dans la comédie

de Gérard Oury: La folie des grandeurs.  "Viva don Sallustre" disent-ils

péniblement et de-Funès Sallustre de s'exclamer: "Ils m'acclament? j'aurais dû

leur en prendre plus" (des impôts).

 

Observateur de plus en plus lointain je suis persuadé qu'avec une opposition

aussi caricaturale (songeons que l'ultra droite catholique de Civitas a inspiré

les mots d'ordre anti "mariage pour tous"!!!!), dénuée de la moindre nuance

et reprrésentée par le revenant Sarkozy ou son clone en plus abject Copé n'est

pas prête de revenir sous les ors des palais qu'elle croit siens.

Elle gagnera les élections intermédiaires (municipales, européennes...) mais

quand il s'agira d'élire un président je ne vois pas le pays se donner à une

arsouille revendiquée.

 

...Ils se plaignent des impôts et en versent un non-obligatoire aux tricheurs de

l'UMP!!!! faut-il être bête...

 

Enfin qu'il me soit donné la permission de m'étonner de la haine qui suinte

des propos de Harlem Desir comme de l'opposition dès lors qu'il s'agit de leurs

adversaires politiques. On est une démocratie, on est d'accord sur l'essentiel,

pourquoi employer des mots de guerre civile pour désigner l'autre côté politique

avec qui l'alternance doit se faire régulièrement?

La Terreur de 93, Commune de 71, le Front populaire et les ligues ça ne vous a

pas suffit?

 

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 07:23

On ne s'en étonne plus mais le fait dominant de notre époque est qu'on voyage

énormément et qu'on connaît infiniment mieux le monde en 2013 qu'à la fin de

la Seconde Guerre Mondiale.
Non seulement les livres et leur grande diffusion mais la démocratisation des

vols sans oublier le goût de la découverte nous ont permis, depuis une bonne

cinquantaine d'année de visiter la planète comme jamais l'humanité l'a fait.

La télévision, pour une fois, a aussi rempli son rôle de guide et donné envie

de découvrir la terre.


Le tourisme est à la fois la pire et la meilleure des choses.

 

Les jeunes générations ne se rendent pas compte -et c'est bien ainsi- qu'elles

disposent avec cette facilité de voyager aisément, d'un formidable outil de

connaissance et de compréhension.
Mais aussi d'évasion et de reconversion le cas échéant.

 

Il n'y a pas si longtemps encore, aller à New York ou Moscou était réservé à

une élite fortunée ou professionnelle (militaires, diplomates) et l'Europe restait

la principale destination de ceux qui pouvaient fuir l'hexagone, le temps de

vacances ou d'excursions prolongées.

Aujourd'hui la Chine est accessible, le rideau de fer est tombé à l'Est, l'Asie

du Sud Est, l'Inde, l'Amérique du Sud et la plupart des pays Africains sont

accessibles à pratiquement tout le monde.

La démocratisation des voyages, le "low coast", la circulation de l'information,

la fiabilité et la rapidité des moyens de transports et une certaine standardisation

des moyens de communication (on trouve Internet à peu près partout) font qu'il

est possible de programmer un voyage aux antipodes pourvu qu'on en ait les

moyens et l'envie.

 

Une amie s'est ainsi mitonnée un aller-retour vers Los Angeles le temps d'un week

end prolongé pour voyager dans l'A380 qu'elle a modestement contribué à

faire exister.

Hier, tandis que mon fils repartait à Montréal où il vit, une amie de la famille

accompagnait l'un de ses fils à Roissy pour qu'il s'embarque vers la Malaisie

tandis que son autre fils revenait du Congo pour quelques jours en France.

 

L'été dernier une amie Australienne visitait le château de Foix en notre

compagnie. De Ayers Rock à l'Ariège, un sacré voyage dans l'Espace et le

temps.

 

Autre constatation agréable: la liste des pays "interdits" ou déconseillés se

réduit comme peau de chagrin et ne subsistent sur la liste que les dictatures

impossibles et les points chauds pour faits de guerre ou de tensions politiques

extrêmes. L'Afghanistan, par exemple, est sur cette liste depuis les années 70

époque où la passe de Khyber était presqu "à la mode".

 

Même si celà fait vieux de le dire je me réjouis sans fin de la libération des

peuples qui vivaient dans les dictatures de l'Est et de tous ces pays qu'on ne

pouvait pas visiter bien qu'ils soient européens et situés à moins de deux heures

de Paris. Bucarest, Tirana, Prague, Budapest, Berlin Est tant de capitales qui

se refusaient à nous....

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 07:16

A entendre certains nous sommes écoutés, surveillés, espionnés et manipulés

au point que les dictatures du XXème siècle sont presque des plaisanteries en

face de ce que nous vivons à notre insu.

Il est de fait et ce n'est pas de la paranoïa de le dire, que si la Gestapo, la Stasi,

la Securitate ou le KGB avaient eu les moyens informatiques, photographiques

et autres dont nous disposons facilement aujourd'hui en tant que simples

citoyens leur efficacité en eût été encore plus redoutable.

Alors c'est vrai, nos mails, nos coups de fil, nos courriers,  nos tweets, que

sais-je encore pourraient tomber en de mauvaises mains.

Où est le danger que circulent ici ou là, clandestinement, le mail que vous avez

envoyé à Virginie pour lui dire que le dîner est à 20H30 et non 20H00, le

tweet sur lequel vous dites qu'il y a de l'eau dans le gaz entre Christophe et Valérie

et la photo où vous êtes bourré et pas très habillé? qui çela peut intéresser?

dans quel but "exploiterait-on" des informations aussi insignifiantes?

 

Autour de nous des personnes se font peur en disant que dans quelques années

les photos, les mails, les conversations téléphoniques et autres messages

Facebook pourraient valoir des ennuis à celle ou celui qui est concerné(e).
Un responsable des ressources humaines qui ne veut pas vous engager

n'a pas besoin de voir une photo ridicule de vous ou de lire votre blog dans

lequel vous vous éloignez des positions du Medef pour chosir un(e)  autre

candidat(e).
Cessons de nous faire peur avec des riens.

A mes yeux le vrai danger, le suprême danger réside en l'exploitation de ces

informations par les communicants, les marchands de réclames, les pubeux,

les industriels de la bouffe, les fabricants de loisirs, les éditeurs de jeux,

le cinéma industriel et les maquignons du CD, tous ces malfaisants qui ne

nous envisagent que comme des consommateurs et qui rêvent de nous voir

acheter leurs saletés inutiles et mauvaises pour nous jusqu'à la fin des temps.

 

Ne sombrons pas dans la paranoïa: Internet garde les traces de nos passages;

et alors?

 

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 17:23

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Les présidents Français et Allemand se rencontraient aujourd'hui à Oradour sur Glane, petite ville fantôme de la Haute Vienne qui fut, avec ses 650 habitants, rayée de la carte un jour de juin 1944.

Les nazis de la division Das Reich ne laissèrent aucune chance aux hommes, femmes et enfants qui s'y trouvaient, qu'ils y habitent, soient en visite ou réfugiés comme de nombreux Lorrains.

Le débarquement avait eu lieu et cette sinistre division commis des atrocités de Montauban jusqu'en Normandie, culminant dans l'horreur à Tulle (99 pendus aux balcons de la ville) et à Oradour.


La résistance et le Gouvernement provisoire après la Libération décidèrent de garder Oradour dans l'état de ruines dans lesquels l'avaient mise les nazis.
On s'employa donc à maintenir les restes du village tels ils furent au lendemain du massacre. 

J'avais visité Oradour en 1968 avec mon père, ma mère et mes frère et sœurs et avait conservé un souvenir très prégnant de l'angoissant silence et de l'irruption du passé dans une belle journée d'été.

A cette époque le "Nouvel" Oradour, village construit juste après à côté du village martyr était lui aussi triste à pleurer, sans couleurs ni ce qui fait la vie (fleurs, terrasses, volets peints, stores...). J'y suis retourné à deux reprises ces dernières années (1 fois en plein hiver et une fois au printemps et j'ai pris ces photos).
Le village martyr est maintenant inséré dans le nouvel Oradour qui s'est détaché du carcan de tristesse qui fut le sien pendant des décennies. Le village où eurent lieu tant d'atrocités reste un vertigineux témoin de ce que fut la guerre totale des nazis et l'on a maintenant l'impression de remonter dans le temps lorsqu'on visite les ruines.
Le temps est passé et l'impression qu'on a est la même qu'en visitant Pompéi ou les restes du barrage de Malpasset. Il s'est passé quelque chose, on le sent, on le ressent mais on n'est -heureusement- plus raccord.

Cela dit le village d'Oradour, avec sa poste, son tramway, son église comme tant d'autres églises, la Glane si douce et si calme qui coule en contrebas et ses arbres magnifiques semble endormi pour toujours comme si les murs, témoins de tant d'horreurs, avaient décidé de faire le vide.

 

 

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