Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 07:05

Lorsqu'il est sorti au cinéma, le film "Hollywoo" avec Florence Foresti et Djamel m'a

semblé être un produit marketing ciblé CSP+ et prévu pour passer sur Canal + deux

ans après entre une retransmission d'un match de basket et une interview-fleuve de

Karl Lagerfeld ou de Carla Bruni.


J'ai donc pris le film à la médiathèque et je confirme, c'est bien un film marketing,

basé sur un duo-comique comme le faisait le pas regretté Gérard Oury sur la fin de

sa très longue carrière avec des tandems aussi improbables que Richard Anconina

et Michel Boujenah (si! ça existe et ça s'appelle "Levy et Goliath") ou Pierre Arditi et

Sabine Azéma (re, cette fois ça s'appelait "Vanille-fraise").

 

Faire un duo pour faire un duo conduit souvent le film à la catastrophe. Avec "Holywoo"

on ne peut pas parler de catastrophe mais de prise du pouvoir par Florence Foresti.


Malgré des dialogues souvent très drôles et des situations qui peuvent l'être, le rôle

de Djamel Debbouze ne lui permet pas d'être aussi amusant et spirituel qu'il l'est en

temps ordinaires.

 

Il a un comique si particulier que le cinéma un peu "franchouillard" ne lui convient pas.
Autant il peut trouver sa place dans des films comme "Astérix et Cléopâtre" ou "le

Marsupilami" (un naufrage cependant) autant dans une comédie bien de chez nous il

ne "passe" pas. Il fait partie de ces comédiens qui amènent leur personnage à eux

et qu'on attend dans ce numéro. (Coluche, Clavier, de Funès, Blier....)

A plusieurs reprises, dans le film, il m'a semblé que lui-même semblait le sentir.

Son regard semblait dire: "je le fais mais je n'y crois pas".

 

Le scénario du film tient sur un ticket de pressing et est prétexte à donner à la Foresti

de quoi surjouer pendant deux heures. Muriel Robin fait un extra et passe le relais

en interprétant un agent artistique sans doute rencontrée dans sa carrière ou nourrie

des observations qu'elle a faites dans ce milieu: folle et méprisante.

 

On le voit sur l'écran: les moyens n'ont pas manqué, tout le monde s'est sans doute

bien amusé mais le film sera ridiculement démodé dans moins de 10 ans.

 

Seul point très positif du film: on ne mélange pas les genres. C'est une comédie et

il n'y a pas la séquence émotion (à deux balles) qui pollue tant de films.
Comme il y a la scène de cul dans tout film dramatique* il y a la scène qui doit émouvoir

dans toute comédie qui se respecte.
Hélas seule la comédie anglaise (ou allemande cf "Goodbye Lenin") peut se le

permettre. Pas le film avec Timsitt ou Lhermite.

 

* Marine me faisait remarquer, avec raison, que la scène de cul est certes inévitable

mais que la scène où un(e) des protagonistes vomit l'est devenue tout autant. Vérifiez!

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 07:24

Ce vendredi (20 septembre) un "débat" comme je les aime sur France-Inter dans l'émission

matinale de Guillaume Erner intitulée je crois "Service public".

J'étais dans la voiture et, hélas je n'ai pas pu entendre toute l'émission mais ce que j'en ai

entendu était intéressant.

 

Elle était consacrée au magazine Télérama, à la critique et au ton France Inter/Télérama.
Etaient présents aurtour du sympathique animateur-journaliste trois membres de la rédaction

du magazine "culturrrrel" dont sa rédac-chef.

 

J'ai toujours été agacé par ce fameux ton made in Télérama qui, comme l'a dit Yann Moix,

écrivain et provocateur, ne provient après tout que d'un "journal de programmes télé comme

le "Télé 7 jours" de ma Mamie".

 

Et c'est cela qui doit être souligné en premier: ce journal qui se croye (synonyme de qui donne

des leçons et a un peu le melon) n'est après tout qu'un annonceur de programmes télé.

 

Il serait absurde de lui dénier certaines qualités et, parmi elles la toute première, celle d'être

ambitieux.

 

Mais aussi comment ne pas lui reprocher son snobisme évident, son goût pour tout ce qui

est élitiste et surtout un certain mépris pour la culture accessible au plus grand nombre?


Télérama est une compilation d'articles sur le cinéma où, en gros, on aime ce qui est

confidentiel, chiant, exotique ou bavard et où l'on a une sainte horreur du succès populaire.

 

Télérama, son journaliste vedette Pierre Murat l'a encore redit ce matin-là, aime Godard et

Demy, c'est à dire des fausses-valeurs prétentieuses et dépassées*. 

C'est une revue qui aime toujours les mêmes metteurs en scène (Lars Von Trier, David Lynch,

Wim Wenders...), des chanteurs pénibles (Vincent Delerm, Camille, Arno...), des "créateurs"

fumeux ou des artistes agaçants.

Du moment qu'ils plaisent à des bobos friqués et exigeants ou aux aigris de l'Education 

Nationale** qui forment les rangs des lecteurs de ce journal, ils auront droit aux rédactionnel du

magazine.
Il fallait entendre la directrice de la Rédaction ce matin: un ton très "Invalides-Tour Eiffel", des

arguments (des autojustifications) spécieux et une certitude d'être dans le vrai qui donnaient

presque envie d'être bête et de ne pas faire les mêmes choix que ces gens si contents d'eux.

 

Il y eut un petit débat (mais ils étaient tous d'accord) pour rejeter les critiques qui ne viendraient

pas du sérail. En gros on est bien obligés d'accepter que n'importe qui donne son opinion mais

seuls les gens qui ont une pratique longue et professionnelle de l'écran sont habilités à faire de

la critique.

On sentait l'agacement habituel des culturés pour la planète Internet qui leur échappe

complètement et qui n'a que faire des critiques élogieuses ou pas des professionnels.
Le bouche à oreille et la critique sur Internet  n'essaient pas de faire prendre des vessies

pour des lanternes à des spectateurs qui, à 10€ la place de cinéma, choisissent eux-mêmes

ce qu'ils vont voir, au grand dam des cuistres de Télérama ou d'ailleurs.

 

Ces messieurs dames se plaignaient de ce que leur profession de critique allait disparaître:

celà amène deux remarques;

la première c'est comme l'avait dit je ne sais plus qui, on imagine bien un enfant ou un étudiant

dire: "plus tard je serais cinéaste" moins l'entendre dire "plus tard je serais critique de cinéma".
la seconde c'est: à force d'encenser des navets prétentieux et confidentiels, de gloser sur le

néant abyssal et content de lui qu'est la pensée de petits marquis de gauche-caviar il ne faut pas

s'étonner qu'une lassitude apparaisse.


Libre à vous d'adorer Mathieu Amalric, de trouver la vieille Deneuve géniale ou Nani Moretti

le seul cinéaste italien vivant. Souffrez seulement que que vous ne soyez pas nombreux à

partager ces préjugés.

 

Quand on s'est fadés deux ou trois films recommandés par Eva Bettan de France Inter ou qui

bénéficient du bonhomme content de Télérama et qu'on s'est endormi au bout de 20 minutes

ou qu'on a fui en courant on hésite à leur accorder de nouveau notre confiance.

 

Télérama n'est pas Télé Poche ou Télé loisirs, c'est entendu. Ce n'est pas non plus l'oeuvre

de Shopenhauer ou de Umberto Eco...

 

 

* En plus d'un demi-siècle de vie je n'ai JAMAIS rencontré une seule personne qui aime les

films chantés de Jacques Demy. Jamais. On nous saoule depuis des décennies avec "les

parapluies" (on ne dit pas "de Cherbourg", ça fait branché) ou les "demoiselles" (même chose)

des daubes grotesques.
OK Télérama, c'est une opinion pas une critique cinématographique!!!!

 

** ils ne le sont (peut-être) pas tous mais les lecteurs de Télérama le sont.
OK Télérama, ce n'est qu'une opinion.

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 13:09

J'ai lu l'article de Marianne sur la "désertion" des intellectuels devant la présidence

Hollande et n'ai pas été trop étonné de ce que j'y ai trouvé.
D'abord que ces "intellectuels" sont un peu toujours les mêmes et ensuite que pour

leur plaire il aurait fallu que François Hollande se transformât en Che Guevara ou en

Salvador Allende assiègé.
Pour ces braves universitaires totalement déconnectés du réel, une "politique de

gauche" c'est encore et toujours le marxisme de base avec les mots du maoisme et

l'exaltation des guerilleros en chambre.

Alors Hollande, évidemment...

Qu'ils soient déçus par la gestion des déficits et le traitement libéral de la crise n'est

pas surprenant en soi et, pour une fois, ils sont en phase avec l'opinion publique qui

rejette violemment cette politique dictée par l'Europe et les marchés financiers.

Mais avancent-ils la moindre idée qui donnerait l'ébauche d'une politique réaliste et

différente? évidemment non.
On a beau vitupérer contre "Bruxelles", s'énerver contre Barroso et vouer Moscovici

et les autres aux gémonies ce ne sont pas les politiques de rechange qui foisonnent.

 

Et puis, Tous, parfois avec enthousiasme, nous avons accepté Maastricht et l'€uro.

Facile, après coup, de faire comme si on avait dit non.

La constitution de l'Europe, l'intégration des pays, la politique agricole commune, la

monnaie unique ont un coût que nous payons et que nous n'avons pas fini de payer.

De même les folies des politiques des trente dernières années, droite et gauche

confondues, possèdent aussi un coût et il revient au gouvernement de régler l'addition.

On peut, selon qu'on vote à droite ou à gauche, dénoncer les 35H ou le bouclier fiscal

le résultat est que ces générosités doivent être soldées.

 

Ces intellectuels reconnaissent cependant que la Vème République est mieux servie

par François Hollande que par son prédécesseur et lui accordent qu'il est sans doute

plus déterminé à améliorer la situation du pays et des Français que Nicolas Sarkozy

dont l'égotisme et le tropisme libéral le conduisaient à surtout satisfaire les milieux

boursiers et les patrons du CAC 40.

 

Maigre consolation, on en conviendra.

Mais ces intellectuels, comme l'opinion, comme l'opposition et comme nous-mêmes

refusent de songer que nous faisons partie d'un tout, que notre intégration effective dans

l'Europe et l'économie mondialisée nous prive de toute initiative un tant soit peu

"individuelle".

 

Ce que la Grèce (29% de chômeurs) ou l'Islande, l'Irlande, l'Espagne et quelques

autres vivent pourrait aussi nous être imposé par nos partenaires. L'obligation qui
nous est faite et que nous avons approuvée, de réduire notre déficit à 3% du PIB
s'impose à Hollande comme à tous les responsables européens.

 

Dans ces conditions regretter que Hollande ne soit pas Daniel Ortega ou que le

gouvernement n'ait pas l'air d'être composé de "barbudos" est une pose, rien de

plus.

 

Je ne dis pas que tout va bien et qu'Hollande est un capitaine de navire idéal (je

laisse la métaphore du pédalo à Mélenchon). Je dis qu'en tant qu'homme il a

une volonté et qu'en tant qu'homme politique il possède une certaine dignité.

Au "casse toi pov'con", à l'omniprésence et à la politique du coup et de l'image

a succédé une présidence, certes maladroite et peu lisible mais "digne".

 

Rien que ça devrait emporter la reconnaissance des intellectuels et de l'opinion.

 

Et c'est faire insulte à l'intelligence et à la réflexion que de limiter une action de 18

mois à cette regrettable histoire de "mariage pour tous".

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 07:30

Depuis mon divorce intervenu en 2009 j'habite un quartier populaire de

Toulouse, situé rive gauche de la Garonne qui s'appelle St Cyprien.

Quand je dis populaire ce n'est pas péjoratif: j'ai choisi ce quartier et je

m'y plais beaucoup.
Simplement en observant les habitants, surtout en cette période d'été

où ne restent que ceux qui ne peuvent pas partir (La Palice n'eût pas

dit mieux) je constate ce que les états majors des partis politiques et

leurs responsables ne peuvent sans doute appréhender: il y a beaucoup

d'éclopés de la vie, de personnes fatiguées d'être, d'infirmes, de boiteux,

d'alcooliques, de traîne-savates, de vieux et de vieilles déglingués, de

gens au bord du dépôt de bilan intime et qui n'ont plus le moindre ressort.

Une fois encore, sans jugement de valeur, je les vois ergoter sur le prix de

2 abricots, miser sur des jeux de grattage ou au loto, rallumer de vieilles

cigarettes, avoir des sacs défraîchis d'épiceries low-cost à la main en

attendant un bus qui les secouera encore un peu plus.

 

Les statistiques peinent à dire cette humanité en bout de course, réfugiée

dans des actes microscopiques de la vie, épuisée d'avoir trop travaillé ou

galéré dans des postes inintéressants et mal payés.
Ces petits vieux à la retraite mitée, ces quinquas ou sexas qui mettent

tout dans la bagnole ne font pas de la peine, ils disent simplement le

manque de ressort du pays et l'idiotie des slogans politiques de la croissance

à 0,8%, de la compétivité, de l'Europe créatrice d'emploi et autres sornettes.

 

Ceux-là n'intéressent ni les publicitaires, ni les chargés de communication.
Ils forment ce magma de personnes qu'on interroge jamais et dont on se

fiche de l'opinion. Une non-population que Céline décrivait déjà dans

"le voyage". Les Henrouille n'ont pas disparu pendant les 30 glorieuses.
On ne les voyait plus, c'est tout.

 

Toute une frange de la population Française, comme dans ce joli quartier de

St Cyprien, ne croit plus aux "lendemains qui chantent" et au plein emploi

à l'horizon tel ou tel.
Ils vivent au jour le jour, achetant du mauvais pain, des tomates poussées

hors-sol et de la charcutaille saturée de sel, achetant le quotidien local et

régional qui se fiche littéralement d'eux et encourage leur passivité en

tablant sur leur renoncement.

 

Quand je les vois je pense à tous ces textes que j'ai lus sur la République de

Weimar, sur l'entre deux guerres, sur le front populaire etc.
J'ai le sentiment que nous avons régressé et que notre société est redevenue

scandaleusement injuste, dure et amorale.

 

Je ne me console pas de voir tous ces SDF, ces clochards, ces "pauvres" qui

ramassent des fruits gâtés et des légumes abîmés à la fin du marché.
Ni ces gens qui fouillent les poubelles la nuit.

J'espérais que c'était du passé et qu'il fallait lire Zola ou Dickens pour trouver

de tels spécimen d'humanité échouée.

 

Cette vieille pathétique avec son déambulateur rafistolé et son sac "Lidl"

m'a dérangé dans mon confort, je le confesse.

Justement parce qu'elle ne demandait rien et parce qu'il est anormal qu'une

personne soit aussi humiliée par une société qui prend tant à chacun d'entre

nous.
Ces impôts considérables, ces taxes, ces amendes, ces impôts indirects, ces

dettes de pays ou de régions que l'état renonce à réclamer (récemment en

Nouvelle Calédonie par exemple) ne pourraient-ils pas servir à améliorer la

situation de ces gens-là?

Populisme, misérabilisme, je connais déjà les mots qu'on m'opposera.

 

(écrit début août 2013)

 

 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:28

A ma très grande surprise j'ai constaté, encore une fois, qu'il était possible que

quelqu'un me lise et comprenne autre chose que ce que j'ai voulu dire dans ce

que j'ai écrit.

Cette surprise devant une interprétation erronée de mes propos arrive plus

souvent lorsqu'ils sont écrits que dits mais le cas s'est aussi présenté

quelquefois.

J'ai remarqué, sans y attacher trop d'importance, qu'effectivement il n'était pas

rare que deux personnes d'un même milieu, d'un même niveau intellectuel et

parlant la même langue puissent, lors d'une conversation, partir dans deux

directions différentes et, in fine, ne pas se comprendre.

Celles et ceux qui me connaissent diront qu'en ce qui me concerne mon

impatience et ma réactivité font que je n'écoute pas toujours jusqu'au bout

mes interlocuteurs ou que je réagis trop vite sans avoir eu le temps d'intégrer

toutes les données. En quelque sorte j'anticiperais ma réponse.

 

C'est, pour partie, des raisons probables de ces incompréhensions; mais pour

partie seulement.

Les représentations morales ou intellectuelles que nous nous faisons, liées

à notre condition physique, à notre âge et à notre environnement social peuvent

aussi être responsables de ces surprenants ratés dans la communication.

 

"Comme c'est étrange! comment il (elle) a pu interpréter ma remarque ainsi?"

pensons-nous lorsque manifestement nous n'avons pas été compris.

Pour ce qui est de la chose écrite ce n'est guère plus simple: j'avais une idée

à exprimer, un vocabulaire pour le faire et je les ai mis en perspective.

A moins que je n'ai cherché -ce qui est très rare- à faire des sous-entendus ou

à tourner longuement autour de l'idée (au risque de la perdre) celle-ci a été

mal comprise.

 

Je pense qu'il s'agit là d'un des principaux ecueils de la communication

verbale: celui que le jeu de notre enfance dit du "téléphone arabe" souligne

parfaitement: la dépréciation ou la transformation, volontaire ou non de la

parole.

 

En résumé l'émetteur et le recepteur n'utilisent pas les mêmes outils pour

communiquer.

Sans faire de misogynie abusive je soulignerais que ce sont surtout les

femmes qui transforment la parole émise, la parole reçue et la parole

retenue.

 

... je ne me suis pas fait des amies, je le sais!

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:07

Il y en a qui sont gonflés. Il y en a qui sont tellement gonflés que l'on ne peut

qu'être estomaqués devant leur culot.
Je pense en particulier à Frigide Barjot, l'égérie dingo des antis mariage pour

tous.
Voilà une femme qui s'est faite connaître grâce à un pseudo déjanté et une

personnalité qui ne l'était pas moins en madone des branchés, en Mère

Tereza des toqués et en icône des milieux de la nuit parisienne des eighties.

 

Belle soeur du faux provocateur Karl Zéro, dont on aurait dû plus vite

faire correspondre le physique et les idées et femme de Basile de Koch,

spécialiste incontesté (à défaut 'être incontestable) des parodies ou des

détournements de journaux, Miss Barjot sombrait dans un insupportable

(pour elle) anonymat.

 

On ne pourra jamais contester que la dame a de l'aplomb et un culot

monstre: la droite est vent debout contre le mariage des homosexuels?

elle qui les fréquentait et a tout de la foldingue dont ils raffolent va se faire

la Jeanne d'Arc barrée du mouvement.

Elle n'a, pour l'occasion, pas peur d'employer des expressions limites et de

s'entourer de personnes au pedigrée plus hasardeux encore que le sien.

 

Lorsque ça tourne au vinaigre, en grande partie du fait de ses déclarations

intempestives, elle fuit courageusement. (en demandant une protection

policière, on est comme ça chez les Barjot).

Elle ne fuit pas assez vite cependant pour empêcher la presse d'enquèter

sur ses petites affaires et ses grandes combines.

Comme Hervé Gaymard ou Jean-François Copé la Barjot possède, en propre,

un appartement à Paris mais est royalement logée par les "HLM" de la ville.

Plus de 250m² en duplex paraît-il et dans le 15ème arrondissement, juste

assez chic pour Madame.

Circonstance aggravante: bien que ce soit interdit dans les baux elle a

domicilié sa société à cette adresse et se fait donc payer ainsi une partie du

loyer (assez bas pour la taille, le standing et l'arrondissement selon "le Point").

La régie de gestion ne peut faire autrement, après 30 ans d'occupation, que de

virer la famille Barge qui se dit victime (de quoi?) et hurle à la lune.

 

Que fait Dame Jobarde? elle demande, comme l'UMP, qu'on lui envoie de

l'argent. Que les Français qui le souhaitent ou qui la soutiennent lui envoient

de l'argent....

Il y a des coups de pieds au fondement qui se perdent!

 

Personnellement je veux bien faire un barjoton: envoyez moi des cartons pour

précipiter le démenagement de l'arroseuse-arrosée.

 

PS L'hommage à Jean Jacques Goldman est réussi! les chanteur-ses qui

reprennent "Quand la musique est bonne" parviennent à chanter aussi mal

que leur idole. Un exploit.

 

2ème PS: Liberation en ligne nous apprend que le loyer de 2870€ était en

quelque sorte "annulé" puisque le couple Telleme-Barjot facture 9000€ à

leur société pour la location des locaux.
Logés par les HLM et faisant un bénéfice de 6000€/mois, louant son propre

appartement au prix du marché (ben oui, celui-là il est à elle) je comprends

qu'elle fasse appel à la générosité des "amis".

Et ces "humoristes" donnent des leçons!

 

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 06:48

Avec ce fait divers récent et inédit d'un éléphant de cirque s'échappant de

son enclos et tuant à coups de trompe un pauvre joueur de pétanque j'ai

repensé à ce que j'avais lu récemment ("A l'écoute de l'Inde - Des mangroves

aux oasis de Karakoram" par Gérard Busquet éd. Transboréal) concernant

la chasse au tigre <<mangeur d'hommes>>. Aucun rapport, certes, si ce n'est

notre vulnérabilité trop souvent oubliée.

 

Passionnant, ce chapitre du livre nous rappelle que nous, les Occidentaux,

"nous nous représentons rarement notre chair comme de la viande. On

imagine rarement que nous puissions constituer le repas d'un autre être.
On ose rarement concevoir qu'un prédateur orné de griffes puisse nous

traquer, nous tuer avec sa gueule et déchirer la chair de nos os...

Cette idée fait surface de temps à l'autre de l'océan de notre inconscient

comme une tortue marine. Cette peur, bien que masquée, est d'une grande

importance même si elle est trop effrayante pour que nous puissions la

nommer".

 

Les attaques à répétition de requins sur l'île de la Réunion sont là aussi

pour nous rappeler que les autres humains ne sont pas nos uniques

assassins potentiels.

 

Le cinéma et la littérature jouent de ces peurs ancestrales et inventent

mille et une manières plausibles et effroyables pour que nous nous

trannsformions en repas pour monstres.

Aliens, piranhas, requins, dinosaures, fauves, crocodiles, rats, morts-vivants

serpents et même moutons carnivores (si!!!!!) apprécieraient tellement la

chair humaine qu'ils la déchiquètent allègrement dans des productions

allant du réalisme le plus éprouvant à l'imagination la plus débridée en

passant par toutes les nuances du gore.

 

Savoir que malgré notre cerveau si évolué nous sommes un gibier de choix

pour toutes ces créatures intéressées a de quoi nous empêcher de dormir.

 

Comme je suis un peu sadique je vous livre la méthodologie de chasse du

fameux tigre: "un mangeur d'hommes n'hésitera pas à s'en prendre à une

proie humaine, même si elle est entourée de nombreux hommes, mais il

l'attaquera toujours par derrière". "En un seul mois celui de Inbla a dévoré

treize personnes".

 

Le tigre qui vous brise les vertèbres de la nuque et vous emporte à couvert

pour vous dévorer... belle histoire pour appeler le sommeil, non?

Cela dit le tigre mangeur d'homme n'a pas été signalé récemment à

Chaussée d'Antin ou dans les rues de Lyon.

 

Roooarrr!

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 18:37

Il existe une radio qui diffuse des programmes que TF1 hésiterait à inscrire

sur ses grilles.


J'ai entendu l'un d'eux qui est diffusé sur RMC après le journal de 13 heures

et qui est sans doute ce qui existe de pire en matière de programme radio.


Ca s'appelle "Carrément Brunet" et c'est animé par ce roquet prétentieux

qui, pendant les présidentielles 2012, présentait en aboyant sur tous les

médias qui le recevaient son livre "Pourquoi Sarko va gagner". Un type pas

vraiment sympathique ni nuancé. Il a le droit de penser ce qu'il veut, moins

celui de truquer pour influencer ses auditeurs.

 

C'est très naturellement qu'il défend toutes les valeurs de la droite dite

décomplexée avec une mauvaise foi et une roublardise dangereuses parce

qu'il est tout sauf idiot.

 

Si vous ne connaissez pas le bonhomme je vais vous proposer un petit jeu.
Si vous percutez et faites les bons assemblages vous avez tout compris de

la manière dont fonctionne Eric Brunet.

 

Reliez les mots entre eux: (ex: gabegie...................................socialiste)

Les mots ci dessous:

 

majorité

impôts

gabegie

perversité

administration

moeurs

idées

gauche

majorité

Présidence

 

vont avec les suivants:

 

pléthorique

dépassées

confiscatoires

laxiste

socialiste

de Madame Taubira

dissipées

illégitime

dépensière

catastrophique.

 

 

 

Il fallait l'entendre, dans un fameux exercice de "faux-culterie", dénoncer

le bijoutier de Nice qui n'a pas tiré en légitime défense tout en approuvant

(pardon, en "comprenant") qu'il ait tiré. Du funambulisme dialectique assez

abject.
On sentait que Brunet faisait attention à ce qu'il disait uniquement pour des

raisons juridiques.
Toute son attitude laissait penser qu'il approuvait les intervenants sans

nuance de cette radio qui confond populaire avec vulgaire et informations

avec manipulation.

Tout ceci est prétexte à défendre des positions très France-profonde.Un

soutien à cette frange antipathique de l'UMP qui se revendique en "droite

populaire" et qui ne dédaignerait pas des alliances avec la fille Le Pen.

 

Ainsi de l'émission qu'il consacrait aux résultats des enquètes de la Cour des

Comptes sur EDF. Il fallait l'entendre mélanger à dessin les chiffres pour leur

faire dire ce qu'il voulait, à savoir que les salariés d'EDF sont des hyper

privilégiés et qu'ils ne travaillent pas. La nuance n'est pas son fort.
Qu'un homme qui travaille dans une centrale nucléaire n'ait pas les mêmes

compétences que le type qui relève les compteurs ne l'effleure pas! ils

sont interchangeables puisque l'effectif est trop important.

Je le répète, l'homme est bien plus intelligent qu'il le laisse apparaître. Son

but est d'enfoncer le clou. Il est malhonnète et joue sur les préjugés de ses

auditeurs.

 

Je ne sais pas, moi, si EDF est bien géré et si les salariés du groupe sont

des nababs dissimulés. J'en doute un peu et dans le classement des plus
riches de France je n'ai pas vu de salarié d'EDF entre Dassault et Bettencourt.

Ce que je sais en revanche c'est que Brunet et ses confrères sont autrement

plus favorisés et qu'ils ne risquent pas grand chose à jouer avec le feu. 

Tous les jours remettre une louche de jalousie dans les rapports entre

français, les monter les uns contre les autres.... Et il est payé pour ça!

 

Le summum était atteint avec un sondage grotesque* qui voulait que 70%

(sous entendu des Français) approuvaient le geste du bijoutier (il a tiré

dans le dos et tué le type de 18 ans qui l'avait roué de coups et dévalisé).

 

En réalité 70% des personnes qui écoutent l'émission de Brunet sur RMC

et qui ont voté (ça ne fait donc pas 70% des auditeurs même de l'émission)

étaient d'accord avec la pétition de soutien au bijoutier.
Le raccourci est saisissant mais il faut être sacrément malhonnète pour

laisser penser que ce sondage indique que 70% des Français la signeraient.
Ce n'est pas dit mais c'est du non-dit.

 

Cette fausse connivence, poisseuse mais illusoire entre un animateur

batteleur et un public fruste et travaillé par de vilaines pulsions est le

moteur même de toutes ces émissions de télévision ou de radio.

 

Sont exprimées des propos de café du commerce, des phrases toutes

faites censées être du bon sens mais qui disent la bêtise et la

médiocrité de ceux qui les énoncent.

C'est du travail idéologique bien fait et le principal bénéficiaire de cet

étalage de bassesse est connu qui n'a pas à bouger les oreilles puisque

des Brunet font leur boulot.

 

Assez déprimant et écoeurant!

 

* je sais, c'est un pléonasme.

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:36

Sur le balcon les feuilles virent au jaune. La glycine, subitement, a pris un vieil

air fatigué. Il reste quelques fleurs violettes à l'Altéa mais elles semblent sans

entrain.
Le jour met plus longtemps à arriver derrière les stores et la couette d'été

montre ses limites.
Le jour est moins chaud et les nuits plus fraîches.
Le ventilateur comme la prise anti-moustiques font de la résistance passive

mais on le sent bien: leur place est au placard.

Plus qu'une sempiternelle interview d'Aznavour sur Edith Piaf les premiers

pas de l'automne ont un air de déjà vu.

La chute de 13 degrés intervenue entre samedi et dimanche nous a privés du

brunch-piscine qui avait été organisé.
En soi c'est une péripétie sans importance mais c'est la preuve que la période

bénie où la chemise et un jean suffisent est bel et bien terminée.

Les pieds ont du mal à réintégrer chaussettes et chaussures rigides en cuir.

Même le chat qui dormait sur le coussin de la chaise sur la terrasse a

discrètement regagné l'intérieur.

On me dira la poésie des feuilles qui tombent doucement, la mélancolie du

rideau de pluie observé derrière la fenêtre, les belles fin de journées aux

couleurs orangées... sans doute, sans doute.

Comme tout le monde, j'imagine, j'aime marcher sur un tapis de feuilles

mortes dans un sous-bois qui laisse voir le ciel, j'aime les flaques d'eau

qui réfléchissent un ciel gris et tourmenté, j'aime l'averse dont on parlera

dans une maison bien chauffée et devant une tasse de thé ou de café

fumante mais...

j'aimerais retenir encore un peu l'été. je ne suis pas exigeant j'aimerais

juste qu'il dure jusqu'à la fin janvier!

 

PS; j'ai entendu Olivier Py sur France Culture hier lundi (oui, je sais....). Il

a plus parlé de ses mises en scène d'Opéra que du Festival d'Avignon 2014

dont il est chargé.
Parmi les Opéras il a longuement évoqué Alceste de Gluck et l'a fait de

façon remarquable puisqu'il m'a fait regretter de ne pouvoir assister à une

représentation.
Il a cité l'air "Les Divinités du Styx" et en a diffusé une version par Maria

Callas. Plus tard, hier encore, j'en ai entendu une version plus belle encore

par Janet Baker.
La seule réserve que je mettrais sur ce qu'Olivier Py a dit concerne sa

conception des décors.
Je l'ai trouvé suprêmement élégant de ne pas critiquer la défection du pire

ténor du moment, le surévalué Roberto Alagna, l'idole de ceux qui

"aimeraient bien avoir l'air".

Olivier Py s'exprime avec la préciosité des "gens de culture" et possède

leurs préoccupations et tics mais... il est infiniment plus intéressant que

les zéros qu'on entend partout ailleurs.

 

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:08

Le père de ma mère, que je n'ai pas connu (d'où ma difficulté de dire grand-père)

était un homme de la fin du XIXème siècle et du début du vingtième.
Il est mort en 1950 après avoir mené une vie de chef d'entreprise -à l'époque on

disait "industriel"- en province, respecté et aisé.

D'après ce que j'en ai entendu dire c'était un homme au caractère difficile et à qui

peu résistaient, famille, parents, alliés et, celà va sans dire, employés.

Physiquement, sur les 2 ou 3 photos que je connais de lui,  il rappelle les hommes

sans âge des années d'après guerre, vieux à force d'être ternes, en costume

trois-pièces et portant sans doute le chapeau feutre.

A cinquante ans ils en paraissaient soixante-dix et à soixante quinze on ne leur

donnait aucun âge car ils étaient morts depuis longtemps.

Progressistes ou réacs ils trouvaient leurs idées au berceau dans le milieu où ils

voyaient le jour, aussi capables de s'intéresser aux autres classes sociales que les

tortues marines de courir le relais 4 fois 100 mètres.

Pour les hommes de ce milieu, pourtant leur contemporain, Picasso était fou. A 

leurs yeux même la poésie de Rimbaud ou les impressionnistes semblaient

obscènes.
L'imagination et la tolérance ne couraient pas les rues...

Quelles réactions auraient-ils, eux qui ont disparu non pas à l'époque des dinosaures

mais il y a 50 ou 60 ans en voyant ce que nous sommes aujourd'hui?

Ils seraient sans doute abasourdis de voir nos allures, du tatouage omniprésent aux

coiffures baroques, aux boucles d'oreilles masculines et, en général, à nos us et

coutumes de ce début de millénaire.

 

Nos vêtements, les couleurs et leurs formes les confondraient.

 

On me dira que les contemporains de Louis XV avaient dû ressentir le même vertige

devant la cour de Louis XVI et, plus encore, devant les standards esthétiques et

culturels de la Révolution. C'est certainement vrai et on sait l'effroi qui saisit plus tard

les bien-pensants devant les Zazous, les blousons-noirs, les babas-cools et autres

punks, gothiques ou grunge.(je ne connais pas les dénominations pour les modes

ultérieures).

 

Il me semble au contraire que la société est comme ces films documentaires de

la seconde guerre mondiale qui sont subitement montrés en couleur: on a le

sentiment d'une diversité et d'une densité qui explosent et devaient manquer

jusqu'alors.
Cheveux bleus rouges ou verts, crètes, anneaux d'oreille ou lobes extensifs,

hommes en sarouels et femmes en jupe sur pantalon: la rue offre un observatoire

inépuisable.

 

On ne peut pas, parfois, s'empêcher de sourire devant l'accoutrement ridicule de

certaines personnes que l'on croise ni ne pas se poser des questions sur l'avenir de

ces autres qui portent mille et un piercing ou boucles d'oreilles tribales mais la

tolérance est de mise. Même devant des Maoris de Seine et Marne.

Encore que ces carnavals là doivent se trouver un peu décalés voire saugrenus

si par hasard ils se trouvent à la Défense ou à l'avion de 6H00 à Orly.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages