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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:16

 Beaucoup de poulains de Julien Dray sont passés de l'UNEF au PS et, pour certains, des manifestations de rues aux ministères, des monômes aux bureaux cossus.
Harlem Désir et Delphine Batho sont ceux qui ont le mieux réussi le parcours et dans un délai assez bref.

Delphine Batho, sous des dehors gentillets est une redoutable arriviste qui s'est servie de Ségolène Royal (un cas ! D'habitude c'est plutôt en sens inverse) à la région Poitou Charentes puis au niveau national, se faisant adouber pour être députée des Deux Sèvres puis être réélue tandis que l'ex candidate à la Présidentielle allait se prendre un gadin à la Rochelle.

Sa première et fatale erreur a été de froisser sa protectrice au point de s'en faire une ennemie.

Batho a dû quitter son appartement de 110 m² qu'elle habitait depuis 2001 et dont le prix était amical, obtenu du temps où elle était salariée du Conseil Régional d'île de France. En soi c'est anecdotique mais qu'on en ait pas ou peu parlé souligne l'agilité de la dame.

C'est l'imposture et le culot façon Rachida Dati. Un temps çela plaît aux médias.

Nommée ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, caution des Socialistes aux Verts, elle vient d'être éjectée du gouvernement Ayrault suite à une interview dans laquelle elle se permettait de critiquer son budget et de souligner la faible popularité du gouvernement auquel elle appartenait.

Ce n'est pas lui faire injure que de constater que l'opportunisme n'est pas forcément gage de compétences, que le carriérisme vous crée de profondes et durables inimitiés et que n'est pas Arnaud Montebourg qui veut*.

Pour s'être sans doute crue intouchable Delphine Batho va traverser "le bac à sable" quelques semaines ou quelques mois. Je ne doute pas qu'avec son culot et son entregent elle rebondira et que son nom sera de nouveau lu sur les marches de l'Elysée pour d'autres fonctions prestigieuses pour lesquelles elle n'a pas l'ombre du début d'un soupçon de compétences ...

Harlem Désir est bien à la tête du PS et Copé à celle de l'UMP !

Etre limogée pour avoir craché dans la soupe ne me paraît pas si injuste. Ca me rappelle une histoire qui m'est arrivée il y a dix siècles. La société pour laquelle je travaillais avait ses bureaux sur un pâté de maisons entre les rues de Monceau et de Lisbonne, dans le huitième arrondissement, à proximité immédiate du Parc Monceau et des Champs Elysées. C'était un vrai bonheur de passer ses heures de déjeuner dans un tel quartier et tout le monde, direction comme personnel s'en trouvait fort bien.

Il advint que les bureaux devenant trop exigus, et en nombre insuffisant, et sans doute l'envie de faire une belle plus-value en vendant l'hôtel particulier; Il fut acheté un ensemble d'immeubles déjà construits mais à modifier à Saint-Ouen. Comme, on s'en doute, les conditions de vie allaient légèrement changer, une commission fut mise sur pieds qui avait en charge de préparer les esprits au déménagement.

Je fus nommé dans cette commission.
Par un simplet ou un provocateur qui ne me connaissait sans doute pas bien, à l'époque.

J'allais donc à plusieurs reprises sur les lieux, dans la riante proximité des Puces de Saint-Ouen où, dans un magma de boue et de béton, mes collègues et moi allions bientôt nous installer après avoir connu le plaisir de travailler dans le "Triangle d'Or". Sans en rajouter, au retour de ces expéditions, mon enthousiasme était assez tiède. Je fus donc convoqué par le responsable de la commission et la DRH.

Là, sans ménagement, on me dit que je ne faisais plus partie de ladite commission, que ce serait "à ma demande" et qu'on me reprochait de ne pas m'esbaudir de l'intelligence de l'immeuble de Saint Ouen, de la qualité des futurs équipements, du côté pratique des transports en commun et des commodités innombrables qu'offraient le nouveau quartier.

J'avais été nommé pour dire que le déménagement était une bénédiction, qu'on allait vers le mieux et que tout le monde gagnerait au change. 3 mensonges et 3 absurdités que le reste de la commission avait entérinés. Je ne l'avais pas compris!

J'en étais resté aux apparences qui, il est vrai, ne plaidaient pas pour le déménagement : banlieue laide et triste, immeuble sans caractère et impersonnel, environnement désertique et accès crapoteux : même avec talent il était difficile de jouer l'adhésion complète et sans réserves.

Alors Delphine Batho, membre du gouvernement, symbole de l'entente avec les "Verts", caution féminine dudit gouvernement  et barrière de dégel avec Ségolène pour le Président ne pouvait décemment pas en dire du mal. Même moi je l'aurais compris!


PS : l'âge et l'expérience aidant je comprends la création de la commission et ses buts non avoués. Effectivement l'entreprise devait "réussir" son déménagement et ça passait par une
préparation des esprits. Il n'était pas "honteux" de surjouer l'admiration des nouveaux locaux ni de minimiser les défauts de la nouvelle implantation. L'entreprise existe toujours et est toujours à St Ouen.

* Arnaud Montebourg est l'archétype du politicien "à la Française". Grande gueule, se déjugeant dans la même phrase, obsédé par son exposition médiatique et possédant une réthorique à géométrie variable. Il voulait faire juger Chirac par la haute cour de justice et a dû, finalement, participer financièrement au cadeau de départ de l'ancien président, j'en jurerais.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 07:32

D'aucuns, fieffés hypocrites, semblent s'étonner de ce qu'Alain Duhamel interrompe

sa collaboration avec l'un de ses innombrables gagne-pain.

En l'occurence il ne renonce à rien mais sa "chronique" de RTL est déplacée du

matin vers le soir, époustouflant changement!


Depuis Mathusalem, pour ne pas dire plus, ce "journaliste" robinet d'eau tiède fait

profession d'analyste de la politique française en en disant le moins possible et en

dissertant sur une infinité de supports, recyclant ses articles des journaux nationaux 

dans des feuilles de choux locales en changeant ici une virgule, là un point, montrant

par là une audace peu commune.
L'homme a fréquenté les partis politiques, leurs leaders comme les soutiers et n'a

jamais trahi le fond de sa pensée (si toutefois il en a une) et encore moins celle de ses

interlocuteurs.

Sans doute sa neutralité bienveillante, l'autre nom du manque de courage lui a t'elle

ainsi ouvert les portes de l'Eysée et ce quelque soit la couleur politique du locataire...


Ni obséquieux ni insolent, l'homme à la mèche et au solex a voué sa carrière de

rapporteurs des moeurs poitiques du pays à l'insignifiance et à l'écume des faits.
Jamais de mots ou de concepts qui bougent, jamais d'avis ou d'analyses fouillées mais

une chronique pépère de personne hantée par la peur de ne plus plaire en haut lieu.
(le haut lieu étant aussi bien la rédaction, le rédacteur en chef que le Président de la

République dont il s'était fait une spécialité d'interview passant à côté de tous les sujets

brûlants).

Il a réussi les exploits, en 2007, de citer dans un livre tous ceux qui, selon lui, pouvaient

concourir à la présidentielle en oubliant de citer celle qui fut désignée par le PS et, un

temps, d'être interdit d'antenne pour s'être prononcé pour....François Bayrou.

On voit là le rebelle et l'homme qui fait trembler les pouvoirs établis ou à venir.

 

L'autre des deux Duhamel des médias, le très surestimé Alain, a écrit autant de livres que

d'années pendant lesquelles il a sévi dans les médias, c'est à dire énormément.

Aussi rapides à lire qu'à oublier ils constitueront une curiosité le jour où l'on s'intéressera

à cette période pendant laquelle lorsque ce n'était ni des femmes ou des maîtresses de

président ni des femmes de ses ministres qui les interrogeaient la tâche était confiée à

des journalistes plus doués pour la génuflexion et le passage de la brosse à reluire que

pour leur respect de la déontologie et de la recherche d'information.

 

Comme Jean-François Kahn qui dût s'éloigner un an ou deux après avoir défini l'affaire du

Sofitel de New York (de son ami DSK) de "troussage de domestique" et qui revient tout

doucement diffuser ses fulgurantes analyses je suis persuadé qu'Alain Duhamel n'est

pas prêt à décrocher: il se retire sans doute de tel ou tel support mais il continuera à

donner ses papiers à 976845 journaux qui ne sauraient vivre sans sa sublime signature.

 

PS: Aux dernières nouvelles le "journaliste" de 73 ans ne renonce à rien. C'est sa Direction

qui lui a demandé de changer d'horaire. Je me disais aussi!

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 07:17

Château en Espagne. 3O juin 13 099Comme tout bobo (prononcer "gogo") qui se respecte je dois être comme la reine

Marie-Antoinette qui aimait la nature reconstituée et en trompe l'oeil.
Ainsi, récemment, je suis tombé en pâmoison devant une ferme qui m'a rappelé

des lointains souvenirsd'enfance.
Une ferme avec des chèvres en liberté, des poules que suivaient des poussins

piaillants, des canards, des chiens, des chevaux et des chats.

Et quelques oies qui, d'ordinaire, ne m'aiment pas. Chateau-en-Espagne.-3O-juin-13-070.JPG

 

Une ferme avec des écuries, des portes vermoulues, des abreuvoirs

et des tas de paille.
Une ferme comme dans mes souvenirs! tellement belle qu'elle aurait

pu servir de décor pour les publicités Madrange où, plus le produit est

immonde plus on en souligne la ruralité et l'authenticité...

 

Je me suis attendri devant ces petits poussins jaunes qui couraient

partout et ai pensé très fort: "en voilà au moins qui ne connaissent pas

les élevages en batterie et ne connaitront pas les pointes égorgeuses

des abattoirs".

 

Je me suis plu à écouter les agneaux de la métairie voisine, rentrés à

la bergerie en ces moments de forte chaleur.

 

Chateau-en-Espagne.-3O-juin-13-101.JPG

 

Tout cette "nature" à l'ancienne m'a transporté et des idées de monde

meilleur, d'équilibre et d'harmonie m'envahissaient tandis que nous

réservions la table pour le déjeuner du dimanche midi.

Lorsque celui ci arriva, la carte en espagnol me laissa quelques illusions

jusqu'à ce que le maître de maison vienne nous expliquer chaque plat

avec force détails.
Poulets, canard, chevreaux et veaux de la ferme voisinaient avec les

agneaux de celle d'à côté ("4 ou 5 par semaine en saison" précisa t'il).

 

Le charme était rompu et l'image des poussins gambadant remplacée

par celle des agneaux ou moutons vus dans les champs et sacrifiés pour

satisfaire nos appétits.

Sangria et bonne ambiance firent oublier ces ombres mais ne les

effacèrent pas tout à fait.

J'ai ainsi réalisé qu'hormis les chiens et les chats, de toute éternité,

les animaux ne sont là, à la ferme ou ailleurs que pour finir dans notre

assiette....

Mes images de ferme d'autrefois, arches de Noë fantastiques, n'étaient

qu'illusion.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:51

On me dit sarcastique ou pessimiste.
Cela me paraît exagéré.
Je ne suis qu'un simple observateur réaliste qui ne s'en laisse pas conter.
Et qui, hélas, détient une grande part de lucidité.
Prenez ce 30 juin, par exemple.
Nous sommes rentrés d'Espagne à quatre par la route de Puigcerdà en Cerdagne.

Je n'ai plus été malade en voiture depuis plus de 30 ans.
Là je l'ai été pendant toute la traversée des Pyrénées, manquant un paysage sublime

et une fin de journée du même métal. J'ai vite oublié ces heures pénibles.


Quelques heures après nous nous sommes arrêtés dans cette grandiose bastide de

Mirepoix. Le soir était chaud et doux. Les hirondelles se suivaient en grappe dans le

ciel qui était d'un bleu irréel.
Nous avons changé de restaurant parce que le serveur de la première terrasse était

mal-aimable et ne cadrait pas avec l'harmonie ambiante.
Nous avons dîné frugalement (après 2 jours pantagrueliques en Espagne) et nous

étions mieux que bien.
En fond, venant du restaurant il y avait même "Imagine", l'album de John Lennon.
Que demander de plus?

Nous avons été assaillis par des moustiques!

des myriades de moustiques.
Je n'ai tout d'abord pas compris ce qu'Alain faisait: il m'apparaissait pris par une

frénésie incompréhensible, tapant dans ses mains, remuant la tête et secouant

ses épaules.
C'est seulement lorsque les anophèles ont considéré que mon sang valait bien le

sien que j'ai entrevu le pourquoi de sa danse de St Guy impromptue.
Les moustiques ne s'en sont pris qu'à lui et moi. nos deux femmes regardaient
stoïquement notre combat sans espoir de vaincre contre les buveurs de sang.

Ces insectes ont fait tant et si bien qu'ils ont réussi à gâcher le repas, l'atmosphère

et le moment.
Même ces gourdes d'hirondelles m'ont agacé: au lieu de jouer à la Patrouille de

France je leur reprochais de ne pas génocider les moustiques.
Et voilà comment des insectes ne pesant pas 0,005g ont pu gâcher la soirée

d'humains en pesant...un peu plus!

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 08:14

Jeudi soir Françoise avait organisé le "dîner des voisins" dans la cour de son

immeuble.
C'est un bel immeuble à 2 entrées qui donne sur la Garonne d'un côté et sur une

grande avenue perpétuellement en travaux de l'autre.
C'était la deuxième édition de ce dîner et tout laissait penser qu'il serait aussi

réussi que celui de l'année précédente... fors le temps.
Pour un 27 juin il faisait frais et ce point alimenta les conversations plus longtemps

encore que les problèmes de chiens et de parking.
Je persifle: la conversation fût sympathique, chaotique mais bon enfant.

Et chacun avait apporté des choses à manger originales et exquises.
Si.
Mon voisin immédiat, un ingénieur de Météo France s'est d'abord enorgueilli de

connaître personnellement Joël Collado, le Mister Météo de France Inter.
...On tutoyait les sommets! puis il s'est étendu sur la météo régionale.......................

Pour faire diversion et changer de sujet je lui ai fait remarquer que Toulouse était de

plus en plus envahi par les goélands (qu'on s'obstine à appeler mouettes) et pas

uniquement aux abords du fleuve.

A ce moment les goélands disputaient aux pies le prix de l'oiseau le plus bruyant

de la soirée.
Le Météorologue ne s'en était pas aperçu! curieux comme certaines "nuisances"

peuvent être parfaitement tolérées.
Parce que pour moi, vieux jeu et râleur, les goélands c'est, avant la mer et le sable

le signe qu'on est sur une côte. C'est l'Océan, la Méditerranée ou même la Manche.
Pas la Haute Garonne ou alors sur des décharges à ciel ouvert, ce qui, heureusement,

n'est pas le cas ici.
Donc il y a de plus en plus de goélands.
Le cri de cet oiseau est bruyant et régulier. C'est un animal qui crie le matin (tôt), le midi

et le soir.

Il crie tout le temps.

Avec lui sur les toits ou dans le ciel on voit moins d'hirondelles qui doivent les avoir

comme probables prédateurs.

A Rennes, Saint Malo ou Perros Guirec et Cherbourg ce volatile a toute sa raison d'être.
A Saint-Nazaire, La Rochelle, Saint-Jean de Luz, Collioure ou Sète leurs piaillements

à haute fréquence sont couleur locale.
Dans le Lauragais ils n'ont rien à faire!

Visiblement tout le monde se fout du cri de la mouette;  le nombre de visiteurs de cette

page aujourd'hui risque de confirmer le diagnostic.

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:01

L'histoire du cinéma, avec un grand "c", possède ses films mythiques dont tout le

monde a entendu parler mais que, proportionnellement, peu ont vus.
Même s'ils sont régulièrement diffusés sur des chaînes de télévision ou disponibles

sur les supports audiovisuels (DVD, Blue-Ray) on sait que ce sont des films à voir

sans, d'ailleurs, être prêts à les recevoir lorsqu'ils sont programmés.

 

Que ce soit pour leur forme ("Metropolis"), pour leur contenu ("Les contrebandiers

de Moonfleet") ou pour les deux ("Citizen Kane") il y a des oeuvres cinématographiques

qui ont marqué le cinéma et dont on sait qu'un jour on les verra.
"L'ange Bleu", "Nosferatu", "Le Faucon maltais", "Asphalt Jungle", "M le maudit", "La

Fille de Ryan", "The Servant", "La nuit du chasseur", "Les enfants du Paradis", "le

voleur de bicylette" sont quelques uns de ces films mondialement connus, souvent plus

cités que vus.

 

Il est difficile de passer à côté d'eux désormais mais, à titre personnel, de crainte d'être

soit déçu soit trop emballé (et donc être très en retard!) je ne me précipite pas pour les

voir lorsqu'ils sont à ma portée: ils doivent faire leur chemin jusqu'à moi.

J'ai ainsi, jusqu'à ma mort que j'espère lointaine encore, un quota de films à voir et je

ne partirai qu'une fois cette formalité réalisée!

 

Même s'ils sont de plus en plus rares, certains films contemporains réussissent à entrer

dans ce club très fermé et à égaler les joyaux comme "La Comtesse aux pieds nus",

"Barry Lyndon" ou "Rome ville ouverte".
Les deux films de Michael Haneke "Funny Games", indistinctement, font partie de ceux

là. 

 

Preuve, s'il en était besoin, que le cinéma possède encore des réalisateurs dignes de

l'histoire du 7ème art.

 

"Scènes de chasse en Bavière" fait partie de ces films dont, dès le titre, on sent qu'on

manoeuvre dans ce terrain limité des films brillants et uniques.
Le titre fait penser aux "Chasses du Comte Zaroff" mais on sent que ce n'est pas que du

cinéma de divertissement. La Bavière peut-être?

 

J'ai pris le DVD à la médiathèque, ai longuement hésité à le mettre dans le lecteur et...
ai fini par le faire.
D'emblée j'ai trouvé tout ce qui fait d'un film un chef d'oeuvre. Une perle rare, un diamant

brut, un film indispensable.

 

Pourtant ça ne tient pas aux acteurs: ils sont tous inconnus et semblent l'être restés.
Ca n'est pas l'histoire racontée ou pas uniquement. C'est une atmosphère comme

auraient dit Arletty et Louis Jouvet ("Hôtel du Nord"). Un film en noir et blanc magique.

Nous ne regardons plus un film, nous sommes dans le film.
C'est à la fois politique, sociologique, historique, psychologique et poétique. C'est une

oeuvre rare et je n'ai vu aucun film qui lui ressemble.

Rien n'y est prévisible et la difficulté d'être y est montrée comme jamais. Villageois

écrasés par les coutumes et les lois (humaines, religieuses), individus brisés par

la société, drames personnels niés. Qu'on se rassure: ce n'est ni lourd ni ennuyeux.
Juste fascinant. Un film passionnant à quelque niveau que l'on se place.

 

Une tension admirablement crée et pas pour des raisons artificielles: à aucun moment

l'histoire ne bascule dans le cliché. Et une fin ouverte qui laisse au spectateur le soin de

l'imaginer.

Il est entré dans la liste de mes "20 meilleurs films de tous les temps". J'en ai entendu

parler plus d'une fois et il date de 1968. Quand ma liste des 20 sera définitive je pourrais

songer à partir.

 

 

* De Peter Fleishmann éditions Montparnasse

 

 

PS qui n'a rien à voir (comme d'habitude). Les "journaux" des radios ont inventé la nouvelle

qui n'en est pas (encore) une. La feuilletonnisation de la mort d'une personne célèbre.
Toute la journée on nous a dit que Nelson Mandéla n'était pas encore mort mais que ça

n'allait pas tarder. Ils nous ont aussi dit que "toute" l'Afrique du Sud "priait" pour Madiba.
Je ne savais pas ce pays aussi pieux et que la prière retardait le décès!

Qui nous délivrera de cette information bâclée ni faite ni à faire?

 

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:13

J'ai eu quelques années le privilège exorbitant d'être payé -aussi- pour lire la presse,

quotidienne, hebdomadaire et mensuelle.
J'ai donc eu ma période "L'express", "Le Point", "Le nouvel Observateur", "Marianne"

(et "l'évènement du jeudi" avant ce dernier titre), j'ai aussi connu "Magazine Hebdo" et

les suppléments du Figaro, du Monde et , en fin de compte tout ce qui se publiait en

France de magazines mais aussi de journaux (les différentes formules de "Liberation"

"Le Matin", le "Quotidien de Paris", l'éphémère "J'informe", le fossilisé "Figaro" et tant

d'autres qui ne dépassèrent pas une saison.
L'habitude m'est restée même si, hélas, je ne suis plus payé pour celà, de lire tel ou

tel et je reste quelqu'un de très "informé" par la presse plutôt que par l'audiovisuel.

Je suis aussi un lecteur assidu des nouveaux journeaux en ligne "Slate", "Huffington",

"Médiapart" etc.

Je pense donc avoir une (petite) légitimité pour saluer l'initiative originale et courageuse

de "Marianne" de sortir de son ronron hebdomadaire et de se lancer dans un pari à la

fois original et audacieux.
Disons-le tout net, s'il s'était agi d'un nième dépoussiérage, d'accueillir X et de virer Z

on aurait vu instantanément les limites et nul n'en attendrait rien.
Trop de journaux ou de magazines croient attirer de nouveaux lecteurs en servant la

même soupe juste relookée.

Là il s'agit d'autre chose nous dit Marianne. (et, aujourd'hui, nous n'avons que son

discours pour croire à la vérité de ses intentions) il s'agit ni plus ni moins que de

modifier tout le journal pour rendre l'information optimiste et reliée à l'avenir.
Souvent, lorsque "le Point" me tombe des mains par son rabâchage libéral et cruel

pour les non-bobos, quand le "Barbier hebdo", alias l'Express nous sert sa vilaine

soupe au vinaigre Medef, quand le "Nouvel Observateur" publie son éternel classement

des hopitaux (ou des cliniques, des Lycées, des cancérologues...) je me dis que

cette presse là est à bout de souffle et n'est qu'un support de publicités avec des

dépêches AFP dedans, le tout mis à la sauce d'une clientèle particulière.

 

Tous s'étonnent de ne plus être achetés (ne parlons pas d'être lus!) mais ils sont si

triste et si semblables, titrant sur les mêmes faits, commentant les mêmes

évènements,  pontifiant de la même manière, étant des chambres d'échos pour des

éditorialistes interchangeables aux égos surdimensionnés que seule l'habitude ou

notre masochisme nous convainquent de nous les procurer chaque semaine.

 

Marianne dit en "Une" qu'elle va changer, et pas uniquement de maquette. Je ne

demande qu'à la croire et à être enfin étonné.
Que ce cerait plaisant d'avoir un magazine différent...

 

Suite le 4 juillet: J'ai acheté le numéro de samedi 29 juin et ai été surpris: à ce qu'il

me semble le changement annoncé est un coup d'épé dans l'eau.
Une escroquerie même! il m'apparaît que c'est le même hebdo avec les mêmes

rubriques vaguement remaniées. Un nouveau "Marianne"? une blague!

 

 

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 08:10

Le vieux c... qui sommeille en moi is back!

Et il va donner toute sa mesure.
En se demandant, et donc en vous demandant, si, vraiment, il est indispensable

d'avoir à notre disposition des portails automatiques, des stores et volets

électriques, et des poubelles électriques et automatiques.
Dans le même ordre d'idée est-il vital de posséder un moulin à poivre, un ouvre

boîtes, un presse-agrumes voire un tire-bouchon électrique?

Ces objets, qui ont dû faire les beaux soirs du concours Lépine sont-ils de première

nécessité?

Sortir de sa sacro-sainte voiture pour ouvrir les deux battants d'un portail est-ce

régresser et ne pas faire partie de cette civilisation méritante et admirable que

glorifiait Claude Guéant?

La domotique me semble être parfois un attrappe-gogos fiers et heureux de l'être.

 

Entre le téléphone mobile qui fait podomètre et lampe torche, le frigo qui fait des

glaçons et les toilettes japonaises qui font bidet et analyses médicales je crains

que certains industriels ne se pissent dessus de rire en concoctant des objets

chers et inutiles que nous nous empressons de nous procurer.
Des gadgets prétentieux qui tombent en panne, se bloquent, blessent parfois et,

surtout, font des ponctions sur notre pouvoir d'achat que le gouvernement déplore

de ne pouvoir faire.

Si vous achetez des gadgets fumeux vous ne pouvez vous acquitter des taxes et

impôts nouveaux que nos politiques inventent.
... Et c'est notre modèle social qui souffre.
CQFD

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 07:19

A propos de cinéma. Daniel Auteuil après avoir commis une "fille du puisatier" continuerait

à adapter des Pagnolades qui lui ont permis de quitter les sous-doués et autres navets

dans lesquels il était alors cantonné.

Il était pourtant absolument grotesque dans "Manon des sources" et il aurait dû remporter

la palme du plus mauvais acteur dans un mauvais rôle cette année là.
Ah..  "ce Manonnngg je t'aîmeeuh d'amour" prononcé avec l'accent marseillais vu par

un parisien de Nancy!


On peut comprendre qu'il leur doive un fière chandelle, de là à adapter tous les ans ces

vieilleries bien franchouillardes il y a un pas.
Ces niaiseries à accent, tournées dans les années 30 avec le ban et l'arrière ban des 

acteurs les plus cabotins me consternaient déjà lorsqu'elles étaient archi-diffusées.

Je me demande comment ces histoires de fille mère et de cocus trouvent encore la

"générosité" de producteurs!!

C'est l'autre aspect de l'exception culturelle dont on nous rebat les oreilles. Les "sofica"

et autres participations publiques ou privées, les commissions sur recettes et autres

obscures boutiques financent des projets bien peu audacieux.
En 2013 adapter Pagnol! quelle aventure, quel panache, quel risque!!!!

 

Autre considération qui n'a rien à voir.
Hier, j'entendais un long tunnel de publicités sur une de ces chaînes repoussoir qui 

se sont fait une spécialité de mettre quelques bouts de programmes consternants

entre des publicités.

J'ai été frappé par la répétition du mot "nouveau" dans pratiquement tous les spots.
Un goût "nouveau", une forme "nouvelle", la "nouvelle" Renault Scénic... incroyable ce

que cet adjectif semble donner d'importance aux produits pour les annonceurs.

Sensibilisé j'ai constaté que sur les affiches aussi la nouveauté était mise en avant

"Un nouveau programme immobilier, ici en 2014", mais aussi sur les pubs papier.
S'il y a bien quelque chose qui n'est pas nouveau c'est le mépris pour le 

public des marchands de pubs!

...et le cinéma de Daniel Auteuil.

 

 

PS: Après Ulrich le mois dernier voilà qu'on nous escagasse avec le Tour 98 et

Jalabert, comme par hasard à une semaine du départ du 100ème.

Je déteste et ai toujours détesté le Tour de France cycliste.
Je ne comprends pas les journalistes, sportifs ou non, qui tuent la poule aux oeufs

d'or.
A une semaine du départ ils devraient tout faire pour le succès de la manifestation.
Que croyez-vous qu'ils fassent? ils jettent le discrédit dessus, comme tous les ans,

et contribuent à détruire le peu d'intérêt des spectateurs.
Bravo! et après ils diront que les Français n'ont pas le moral....

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 07:10

Bon d'accord, ce n'est que le coiffeur, la dame du pressing ou le cordonnier.
Mais le ton est le même et les reproches identiques quand je parle à ma

soeur, à mon ami, à ma "fiancée" ou à un randonneur de mes relations. Tous

n'ont pas de mots assez durs pour qualifier les hommes politiques, leurs

privilèges et, surtout, leur incompétence. Et ce quel que soit leur "bord".

Peut-être est-ce injuste, allez savoir. Mais c'est comme ça: ils bénéficient tous

de la même opprobre.


A écouter les uns et les autres le portrait des politiciens qui nous gouvernent

ou qui aspirent à le faire est effroyable.
La critique rappelle ce que je lisais sur la période pré-révolutionnaire de 1789,

comparaisons animalières incluses.
Je ne sais pas si les personnes concernées sont au courant mais leur discrédit

est tel que les mesurettes sur la transparence ou les faux semblants sur l'égalité

de tous devant la nième réforme des retraites met plutôt de l'huile sur le feu que

de l'eau sur les braises.
Partout ce n'est que méfiance, dégoût et colère.

Les "affaires", dans lequelles baignent les majorités successives ne font qu'ajouter

au rejet.


Je sais bien que nous avons tous une part de responsabilité et que, tous comptes

faits, si un Copé prétend devenir un jour président de la république c'est que nous

ne lui avons pas fait comprendre qu'il en était hors de question.
Qu'un homme comme lui n'avait aucune des qualités morales minimum requises.

C'est valable pour Copé à droite mais pour d'autres ailleurs. Tout le monde a des

noms à donner.

Si un Cahuzac, un Tapie, un Woerth et tant d'autres ont pu à ce point mépriser la

loi, le pays, les électeurs et les contribuables c'est sans doute parce qu'ils savaient

que la réaction, si ces malversations se savaient, serait purement verbale et très

éphémère.


Qu'un Woerth ou un Balkany aient été réélus en 2012, qu'un Tapie* vienne encore

donner des leçons aux Français et que Cahuzac* ait pu penser se refaire une virginité

en se faisant réélire à Villeneuve sur Lot laisse non seulement songeur mais dans

une rage qu'il sera difficile à éteindre.

Comment a t'on pu accepter que le PS soit dirigé par Martine Aubry après une

tricherie dans les urnes d'un scrutin interne et que Copé fasse le même coup, pire,

l'organise, au sein de l'UMP. Mais où en est-on?

 

Naturellement il en est, parmi les 577 députés qui soient d'honnètes parlementaires,

il est certainement des hommes et des femmes politiques animés par la volonté de

servir leur pays; le problème est qu'on ne les voit pas beaucoup et que les plus

connus, ceux qui dirigent sont, à l'instar d'un Guéant, d'un Julien Dray et de tant

d'autres rien moins que représentatifs.

Regardons ce qui se fait ailleurs! un candidat battu ne se représente pas à toutes

les élections! un président battu part définitivement! (a t'on revu Bush Sr après sa

défaite? non! As t'on revu Kohl, Zapatero et Major? non.) Pourquoi laisse t'on à

Sarkozy l'idée qu'il pourrait revenir? ne sommes nous pas responsables aussi

de la sclérose de la vie politique en acceptant des maires qui font 4 ou 5 mandats?

des Président de conseil Généraux ou régionaux qui se comportent en potentats

locaux dans l'impunité de leur perpétuel pouvoir?

On peut critiquer mais on doit, par le vote et la participation, donner des indications

aux élus.
A nous de reprendre le pouvoir et d'empêcher qu'il soit confisqué par des

concussionnaires, des voleurs ou des incapables.

 

* J'ai entendu que les 2 cités venaient de signer des contrats exorbitants avec des

éditeurs (= ils attendent donc des grosses ventes) pour deux livres, un chacun,  pour

continuer à nous prendre pour des demeurés...

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