Mais pourquoi donc sommes nous condamnés au noir et blanc, au ying et yang et au
bien ou au mal? ne pourrait-il exister des nuances?
Prenez le concert du 14 juillet hier soir. Le chef de l'orchestre national de Toulouse*
avait concocté un medley de musiques variées (Carmen et l'Arlésienne, le "Mambo"
de West Side Story, la musique de Nino Rota de "Huit et demi" de Fellini....) Bernard
Lavilliers a rendu hommage (alcoolisé) à Léo Ferré et à Louis Aragon ("Est-ce ainsi
que les hommes vivent?" Maurane a chanté du Nougaro tandis que Juliette
interprétait Carlos Gardel.
Ca c'est pour l'excellent jusqu'au bon.
Pour le moins bon, voire l'exécrable, un "chanteur à voix", Calogéro, a chanté des
insanités avec un air pénétré. Inutile de dire qu'à l'applaudimètre c'est lui qui a gagné!
Il a laissé sa place à un chanteur black , Passi, qui mériterait qu'on invente un mot
plus fort que consternant. Navrant? pas assez encore.
Voilà! une fois de plus c'est bien, c'est mal, c'est beau c'est laid....
A propos de laideur... les habits de vacances, les fringues décontractées sont de plus
en plus hideuses.
Les filles et les femmes s'en sortent mieux que les hommes. Eux osent porter des
sandales monstrueuses, des sortes de sandales à scratch qui font frémir de ce qu'elles
laissent apparaître.
Et les "bermudas"!!!!! ces choses informes d'où s'échappent deux jambons blancs
ridicules.
Ne parlons pas des tee-shirts tirebouchonnés sur lesquels des slogans débiles
s'affichent fièrement.
Ah, ils sont beaux les estivants!
Décontraction signifie t'il obligatoirement relâchement et offense(s) au bon goût?
On dirait que dès les beaux jours arrivés chacun se sent obligé d'exhiber ce qu'il y a de
plus vilain en lui! tatouages gerbeux, coupes de cheveux indignes, surpoids et le tout
dans des tenues que même un Jean-Paul Gautier n'aurait osé commercialiser.
Je ne dis pas que tout le monde devrait s'habiller comme les jeunes gens du film de
Vittorio de Sica "Le jardin des Finzi Contini" (photo) mais ce serait pas mal si on s'en
inspirait parfois!
* Tugan Sokhiev.
