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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 06:54

Mais pourquoi donc sommes nous condamnés au noir et blanc, au ying et yang et au

bien ou au mal? ne pourrait-il exister des nuances?

Prenez le concert du 14 juillet hier soir. Le chef de l'orchestre national de Toulouse*

avait concocté un medley de musiques variées (Carmen et l'Arlésienne, le "Mambo"

de West Side Story, la musique de Nino Rota de "Huit et demi" de Fellini....) Bernard

Lavilliers a rendu hommage (alcoolisé) à Léo Ferré et à Louis Aragon ("Est-ce ainsi

que les hommes vivent?" Maurane a chanté du Nougaro tandis que Juliette

interprétait Carlos Gardel.
Ca c'est pour l'excellent jusqu'au bon.

Pour le moins bon, voire l'exécrable, un "chanteur à voix", Calogéro, a chanté des

insanités avec un air pénétré. Inutile de dire qu'à l'applaudimètre c'est lui qui a gagné!

Il a laissé sa place à un chanteur black , Passi, qui mériterait qu'on invente un mot

plus fort que consternant. Navrant? pas assez encore.

Voilà! une fois de plus c'est bien, c'est mal, c'est beau c'est laid....
A propos de laideur... les habits de vacances, les fringues décontractées sont de plus

en plus hideuses.
Les filles et les femmes s'en sortent mieux que les hommes. Eux osent porter des

sandales monstrueuses, des sortes de sandales à scratch qui font frémir de ce qu'elles

laissent apparaître.
Et les "bermudas"!!!!! ces choses informes d'où s'échappent deux jambons blancs

ridicules.

Ne parlons pas des tee-shirts tirebouchonnés sur lesquels des slogans débiles

s'affichent fièrement.
Ah, ils sont beaux les estivants!

Décontraction signifie t'il obligatoirement relâchement et offense(s) au bon goût?

On dirait que dès les beaux jours arrivés chacun se sent obligé d'exhiber ce qu'il y a de

plus vilain en lui! tatouages gerbeux, coupes de cheveux indignes, surpoids et le tout

dans des tenues que même un Jean-Paul Gautier n'aurait osé commercialiser.

le-jardin-des-finzi-contini-1970.jpg

 

Je ne dis pas que tout le monde devrait s'habiller comme les jeunes gens du film de

Vittorio de Sica "Le jardin des Finzi Contini" (photo) mais ce serait pas mal si on s'en

inspirait parfois!

 

* Tugan Sokhiev.

 

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 06:43

Cliquez sur une des photos du texte "le chemin" pour avoir accès au texte.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 08:33

A lire et entendre divers médias ce matin au sujet de la "réussite" au Bac 2013 on jurerait

que les "éléments de langage" des politiciens ont fait école.
Mêmes constats ("grand cru") mêmes commentaires . Ce n'est pas de l'information c'est

de la bouillie pour chats ou pour...

le public.
D'abord parce qu'il y a plusieurs Bacs qui n'offrent pas tous les mêmes possibilités et 

ensuite parce que tout le monde sait pertinemment que ce diplôme dévalué n'ouvre plus

la porte vers grand chose.
L'ascenseur social et la possibilité, pour les meilleurs, de faire des études qui les

conduisent vers l'élite est complètement illusoire et biaisée.
Un Bac obtenu à St Gengoux-le-National ou à Castres ne permettra pas d'entrer à

Henri IV ou dans un autre établissement du Saint des Saints, quand bien même l'élève

aurait des notes et une moyenne qui l'autoriseraient.

Même chose pour les écoles de commerce et les facultés: elles ne permettent qu'à de

très rares occasions de faire les études qui conduisent aux conseils d'administration des

sociétés du CAC 40 en général et de celles qui comptent en particulier.

Un bac obtenu quand sa tranche d'âge l'a aussi obtenu à 85% ne fait pas la différence.
Ce qui fait la différence c'est le carnet d'adresses de Papa, c'est le MBA fait à New York,

c'est le stage bien placé que les relations ou la position de la famille permettent d'obtenir,

c'est le coup de piston qui vous fait entrer dans le grand groupe et en gravir les échelons

bien plus vite que votre seul talent le permettrait.
Bref, Bac ou pas Bac, chance ou pas chance ce qui permet, dans ce pays en 2013, de

se mettre en pôle position pour une carrière c'est la position sociale de votre environnement,

ses relations, sa surface financière et son influence.
Sinon votre Bac vous ouvre les portes d'universités bondées et préparant à des diplômes

inutiles sur le marché du travail, des métiers où les candidats sont innombrables et des

voies sans issues faute d'une réelle adéquation entre le monde des entreprises et celui

de l'enseignement.
Mais je persifle.... ils sont tellement contents de leur taux de réussite....

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:07

Livre-de-lecture-1960-001.JPG

 

A une brocante il y a quelques années, Catherine m'avait racheté le livre de lecture

sur lequel j'ai appris à lire au début des années 60.

Je me souvenais parfaitement de certaines leçons et l'édition originale qu'elle

m'avait offerte m'avait plongé des années en arrière.

Je ne suis pas particulièrement passéiste mais ce livre désuet et daté m'avait

tellement plu que je l'ai conservé.

Je suis retombé sur lui hier et ai été frappé de voir à quel point le "présent" de ce

livre de lecture est dépassé.
Comme notre époque est loin de celle décrite dans le livre! qu'on en juge: la

maman de Rémi et Colette passe sa vie à faire des gâteaux ou des confitures.
Les enfants écoutent le phonographe (pas le Teppaz, pas le tourne-disque, pas

le mange-disques (45t), pas le magnétophone à cassettes, pas le Walkman ,

pas le Discman, pas le MP3 ni le Ipod... ils écoutent le phonographe avec une

aiguille et une manivelle comme on le voit sur le dessin.
Colette est habillée comme Zette, l'héroïne d'Hergé (Jo, Zette et Jocko) publié

avant la seconde guerre mondiale: même chemise aux manches bouffantes,

mêmes noeuds dans les cheveux.
Quant à Rémi... j'étais habillé pareil! avec des shorts ridicules dont j'étais honteux.

Livre-de-lecture-1960-002.JPG

 

Et que dire de ce paragraphe qui voit Rémi aller à Paris? il ne prend pas le TER, il

ne prend pas l'avion, pas le car ou l'auto mais un train remorqué par une vapeur

231C.

Et l'oncle malade s'appelle Gaston! pas Kevin ou Philippe.

Je me souviens avoir accompagné ou être allé chercher mon père à la gare et avoir

vu son train arriver tiré lui aussi par des locomotives à vapeur...

J'ai encore en mémoire son bruit et la lumière jaune et puissante des phares dans

le virage, juste avant la gare.

 

Aurais-je basculé à mon tour de l'autre côté de la force? suis-je si vieux que le livre

de lecture que je possédais enfant soit aussi anachronique?

 

En le feuilletant je me disais que le monde avait plus changé ces 50 dernières années

que durant les 2 ou 3 siècles précédents.
Un homme de 1914 aurait été moins déphasé en débarquant sous Louis XV que ma

génération aujourd'hui.

Quand j'ai commencé à m'intéresser au monde environnant le Général de Gaulle était

à l'Elysée (on l'aime ou pas mais il avait une autre stature que les deux derniers élus!!!)

on n'avait pas encore marché sur la lune et la tuberculose était à peine vaincue....

Et une épine à la patte de leur chien Capi était le seul problème de Remi et Colette. 

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 07:10

Je conserve deux souvenirs particuliers d'un voyage incentive que j'ai fait au Saly Saloum,

au Sénégal.
L'un parce qu'il a été question, un court moment, d'une sorte de béatitude l'autre parce qu'il

illustre bien ce que je suis et ce que je dois sans cesse combattre en moi.

J'avais trouvé "forcée" la scène de la baleine échouée dans le film "Belle Maman" avec

Vincent Lindon et Catherine Deneuve.
Je me souviens avoir pensé qu'un tel évènement n'arrivait jamais dans la vie réelle.
Un soir, en revenant à l'hôtel, tout mon groupe (nous étions 9 ou 10) a aidé une famille

Sénégalaise à remettre sur pattes un zébu qui était dans un état épouvantable.

Le parallèle avec le film était total puisqu'au bout d'un moment cet animal exténué a

réussi à se mouvoir. Lui, bien qu'à bout de forces, a mis une patte devant une autre et s'est

éloigné doucement.
Le soir tombait, les datiers étaient beaux dans le ciel, tout le monde était content de

l'intermède... un moment d'éternité comme je les recherche lorsque je voyage.

 

L'autre moment concerne une partie de pêche dans le delta du fleuve boueux. Nous étions

répartis dans deux pirogues assez grandes mais peu larges. Pourvus de matériel de pêche

mais aussi de sandwiches et de boissons. Il était question de longues heures sur l'eau,

chose que mon impatience chronique et mon besoin de bouger me faisaient appréhender.

De plus -mon esprit défaitiste- je redoutais de ne rien pêcher et donc d'être la risée du

groupe me taraudait.

A ma décharge mon expérience de la pêche était des plus réduites. Une fois enfant un

point c'est tout.

"A force de parler de choses horribles elles finissent par arriver" disait Michel Simon dans

"la beauté du Diable".... et donc alors que TOUS les autres remontaient toutes sortes de

poissons, ma canne restait désespérément vide. Le temps passait, les poissons-crapauds

criaient dans les pirogues à côté de tas de poissons pêchés par les autres, femmes

comprises.
J'étais le seul à ne rein sortir de ce fichu Saloum et j'enrageais.

Je devais faire ou trop vite ou mal. Je lançais mal l'appât, je n'attendais pas assez longtemps

ou j'étais distrait.  En tous cas il y avait une faille dans ma méthode. 

Les plaisanteries fusaient disant qu'à l'aquarium du Trocadéro je raterais une truite et pire

encore.
On déjeuna. Je me préparais mentalement pour la reprise de l'activité en me disant de tout

faire calmement et méthodiquement.
Et.... j'y arrivais enfin. Oh, pas une pêche miraculeuse mais 2 carpes noires, 1 ombrine et

un poisson crapaud. Mon poisson crapaud!

Moi... j'avais tenu plus de 4h sur une pirogue en occupant 1 ou 2m², j'avais réussi à pêcher

et avais aimé ça....
Je m'en souviens encore!

 

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:33

Deux jours au frais en Ariège, loin de tout.
Je reviens et qui fait l'actualité? Sarkozy, Tapie et Estrosi.
Une vraie malédiction.

 

A propos du passage de Sarkozy à l'UMP hier j'ai pensé très fort à cette

forte sentence d'Edouard Herriot:

 

"La politique c'est comme l'andouillette, pour qu'elle soit réussie il faut

qu'elle sente un peu la merde".

Revoir ces éclopés du suffrage universel, la virago au QI d'huître (Morano),

Copé, le président "élu" de l'UMP et toute la bande de branquignols qui a

perdu au printemps 2012 et qui n'a toujours pas compris qu'elle est dans

l'opposition parce que les Français en ont décidé ainsi est à la fois navrant

et drôle.

Sarkozy "recours", Sarkozy "homme providentiel" c'est à pleurer de rire.

Faut-il que Hollande soit mauvais pour qu'on parle déjà ainsi de son

prédécesseur!

Faut-il que nous soyons à cours d'hommes et de femmes de talent pour

repêcher ainsi un homme dont le nom est cité quatre fois par jour dans

un scandale financier différent (Bettencourt, Kadhafi, rétrocomissions de

1995, Tapie....).

Faut-il que nous ayons la mémoire courte pour qu'après 5 ans de détestation

le même homme puisse apparaître comme nouveau ou changé.

Faut-il que nous soyons à la hauteur du mépris que nous leur inspirons pour

que les politiques se conduisent ainsi avec nous....


J'aimais la politique elle me dégoûterait presque désormais.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 07:34

Croyant bien faire, il a quelques années, j'ai voulu faire voir une corrida à

mon fils Nicolas.
A cette époque (2004)  il y avait encore des corridas en Catalogne

et nous étions en vacances à proximité des arènes de Girona.
Sa mère qui considérait mon goût pour cette chose assez suspect et peu

glorieux ne m'avait pas déconseillé de l'emmener mais m'avait mis en

garde sur le côté primaire de la corrida.

Nicolas avait alors 21 ans, était d'accord pour venir je ne voyais donc pas

de problème particulier.


Tout à l'idée d'assister à une belle corrida, en Espagne, avec un ou deux

des grands torreros de l'époque (Alejandro Rodriguez, Alberto Revesado

et Joselito Ortega) je ne m'arrêtais pas sur l'argument et, le 1er août,  par

une fin d'après midi magnifique d'été nous filâmes sur Girona.

 

J'étais déjà allé, seul, à ces arènes mais cette fois, accompagné, elles me

parurent comment dire... provinciales et assez laides.

D'ailleurs dès le parking, tout se ligua pour faire de ce moment un véritable

désastre.

 

Les spectateurs, d'abord, qui ne représentaient pas la partie la plus, disons

représentative, de l'Espagne: des gens moches, bruyants, mal habillés et

assez stupides.
Et que dire de la musique? je n'avais jamais entendu avec cette précision

du moment à quel point cette ambiance musicale était déplacée et, pour

tout dire, ridicule.

Ces "ta ta ta ti ta ta ta ta" soulignaient l'absurdité du spectacle et son aspect

désuet.
Les toros, sans exception ce jour là, ne méritaient pas l'adjectif bravos car ils

étaient tous mous et lents et guère impressionnants.

J'ai oublié les prestations des toreros mais elles ne m'ont pas marqué.

Comme souvent lorsqu'on veut montrer à quelqu'un qu'on aime, dont on

respecte le jugement et qui vous a fait l'honneur de vous suivre dans une

panouille, je me mettais littéralement à sa place et j'étais consterné.

 

Un taureau avait une corne cassée au bout et un jet de sang en sortait sans

discontinuer.
Un autre, le seul vrai toro bravo, fut pathétique qui se cassa la patte et fut

toréé alors que son pied était à angle droit. L'animal meuglait et on avait

mal pour lui.

Les mises à mort furent (évidemment) fastidieuses et écoeurantes.

Enfin un spectateur s'évanouit et interrompit la corrida.


J'étais sur des charbons ardents! soudain mon cerveau me disait que la

corrida n'était décidémment pas un spectacle digne et surtout que j'avais

commis une erreur en y amenant Nicolas.


Celui-ci ne dit rien de tout le "spectacle" mais laissa tomber une sentence

de condamnation définitive en montant dans la voiture.

Pour vérifier que c'était ce 1er août que tout était allé de travers, je retournais

aux arènes le dimanche suivant 8 août mais tout se passa aussi mal.

Antonio Chacon, Lopez Diaz et Alejandro Morilla firent de leur mieux mais

les toros qu'ils avaient à combattre ne voulaient pas se résoudre à mourir.
L'un des toros noirs du être touché cinq à six fois à l'épée puis trois ou

quatre fois au poinçon pour enfin mourir sous les huées du public.

Je n'ai pas su si on vilipendait le toro qui ne se résolvait pas à quitter cette

terre ou le torero-boucher incapable de l'expédier promptement dans

le paradis de ses ancètres bovidés.

 

Un autre toro fit une galipette complète, cornes dans le sable et fut une loque

ensuite....

 

J'arrête là la description de cette saison qui m'a fait ranger mes livres, mes

trophés et autres revues spécialisées dans un coin obscur du cellier.
Depuis que j'ai vu ces corridas de Girone et entendu le jugement lapidaire

de Nicolas (que je minimise toutefois, lui-même ayant eu des passions guère

plus reluisantes telles les soirées mousse en Bretagne, les soirées où il dansait

sur les tables et autres...) je n'ai plus de goût pour ce qui fut une passion dont

j'ai un peu honte aujourd'hui.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 07:27

Passer pour un obscurantiste est un moindre mal. Il vaut mieux qu'on croie

qu'on est pour le retour à la chandelle que partisan aveugle du tout nucléaire.

 

On ne peut pas faire comme si Tcherobyl et Fukushima n'avaient pas eu lieu.
Dans le même ordre d'esprit les déchets enterrés à la sauvette mais bien en

notre nom ne doivent pas être oubliés.

Alors que les politiques de la Vème République ayant été aux affaires nous 

ont imposé le nucléaire civil nous devons nous rappeler que nous n'avons

jamais été consultés, ni sur le programme ni sur les implantations.
Les deux catastrophes planétaires liées au nucléaire n'ont pas fait bouger

d'un iota la position des politiques.

 

Partant du principe qu'il n'y a pas "d'alternative sérieuse" au nucléaire, les

économies des pays l'ont imposé à leurs populations. Nous sommes

en permanence infantilisés, trompés et bafoués par ceux-là mêmes qui

devraient dénoncer les mensonges et les aberrations de la filière. Je veux

parler des journalistes qui regardent toujours ailleurs ou qui, on le voit à

propos de Fukushima, minimisent les faits quand ils ne les taisent pas.

 

Je ne dis pas qu'il faut renoncer au nucléaire....

 

Mais je constate que nous nous sommes déchargés de notre responsabilité

et que nous avons agi légèrement.
Pourquoi le nucléaire serait-il constitué de gens plus sérieux et responsables

que les industries agro-alimentaires ou pharmaceutique?
Pourquoi devrions nous croire qu'il n'y a ni Spanghero ni Servier chez Areva

ou EDF?

Qui nous garantit que la recherche du profit ne se fait pas au détriment de la

sécurité? qui peut nous dire combien de sous-traitants non qualifiés sont

employés quotidiennement par les centrales? qui peut jurer que les déchets

enfouis ne sont pas des bombes à retardement?

 

Ce qui s'est passé récemment au Japon devrait au contraire nous alarmer:

Tepco, l'EDF japonais a sciemment menti au gouvernement, au pays, aux

salariés et au monde entier.
Ses dirigeants ont-ils été inquiétés? on ne le sait pas . (mais on sait plutôt

100 fois qu'une que Bartoli va en finale de Wimbledon).

 

La catastrophe de Fukushima ne s'est pas produite dans une dictature comme

celle de Tchernobyl dans l'URSS agonisante.
Dans cette dernière il a fallu des années pour obtenir une information

parcellaire qui donne une idée de l'ampleur du désastre.
Fukushima s'est produit au Japon. Pays téchnologiquement très avancé. Nul ne

parlait des risques liés à l'exploitation de l'énergie nucléaire au Japon. Jusqu'à

mars 2012...

On ne peut pas raisonnablement qualifier le gouvernement du Japon de dictature.

La cantrale qui a été victime d'un tremblement de terre puis d'un tsunami n'était ni

vétuste ni, selon la terminologie des médias, "à risques".... et pourtant ses

réacteurs ont bel et bien explosés. Ses systèmes de refroidissement ont été

détruits et des quantités considérables de matières radioactives rejetées dans

l'air, l'eau, la mer et la terre.

 

Au lieu de nous dire "circulez il n'y a rien à voir" nous devrions exiger qu'on nous

traite différemment de 1986 lorsqu'on nous disait que le nuage toxique s'était

arrêté aux frontières de l'hexagone (!).

On n'en prend pas le chemin. Et si Sarkozy a immédiatement dit que Fukushima

ne changeait rien à la politique nucléaire de la France, Hollande ne l'a pas

contredit depuis qu'il couche à l'Elysée.

 

Pour nous faire payer nos impôts l'état sait comment s'y prendre. Pour le dépenser

aussi. La moindre des choses serait qu'on soit informés de manière régulière et

honnète.

 

J'avais écrit (vous pouvez vérifier!) un post le 25 février 2010 donc AVANT Fukushima

dans lequel je disais (sans aucun mérite) que si les leçons deTchernobyl n'étaient

pas tirées une autre se produirait.Aucun mérite: il suffisait de lire des livres consacrés

à cette tragédie et ne as se contenter des articles de journaux.

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:04

Il y a quelques années les deux films des "Visiteurs" avaient fait un carton en France.
Ils devaient principalement ce succès aux deux interprètes féminines, Valérie

Lemercier pour le 1er et Claire Nadeau (Cora la querelleuse) pour le second.

L'idée du scénario (déjà fait par Christian-Jaque et Fernandel en 1937 dans "François

1er") était l'anachronisme qui consiste à envoyer des personnes du passé dans

l'avenir (et du présent dans le passé pour "François 1er).

Outre cet aspect réjouissant le film avait un bon rythme, des gags visuels et des

dialogues (assez) réussis, l'ensemble était dans l'air du temps.
A l'époque Christian Clavier n'était pas encore devenu un repoussoir tandis que

Jean Reno avait déjà un charisme d'huître et un jeu d'acteur monolithique.

Des seconds rôles sympathiques (Didier Benureau, Isabelle Nanty...) des

personnages bien marqués (le dentiste hystérique, le gendarme caractériel...)

contribuaient à la réussite d'un bon divertissement.

Bien sur il y avait deux ou trois fautes de goût rédhibitoires telle le personnage joué

par Marie-Anne Chazel, les blagues à deux balles sur les rots ou autres bruits et

la scène de lavage de mains dans la cuvette des toilettes. Je ne les oublie pas mais

elles n'empêchaient pas le film d'être relativement amusant.

Hier soir, j'étrennais ma nouvelle télévision et suis tombé sur la version "américaine"

du film.
Mes amis.......quelle daube! quel ratage, quelle purge. Quel navet!!!!!!

J'ai tenu un quart d'heure en me pinçant.
C'est un film qui possède tous les défauts des comédies à l'américaine: il se prend

très au sérieux et on sent le budget trucages ou décors conséquent.
Tout ce qui faisait le charme des films Français, leur coté foutraque donc, a disparu

et à la place on a des (mauvais) acteurs qui surjouent de manière grotesque.
L'immense Malcolm McDowell, celui de "If", de "Britannia Hospital" et l'alexander de

"Orange mécanique" est pathétqiue en magicien médiéval. Jean Reno a le charisme

d'une huître américaine et que dire de Christian Clavier??? il est passé de Jacquouille

la Fripouille à "André le pâté" (son nom dans le film) en devenant sa propre caricature.

Les remakes américains sont toujours, j'insiste sur toujours, d'effroyables navets

parce que les Américains ont une morale et veulent s'y tenir.
Ce n'est plus le "code Hayes" mais la famille est forcément merveilleuse, les femmes

de bonnes ménagères tendres et amoureuses et les hommes de solides gaillards

qui s'éclatent au base-ball....

Là ils mettent le paquet question trucages mais c'est à la fois inutile et stupide. Ca ne

ressemble à rien.

 

 

Eprouvante vision que ce début des "Visiteurs en Amérique": il y avait longtemps que

je n'avais pas vu quelque chose d'aussi lamentable.

Si on y regarde de plus près Tous les films Français refaits aux USA (et ils sont légion)

sont complètement ratés, et ce que le metteur en scène d'origine ait un droit de regard

sur l'adaptation ou pas. "le dîner de cons", "la cage aux folles", "Nous irons tous au

paradis".... aucun n'échappe à la règle.

Nous n'avons pas les mêmes valeurs des deux côtés de l'Atlantique et un sens de

l'humour absolument incompatible.

 

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:45

Longtemps j'ai eu honte que l'année 1975 ait été la meilleure de ma vie en pensant à

ce qui se passait au Cambodge au même moment.
Qu'il y ait un tel fossé entre ma vie d'Occidental moyen pleine de joie et de plaisirs et

qu'en Asie, à la même minute, l'effroyable enfer Khmer rouge se réalise sans qu'on en

parle beaucoup m'a semblé le comble de l'aveuglement.

 

Et de l'égoïsme.

 

Aujourd'hui il est plus difficile de ne pas savoir. Il est même impossible d'ignorer les

souffrances d'autres humains sur tel ou tel point chaud de la planète.
Du fait de guerres, de guerres civiles, de dictatures ou de catastrophes naturelles.

On a le droit, même s'il est contestable, de ne pas s'en inquiéter et de ne pas chercher

à savoir mais on ne pourra plus jamais dire qu'on ne savait pas.

En Corée du Nord le régime de Pyongyang est identique, à peu de choses près, à

l'atroce régime Khmer rouge.

De nombreux témoignages nous sont parvenus qui ne laissent aucun doute sur la

machine à broyer les hommes, les femmes et les enfants qui sévit en Corée du Nord

depuis l'installation de la famille Kim.

Il y a des livres, des reportages, des documents, des interviews, des films, des preuves

de ce que ce pays est un enfer sur terre.

Nous regardons ailleurs, pire, par nos dons en aide alimentaire ou autre, nous aidons

la dictature à maintenir sous son joug un peuple muselé, torturé et asservi.

 

La période de la "guerre froide" et la fin du communisme ne nous ont rien appris: nous

continuons à croire qu'en faisant des salamalecs  et des risettes complaisantes aux

dictateurs sanglants nous obtiendrons d'eux qu'ils soient moins monstrueux.

 

En quelque sorte nous pensons que notre "bonne volonté" (l'autre nom de la lâcheté)

nous fera obtenir des concessions.

C'est archi-faux, notre attitude persuade les dictateurs, de quelque obédience qu'ils se

réclament, à nous mépriser un peu plus et à nous faire chanter en proportion.

 

L'Iran, les ultras Palestiniens, la Corée du Nord, l'Ukraine, la Russie de Poutine et tant

d'autres savent que nous fronçons les sourcils cinq minutes puis qu'on passe à autre

chose.

Pour la Corée du Nord il ne faut pas oublier que depuis 1948, soit 65 ans, ce régime

impossible maintient les hommes qui ont eu le malheur de naître sur cette terre dans

un état proche de l'esclavage et de l'abrutissement.

 

 

 

 

 

 

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