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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 08:49

C'est "Marianne", sous la plume de Guy Konopnicki, qui a sauvé l'honneur de la

presse en rappelant que Jacques Vergès n'était pas sympathique ni admirable.

A lire les autres titres de presse on aurait presque fini par le croire.

Avec ces deux fortes et réalistes sentences le journaliste rappelle quel homme

était Vergès et pourquoi, au lieu de lui manger dans la main, il aurait au

contraire fallu ignorer ses provocations et son système ahurissant de défense.

(à propos de la messe -oui la messe- dite pour lui): "Avec l'abbé la Morandais,

le ciel n'est pas garanti, mais la télé sera au rendez-vous. Elle avait, d'ailleurs,

précédé la messe d'un déluge de louanges. La mort force l'éloge, du moins

quand elle frappe individuellement. Les victimes de Pol Pot et Kieu Samphan*

sont beaucoup trop nombreuses pour être saluées. On s'incline devant une

tombe, pas devant une fosse commune."

C'est moi qui souligne.

 

Plus loin "Le génie de Jacques Vergès tenait dans sa manière de transposer

à la télé le théâtre de la justice. Sautant sur les causes perdues d'avance, il

était assuré de l'effet médiatique."

 

Je ne l'aurais pas mieux dit.

 

Rappelons la sentence qui prévalut pendant les 4 ans de folie meurtrière de

ces "progressistes" approuvés (voire aidés) par Vergès lorsqu'ils dirigèrent

le Cambodge. elle s'adressait à tous, hommes, femmes, enfants, vieillards,

infirmes: "à vous garder (en vie) point de bénéfice, à vous tuer point de perte".

Mieux vaut ne pas parler de la "morale" de Klaus Barbie et des autres clients

de cet avocat que je considère comme dévoyé.

 

 

 

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 07:24

Je sais que certaines "vaches sacrées" sont plus difficiles à dégommer que le

tout venant et que les humoristes et autres vachards stipendiés préfèrent -et de

loin- tirer sur des ambulances de tout repos que sur des personnes qui font

l'unanimité, le consensus hypocrite ou qui suscitent la flagornerie.

 

A cet égard j'ai été surpris que le gros Depardieu essuie quelques rafales car,

jusqu'ici, il pouvait se commettre dans des bouses et dire n'importe quoi sans

jamais être remis en cause. Il avait la caution de ceux qui savent et il s'était

commis avec ces vieilles connes de Marguerite Duras et Josée Dayan. Il

bénéficiait donc d'une bienveillance étendue.


Des imposteurs germanopratins bénéficient ainsi, sur des durées parfois très

longues, voire post-mortem, d'une indulgence assez stupéfiante.

 

Je ne reviendrais pas sur mes têtes de turc (Deneuve depuis 20 ans, Truffaut,

le metteur en scène bébête, BHL le philosophe de Paris-Match, Johnny, le

rocker des routiers etc. etc.) mais sur le prince des imposteurs, le magicien du

rien du tout, le cinéaste de l'infiniment petit, le Suisse le plus envahissant de la

planète, Jean-Luc Godard dont le nom est prononcé avec stupeur et tremblement

par les cinéphiles alanguis, la rédaction des "Inrockuptibles", celle de "Télérama",

et quelques fans énamourés qui croient avoir reconnu en lui un avatar de Freud,

de Lénine, de Marx, de Soulages et peut-être même de Dieu.

 

Alors que le génie à la caméra se fait (enfin) rare et que les nécros s'écrivent en

douce et dans la douleur, il est plus que temps de dire à quel point cet homme

s'est foutu du monde et surtout combien son oeuvre est mince.

On cite toujours "Pierrot le Fou", "A bout de souffle" et "le mépris" comme ses

trois oeuvres majeures. Je défie quiconque qui soit honnète d'en regarder un

en entier sans être pris de convulsions ou, à tout le moins d'un violent mal de

tête.
"Le mépris", par exemple, est tellement démodé, tellement mal joué, tellement

foutraque que c'en est presque comique. Bardot y est parfois très belle mais

quelle piètre comédienne! Piccoli fait déjà du Piccoli et les dialogues sont

lourds et ridicules.
...Seules les statues sont acceptables! et la voiture de Jack Palance et la villa

de Capri. Tout le reste est à jeter.

 

Entendre Bardot répéter plus de 7 fois "j'irais pas" ou Anna Karina "qu'est-ce

que je peux faire, j'sais pas quoi faire" doit être un plaisir solitaire de maniaque!

pardon, de cinéaste pratiquant l'onanisme avec feus les "cahiers du cinéma"

dans l'autre main.

 

Ces "films" (objets filmés serait plus juste) sont datés. Je n'imagine pas un

instant qu'un jeune de 20 ans et plus puisse y trouver le moindre plaisir.

A part peut être la couleur?


Ces sentences creuses et édifiantes, je le répète, convenaient à merveille

pour exciter le pré-bobo progressiste. Aujourd'hui, si quelqu'un regardait "la

Chinoise" ou les films de cette époque du suisse à lunettes il serait pris

d'un inextinguible fou-rire devant tant de pompe et de bêtise contente d'elle.

Le jour où Godard passera l'arme à gauche je resterais sous la couette et

je couperais le courant.

Les orphelins n'ont pas fini de jouer les pleureuses...

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 07:27

La grande affaire qui occupe une partie de mes pensées concerne cette

lancinante question: "change t'on en vieillissant?".

Questions corollaires: est-on toujours le ou la même de sa naissance à sa

mort et peut-on s'améliorer?

Etant d'un naturel optimiste et considérant un échantillonnage limité (mon

entourage familial et amical) je dirais que oui, on s'améliore en grandissant.

Cependant le simple fait, pour quelqu'un, de remarquer à haute voix: "j'ai

changé" suscite des sourires amusés et suspicieux.

En réfléchissant un peu, sur les autres d'abord, on constate que si il est

absolument indubitable qu'ils changent physiquement d'une année sur l'autre,

d'une décennie sur l'autre (ne parlons même que de vieillissement cellulaire)

il est tout aussi évident que certains aspects de leur personnalité évoluent

tandis que d'autres demeurent.
Le constat est fait: on change mais à la marge.
Je ne crois pas que quelqu'un de colérique puisse entièrement se dominer

et faire disparaître cet aspect de son caractère.
Même chose pour un introverti ou un extraverti, un égoïste ou un beau

parleur.
L'expérience de la vie fait que l'on peut corriger -voire dominer- un aspect

irritant de notre personnalité, pas l'effacer.

Il n'est de voir ce que deviennent nos enfants une fois le tremblement de

terre de l'adolescence derrière eux: on retrouve certains traits comportementaux

qui font qu'un timide peut jouer les matamores mais restera fondamentalement

un timide, qu'une séductrice en jupe courte deviendra une séductrice tout court

et qu'un meneur fera rarement gardien de phare*.

En vieillissant une personne qui a appris de la vie et qui sera tournée vers les

autres cherchera à s'améliorer et à combattre les aspects de sa personnalité

qu'elle considère comme négatifs ou contre-productifs.

L'impatience, par exemple, amusante chez un trentenaire est insupportable

chez un sexagénaire.
Voyant comment son égocentrisme l'isole une personne intelligente fera de son

mieux pour montrer qu'elle s'intéresse -aussi- aux autres et sortira ainsi de son

isolement.

Et ainsi de suite.

Ces réflexions indiquent bien que l'on peut changer et que si l'on ne fera pas

d'un paresseux un foudre de guerre on peut amener un jaloux congénital à

s'amender et une paranoïaque à constater de la bienveillance autour d'elle.

Le plus difficile, en cette affaire, est de "convaincre" les autres qu'on change

ou qu'on a changé.
Pour la famille et l'entourage proche on est, une fois pour toutes, déterminé par

des traits de caractère et, à jamais, traité en fonction de ce départ.

...On doit aussi noter qu'on fait nous aussi partie d'entourages et qu'on a aussi

ces partis-pris et cette difficulté à voir l'évolution des autres.

On la refuse même parfois.

 

* PS: entendu ce matin d'un homme pourtant pas plus "pimpin" que ça et désignant

le château d'eau du Pont Neuf (aujourd'hui transformé en musée de la photographie):

"C'est un phare pour diriger les bateaux".

Les touristes m'étonneront toujours!

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 07:32

Laura Antonelli 001

Un lundi 19 août, par une chaude soirée d'été,  il s'est trouvé plus de 15 pékins pour aller au cinéma Utopia du centre ville et payer 6,50€ pour voir une copie, certes restaurée, de "Mon Dieu comment suis-je tombée si bas" que Luigi Comencini avait tourné en 1973.

Les hommes dans la salle je savais pourquoi ils étaient là: l'histoire du film ils s'en fichaient bien mais la présence dans presque tous les plans de Laura Antonelli à l'apogée de sa beauté était un puissant aimant.
Les femmes étaient peut-être venues pour Michele Placido ou même Jean Rochefort jeune, allez savoir.
Dans ce film, dans lequel ils se double lui-même, Jean Rochefort est un très mauvais comédien. Exécrable même. Ridicule si j'osais.

Laura Antonelli non plus n'est pas une actrice. Elle a quelque chose de plus qui la rend irrésistible. Physiquement intelligente je dirais.
Et ce visage..... Une madone avec un corps de pêcheresse.

Avant que Berlusconi n'annexe l'Italie et ne la noie sous son mauvais goût, son fric et sa vulgarité il existait, on l'a oublié, un excellent cinéma italien. 
Divers, original, complet, de qualité. Les comédiens et comédiennes Italiens valaient leurs homologues yankees ou frenchies. Largement. Un Vittorio Gassman, une Anna Magnani étaient aussi importants que bien des stars d'ailleurs. 

Ne parlons pas de Sophia Loren et de Marcello Mastroianni. La télévision à paillettes a tué et enterré ce cinéma dont seuls reste le souvenir. Fellini, Rosi, De Sica, Visconti, Scola, Pasolini, Antonioni sont des noms qui firent la légende du cinéma transalpin.

 

Luigi Comencini, réalisateur du film (très moyen) que j'ai re- vu hier (je l'avais vu à sa sortie) a fait d'excellents films ("L'incompris", "Pinocchio", "l'Argent de la vieille" et "Eugenio") et beaucoup d'autres bien moins intéressants.

Peu de cinéastes, dans le monde, ont su comme lui montrer l'enfance et sa difficulté d'être.
A cet égard "l'Incompris" est un miracle qui évite tous les poncifs que notre époque adore. C'est l'anti Disney absolu.

 

Dommage que ce cinéma n'intéresse plus grand monde et qu'il soit perdu corps et biens. C'était une diversité qui manque considérablement.

 

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 07:46

Ce n'est pas de l'indifférence. Plutôt une sorte de dégoût devant une

situation déjà vue ailleurs et à de trop nombreuses reprises.
L'Egypte s'enfonce un peu plus dans la guerre civile et je constate que

je m'en fiche.
Oui, je me fiche de ce maelström de violences parce que j'en ai trop

vu ailleurs du même genre.

Qu'importe pour moi, que les Egyptiens n'aient à choisir qu'entre

Charybde et Scylla, entre la peste et le choléra, entre l'armée et les

Islamistes?

Nos leçons ne leur servent à rien. Nos massacres d'autrefois non plus.
Ils ne tirent les leçons de rien et mettent le pays à feu et à sang pour

des principes.

Les Grands Principes nous ont conduit à la boucherie de 14-18.

 

Entre autres.

 

Ma capacité à m'émouvoir se dissous au fil du temps. J'étais vraiment

étonné et heureux du fameux "printemps arabe" et suis consterné de

ce qu'il en est advenu.
Remplacer Ben Ali ou Moubarak par la Charia ne me paraît pas aller

dans le sens du progrès.

...Du moins pour le Tunisien ou l'Egyptien qui a souffert des premiers et

qui souffre de l'application de la seconde.

 

D'ailleurs, si l'on y songe, la "Révolution" a t'elle jugé les tyrans? leur a

t'elle repris les fortunes qu'ils ont détournées? poser la question c'est y

répondre.


L'intolérance religieuse, les obligations rituelles ou sociales.... le carcan

qu'ils imposent à la société ne me semble pas moins douloureux que la

dictature à front de taureau des potentats déchus.

A force je finis par ne plus m'intéresser à ces soubressauts illogiques qui

remplacent un mal par un autre mal.

...Et mon impuissance est totale à les aider.

 

J'appelle ça le syndrome Iranien. Lorsque la Savak et le Shah d'Iran ont

été remplacées par les pendaisons aux grues des ennemis de la  révolution

par les partisans de l'ayatollah Khomeiny.

 

 


Autant regarder ailleurs pour ne pas désespérer de notre race.

 

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 07:00

Je suis un observateur attentif de la politique en France depuis des années.
Je lis beaucoup de livres ayant trait à la vie politique et à l'histoire et suis

un lecteur avide de magazines et quotidiens, en ligne ou sous leur format

papier.
Ceci pour dire que si je n'ai aucune compétence professionnelle j'ai au

moins autant de connaissances et de réferences que bien des exégètes qui

se trompent si souvent bien qu'ils aient fait profession d'analyser et de

commenter la vie politique.

Depuis quelques semaines on assite à ce que je qualifierais sans hésiter un

véritable "bourrage de crânes" sur le retour supposé irrésistible de l'ex-président

de la République.
Avec des airs entendus et en s'appuyant sur de mystérieuses sources ils vous

disent que Nicolas Sarkozy succédera à François Hollande au printemps 2017.

 

A mes yeux cela relève de l'intox pure pour diverses raisons.

1° Dans ce pays, mis à part Napoléon 1er lors des Cent Jours et Louis XVIII

   avant et après les Cent Jours aucun chef d'état, à fortiori élu au suffrage

   universel n'a pu revenir après avoir été écarté du pouvoir*.

2° La personnalité de Nicolas Sarkozy a, tout au long de son mandat mais

   plus encore à la fin été rejetée par une part très importante de l'électorat.

3° Le mandat politique a tendance, dans les pays démocratiques, à raccourcir.
    Des Tony Blair, des Shröeder, des Zapatero et tant d'autres ont vu la fin de 

    leur mandat se précipiter ou ont été contraint de jeter l'éponge sans espoir

    de retour. 

4° Comme en témoigne l'aventure de Ségolène Royal les Français donnent

    désormais une chance mais pas deux à ceux qui les sollicitent.

5° Son bilan, en tant que président n'a rien d'exceptionnel et l'étiquette de

    "président des riches" lui colle à la peau.Sa présidence ultra-libérale ne

    sera pas oubliée si d'aventure il se représentait, pas plus que ses amitiés

    encombrantes avec les patrons du CAC 40 et Bolloré, Bouygues & Co.

 

6° il n'a aucune chance de se refaire une virginité et d'apparaître un jour

    comme un homme neuf.

 

7° Beaucoup de scandales et d'affaires dans lesquels son nom et sa fonction

    sont impliqués sont en cours et occuperont la chronique judiciaire dans les

    trois ou quatre années à venir (Kadhafi, campagne Balladur, comptes de

    campagne 2012, affaire des millions de Tapie, Christine Lagarde etc.)

 

8° La droite sait instinctivement que l'addition des centres et de l'extrème droite

    est un leurre qui barre la route de l'Elysée. C'est pourtant la stratégie de

    Patrick Buisson et de Nicolas Sarkozy et elle ne peut être gagnante dans

    un pays ou Le Pen père a obtenu moins de 20% au second tour de la

    présidentielle 2002.

 

9° A l'inverse de son père Marine Le Pen veut le pouvoir et sait exactement

     comment y arriver. Elle organise son mouvement dans ce but et ne fera

      en aucun cas la courte échelle à Sarkozy. 

 

10° Le programme de la Droite, à supposer qu'elle en prépare un d'ici les

      échéances de 2017, sera obligatoirement le reflet de la droitisation de

      son électorat. Il agrègera un noyau dur de militants UMP et d'anti-

      socialistes viscéraux mais ne parviendra pas à attirer tout le vote des

      2 millions d'électeurs "flottants" qui font l'élection.

      On observera sans doute un vote "à l'américaine" qui a écarté les deux

      derniers candidats républicains qui étaient trop à droite pour complaire

      au "tea party" et à leur électorat extrêmiste.

 

11° Il reste 4 ans au pouvoir actuel, au PS et aux verts pour obtenir des résultats.

 

12° Il y a, à droite, des hommes et des femmes (Vaucquiez, Fillon, NKM....) qui

      ont été humiliés par Nicolas Sarkozy, par sa façon de gouverner, par son

      incapacité à (leur) faire confiance et à travailler en équipe qui feront tout pour

      empêcher son retour.

13° Copé, Sarkozy en pire, veut la place! On peut lui faire confiance pour garnir

       le chemin de sa réelection de N.Sarkozy de peaux de bananes et de savon

       noir....

 

14° l'éternelle question du "recours" est un leurre. Ni Barre ni quiconque n'a

      pu se faire élire juste parce qu'il était un recours. Nicolas Sarkozy n'est

      considéré comme un recours que par sa camarilla (Ciotti, Hortefeux,

      Morano, Balkany...) ce qui est tout dire.

 

Comme pour mon pronostic de 2010 (vous pouvez vérifier) qu'Hollande était le

principal atout du PS et qu'il avait de très fortes chances de l'emporter en 2012

Je fais le pari que l'avenir de Nicolas Sarkozy est derrière lui.

 

* Les pérégrinations hasardeuses de Giscard entre son échec de 81 et 1995,

  année où il a enfin compris que les Français ne voulaient plus de lui sont là

  pour le prouver.

 

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 06:58

Délaissant les pénibles travaux du tramway toulousain je suis allé m'exiler

(avec plaisir) en Ecosse et à Edimbourg où je suis tombé sur les travaux du

tramway qui généraient des embouteillages qui rendaient ceux de Toulouse

presqu'anodins.
Ce clin d'oeil m'a amusé et j'étais sans doute conditionné pour voir d'un regard

moins critique la prolongation de la ligne de tram qui ira des Arènes au Grand

Rond.
Et ce d'autant plus que ces 3 semaines de présence épisodique dans la ville

rose m'ont mis devant une évolution rapide et visible des travaux.

Le Pont St Michel et son élégante station n'a rien à envier au Pont Neuf de

Bordeaux que j'admirais.

 

Le Boulevard Déodat de Séverac, l'Avenue de Muret et les Allées Jules Guesde

ne souffrent pas de l'implantation de la voie du tram: au contraire elle en

souligne le charme provincial et la discrétion.

 

Pour que les électeurs aient oublié le bruit, le dérangement et la poussière

des 3 dernières années de travaux titanesques le maire a donné la consigne

de forcer l'allure et d'achever la construction de l'allongement de la ligne pour

la fin de l'année.
C'est habile et c'est sans doute un pari réussi: je suis sous le charme de cette

prolongation de ligne qui passe à dix minutes de chez moi et sous les fenêtres

de F****.

 

La beauté et le caractère pratique du tramway me feront oublier les

embouteillages, la circulaion infernale et l'agacement qu'auront causés son

implantation. 

 

Et c'est tellement savoureux de voir qu'une technique (celle du tramway), déclarée

obsolète dans les années 1950 est redevenue une nécessité que je savoure

ce retour des rails au milieu du macadam ou des pavés.
On l'oublie mais bien souvent, là même où l'on pose péniblement des rails

aujourd'hui, nos grands parents nous avaient précédés.
Sur les mêmes itinéraires, avec un matériel certes moins performant, on se

déplaçait aussi dans des tramways hippomobiles puis éléctriques...

 

La forme des engins roulants et du mobilier urbain qui lui est consubtantiel

a changé du tout au tout mais le principe est le même.
Qui sait? d'autres tehniques déclarées ringardes ou dépassées referont

surface, crise aidant, dans les années à venir.

 

 

 

 

 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 07:44

La seule certitude que j'ai, moi aussi, c'est d'être dans le doute.
En fait j'ai bien conscience que mes petits posts quotidiens sur

"Overblog" n'ont qu'un intérêt des plus limités et ne sont que la

manifestation extérieure d'un ego surdimensionné.
Je me doute bien que mes réflexions, mes coups de griffes, mes

coups de coeur et mes lapidations écrites n'offrent à l'éventuel

lecteur qu'un divertissement qu'on pourrait comparer à une

discussion au "café du commerce". 


Cependant, malgré de nombreuses et régulières envies d'y

mettre un terme je les poursuis en me disant:

 

- que personne n'est contraint de les lire et que ceux qui le font

  le font par un acte volontaire (et je les en remercie).

 

- que le moindre responsable d'une revue confidentielle donne

  bien son avis sous forme d'éditorial souvent des plus rasoirs.

 

- que nombre de journalistes dépourvus de la moindre parcelle de

   talent nous infligent aussi leurs pensées.

 

- que tant d'acteurs, de couturiers (!), de marchands d'illusions et

  autres zéros sont sollicités à s'exprimeret le font sans complexe

 

- qu'on attend pas de moi que je découvre la pierre philosophale

 

- que ça m'amuse et me fait du bien

 

- que j'aime lire les commentaires que mes posts suscitent

 

- et enfin que ça me fait (souvent) me documenter, chercher, vérifier

  comparer et creuser une idée ou un sujet.

 

Après tout un Philippe Bouvard trouve bien des tribunes pour

exprimer sa pensée moisie comme tant d'inamovibles débris et

rebuts de presse...

On donne tellement la parole à des gens dont l'élévation de pensée

ne va pas jusqu'à l'entresol que moi qui, modestement, vais jusqu'au

premier puis bien la prendre sans qu'on me la donne!

 

 

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 07:19

Epluchant le classement -contestable- des 100 meilleures chansons de tous les temps* établi par le  "Billboard" américain je ne pouvais m'empêcher de penser à la "chanson Française" en général et à "l'exception culturelle Française" en particulier.
C'est faire preuve d'un mauvais esprit et d'un chauvinisme inversé que de souligner à quel point nos productions nationales méritent le mépris international dans lequel elles se trouvent mais je le fais sans hésiter.

Ainsi songeais-je en apprenant que le grotesque et insupportable "chanteur" Jean Jacques Goldmann faisait partie des hommes préférés par les Hexagonaux.
Si on remonte plus loin que les années 80 qui le virent "casser la baraque" avec des titres crétins, des musiques stupides et une morale de patronage on s'aperçoit qu'à de rares exceptions près, la production nationale a toujours été des plus médiocres.
Sans remonter jusqu'à Tino Rossi et ses roucoulades collabo, la période dite des "yéyés" démontrait sans ambiguité que nous n'étions capables que d'adaptations, d'ailleurs médiocres.
Les chansons des années 60 étaient des dérivés des tubes anglo-saxons, dépouillés de leur violence ou de leur message pour être ravalés au rang de bluettes commerciales pour public cucul et avachi.
Quand Bob Dylan publiait des disques de protest-songs poétiques et inventifs nous étions abonnés à Richard Anthony, Claude François ou (déjà) l'ineffable Dalida.
Quand les Beatles, les Rolling Stones, les Who, les Kinks, les Yardbirds, les Pink Floyd, les Doors, les Ten Years After...  explosaient la structure de la chanson de variété nous chantions "Hair" en Français avec Julien Clerc, nous supportions déjà les niaiseries de Johnny et Dalida (encore elle) alignait les succès avec sa con-soeur Sheila

et tant d'autres.

Quelques uns -heureusement- sauvaient l'honneur (Brel, Ferrat, Ferré, Brassens, Moustaki, Piaf, Manset) mais, il faut bien le dire, nos variétoches donnaient la nausée. David Bowie, Lou Reed, Cat Stevens, Donovan, tant d'autres les années suivantes, ont montré que la chanson n'était pas qu'une ritournelle ringarde pour samedis télévisés sauf en France où les Balavoine, Bruel et tant d'autres nous cassaient la tête et les oreilles en interprétant mal des conneries estampillées.

Ni les 90'S, ni les années 2000 et encore moins les années 2010 n'ont inversé la tendance: la production nationale est desespérément plate et ne fait que singer la musique anglo-saxonne.

...Ne parlons pas du "rap Français".... sous peine de ridicule absolu.

Notre exception culturelle c'est aussi un cinéma nombriliste et fontionnant en vase clos. Les mêmes actrices et les mêmes acteurs tournent dans les films de moins de 40 metteurs en scène, les uns étiquetés "grand public" et faisant des comédies idiotes pour un public Bac-4 ("Camping", "La vérité si je mens") les autres des films intellos pour critiques atteints par la limite d'âge ou la prostate, quand ce n'est pas les deux (Alain Resnais, Eric Rohmer).

Et, puisque je suis dans la schématisation et l'outrance, la critique négative et le jugement de valeur je terminerais en citant, juste pour rire, nos valeurs sûres qui font toutes les rentrées littéraires de notre beau pays: Amélie Nottomb, Christine Angot, Jean d'Ormesson...

N'oublions pas que notre "exception culturelle" c'est de considérer Bernard-Henri Levy comme un philosophe. Dit comme ça on comprendrait presque les Américains et leurs films de superhéros!

 

* il s'agit, on l'aura compris, de chansons exclusivement en anglais.

 

 

 

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 07:50

Pourquoi es-t'on si stupide et creux lorsque quelqu'un qu'on aime vous apprend

qu'il a une maladie inquiétante?

On voudrait lui sauter au cou, lui dire toute l'affection et la peine que l'on ressent

et, de notre bouche, ne s'échappent que des réflexions insipides et convenues.

 

Notre société a tellement évacué la douleur et la maladie, la vieillesse et la mort

que nous ne savons plus y faire face. Nous n'avons plus aucun repère et dans

un environnement qui n'accepte que la jeunesse et la beauté on est pris au

dépourvu lorsqu'une telle annonce nous est faite.

 

Les réactions et les commentaires de la personne qui est malade (ou dont la

maladie a été pronostiquée) nous indiquent son degré de lucidité et la façon

dont elle entend être traitée mais chacun réagit avec des références biaisées

qui nous sont maintenant des réflexes.

 

C'est alors un festival de phrases consolatrices convenues et de réflexions qui

se voudraient apaisantes et qui doivent, au contraire, inquiéter plus encore.

 

Avec d'un côté ces automatismes culturels qui tuent la spontanéité et de l'autre

l'accès à tous les outils modernes d'information, la personne fragilisée par

l'annonce de sa maladie doit être perpétuellement entre crainte et assurance,

entre volonté d'oublier et curiosité de tout savoir.

 

La peur d'en "faire trop" comme celle de ne pas "en faire assez", la volonté de ne

pas inquiéter mais aussi le recul (ce n'est pas nous qui sommes touché) nous

conduit en effet à ce rôle effacé et à ces réactions attendues.

 

Et pourtant je suis certain que notre affection, l'émotion que l'on ressent et qu'on

aimerait dire est d'égale proportion avec les sentiments de peur, d'inquiétude et

de besoin d'apaisement, même temporaire, de la personne à qui la médecine

vient de donner un coup de semonce.

 

Comme tout le monde, je n'ai pas su trouver les mots et les gestes et je m'en

veux.

Heureusement c'est seulement l'annonce de la maladie à laquelle je n'ai pas

su répondre. Pas la maladie.

 

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