Je suis extrèmement troublé par "l'affaire DSK" et furieux aussi de tout ce que cette affaire révèle
de la vie politique en France.
Tout d'abord je trouve littéralement hallucinant que le PS ait voulu nous le faire élire Président
de la République: visiblement le rapport qu'il a avec le sexe et les femmes ne lui permet pas de
remplir ce rôle.
Berlusconi nous montre au quotidien en Italie le désastre que représente la présence au pouvoir
d'un sexagénaire obsédé sexuel.
Sortant d'une présidence Sarkozy la France mérite mieux que de passer de mal en pis, de Charybde
Sarkozy en Scylla Strauss-Kahn.
Je n'en reviens pas non plus de la réserve (pour ne pas dire dissimulation) dont la presse a fait
preuve vis à vis de DSK.
Trop d'affaires et trop de rumeurs auraient mérité, pour le moins, ses investigations.
Les instituts de sondage, les relais d'opinion et surtout l'élite politico-médiatique a sciemment promu
une candidature pour le moins problématique.
Enfin la répugnante solidarité de classe qui a vu des personnes respectables (Badinter, Moscovici) et
d'autres qui ne le sont pas mais qui bénéficient d'un accès aux médias (Lang, BHL, Cambadelis, Levaï)
prendre la défense de DSK sans penser, ne serait ce qu'un instant, qu'il s'est peut-être livré aux actes qui
lui sont reprochés.
Leurs plaidoyers frôlaient le déni de justice et le mépris pour la victime présumée.
Donneur de leçons devant l'éternel, Jean François Kahn n'a t'il pas parlé de: " troussage de domestique"?
Quant à Jack Lang son retentissant "il n'y a pas mort d'homme" relève de la bêtise pure.
Que le PS, qui a un boulevard devant lui pour l'éléction présidentielle de l'année prochaine, soit prêt
à se ranger derrière un tel candidat et qu'il continue à le défendre de manière aussi ostentatoire
n'est pas de nature à rassurer.
... et les leçons de l'affaire n'ont pas été retenues puisque, pour remplacer DSK à la tête du FMI, la
France pousse la candidature de Christine Lagarde, elle-même sous la menace de renvoi devant la
Cour de Justice de la République pour son coup-de-pouce à Tapie.
