"qui ne connaît pas le passé ou oublie ses leçons se destine à le revivre". Je dis celà pour celui
de mes estimés lecteurs quim'a laissé un sympathique message pour me conseiller d'oublier
mes critiques du communisme.
Je critique le régime dit communiste parce que, partout où il a été appliqué, PARTOUT, il a apporté
le chaos, la violence, l'arbitraire, la privation de liberté et, finalement, la mort.
Du Cambodge à la Chine, du Laos au Vietnam, dans les anciens pays de l'Est, en URSS bien sur
mais aussi à Cuba, au Nicaragua comme en Corée du Nord partout on a vu la même chose se
produire: une caste organisée confisquer tous les pouvoirs, un culte de la personnalité s'édifier,
un parti unique et tout puissant décider de tout, une justice, une police et une armée être au service
d'une idéologie et la répression s'abattre sur tous ceux et toutes celles qui pensaient différemment
mais aussi sur celles et ceux dont les origines sociales les rendaient suspects.
En massacrant les élites polonaises à Katyn (Pologne) en 39 le régime du "petit père des peuples"
donnait la définition de son idéologie et l'illustrait par l'exemple.
Ce communisme vous ôtait la vie, à Phnom-Penh comme à Vientiane, à Pekin comme à Moscou
et partout en fait, parce que vous étiez jugé hostile ou possiblement hostile.
Vous disparaissiez mais vos ascendants et descendants étaient eux aussi voués à la disparition.
Dans le meilleur des cas ils devenaient des parias après avoir dû vous renier et même vous
oublier.
Si le procès du nazisme a bien eu lieu, si ses monstruosités ont bien été expliquées, démontrées et
dénoncées depuis la chute de l'Allemagne nazie en 1945 on ne peut pas vraiment dire que le procès
du communisme a été fait et qu'il est enseigné et critiqué comme il le devrait.
Certains n'ont d'ailleurs pas abjuré leur "foi" en cette idéologie et ils ne sont pas cloués au pilori,
même s'ils défendent (mollement il faut en convenir) ce qui s'est fait en son nom entre 1917 et
aujourd'hui. (n'oublions pas que la Chine, Cuba, le Vietnam et la Corée du Nord restent de cette
obédience) on les écoute comme s'ils défendaient une cause défendable.
Que ceux qui ignorent ce qu'a été cette monstruosité politique, intellectuelle et sociétale, une
aberration de la pensée humaine comme celle-ci en a tant produites, aillent visiter la Loubianka
à Moscou ou le camp de Tuol Sleng dans la capitale Cambodgienne. Qu'ils lisent les innombrables
récits consacrés aux communisme et à ses oeuvres (ce qu'il a fait en Espagne pendant la guerre
civile, ce qu'il a fait dans les camps de "réeducation" vietnammiens, ce qu'a été la "Révolution
culturelle" chinoise, ce qu'est la vie de tous les jours aujourd'hui à Pyongyang etc.)
Qui veut savoir sait, qui veut oublier le peut.
Prenons garde cependant que "pour notre bien" d'autres fous criminels ne s'inspirent pas de cette
idée folle qui était celle des pionniers: créer un homme nouveau.
Les yotheas, les gardes rouges ou les tchékistes étaient des hommes nouveaux....