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1 décembre 2025 1 01 /12 /décembre /2025 12:34

Le 6ème Président de la V ème République Française, Nicolas Sarkozy est le premier à avoir fait de la prison. Un petit peu moins de 3 semaines exactement. N'oublions pas, que dans une autre affaire il a dû se résoudre à porter un bracelet électronique et qu'il n'en a pas fini avec la justice. Là est l'indignité. Nulle part ailleurs. 

Lui qui parle comme un charretier et qui n'utilise que 450 mots de la langue Française s'est découvert, sur le tard, une vocation "d'homme de lettres". Sa dernière et actuelle femme l'a dégrossi lorsqu'elle l'a rencontré et elle lui a permis de faire illusion à condition de ne pas l'écouter ni le lire trop attentivement. (il étale ses faibles connaissances générales dont il ne voit pas qu'elles l'accablent). L'ami de Didier Barbelivien et autres "auteurs" de cet acabit croit qu'un livre "people" offert avec l'adhésion à un parti politique le met immédiatement en concurrence avec Modiano ou Camus! 

Mais soyons honnête. Il semblerait que ses livres se vendent plutôt correctement pour des livres politiques. Sarkozy avait, de toute manière, un compte à régler avec son ex collaborateur et premier ministre François Fillon qui avait bien vendu "Faire" son bouquin programme. La jalousie le taraudait depuis longtemps. 

Depuis, Sarkozy est malade dès qu'il n'est plus dans les livres de la semaine. Il a donc, sans crainte du ridicule écrit un livre (cette dernière phrase concernant Sarkozy ferait rire n'importe qui exceptés les domestiques médiatiques de Bolloré) sur son expérience carcérale qu'il ne craint pas de comparer à l'Affaire Dreyfus. 

Il n'a pas pensé à ajouter Louis XVI à Philippe Pétain comme chefs d'état Français ayant aussi été mis en prison... (Carla ne devait pas connaître d'autres prisonniers célèbres comme François 1er et Louis Napoléon Bonaparte). 

Ce serait drôle si ce n'était aussi navrant. Lui qui parlait "d'indignité" parlait d'or! ce qui est indigne c'est son quinquennat et ses affaires: Bettencourt-Kadhafi-Bismuth-Traité de Lisbonne etc. 

Il faudrait pouvoir en rire mais l'égo surdimensionné de Sarkozy empêche tout humour à son encontre. Il n'est pas drôle; il est consternant. Quelle indignité! 

 

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26 novembre 2025 3 26 /11 /novembre /2025 15:13

J'aime bien les lampes bouillote avec abat-jour en métal. Elles datent souvent du Consulat ou de l'Empire et les plus belles ont un pied en cuivre en forme de soucoupe.  Elles tiennent leur nom d'un jeu de cartes de l'époque révolutionnaire (une sorte d'ancêtre du poker) et possèdent un réservoir en creux destiné aux jetons que l'on donnait aux maîtres des jeux. 

C'est un objet de décoration que l'on trouve assez facilement: il va sans dire que plus il est ouvragé (peinture  sur l'abat jour en bon état, 3 bras, mécanisme de relèvement ou d'abaissement de la lumière d'origine), plus il est ancien plus il a de valeur et coûte cher à l'achat. 

On en trouve en bon état dans les ventes aux enchères publiques et chez les antiquaires car ces lampes restent recherchées . ...et sont toujours produites. Ce sont des copies de qualité qui coûtent cher. 

Posée sur un guéridon de jeux, sur le cuir d'un bureau ou même sur une table de vigne elle est un ornement discret et élégant. Décoratives leur succès ne se dément pas: je veux parler des lampes de banquier et leur abat-jour en verre de couleur verte. Elles se voient dans les bibliothèques mais pas uniquement. 

Le contraste entre le pied doré et le vert profond de l'abat-jour est d'un meilleur effet et la touche de lumière colorée que fait cette jolie lampe, hélas un peu galvaudée, est saisissant.

Ma femme en possédait une qu'elle avait su garder intacte jusqu'à ce que je vienne croiser dans ses eaux. Un jour un geste maladroit de ma part a envoyé la lampe dans les airs et, une fois retombée, il a fallu se rendre à l'évidence: sans abat-jour la lampe avait beaucoup moins de charme. 

Là intervient celui que mon frère appelait "le réparateur" à savoir moi animé de la volonté de réparer un vélo, une serrure ou n'importe quoi sans don ni technique pour y prétendre. 

J'ai eu l'idée de réparer moi-même la lampe défigurée. Me voilà démontant le mécanisme plus compliqué qu'on l'imagine de serrage et maintien de l'abat-jour. Très serré il ne fallait pas aplatir le pas de vis ni perdre les nombreuses collerettes ni bien sur les joints en pastique. J'ai mis le temps mais y suis parvenu. 

Changer la douille et la poser une fois l'abat-jour installé s'est avéré très difficile. J'ai gardé mon calme, retrouvé les tous petits tournevis et serré sans casser la douille et les dernières vis. Miracle! tout tenait et la lampe semblait dire: "essaie moi maintenant". 

J'ai bien pensé la brancher sur une prise des parties communes de l'immeuble mais j'ai bien vite éloigné cette mauvaise pensée. j'ai regardé la lampe en la questionnant: "vas tu être pourvoyeuse de félicité ou me gâcher la journée?" la lampe ne disait rien..

J'ai branché et elle s'est allumée. Pour 35€ (l'abat-jour) + 1,99€ (la douille) la lampe de banquier fonctionne et est enfin exposée, elle dont on cachait les blessures et cicatrices. On me demandait 55€ pour la réparation auxquels il fallait ajouter les 35€ de l'abat-jour. 

Je ne suis pas bricoleur -hélas- mais quel plaisir lorsque je me donne une mission bricolage et que je la mène à bien! Je crois que j'aurais franchi un cap le jour où je changerai le pneu arrière d'un vélo et réussirai à remonter la roue en tendant la chaîne comme il convient. 

En attendant je suis presque fier d'avoir réparé la conséquence de ma brutalité et cela sans trop de difficulté. 

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26 novembre 2025 3 26 /11 /novembre /2025 07:00

Je n'ai plus la rigueur que j'avais autrefois avec ce blog et d'abord plus la régularité qui a été la mienne pendant de longues années. 

Je ne sais plus ou ne parviens plus à m'astreindre à un post par jour et j'écris des bouts de pages en suivant des idées sur des morceaux de papier épars. Je les laisse inachevés et je retombe dessus quelques temps après. 

De ce fait je ne suis pas certain que je ne fais pas des "doublons" en republiant des textes que je vous ai déjà proposés. 

J'ai retrouvé celui qui suit, écrit sur une serviette de table (et par là assez illisible) et l'ai jugé suffisamment potable pour être de nouveau soumis à votre attention. 

"Libération daté du 21 octobre 2025 consacre une page à un travers que j'avais identifié, ressenti mais n'avais pas formulé. Une habitude installée (pléonasme)  et à laquelle personne ne semble vouloir mettre un terme ou du moins l'atténuer. Je veux parler de l'héroïsation des personnalités célèbres atteintes de cancer.

Charlie Dalin, vainqueur du 10ème Vendée Globe et son "pamplemousse dans les intestins" a été, sans doute à son corps défendant, porté au pinacle presque plus pour sa lutte contre la maladie que pour son exploit  nautique. 

J'ai, tout comme le quotidien, été agacé par cette glorification de la lutte contre le cancer que j'ai trouvée très exagérée. Bien sur le navigateur a du mérite mais pas plus que de nombreux autres malades dont on n'irait pas comparer leur maladie à une hydre agressive. On ne parle pas de "lutte à mort" quand on évoque le cancer de notre cousine ou de notre parrain!

Ce vocabulaire de démonologie, ces images et vocabulaire militaire est outré et sans doute , comme le relève l'auteur de l'article Maurice Midena dont il est précisé qu'il est journaliste et ancien malade destiné à adoucir les nécrologies de personnalités aux CV controversés et de citer Tapie ou Ardisson.

La confrontation à la maladie serait comparée à une guerre que ces personnages sulfureux ont perdue et qui relativiserait leurs turpitudes. 

 

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24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 07:00

J'ai un rapport ambigu avec la Tour Eiffel: je l'aime et la déteste tout à la fois. Lorsque l'avion dans lequel j'ai pris place me la montre après un long voyage je la cherche au hublot et la reconnais comme une amie.

Lorsque je suis a pied, fourmi parmi les fourmis je la trouve laide et anecdotique. Et plus encore avec son "illumination" que je trouve atroce et "bling-bling".

Je ne peux m'empêcher de penser à la photo d'Hitler posant devant elle en juin 1940 ni de celle de cet inventeur d'ailes volantes qui s'écrase au sol .  

J'ai fait mienne cette réflexion amusante à son propos: "Il y a un endroit duquel la vue est la plus belle (sur Paris): c'est de la Tour Eiffel! parce qu'on l'on ne la voit pas."

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24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 07:00

Le cratère est l'un des nombreux cinémas d'art et d'essai de Toulouse. Sa programmation est surtout consacrée à des films sinon difficiles du moins plus ardus que ceux qui sont distribués dans les grands circuits habituels.

Il draine un public exigeant et constitué de connaisseurs et les films les plus improbables y trouvent un public fidèle et concerné. 

J'y ai vu "la disparition de Josef Mengele" un film qui répond bien aux critères en question. En noir et blanc (une belle image, des contrastes superbes), en Version originale sous-titrée et interprété par des comédiens que je n'avais jamais vus auparavant. C'est d'ailleurs un excellent choix scénaristique, le personnage étant comme effacé par ses crimes. 

Le film* est long (2H14) souvent incompréhensible mais pas inintéressant. Il retrace des moments de la vie de l'un des plus incontestables assassins nazis n'ayant pourtant jamais été jugé. Mengele était médecin SS, officier et chercheur en matière de race et de gémellité. Il avait le feu vert pour ses recherches, même les plus improbables et droit de vie ou mort sur les cobayes qu'il choisissait à l'arrivée des convois d'Auschwitz. 

A la fin de la guerre et bien qu'activement recherché il réussit à passer entre les mailles du filet et mourut par noyade accidentelle en 1979 au Brésil sans jamais avoir manifesté le moindre remord , au contraire. 

Par contre il vivait dans l'angoisse permanente d'être reconnu, jugé puis exécuté. Le film imagine un dialogue compliqué entre Mengele et son fils, sa fuite devant les chasseurs de nazis qui le voulaient à tout prix. 

Le film, je l'ai dit, est en noir et blanc pour le présent et en couleur pour le passé idéalisé.

En couleur donc un passage effroyable de sélection de deux Juifs manipulés comme de la viande ou des objets puis tués d'une balle dans la tête avec un réalisme glaçant. 

Autre passage en couleur dérangeant un groupe de nains et de naines chantant un opéra dans une scène elliptique. 

Le comédien est dans son rôle qu'il habite littéralement. Il est détestable et ne possède rien qui puisse le faire comprendre et, a fortiori, pardonner. 

Il crie tout le temps, ne regrette rien, terrorise son entourage qu'il méprise et rejette. 

C'est aussi ce que nous faisons avec lui qui fut l'archétype du tueur allemand sur de son bon droit et que n'empêchait pas de dormir son quotidien de bourreau à l'alibi scientifique. Le Mengele qui nous est proposé ne renie rien de son passé, au contraire et considère que sa guerre est digne d'éloges. 

Un film dérangeant et glaçant qui n'apporte pas de réflexion nouvelle sur les grands criminels de guerre et la façon dont ils s'arrangeaient avec leur conscience. Certaines scènes sont insoutenables: l'autopsie ou la mort du cochon en font partie. 

* "La disparition de Josef Mengele" de Kirill Serebrennikov (2025). 

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22 novembre 2025 6 22 /11 /novembre /2025 07:00

Aujourd'hui, premier jour du vrai hiver, nous nous promenions la goutte au nez dans les rues de Toulouse qui, quoi qu'il arrive, sont toujours pleines de passants prêts à dépenser. Incroyable la rapidité à laquelle les boutiques changent d'affectation et d'enseigne: votre boucher devient pressing, le spécialiste du livre religieux devient glacier* et ainsi de suite sans prévenir. 

Dans la rue qui descend de la Place Rouaix à la Trinité un magasin flambant neuf brillait de mille feux. Eclairé a giorno il attirait l'œil de l'acheteur le plus blasé. Il ressemblait à s'y méprendre à ceux que l'on s'attend à trouver (et que l'on trouve) à Kilkenny, Cork, Galway et bien entendu Dublin. Etagères de Whisky, pulls aux couleurs  élégantes, pots de Lemon curd, saumon fumé et bonbons gluants Rowntree, alignés comme à la parade s'offraient aux toulousains (enfin, s'offraient.. c'est une façon de parler. Les prix étaient élevés) comme s'il avait pris un avion ultra-rapide pour Galway, Limerick ou Tralee. 

Ma première réaction est favorable: quel merveilleux moment que cet été Irlandais. La seconde, après réflexion donc, a été de me dire: "quelle drôle d'idée! cela contribue à ce que les centres villes de tous les pays se ressemblent et que les particularismes de chacun disparaissent petit à petit pour standardiser tout, nourriture comprise. Les restaurants où l'on vous servait de la panse de brebis farcie (haggis) disparaissent d'Ecosse et sont remplacées par des pizzerias ou des kebabs. Gagne t'on au change? OUI! mon exemple est très mal choisi mais vous avez compris l'idée. 

Alors il n'y a pas lieu de s'alarmer: la bijouterie de quartier vendra bientôt des "compléments auditifs" et le tabac sera remplacé par une boutique ne vendant que des baskets hideuses mais chères. 

Et j'ai eu mes sweets au citron ultra-piquants qui m'ont ramenés à Cork. 

* détaillant des ice-creams au goût et couleurs improbables

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20 novembre 2025 4 20 /11 /novembre /2025 07:00

Il y a 43 ans, jour pour jour je me mariais avec celle qui allait devenir la mère de mes deux enfants et ma femme pour "le meilleur et le pire" pendant 26 ans.

Je me souviens bien de ce jour très froid et de la cérémonie civile à la mairie du XVIème arrondissement. Nous avions fait la traditionnelle photo dans les escaliers et sur le tapis rouge. Je crois qu'il n'existe qu'une seule rescapée -je parle de la photo- et qu'on ne distingue pas grand chose dessus. Nous avions désigné parmi les guest stars celui qui possédait le moins de talent et d'initiative pour cette corvée. 

Ma mère, mon père, mon frère et mes trois sœurs étaient présents ainsi que nos amis de l'époque qui ne le sont pas restés. Il y a beaucoup de participants qui sont passés de vie à trépas dont Gérard en 1996, des "adultes" de l'époque, et, comme souvent dans ces manifestations familiales des personnes dont j'ai oublié le nom et la voix. 

Après ce moment qui n'est pas resté comme étant guindé dans mon souvenir nous nous sommés séparés et nous avons pris un repas familial dans un restaurant de cuisine des îles dont je ne parviens plus à me souvenir du nom. Il était près des voies ferrées de la "ligne d'Auteuil" qui existait encore.  

"Les Filaos". Je crois que le restaurant s'appelait ainsi et qu'il servait de la cuisine de l'île Maurice et de l'île de la Réunion.  

Nous avons ensuite pris la route de Louveciennes* où se déroulaient les agapes. Je me rappelle avoir un peu trop bu et renversé mon verre. Avoir aussi passé plus de temps qu'il n'en aurait fallu avec la "fiancée" d'Hervé qui n'était pas présent. Pour qui, pourquoi je ne sais plus. Je sais seulement que la mariée fulminait et qu'on ne pouvait lui donner tort. Elle a d'ailleurs beaucoup fulminé pendant notre vie commune et, hélas, par ma faute bien souvent. 

C'était d'autant plus inacceptable que Catherine était radieuse (c'est le seul jour de nos vies où l'on emploie ce terme!) et que je voulais ce mariage avec elle. 

Si notre fils, qui ne viendrait que 13 mois après ce mariage avait pu être là, il m'aurait admonesté comme il l'a fait à mon second mariage alors que je m'excitais contre une invitée indélicate...

Comme de bien entendu la musique n'était pas celle que j'aurai voulu (mais cela valait mieux pour l'ambiance et pour l'harmonie de la soirée).. et je n'ai jamais plus mal dansé que ce jour là: un pignouf incapable de suivre le rythme. 

Catherine devait déjà regretter d'avoir dit "oui"! 

* le restaurant répondait au drôle de nom "d'auberge du cœur volant". 

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19 novembre 2025 3 19 /11 /novembre /2025 11:03

C'est sans doute un des plus beaux lieux du monde si ce n'est le plus beau. Tour à tour magnifique, éblouissant, stupéfiant et plus encore, Venise est à la hauteur des attentes les plus impatientes. Un séjour d'une semaine m'en a fait découvrir et aimer l'incroyable beauté . 
Nous étions en novembre et sur les sept jours, hormis la neige, nous avons eu toutes les conditions météorologiques qui toutes la sublimaient: jour et nuit, pluie et soleil, brume et coucher de soleil tout la magnifie. Connaissez-vous des lieux que la pluie n'abime pas?

Comme  pour New-York j'ai eu l'impression en la découvrant pour la première fois que je m'y étais déjà promené: on les a tant vues qu'on croit les connaître. 

Que dire de la "Sérénissime" qui soit à la hauteur de cette émotion qui vous étreint parfois devant une telle cité? tant de splendeur intimide et émeut: la pierre, les couleurs, l'eau bien sur, l'architecture, le mouvement, les oiseaux et même les visiteurs semblent composer une partition éblouissante et unique. Tout est à sa place changeante et pourtant immuable.

Les palais, les églises, les bâtiments, les ponts, les canaux, tous poussent le visiteur à l'introspection et au respect. L'Italie mérite mieux que l'estime que nous lui portons: elle possède d'authentiques merveilles dont Venise est le joyau. 

Une  fois vaincu le sentiment que nous ne sommes pas (plus?) à la hauteur de la Cité et que la Lagune s'offre doucement le visiteur semble n'avoir qu'une phrase à répéter mécaniquement: "que c'est beau".

Peu de choses, en une vie, conduisent à cet abandon consenti. 

Je ne citerais pas les noms que tout le monde connaît ni je n'essaierai de décrire les splendeurs qui se succèdent sans rivaliser tant toutes sont incroyablement belles. 

Même son grand âge, même les "marchands du temple" ne peuvent lui ravir un soupçon de son envoutement. 

Quand on la visite les yeux ne savent où se poser un long instant pour enregistrer ce qu'ils voient. Les appareils photos des visiteurs du monde entier cherchent à bloquer, un fugace moment l'image qui a frappé. Y parviennent ils? sans doute un peu. Mais capturer Venise est sans doute un rêve impossible.

La ville sur l'eau n'est pas qu'une ville c'est une concentration inouï de musées, de palaces et de cathédrales qui renferment des peintures, des statues, des reliquaires, des meubles, des sculptures... toutes plus stupéfiantes les unes que les autres. Datées du quinzième siècles et d'autres. L'Academia, par exemple,  vous accueille dans sa plus belle salle qui expose des peintures suffocantes tant elles sont belles. Vous commencez la visite par quelque chose qui vous happe un très long moment. 

Et les autres musées ont autant de beautés à vous offrir: Tintoret, le Titien... des peintres inspirés d'époques riches et intelligentes. 

J'ai même pu observer longuement des peintures de Jérôme Bosch que je n'avais vues qu'en reproductions sur papier. 

Je ne m'appesantirais pas sur la circulation des bateaux sur les canaux: silence et recueillement. Pas de xlaxon ni de sirènes. Juste le clapotis silencieux des vagues. 

Françoise a réussi à se réveiller avant le lever du jour et à voir l'immense Place Saint Marc sans un humain. J'ai regretté de ne pas m'être fait violence pour quitter mon lit et l'accompagner.  

C'est bien simple: en 7 jours et nuits je n'ai pas eu un seul moment inintéressant. 

 

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5 novembre 2025 3 05 /11 /novembre /2025 11:05

11%

11%. la côte de confiance du Président Macron est de 11%. C'est tout simplement hallucinant. Seul François Hollande avait été aussi bas. Même le prisonnier de la Santé, Nicolas Sarkozy n'avait pas vu sa côte chuter à cet étiage.

11% ça signifie que 89% des Français ne lui font pas confiance ou ne sont pas content de sa manière de gouverner. 

C'est stupéfiant. L'homme est intelligent (trop d'après certains) jeune, dynamique, il travaille et l'on sent qu'il ne passe pas son temps, comme le demi fou de la Maison Blanche, sur les terrains de golf. 

Non. Macron a épuisé les bonnes volontés et n'a plus la capacité (ni le temps ni la marge de manœuvre) pour espérer inverser la tendance. Il est à craindre que sa fin de mandat ne soit un parcours du combattant et qu'il n'est pas au bout de ses épreuves. 

Le centre, en France, n'existe pas. Les 8 années passées le prouvent sans l'ombre d'un doute. C'est au mieux une force d'appoint qui n'est pas fiable et dont les chefs sont bien incapables de peser sur la politique du pays. Plus encore que les partis dits "de gouvernement" ils se perdent en bagarres internes et se disputent pour posséder un petit pouvoir qui, bien souvent, n'est que celui de nuire. On a vu avec les 3 mois de François Bayrou à Matignon à quel point le programme, les troupes et les députés du centre se sont littéralement effilochés devant l'obstacle. 

Que reste t'il du groupe "en marche"? que sont devenus les stratèges de la conquête du pouvoir ? ils se sont auto dissous, brulés les ailes, ratatinés devant les difficultés. 

Macron, c'est le moins que l'on puisse dire, avait pourtant bien manœuvré pour arriver à 'Elysée. Il avait rendu impossible la candidature de Hollande à sa succession et réfléchi tant à la conquête du pouvoir qu'à ce qu'il convenait d'en faire. 

Réélu les Français lui ont refusé une majorité: la responsabilité du désastre est partagée. 

La dissolution après les Européennes n'a rien arrangé, au contraire. 

La suite est inquiétante: le RN est aux portes du pouvoir et rien ni personne ne semble en mesure de l'en  empêcher. La France Insoumise reste redoutable et, malgré son chef repoussoir possède une capacité de nuire qu'il serait dangereux de sous-estimer. Socialistes et libéraux sont durablement affaiblis et il ne serait pas raisonnable de compter sur Faure, Wauquiez, Philippe, Attal, Dati et quelques autres pour faire passer les intérêts du pays avant le leur. 

Voilà pourquoi ce théâtre d'ombre qu'est la situation politique en France risque de perdurer, quand bien même Emmanuel Macron serait contraint à la démission (ou destitué). 

Nous, électeurs, devons réfléchir à ce qu'il faut faire pour que le pays cesse sa dérive et se reprenne. 

Voter pour les extrêmes n'est certainement pas la solution.  

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4 novembre 2025 2 04 /11 /novembre /2025 09:47

Je ne voulais pas regarder "Les vivants" la série de France 2 qui retrace les attaques du Stade de France, du Bataclan et des terrasses de café et restaurants de l'Est parisien. 

En effet j'avais lu "vous n'aurez pas ma haine" le livre-témoignage d'un proche de victime et victime lui-même du carnage d'il y a dix ans et en avais été singulièrement retourné.

Et puis... j'ai regardé les premières minutes et nous avons été captivé par cette brillante réécriture des évènements monstrueux qui ont pris le nom de "tuerie du Bataclan", du nom de la salle de spectacles qui a vu le plus de personnes tuées ou blessées ce jour là. Admirablement joué par des comédiens peu connus le film s'intéresse à "l'après" et aux conséquences psychologiques des attentats sur ceux qui les ont vécus ou dont un proche les a vécus.

Ne sombrant jamais dans le pathos ni le larmoyant les 2 premiers épisodes de la série (on peut se demander l'utilité du format)  son exempts de tics de l'époque et sont sobres et dignes. Ils ouvrent le chemin d'une réflexion en résistant à la possibilité d'en "rajouter". 

C'était un pari difficile et il est tenu haut la main. 

Je ne sais pas si je regarderais les autres épisodes compte-tenu des cauchemars que j'ai faits cette nuit, après avoir visionné  ce document. 

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