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11 août 2026 2 11 /08 /août /2026 07:00

Tous les étés  la cinémathèque de Toulouse diffuse des films dans la cour du bâtiment où elle a ses locaux et ce sur un écran géant et un plafond étoilé. Toutes sortes de films sont diffusés et c'est souvent des films ayant déjà rencontré un large public qui sont proposés à un public jeune et en vacances.

Ce vendredi 7 août c'est "La piscine" qui tenait le haut de l'affiche. C'est un film de Jacques Deray (un de ceux qui ont rencontré le public) sorte de huis-clos dans une belle propriété sur les hauteurs de Saint-Tropez. La distribution est des plus réduites (4 comédiens/comédiennes) et quelques silhouettes. 

Mais quels comédiens! Romy Schneider, (belle et ambigüe), Alain Delon  (manipulateur et inquiétant)  Maurice Ronet (séduisant et à l'aise) et Jane Birkin inattendue et crédible). Entre ces 4 là l'atmosphère va se tendre et déboucher sur un crime que personne ne qualifierait de passionnel.

En 1968, année du tournage Jean-Claude Carrière avait ciselé des dialogues et Jacques Deray laissé monter l'atmosphère dramatique en jouant avec les nerfs du public. 

C'est un bon film Français comme on en faisait dans ces années là. 

Le public était calme et intéressé et, n'eut été l'invraisemblable inconfort des chaises de la cinémathèque tout aurait été parfait. 

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10 août 2026 1 10 /08 /août /2026 07:00

J'ai une fascination morbide pour les documentaires animaliers sur les animaux de la savane. A des images paradisiaques se substituent des carnages répugnants qui illustrent bien le Ying et le Yang de l'existence. 

J'ai suffisamment compati à la difficile existence des gnous pour n'y pas revenir. Mais le zèbre est aussi à plaindre quand des félins n'attendent pas la mise bas complète pour dévorer le petit qui n'aura pas vécu plus de 10 minutes extra utero. Et que dire de ces horribles hyènes qui arrachent des morceaux de muscle à même l'animal vivant? 

En voyant ces films animaliers j'en arrive (presque)  à trouver moins cruelle nos vies! 

La migration des gnous et le passage à gué du Massaï Mara au milieu de crocodiles qui se prennent leur dîme est un spectacle insoutenable. 

En Tanzanie nous avons vu une meute de lycaons mettre en pièces une gazelle de Thomson : en moins de quinze minutes il ne restait que quelque os, du sang sur l'herbe jaune et la tête que se disputaient des vautours ensanglantés. 

Varans, guépards, loups, ours ou requins la nature est pleine de machines à tuer aussi parfaites qu'impitoyables. 

J'avoue avoir été remué par la capture en un dixième de seconde d'un grand singe Babouin par un crocodile admirablement caché dans une "flaque". Je ne l'avais pas vu et c'est à peine si j'ai compris ce qui se passait tellement ce fut rapide. Un éclair. 

Le crocodile a plongé avec sa victime, l'a noyée puis démembrée en effectuant des tours très rapides sur lui-même. Le babouin, avant d'être déchiqueté ressemblait tellement à un humain que c'en était dérangeant. 

Ces scènes qui mettent mal à l'aise tout en fascinant ne sont pas sans rappeler nos guerres en Ukraine, à Gaza ou au Mali. Les animaux ont un alibi, eux: ils tuent mais pour manger. Ils tuent aussi pour la possession d'un territoire. Du fait de la civilisation et de l'accès à toute la nature nous ne devrions pas le faire nous aussi. 

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8 août 2026 6 08 /08 /août /2026 07:00

Je suis tellement abreuvé de notes, de papiers, de courriers, de factures et autres que je ne les traite même plus. 

Prenez les péages d'autoroute. J'ai souscrit, par l'entremise de ma banque, un contrat avec la société de gestion des autoroutes pour un an renouvelable par tacite reconduction il y a de cela quelques années.

Je me retrouve à traiter avec un fournisseur ("Fulli") que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam et qui me considère comme son client, moi qui n'ai jamais rien signé avec lui.

Le vrai contrat n'existe sans doute plus et je reçois régulièrement des messages incompréhensibles de ce Fulli dont j'ignore tout. 

Effectivement les barrières de péage s'ouvrent devant moi lorsque je prends l'autoroute mais je ne sais rien des conditions et de ce que je gagne à passer par leur intermédiaire. 
J'ai assez à faire avec les assureurs, les banques, les fournisseurs  de services et autres pour ne pas passer du temps à éplucher des courriers abscons. 

Conséquence: ces malins prennent directement sur mon compte des sommes pour un service libellé en Araméen. 

A l'origine c'est ma banque qui m'avait proposé ce service mais je ne retrouve (évidemment!) pas le contrat initial. Le contrat entre la société d'autoroutes a dû être cédé une ou deux fois à un autre prestataire de services qui m'a d'office institué client sans que je signe quoi que ce soit. 

la barrière des péages s'ouvre effectivement devant ma voiture mais à quel prix ça je n'en ai pas la moindre idée. J'ai échangé des mails avec la "responsable" de mes comptes à ma banque principale. Elle devait me rappeler, ne l'a jamais fait et passe sa vie -si j'en juge par les messages de sa secrétaire- à faire des enfants. Elle doit en être à sa sixième grossesse si je compte bien. 

Tous se renvoient la balle et je n'ai aucune réponse ni espoir d'en avoir une avant la fin de l'année. 
C'est une donnée à prendre en compte: tous ces aigrefins comptent sur la lassitude de leurs "clients" et font les morts après avoir fait semblant de vous écouter. 

Un jour, quand ma colère sera descendu de trois ou quatre crans je vous parlerais de Free et de leur sens du client. C'est un cas!

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7 août 2026 5 07 /08 /août /2026 07:00

Pas un jour ne se passe sans qu'à un moment j'ai une suée en me demandant si je n'ai pas perdu mes clés ou ma carte de crédit.

J'ai un portefeuille, un porte monnaie (sinon les pièces se perdent entre la voiture et le canapé), des clés (vélo, auto, appartement, immeuble...), un porte-cartes (réductions, fidélité), un petit agenda papier le pass transports publics Tisséo. 

Ah! et puis il y a le téléphone (quand je ne l'oublie pas). Et le bouquin du moment (ou la liseuse).

Je suis en permanence à la recherche d'un de ces objets et le vers de Lamartine en tête: "Objets inanimés vous avez donc une âme". Oui, ils en ont une et elle est assez malintentionnée. 

J'ai un sac-à-dos -foutoir dans lequel tous les objets cités ne sont jamais dans la "bonne" poche et que j'ouvre frénétiquement en m'imaginant déjà au poste de police pour la déclaration de perte ou de vol.

Comment faites-vous? vous ne possédez pourtant pas de poches surnuméraires que je sache. J'ai bien l'impression d'être seul dans ma catégorie. Quelquefois je perds le ticket de cinéma entre le paiement et l'entrée dans la salle. 

J'égare le ticket de commande de la pharmacie pour venir  rechercher mon médicament. 

Bien qu'équipé d'un porte clé sonore je suis perpétuellement catastrophé en pensant avoir perdu la clé de la voiture (d'un modèle idiot et mal pratique). Question voiture j'égare régulièrement la carte grise quand ce n'est pas le permis de conduire qui, c'est malin, n'est pas plus grand qu'une carte bleue. Même chose pour la carte d'identité.

Autre piège: la carte Vitale qui se décompose un peu plus à chaque utilisation. 

Un temps prochain nous serons tatoués, reconnu facialement, équipés de codes-barres infalsifiables et valables à vie. 

Nous (re) découvrirons alors combien il est bon d'avoir ses deux mains libres et de ne pas traîner avec nous tout un tas de trucs qui gâchent la vie. 

Et vous? comment faites-vous? Je ne vous vois jamais vous décomposer l'espace d'un instant en pensant avoir perdu les clés de chez vous. 

 

 

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6 août 2026 4 06 /08 /août /2026 07:00

Autour de moi, lorsque les langues se délient, ce ne sont que fâcheries entre frères et sœurs. Le vieillissement des parents est souvent le révélateur de ces oppositions et, si l'on essaie d'être objectif, il est bien normal que ceux qui prennent en charge l'essentiel du vieillissement parental en veuillent à ceux qui l'évitent.

Personne n'est préparé à la corvée que représente le soin à ses vieux parents et celles et ceux qui s'y collent sont rarement remerciés du temps et de tout ce qu'ils consacrent à des fantômes de parents. 

Personnellement j'ai mauvaise conscience de ne consacrer qu'aussi peu de temps à ma mère. Les kilomètres, l'hébergement et la fatigue, un Parkinson diagnostiqué et travaillant silencieusement depuis des années sont des arguments que je ne sens pas très solides même s'ils sont la réalité. 

J'essaie de me mettre à la place des autres et conçois qu'ils ont aussi de bonnes raisons de maudire la proximité géographique qui les condamne à en faire toujours plus pour toujours moins de remerciements.

Et de m'en vouloir de ne pas faire plus. 

Mais nous avons avec notre mère un passif à chacun personnel qui rend sa sujétion plus ou moins acceptable.  Par ailleurs nous sommes aussi parents et parents pas jeunes. Il nous faut reprendre la place familiale qui fut la nôtre et dont on a eu tant de peine à se débarrasser. celui ou celle que nous fumes et ne sommes plus "revit" au moment où nos parents disparaissent et ce n'est pas la moindre des contrariétés à affronter. 

Je ne sais si mon frère et mes sœurs ressentent cela mais je doute que les nuits sans sommeil, les cauchemars, la culpabilité, la tristesse de ne pas faire plus et se retrouver face à des  scories d'un passé qui n'est pas passé doit bien les accabler eux aussi. 

La très lente fin de ma mère qui a 96 ans et rien renié de ce qu'elle était ni voulu affronter sa "légèreté" et des failles éducatives importantes empêche tout rapprochement et pardon. Elle s'éloigne et nous n'aurons pas les réponses à nos questions. 

Entre ses enfants la situation est figée et le restera sans doute. L'une d'entre nous a définitivement rompu avec les quatre autres persuadée qu'elle détenait la majorité des souffrances. Les autres font de leur mieux pour ne pas sombrer dans l'amertume. Elle était un personnage unique et  complexe . Je conserve de ma mère de bons souvenirs que sa situation présente détruit un peu plus à chacune de mes visites. 

"Génitrix" est  un roman de François Mauriac (1923)

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5 août 2026 3 05 /08 /août /2026 10:01

Partout on n'entend que des adultes se plaignant de ce que leurs enfants, de plus en plus jeunes, passeraient beaucoup trop de temps sur les écrans.  Il ne s'agit évidemment pas de la télévision qui est réservée aux parents et qui ne les intéresse guère; non, il est question du téléphone dont la liste des défauts est interminable. 
Songez qu'on lui reproche tout et son contraire mais surtout de dévorer le temps de nos enfants et, parmi eux, des pré-adolescents. Il est vrai que  passé l'âge de 14 ans nos "jeunes" donnent l'impression d'être comme hypnotisés par le petit écran de leur portable. La consultation permanente sous tous les prétextes  de ce  téléphone est devenu une sorte de maladie de la civilisation.
Aux toilettes (!), au restaurant, au cinéma (!!!), dans les transports, en voiture, au volant, au théâtre, sur le bateau, à la plage ou en montagne, dans les salles d'attente, à l'école, à l'hôpital, au concert.... il n'est pratiquement pas d'endroit où cet appareil, vieux de trente et quelques années seulement a modifié en profondeur les rapports humains et nos modes de vie. 

J'ai été étonné de voir que dans le premier tramway du matin, à 5heures trente, il y a déjà des passagers tenant entre leur main le petit écran lumineux. 

Il est tellement partout et sert à tellement de choses que l'on se demande comment l'humanité a pu prospérer alors qu'il n'existait pas. Il gagne des utilisations et est maintenant station météo, thermomètre, portefeuille, album photos, radio, document d'identité et la liste est infinie de ce que l'on peut faire avec. 

C'est à la fois le "doudou" des petits enfants et l'ordinateur manuel qui tient dans la poche. 

On ne pourrait plus, semble t'il, s'en passer et on dirait bien que la liste des applications futures est sans fin. 

Est-ce que l'utilisation du portable nous a "libéré"? poser la question c'est y répondre. le portable a créé des besoins et répondu à d'autres. 

Pourrait-on s'en passer? sans doute mais difficilement. C'est une sorte de fil à la patte parfois pratique qui, avec l'intelligence artificielle peut sans doute aider les organisations humaines à se rationnaliser mais c'est aussi -peut-être- un accessoire policier et politique que la reconnaissance faciale a déjà investi. 

Songez seulement à l'effroyable efficacité de le Gestapo ou du KGB. Qu'aurait-elle été avec le portable ? pas de maquis, pas de secrets.  
Un danger auquel nous semblons ne pas prêter toute l'attention qu'il mériterait. 

 

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4 août 2026 2 04 /08 /août /2026 11:24

Je suis "sec". je ne parviens plus à trouver un sujet quotidien à aborder. Lorsque je crois en avoir enfin trouvé un je m'aperçois que je l'ai déjà traité et pas nécessairement qu'une fois.

Je relis alors ce que j'écrivais (il y a plus de 10 ans que je tiens ce petit journal) et suis souvent d'accord avec ce que je disais. 

Je suis moins dispersé que je le croyais. 

 

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27 juillet 2026 1 27 /07 /juillet /2026 07:00

Nous sommes allés voir le dernier film de Wolfgang Becker (1954-2026) ayant "Le héros de Berlin" comme titre et des comédiens méconnus mais pour la  plupart excellents. Quand je vous aurais dit que c'est lui qui réalisa cette petite merveille de "Goodbye Lenin!" et qu'on retrouve dans son dernier film tout ce qu'on avait aimé dans le précédent j'imagine que vous serez déjà dans la file d'attente pour voir "Le héros".

Qu'étaient-elles ces qualités? 

1°) un scénario malin et drôle (comment une erreur d'interprétation est utilisée par plusieurs personnes dans       leur propre intérêt quitte à dénaturer l'Histoire du passé et à le réécrire pour "la" cause.

2°) Des interprètes peu ou pas connus qui rendent plausibles les situations les plus invraisemblables

3°) le film racontait une Histoire méconnue mais qu'il est bon de connaître ("Le héros de Berlin" également. )

4°) un sujet intéressant (les méfaits de la STASI, police politique de l'Allemagne de l'Est) mais aussi les                    réactions prévisibles de la presse sans oublier le cirque médiatique. 

5°) de l'humour et le sens de la dérision

6°)  Indirectement: nous rappeler que la STASI et ses dirigeants et agents s'en sont plutôt bien sortis

7°) le tout avec un second humour, pince-sans-rire celui-là mais tout aussi bienvenu. 

On retrouve donc dans "Le héros" ce qui avait fait l'immense succès de "Goodbye" et on y souscrit sans la moindre hésitation. Les personnages sont drôles et souvent grotesques, les situations  sont à l'avenant.  Le personnage du "héros" est touchant (ce n'était pas gagné d'avance!) et il n'y a rien de trop. 

Le film, censé se passer à Berlin Est pendant et après la chute du mur témoigne d'une laideur et d'une tristesse peu commune. Quel régime! savoir qu'il n'y a eu que très peu de jugements laisse un goût amer.

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22 juillet 2026 3 22 /07 /juillet /2026 09:39

Pour la troisième ou quatrième fois je suis allé voir un film au Pathé IMAX. C'est, sans jeu de mots, une immersion totale dans la mer puisque le film diffusé est l'Odyssée. L'image est EX-TR-OR-DI-NAIRE,

La photo, la taille de l'écran, les couleurs, les vêtements, les paysages et l'élément liquide sont tout bonnement magnifiques. 

Ayant vu un film dans ces conditions (salle immense, climatisation légère, fauteuils réglables et confortables) le spectateur est plongé dans l'action et c'est une expérience impressionnante. Réellement prenante. 

Le film de Christopher Nolan est absolument magnifique mais ultra violent. Il faut dire que l'époque n'était guère portée sur le romantisme et les confidences..

Seule critique que je pourrais faire: le bruit assourdissant (mais hyperréaliste) des combats. La salle vibre,  le sol tremble et il faut être un peu masochiste, à l'heure ou les "gardiens de la révolution (Iranienne), les américains et l'imbécile qu'ils se sont donnés comme président ainsi que le chef du Kremlin font tout et plus encore pour rallumer une bonne guerre mondiale aller se distraire avec des combats extrêmement brutaux. 

Lorsque l'on a vu un film  sur ce format on doit avoir des difficultés à regarder un film de série B dans une petite salle ou à la télévision. 

L'Odyssée est un des dix premiers livres que j'ai lu. Il m'a marqué à vie. Le film n'est pas totalement à la hauteur mais il s'en faut de peu. 

 

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21 juillet 2026 2 21 /07 /juillet /2026 10:54

Depuis quelques jours les incapables des radios et télés annoncent la sortie du nouvel album des "Rolling Stone". Ils omettent systématiquement de prononcer le "s" final du nom du groupe. Depuis 1962 le groupe à la longévité la plus grande s'appelle "The Rolling Stones". On prononce le "S" final en anglais. 

C'est un détail mais ça montre d'emblée qu'ils n'y connaissent rien et qu'ils sont incompétents. 

Première observation: ils se sont surpassés question pochette du CD. C'est la plus laide qu'ils aient jamais eue. Elle est hideuse. Monstrueuse. Elle surpasse les redoutables "Undercover" et "Bridges to Babylon". 

Le précédent album ("Hackney Diamonds"  2023) n'était pas terrible mais comportait, ici ou là, des petits morceaux de ce qui a fait des Stones ce qu'ils sont. Un groove qui leur appartient et qu'ils sont les seuls à posséder. Une marque de fabrique. Les attaques de "Start me Up", de "Brown sugar" et de "Jumping Jack Flash", la puissance de  "Gimme Shelter", de "Let's spend the night together", celle de "Rocks off", celle de "hand of fate", le falsetto de Jagger sur "Emotional Rescue" ou "Heaven" et, bien  entendu, le jeu de guitare de Keith Richards et la voix unique de Mick Jagger. Déjà manquaient la batterie de Charlie Watts et la guitare de Mick Taylor et la basse de Bill Wyman. Oublions aussi celle de Daryl Jones. L'apport des "invités" des séances d'enregistrement des Rolling stones (et leur présence sur les albums) tels Jim Price, le grand Nicky Hopkins, Bobby Keys, Billy Preston et de beaucoup d'autres manque également.  

Tout ça pour dire que "Foreign tongues" est un nouvel album des Rolling stones et qu'il n'est ni bon ni mauvais.  Jagger chante toujours aussi bien (même de mauvaises compositions) et Keith  toujours aussi mal.

Il y a dans ce disque une reprise de Amy Winehouse assez moyenne et quelques titres franchement moches. 

"Foreign tongues"  est un album "superflu". Il n'apporte pas grand chose et pourrait dater de 1972, 1999 ou 2016. Il est moins horrible que sa pochette mais on a peine à retrouver les Rolling Stones géniaux de  "Beggars' Banquet", de "Let it Bleed", de "Get yer ya ya's out" de "Sticky Fingers" et de "Exile On Main Street", ceux de 1968 à 1972 qui publièrent 5 albums fabuleux de suite en 4 ans. 

Ceux qui, comme moi, ont été marqués à vie par le groupe (je le dois à mon frère) trouveront ici ou là des raisons de garder une place pour les stones. le groupe (réduit à 2 1/2)*  existe encore et c'est tant mieux. 

*Ronnie Wood n'est que de passage, même s'il fait partie des Stones depuis 1975! un imposteur. 

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