Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
15 janvier 2024 1 15 /01 /janvier /2024 07:00

Ce samedi, tôt le matin, j'ai entendu une chronique sur les animaux domestiques en France et le budget pharamineux qui leur était consacré. Il ne s'agit pas seulement des "croquettes" pour chats et chiens mais de fringues (?), de services (garde, psy, toilette, dentifrice????) que leurs maîtres leur paient sans sourciller. Notre beau pays et ses si sympathiques habitants consacrent des sommes folles à leur caniche ou chow-chow mais passent sans abaisser le regard sur un réfugié sale et mal nourri. Bientôt il faudra une ancienne comédienne fatiguée pour défendre les pauvres humains battus ou mal nourris. 

J'exagère, bien entendu, car j'aime aussi les animaux et je me fais beaucoup de soucis sur la sixième extinction annoncée. Je comprends le besoin de donner et de recevoir et l'affection sincère d'un humain pour son animal (chat, cheval, furet, lapin, chien, dromadaire). 

C'est l'excès qui m'indispose: quand je croise une personne apparemment saine d'esprit qui s'adresse à son Husky en lui demandant: "Il te reste des croquettes ou pas? si j'en prends je prends celle au boeuf ou au porc?" en attendant que le renifleur de portes cochères lui réponde.  Car nous en faisons trop pour eux. Entre la maltraitance et l'excès de sollicitude il y a un gap que trop de gens franchissent. Des lunettes de soleil pour chien? des garderies pour les "socialiser"? des vidéos tous les jours sur le lieu de vacances des maîtres pour les rassurer? 

On n'en fait pas tant -excusez moi- pour les enfants de réfugiés qui se noient en essayant de gagner la terre d'un pays d'accueil, on ne fait pas la moitié du quart de ce que l'on fait pour Mirabelle ou pour les gamins qui dorment dans des bidonvilles sur les talus du périphérique parisien*, pour les Palestiniens pris dans la souricière de Gaza ou pour les habitants des villes ukrainiennes bombardées par le nouveau Tsar. 

Même les prisons du pays autoproclamé "des Droits de l'Homme" sont moins soignées, moins accueillantes que les chenils trois étoiles où le petit Grégoire viendra chercher Ibiscus, son lapin nain promis par le père Noël. 

Le reportage ou plutôt le bout de reportage que j'ai entendu n'abordait pas le prix incroyable et scandaleux de la consultation d'un vétérinaire, les légumes (!!!) constituant la majeure partie des croquettes pour félins, la dangerosité de certains chiens redevenus sauvages et errant dans la campagne (j'en ai vu) et les animaux sales, malades et pas vaccinés qu'on nous fait côtoyer à notre corps défendant. 

J'aime les chats mais j'ai de la peine pour ceux qui vivent une vie de tôlards. J'aime les chiens mais pas ceux dont on fait des armes par destination. 

J'aime les humains mais pas ceux qui refusent de manger leurs croquettes et qui tiennent un fusil mitrailleur en attendant que la troisième soit déclenchée. 

 

* A mon incrédulité je dois reconnaître que j'ai vu des baraques en tôles, planches, cageots, ficelles et bâches habitées par des êtres humains et installées sur les talus du boulevard périphérique de Paris, ville "lumière". Je suis pour que l'on bannisse l'incapable maire de la ville qui détruit tout ce qu'elle touche et crée des situations ubuesques par son incompétence prétentieuse. 

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2024 5 12 /01 /janvier /2024 07:00

 

Je suis arrivé par le premier avion "Easy Jet" lundi 1er janvier. Paris était ville morte. Pratiquement personne dans les rues, aucune boutique ouverte et un circulation qui a dû faire fantasmer Anne Hidalgo, l'édile débile.

Hier mardi 2 janvier 2024 je marchais dans mon ex-quartier parisien en attendant l'heure décente de pouvoir aller chez qui m'attendait après 10 heures. J'aime cette imprécision typiquement parisienne et un rien désinvolte. "Venez quand vous voulez", "On s'appelle en fin  de semaine", "Venez mardi après 10H00". C'est à vous d'interpréter ces invitations qui n'en sont pas vraiment. 

Je reviens à Paris. J'étais au Pont Mirabeau (oui, (dessous) coule la Seine et mes amours), du mauvais côté c'est à dire cette pâle imitation d'un Manhattan pour nains. (Chers lecteurs et lectrices, autrefois on appelait "nain" une personne de petite taille doté d'une grosse tête et de toutes petites jambes. Aujourd'hui on les appelle "personne de petite taille"). Ce quartier; Beaugrenelle ça s'appelle. 

Passons. 

J'ai donc pris le Quai Louis Blériot -sous une pluie battante et un vent mauvais qui retournait mon parapluie- longé la "Maison de la Radio" remonté la rue Raynouard, je suis passé devant la maison de Balzac et j'ai bifurqué par la rue de l'annonciation et suis arrivé place de Passy. là j'ai constaté que j'avais 45 minutes d'avance et ai décidé d'aller voir "la petite gare" et le Ranelagh. Encombré par mon sac (un sac "cabine" Easy Jet" qui peut contenir une pomme, ou un livre (de poche) ou une paire de gants!)  et le parapluie qui gouttait dans mon cou je suis allé jusqu'au théâtre de marionettes et ce qu'enfants nous appelions la "piste", une allée goudronnée réservée autrefois aux vélos, tricycles et "patins à roulettes". 

Trop engoncé, le froid, l'eau qui s'infiltrait, la grisaille, les très nombreux chiens qui déféquaient partout et le bruit des voitures m'ont fait faire demi-tour. J'ai pris un café au Tabac de la Muette et suis allé -en avance- là où l'on m'attendait. 

Cette fois là pas de souvenirs d'enfance ni de langueur due à la traversée du quartier où je vivais étant enfant. Ca n'a guère changé pourtant mais c'est moi qui n'était pas connecté. 

Ma vraie vie c'est Toulouse; je le sens au plaisir que je ressens en entendant le pilote de l'avion annoncer: "Nous commençons notre descente vers Toulouse..."   Passy, le Bois de Boulogne, les lacs, la Muette, le Trocadéro... c'est déjà une autre vie. Lointaine. 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2024 4 11 /01 /janvier /2024 07:00

Je sais, écouter ou même simplement apprécier Compay Segundo ou Césària Evora c'est risquer d'être classé dans les bobos indécrottables comme ceux qui trouvaient des qualités à Amàlia Rodrigues ou à Oum Khalthoum. Pour ne rien dire de ceux qui avaient eu des faiblesses pour Manu Chao. La "world Music" n'a plus la cote. Aujourd'hui, métisser sa musique n'est plus synomyme de reconnaissance et de ventes de CD et de places de spectacles. Au contraire. On assisterait presque à un repli sur soi-même, sur une musique nationale protégée par des frontières matérialisées par la lange, les accords, les instruments de musique utilisés et l'origine des textes. 

Pire même "nationale" la musique se radicalise derrière ses éléments fondateurs. Il ne viendrait plus à l'Italie, par exemple, "d'exporter" un Paolo Conte et à la Grèce une Irene Papas. 

C'est dans ce contexte de repli musical sur soi-même qu'est sorti sur les écrans de cinéma un film* sur Césària Evora qui n'a rien d'une hagiographie ni d'un "biopic". C'est un portrait peint par touches successives qui finissent par faire apparaître, en lieu et place d'un conte de fées modernes une femme qui a connu un immense succès international à la cinquantaine. Césarià Evora était aussi une vieille capverdienne atrabilaire et bipolaire chantant des chansons au rythme agréable mais souvent graves. Son succès l'a surprise et elle l'a géré comme elle a pu, dépensant la majeure partie de ses cachets à aider des pauvres, des excluus, des prostituées et une famille aux limites indéfinies. 

Comme un rocker quelconque elle buvait énormément et ne fumait pas moins. Elle a connu 10 années de dépression nerveuse avant d'être reconnue (les deux faits n'ayant pas de rapport)  puis 4 autres avant sa mort. 

le film est majoritairement illustré de musiques enregistrées en public (sans être retravaillées en studio, c'est à dire sans être mixées) et est plus "brut" que ce que l'on est habitué ) à entendre venant d'elle. Voix plus grave que les instruments de musique Live aggrave. Dès qu'elle chantait cette femme devenait belle. 

Certaines séquences du film sont très amusantes: en particulier l'enregistrement d'un titre entre elle et Compay Segundo, le Cubain n'arrivant pas à se caler sur ses départs et la prenant pour du menu fretin. Elle se le met dans la poche en lui posant avec sérieux des questions stupéfiantes qui le font éclater de rire et perdre toutes ses préventions. Soyons fiers que ce soit la France qui l'ait révélée en 1991. 

En toile de fond nous voyons l'extrême pauvreté du Cap-Vert qui, paraît-il, commence à s'ouvrir au tourisme. Un tourisme qui risquera fort d'accentuer le contraste entre ceux qui viennent dépenser leurs devises et ceux qui survivent dans la misère chez eux, un Haïti/République Dominicaine dans un sel pays. 

Cesarià Evora a beaucoup fait pour que le Cap Vert soit connu.  

Le film met en parallèle la vie de la chanteuse avant et après l'arrivée du succès . Photos, concerts, interviews, émissions internationales, concerts, coulisses et témoignages permettent de saisir l'essence de cette femme à la voix unique. 

 

*"Cesarià Evora, La diva aux pieds nus" de Ana Sofia Fonseca

 

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 07:00

Je ne comprends strictement rien au "Cloud" si ce n'est que je dois payer un étranger pour stocker MES photos. Je ne m'explique pas par quelle aberration mon téléphone privé m'abreuve de publicités moi qui suis un publiphobe enragé, pas plus pourquoi mon ordinateur est partagé avec Google et d'autres que j'ignore. 

Je suis furieux que mon matériel privé soit un trottoir public sur lequel des escrocs tentent à longueur d'année de me piéger et me piquer des thunes. Je n'accepte pas plus que l'on retouche mes photos, qu'on les recadre ou qu'on en modifie le contraste. C'est inconcevable que mon ordinateur personnel soit à ce point partagé sans mon accord par des voleurs ayant pignon sur rue. Plus de la moitié du papier et de l'encre consommés par MON imprimante le sont pour des affaires que je n'ai pas choisies: je ne compte plus les fâcheux qui partent du principe que j'ai forcément un ordinateur et une imprimante, un téléphone et des clés USB et qui m'obligent à les mettre à leur service. 

Mais revenons sur les photos. En passant de l'argentique au numérique nous avons cru à un progrès considérable: finies les photos floues, mal cadrées ou tout simplement moches. Finie l'attente du développement et le vieillissement des photos. Plus de carton ou de caisse contenant des photos mélangées, des négatifs sans rapport avec la pochette de photos les contenant et la perte de clichés ou la difficulté de retrouver une photo au moment où on le voulait. 

On pouvait "rater" des photos ça ne coutait rien et même des photos loupées pouvaient avoir un certain charme voire un effet original inopiné. 

Mais, en corollaire, nous croulons sous les photographies car nous avons tendance à les conserver toutes. Si une des personnes peut bien faire une tête pas possible sur une photo, une autre prise en même temps sur la même nous plaira. Pourquoi la jeter? 

Là intervient le premier fake: dater des photos peut être utile mais n'est pas suffisant. Attribuer un nom ("St Malo Oct.20") est mieux pas encore insuffisant. Avec qui, pourquoi, quelle photo peut-on retrouver de ce séjour (l'oncle Truc ou la tante Machin). 

Second fake: des erreurs techniques de classement font que des photos vont migrer dans d'autres dossiers. 

troisième fake: des dates disparaissent ou sont remplacées par d'autres rendant plus qu'aléatoires les possibilités de retrouver celles que l'on veut visionner au moment où l'on veut les voir. 

Je vous laisse ajouter les autres fake. J'ai effacé d'un clic une ou deux années de prises de vues. Et un ou deux voyages n'existent plus que dans mon "tiroir à mémoire". 

Les films originaux, enregistrés en super 8 puis transférés en vidéo puis sur des clés USB sont à peine regardables: couleurs passées, son défaillant et images "pixellisant". 

J'étais prêt à acheter le matériel pour sauvegarder ce qui reste de films et photos: La Fnac, Darty, Boulanger et d'autres m'ont dit la même chose: mettez tout sur un disque dur externe. Problème eux aussi ont une vie courte et eux aussi buggent. 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2024 2 09 /01 /janvier /2024 07:00

 

Vous avez chez vous une vieille voiture que vous gardez par sentimentalisme et aussi parce qu'on ne sait jamais, elle pourrait prendre de la valeur! Je ne voudrais pas être défaitiste mais votre Polo II VW risque de s'enfoncer dans le sol avant d'intéresser quelqu'un. 
A moins que...

Il y a un programme télévisé sur une chaîne improbable parmi les centaines auxquelles on a droit et qui semblent encore et toujours n'exister que pour diffuser des spots publicitaires, programme* que je regarde avec plaisir. La recette n'a rien de bouleversant mais il a fallu y penser.

Un animateur-acteur (on ne voit que lui) achète une voiture ou un autre véhicule roulant en piteux état et propose à des mécaniciens et carrossiers concurrents mais amis de lui proposer un tarif au plus juste afin de rendre sa jeunesse à ce véhicule. 

Ce qui corse le challenge est le budget (serré, le budget) et le montant de la revente qui doit rapporter au meneur de jeu. Le délai est important et toute 'émission joue sur l'urgence et le respect du délai. 

Je ne suis pas clair? prenons un exemple, l'animateur achète une "Twingo" Renault 1000€ dans un état  passablement fatigué. Il est, dans le cas de cette voiture là, contraint d'en acheter une seconde pour les pièces. Son concurrent a une voiture en meilleur état. Du moins il me semble. Il y a une compétition entre réparateurs mais je ne me souviens plus exactement sur quoi elle porte: réparer concomittament un même modèle de voiture dans un état similaire ou emporter le marché de la réparation sur une proposition de meilleur coût? ça doit être un détail car ça m'échappe!

Une fois le moteur révisé et remis en ordre (en insistant sur la sécurité) le garagiste choisi s'attelle à la présentation de la voiture. Polish, vernis, brosse , peinture des jantes, rajeunissement des matières plastiques etc. Il décide, pour favoriser la vente et le bénéfice à en tirer, de lui faire un toit ouvrant, équipement n'existant sur aucune des Twingo sortie d'usine. 

Le véhicule terminé les deux concurrents comparent leur travail et un jury désigne la voiture la mieux restaurée. 

C'est tout bête mais c'est efficace. Se passionner pour un changement de cylindres sur une Lancia.... je n'aurais jamais cru y parvenir. 

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2024 1 08 /01 /janvier /2024 07:00

Mes parents et le Créateur de toutes choses (dont la Milice Wagner et l'inventeur de la perceuse le dimanche matin) ne m'ont pas gâtés: ils m'ont pourvu de deux mains gauches. C'est l'expression qu'on utilise parfois pour désigner quelqu'un peu doué pour le bricolage. Doué, je ne le suis pas. Mais "on" ne m'a pas initié et même tenu éloigné de toute caisse à outil pendant toute la période d'apprentissage. A dix-huit ans je savais changer des piles et planter un clou. A peu près exclusivement. 

Entre cet âge et aujourd'hui il s'est passé un certain nombre d'années et j'aurais pu, j'aurais du apprendre. J'ai mis de la bonne volonté, regardé des maîtres en ce domaine, "appris sur le tas" mais ce n'est pas fameux. J'essaie. C'est déjà ça!. Quand je remplace un mécanisme de chasse d'eau, que je bâtis (avec ma femme) une pergola qui tient debout, que je répare la prise de l'aspirateur ou que je me sers d'un taille-haies sans m'amputer je suis légitimement fier. 

Avisant que la spatule (raclette? le bricolage c'est aussi une question de vocabulaire!) qui sert à enlever les gouttes d'eau sur la douche (verre et carrelage) n'était pas aussi propre que ma maniaquerie le souhaiterait je l'ai regardée quelques instants et l'ai démontée. 7 pièces dont 2 vis avec leur écrou. 

Il m'a fallu un long moment pour retrouver le schéma original et je suis passé par l'étape où la bande caoutchoutée noire sortait systématiquement de son emplacement et où les vis, trop serrées, l'étaient du mauvais côté. 

Et alors? alors éraflure qui saigne sur la main gauche et raclette à refaire. Cette fois ça a été bon mais le nettoyage de cet accessoire tout bête m'a pris 1 heure, m'a ruiné le dos (la caisse à outil comprend un nombre d'instruments inversement proportionnel à ma capacité de m'en servir) et m'a confronté à ma misère manuelle (aggravée, il est vrai, par le syndrome de la roue dentée, à droite chez moi, symptôme de ma maladie neurodégénérative qui a tout d'un alibi parfait). 

A toute chose malheur est bon. Mes capacités en bricolage ont toujours fait rire mes amis, en particulier ceux qui m'ont vu disparaître dans une haie que je taillais du haut d'une échelle instable. Je n'avais retrouvé le carreau de mes lunettes de soleil qu'une fois l'hiver solidement installé! 

Eux savaient qu'on pouvait, à la rigueur,  me confier un râteau, une pelle et un seau. 

Comme aux enfants à la plage!

 

 

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 07:00

Après Gaston Lagaffe, Astérix, Blake et Mortimer revoici Lucky Luke sous la signature d'autres scénaristes et dessinateurs. La "propriété intellectuelle" ne semble pas s'appliquer en bande dessinée et c'est peut être dommage. J'ai entendu sur France Inter l'interview du dernier "père" du poor and lonesome cow boy" Christian Hincker et l'ai trouvé plus sympathique que convaincant. 

Il y a un je ne sais quoi qui me gêne dans ces captations d'oeuvres: sont-elles "nécessaires", je veux dire autrement que comme pouvant rapporter pas mal de cash? y a t'il un besoin autre que commercial? les suites sont elles au niveau des épisodes des débuts (je ne le pense pas et crois que René Goscinny était irremplaçable, même chose pour Franquin). 

L'industrie de l'entertainment est l'une des rares à se passer d'une réflexion morale à propos d'une oeuvre et de son auteur. Morts il y a des années les auteurs ne peuvent donner leur opinion et les ayants droits... portent la réponse dans leur titre: ils ont droit... de brader l'oeuvre de leur père, ou mari, ou frère ou neveu ou grand père ou parrain ou que sais-je. 

L'art, la création, la morale ou même l'envie de faire plaisir aux lecteurs ne sont quasiment pas pris en compte. 

Tant que le filon crachera de l'or (c'est à dire que le public achètera ces ersatz plus ou moins fidèles aux originaux) il se trouvera des auteurs et dessinateurs sans oublier éditeurs pour faire des piles à côté du rayon fromages à la coupe et chocolats industriels de Noël. 

Ca ne prête pas à conséquences. C'est juste un constat.  

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2024 4 04 /01 /janvier /2024 07:00
L'île de Pâques

J'ai passé beaucoup de temps, cette semaine, à lire "L'île de Pâques" (Terra Incognita) de Micheline Pelletier publié par les éditions de la Martinière, ce qu'il est convenu d'appeler "un beau livre", c'est à dire un livre de bibliothèque abondamment illustré et dont le  texte est à la fois scientifique, culturel, historique et artistique. 

C'est un livre qui donne envie d'en savoir plus et en particulier de lire les récits de la découverte de l'île par les peuples navigants que furent, entre autres, l'Angleterre, l'Amérique, la France et la Russie. 

La beauté des photographies envoûte et n'eut été la distance minimum de 3000 kilomètres de l'île de Pâques de toute autre terre habitée (et les ravages du tourisme de masse sur son écosystème) on se verrait bien débarquer sur l'île aux Moaï. 

Le Chili qui est propriétaire de Pâques ne tient d'ailleurs pas tellement à ce que nous allions trop y tendre notre nez! On sait, de plus, qu'au moins soixante dix mille touristes par an piétinent sur place et que l'eau manque tandis que les ordures s'accumulent en différents endroits de cet île qui fait tant rêver. N'oublions pas de regretter la présence sur place de plus de 2500 voitures circulant désormais entre les lieux les plus courus. 

Cook, La Pérouse y ont fait halte une petite dizaine d'heures et ont laissé des récits de leur découverte. Les navigateurs américains, violant les femmes et les emmenant en esclavage avec leurs hommes avaient mal préparé le terrain. 

C'est presque sans surprise que j'ai lu les avanies qu'ont subies les Pascuans, la "mission éducative" des Européens se limitant trop souvent à s'approprier les richesses et à réduire la liberté des humains qui avaient le malheur de se trouver sur leur chemin. 

Louis XVI avait de sa main écrit le but de l'expédition de La Pérouse et elles dérogeaient à ces habitudes de soudards conquérants. 
Julien Viaud, plus connu sous son nom de plume Pierre Loti a fait une relation romancée de sa découverte de l'île il y a une centaine d'année. 

Beaucoup de livres et d'études consacrées à l'ïle de Pâques existent et sont disponibles: je crois que je lirais encore des études sur cette île étonnante que les statues monumentales ou "Moaï". rendent irrésistibles. 

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2024 3 03 /01 /janvier /2024 07:00

 

L'Histoire est une matière trop sérieuse pour être laissée à des jean-foutre, des histrions ou des idiots. 

Qu'on appelle cela "woke" ou autrement, la période est fatale aux réputations les mieux établies. On descend Napoléon, Colbert, Victor Hugo, Emile Zola et tant d'autres, vivants ou morts.

C'est ce que j'appelle le nivellement par le bas. Personne n'est épargné et les 64 millions de juges évoqués par je ne sais plus qui (Macron?) ne rechignent pas à détruire les statues les plus stables: de Gaulle mais aussi Jean-Paul II et Winston Churchill tout récemment. 

Churchill est résumé à à peu près ainsi: colonialiste pur et dur, partisan d'ancien régime et d'un gouvernement d'aristocrates, partisan (un temps) d'une alliance avec Hitler... bref il en prend pour son grade. Les preuves? elles sont ténues! On se doute bien qu'héritier d'une famille noble depuis des siècles Sir Winston n'allait pas soutenir un gouvernement travailliste. Qu'il ait pensé, à un moment, qu'une alliance de circonstances puisse être envisagée avec Hitler pourquoi pas? Le Pacte Germano-Soviétique a bien été signé, lui. L'action et le verbe de Churchill, pendant le seconde guerre mondiale ont été déterminants. 

Les électeurs britanniques, au sortir de la guerre, ont évincé leur grand homme parce que sa vision de la société était par trop élitiste et  éloignée des préoccupations de l'immédiat après guerre. Enfin "l'Empire" avait à ses yeux une importance que l'ouvrier de Liverpool ou de Dorchester n'avait pas forcément en partage. 

Réduire l'action du Général de Gaulle à son silence sur l'affaire Markovic (une saloperie exploitée par les gaullistes pour empêcher Pompidou de succéder à de Gaulle) ni à la remise de la légion d'honneur à l'ignoble Maurice Papon est une imposture. C'est pourtant ce qu'on entend actuellement. 

Nous eûmes les historiens-politiques Michelet, Thiers, Jacques Bainville, le duc de Castries, les historiens vulgarisateurs qui furent populaires: Jean-François Chiappe, Alain Decaux et André Castelot nous avons désormais les comédiens de télévision qui refont l'Histoire. Lorànt Deutsch et Bruno Solo. Avec de telles "pointures" il n'est guère surprenant que Jean Tulard soit moins souvent invité,pour distiller ses connaissances. 

Ce serait drôle si ce n'était pas dangereux. On apprend de ses erreurs, on ne refait pas les mêmes lorsqu'on les a reconnues. Si l'Histoire est juste prétexte à feuilletonner et à donner raison aux anecdotes les plus futiles nous ne savons rien. 

Or, dans cette époque où tout se mélange, où l'on réagit avec ses tripes et non avec son cerveau, où l'on suit le plus grand nombre et où une vérité succède à une autre, des Poutine, des Trump et d'autres savent exploiter notre bêtise et notre méconnaissance volontaire de l'Histoire. 

Nous préférons l'anecdote. Ne retenir que des abcès de fixation pourtant insignifiants au regard de la marche du monde que sont les vies de personnages tels le masque de fer, Louis XVII, Jeanne d'Arc, Louis II de Bavière, Sissi, et tant d'autres. 

Qui a une responsabilité prépondérante dans l'Histoire, Bismarck ou Lady Di? Metternich ou Louise Michel? Olympe de Gouges, Madame Rolland ou la princesse de Lamballe? 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2024 2 02 /01 /janvier /2024 07:00

J'ai récemment cité "Assurance sur la mort", film de Billy Wilder (1944) et cela m'a donné envie de le revoir. C'est un polar ou "film noir", ce qui ne signifie pas que la distribution est constituée d'hommes et de femmes de couleur mais que c'est un film policier sombre. Il est un des pionniers de ce genre et l'un des meilleurs.*

C'est une adaptation d'un roman de James M. Cain dont le scénario a été écrit par rien moins que Billy Wilder soi-même et Raymond Chandler. (trois noms qui ne sont pas synonymes de médiocrité, c'est le moins que l'on puisse dire!)

La distribution parlera aux cinéphiles et aux plus de 100 ans:  Fred MacMurray, Edward G. Robinson et Barbara Stanwyck. Le film se limite aux interactions entre ces trois là. Fred MacMurray est un courtier en assurances-vie (j'imagine que le titre Français appelle assurance vie l'assurance que touche le restant après le  décès de son conjoint, d'ailleurs le titre original était "Double indemnity"!) bellâtre trop sur de lui et qui va commettre un meurtre pour les beaux yeux d'une femme fatale qui se sert de lui. Barbara Stanwick est cette femme vénéneuse, calculatrice, vénale, sans scrupules et comédienne. Elle séduit facilement le vendeur à domicile et le fait passer par où elle veut qu'il passe. Il croit mener le jeu c'est elle qui tire les ficelles.
Et il y a le grand (en talent, pas en taille!) Edward G. Robinson qui est le patron de McMurray et qui travaille à l'instinct. On devine rapidement qu'il comprend tout mais, par amitié, il essaie d'empêcher son adjoint de commettre l'irréparable; tuer le mari de Phyliss. 

La mante religieuse, la vipère, la veuve noire, Une Barbara Stanwick non pas belle mais séduisante au sens premier du terme arrivera à ses fins mais ne profitera pas de sa victoire: la morale est sauve. 

Stanwick n'était pas une jolie femme; c'était une actrice qui endossait souvent les rôles de garces, de forte femmes et de manipulatrices et qui se battait d'agal à égal avec les hommes. 

Dans "Assurance sur la mort" ses armes fatales sont son parfum de chèvrefeuille, une chaînette à la cheville, sa blondeur (les "méchantes" sont souvent brunes!) et son révolver. J'allais oublier les lunettes noires! Ses baisers fougueux font aussi partie de sa panoplie. 

L'image noir et blanc du film est vraiment magnifique. Les dialogues souvent excellents (Billy Wilder met dans la bouche de Robinson un très proche "Qui est parfait?" du "personne n'est parfait" de "Certains l'aiment chaud") et l'action imparable. On sait dès leur première rencontre que McMurray n'est pas de taille et que Barbara Stanwick y laissera sa vie. On a d'autant plus envie de savoir comment. 
Sans en abuser, comme dans "Sunset Boulevard" Billy Wilder fait raconter en "off" ce qui se passe ou va se passer. C'est un procédé qui, dans ce film, fonctionne très bien. 

Hier j'aurais pu dire que ce film était mythique, culte et même iconique. Génial en tous cas! 

* avec "Quand la ville dort" de John Huston (1950)

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages