J'ai, pendant le mercredi du 1er mai qui fut une sorte de 11 novembre pluvieux, gris et morose, regardé un documentaire retraçant la vie du fils de la Reine d'Angleterre Andrew, né en 1960, soit 10 années après son frère qui est récemment devenu Roi sous le nom de Charles III. Je ne m'étais jamais intéressé à ce bellâtre au regard pas très intelligent et dont le rang et les actions le condamnaient à un terne second rôle.
Or il n'en est rien, ce rôle de second ne lui convenait pas et son caractère jaloux doublé par son goût insatiable de l'argent en ont fait un boulet dont la Monarchie Britannique ne savait que faire et qu'il a finalement contribué à déstabiliser.
On le sait Andrew de Winsor a fait joujou avec des hélicos sur le territoire des îles Falklands (ïle Malouines) lors d'une guerre de poche menée par Margaret Thatcher pour récupérer ce cailloux que les dictateurs argentins avaient cru pouvoir reprendre pour donner un élan patriotique à leur pays qui souffrait sous leur botte.
Le prince Andrew, toutes dents devant, fût fêté comme un héros puis on l'oublia. Il convola avec une femme de caractère et leur mariage dura une ou deux saisons, la mariée, une rousse volcanique, préférant son comptable à la majesté de son royal époux. Les photos de sa mésaventure ternirent l'image de séducteur que les médias attachés à la cause royale avaient sinon inventée du moins fortement exagérée.
Puis vint le scandale ultime. Andrew avait besoin d'argent, Jeffrey Epstein de respectabilité. L'un apportait ce qu'il voulait à l'autre, et réciproquement, des très jeunes filles en plus. Car le fils de la Reine et frère du Roi aimait les nymphettes que se chargeait de lui fournir Epstein et sa bonne amie Ghislaine Maxwell. Cette dernière, fille du magnat de la presse anglaise qui déroba le fond de pension de ses salariés dans un scandale mondial n'était ni plus ni moins qu'une pourvoyeuse de chair fraîche à Epstein et ses amis de la finance et de la "High Society" dont Andrew. Soit dit en passant la pseudo société aristocratique britannique semble aussi vermoulue et pitoyable que la noblesse française qui perdit la tête pendant la révolution.
Malgré tous les efforts des services royaux le scandale éclata et une photo montra à tous que Andrew mentait et qu'il avait bel et bien de louches contacts avec le duo maléfique Epstein/Maxwell. Quant à la jeune mineure qu'il était censée n'avoir jamais rencontrée une photo sans équivoque démontrait le contraire
Dans une interview prévue pour l'aider à se justifier il s'enfonça tant et si bien qu'il fut la risée de son pays mais aussi un objet de scandale et de dégoût. La Reine, qui avait un petit faible pour ce fils là le protégea tant qu'elle le put puis renonça tant il était patent qu'il avait trop de choses à se reprocher.
Il fut finalement "déroyalisé", perdit tout emploi et obligation à la cour et doit depuis se faire oublier.
Son rang lui aura permis de ne pas être interrogé et encore moins mis en examen pour des viols sur mineures.
La Monarchie, constitutionnelle ou pas, possédant quelques pouvoirs ou pas, n'est définitivement pas un mode de gouvernement digne de ce nom.
