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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 07:00
Le Paris de sa maire

Je suis passé devant la Tour Eiffel le week end dernier. Des barrières métalliques empêchaient la circulation autour de la statue du Maréchal Foch, Place du Trocadéro. Encore une lubie d'Anne Hidalgo ai-je appris, maire cataclysmique de Paris qui a décidé que la circulation automobile se ferait non plus en cercle mais en fer à cheval autour de Foch. Pour une idée stupide c'est une idée stupide. La maire de Paris n'a d'ailleurs que des idées imbéciles. 

Ses dernières trouvailles en témoignent : la vitesse limitée à 50 km/heure sur le boulevard périphérique, la hausse considérable du prix du stationnement et la suppression de centaines de places de stationnement parlent d'elles mêmes. Madame Hidalgo souhaite la disparition pure et simple de l'automobile à Paris. En retour les Parisiens souhaitent la disparition de dame Hidalgo.

Son rêve doit être de transformer la capitale du pays en ville musée. Seuls les véhicules prioritaires (taxis, ambulances, pompiers, polices municipale et nationale, illustres visiteurs et politiques de haut niveau) seraient autorisés à circuler. A la manière des villes du rideau de fer de l'époque soviétique. 

Il est totalement illusoire de penser qu'un jour les voitures personnelles ne pourront circuler dans les quartiers parisiens. Tout ce que l'on obtiendra par ces mesures vexatoires et coercitives, ce sera des bouchons thromboses partout. 

Car le résultat des oukases de la maire n'est pas que l'on roule mieux; c'est que l'on roule mal partout. 

Péremptoire et agressive l'édile parisienne compte "emmerder" les parisiens jusqu'à la fin de son mandat. 

Derrière cela il y a sa majorité politique fluctuante et peu stable: pour conserver les votes des écologistes politiques Hidalgo est contrainte d'en rajouter dans les mesures qui les satisfassent. 

Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire mais je prétend que demander leur avis aux franciliens ne serait pas inutile. 

Comme  Martine Aubry à Lille Anne Hidalgo a une conception caporaliste de la politique qui se résume par la formule connue: "ceux qui sont avec nous sont nos amis, ceux qui sont contre nous des ennemis".  pas adversaires politiques, ennemis. 

Je suis bien heureux de vivre loin de Paris. 

 

 

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20 novembre 2024 3 20 /11 /novembre /2024 07:00
Un Roi ? un roi !
Un Roi ? un roi !

J'ai été très surpris de voir, dans la rue de Passy et une de ses rues adjacentes, collées aux murs, des affiches appelant à soutenir le prétendant au trône de France Louis XX. 

Je pensais, comme tous ceux qui ont connaissance de l'Histoire du pays, que la branche aînée des Bourbon s'était éteinte avec le Comte de Chambord (que ses partisans appelaient Henri V, mort sans descendant en 1883) tandis que les Orléans avaient perdu toute légitimité avec les affaires grotesques du Comte de Paris en 1999. 

J'ignorais que certains, dans notre pays, rêvaient encore d'un roi. Depuis la Révolution Française et la mort de Louis XVI les têtes couronnées n'ont guère été aimées, comprises, et aussi inspirées. Cela inclut les deux Bonaparte même si Napoléon 1er est un personnage à part dans notre Histoire séculaire. 

Le dernier roi en titre a s'être assis sur le trône était un Orléans, Louis Philipe 1er, Roi des Français. Vous avez bien lu, Roi des Français et non Roi de France. 

Celui que les affiches appellent Louis XX est un prince espagnol. 

La guerre de la succession d'Espagne (1701-1714) vit un petit-fils de Louis XIV devenir Roi d'Espagne. Cette promotion se faisait à la condition que le promu et sa descendance renoncent à jamais au trône de France.

Jusqu'à preuve du contraire cette condition n'a pas été levée... (évidemment les choses ne sont pas aussi simples qu'on pourrait le croire. Ceux qui seraient intéressés trouveront certainement des documents relatifs à cette affaire. 

Toujours est-il que cela faisait longtemps qu'on n'avait pas entendu parler d'une autre forme de gouvernement que la République. 

L'affiche en question, que je vous soumets ci-dessus, est étonnante par le vocabulaire choisi: "pavons" et le côté vieille France de la formule "pavons sa route". 

Autre curiosité la référence à Reims qui était la cathédrale des sacres. Implicitement ceux qui ont rédigé ce texte considèrent que la religion a toujours cause commune avec la politique. Pour un anachronisme c'en est un. Je croyais que la fiole contenant le Saint-Chrême avait été brisée pendant la Révolution et que la Cathédrale de Reims avait été totalement détruite en 1914-1918,  Le Saint-Chrême aurait il survécu aux coups de maillet et de canon? 

Enfin Louis XX aussi est discutable. Louis XVII et Napoléon II n'ayant pas régné ou l'ayant fait que subliminalement, on les a retenus comme s'ils avaient été l'un roi et l'autre empereur. On a créé ainsi des précédents. 

 l'homme sur l'affiche serait plutôt Louis XIX. Certes le Duc d'Angoulême a régné le temps d'abdiquer en faveur de son neveu le comte de Chambord mais 1 minute de règne c'est peu! 

Bon. Je cesse ces élucubrations dignes de Stéphane Bern et je vais réfléchir à la prochaine présidentielle!

 

PS: je vous prie d'excuser l'othographe de mes derniers posts. On ne fait rien de bien quand on le fait rapidement. 

 

 

 

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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 07:00

France 5 a diffusé dimanche, en seconde partie de soirée, un documentaire très intéressant sur les vicissitudes qu'a connu "Le livre noir" élaboré par le comité antifasciste Juif , 38 écrivains russes? le tout sous la direction des auteurs soviétiques Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman. C'est Albert Einstein qui avait suggéré et appuyé la réalisation de cet ouvrage qui se heurta à la censure du parti "parce qu'il laissait penser que seuls les Juifs avaient été systématiquement massacrés par les nazis en Union Soviétique".

Ce documentaire contenait beaucoup de documents photos ou cinéma provenant d'URSS. Noir et blanc ces films et ces photographies étaient intéressantes à la fois par leur beauté, leur rareté, leur message (souvent sous entendu) et par ce qu'elles disaient de la vie en URSS avant et pendant la dictature stalinienne. Les hommes et les femmes, les voitures, les vêtements, les moyens de transports,  les villes, la guerre, tout ce qui n'était pas le sujet du film mais son contexte était à la fois étonnant et révélateur. 

On nous a tellement dit que la patrie de Lénine était une prison géante qu'on était étonné de voir des couples danser, des villes animées, bien éclairées et dans lesquelles circulaient des véhicules de tous genres. 

Mais revenons au sujet de ce documentaire et à ce qu'il disait. En 1945, à la fin de la guerre, Staline ne voulait pas qu'on parle du génocide des Juifs par les hitlériens. Son souhait était que l'on confonde les victimes et qu'on parle des millions de morts soviétiques à l'exclusion de toute autre formule ou analyse. On le sait, les désirs de Staline étaient des ordres.  

Or Hitler, en juin 41, envahit l'URSS sans déclaration de guerre avec le projet bien arrêté de tuer les commissaires politiques soviétiques, les responsables communistes qui tomberaient entre les mains de l'armée allemande mais il comptait bien exterminer tous les Juifs d'union soviétique. 

Le livre noir, écrit pendant et après la guerre, se voulait un témoignage sincère du martyr Juif en URSS. De cette dichotomie ne pouvait que naître un conflit. Et entrer en conflit avec le maître du Kremlin était tout simplement impensable. 

Interdit pendant 250 ans le Livre noir n'a pas eu autant de temps à attendre pour être publié: la fin de l'URSS permit sa publication avant ce délai grotesque et offensant qui montre bien ce qu'était ce régime.

J'insiste sur la richesse iconographique du documentaire: un bout de film dans lequel des gens masqués, d'horribles films d'actualité, des extraits de spectacles et des interviewes rares.

Ce régime, comme le laissait entendre  Vassili Grossman valait bien son ennemi mortel. Les deux faisaient peu de cas de la vie humaine.

Je n'ai pu m'empêcher de penser qu'aujourd'hui les Etats Unis, la Russie de Poutine, la Chine et d'autres pays  comme la Corée du Nord ou la Turquie étaient en capacité, individuellement ou en association de nous imposer bien des tourments. 

La guerre est dans le patrimoine génétique de l'homme tandis que l'armement est le plus important domaine d'activités dans lequel les progrès sont ininterrompus.

J'ai appelé ce post "les pendus" parce qu'il y a un passage de film où l'on voit des Juifs Russes après leur exécution et que ces visages risquent de me hanter longtemps. 

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18 novembre 2024 1 18 /11 /novembre /2024 07:00

Un auteur en citait un autre dans  un livre que j'ai lu récemment. Il en disait le plus grand bien. J'ai noté le titre "La jungle" et le nom de l'auteur Upton Sinclair au dos du programme de cinéma. 

Avant d'aller à la bibliothèque j'ai mis l'appartement sans dessus-dessous pour retrouver ces informations. Au moment où 'allais me décourager je les ai retrouvées, écrites an pattes de mouche sur le dernier feuillet du programme Utopia*.

A la bibliothèque j'ai essayé de trouver le livre mais leur classement ésotérique m'a vite énervé. J'ai donc demandé de l'aide à l'une de ces personnes désœuvrées qui tapotent sur leur clavier d'ordinateur en fuyant du regard l'emprunteur de livres considéré comme un emmerdeur potentiel. 

Cette fois celui auquel je me suis adressé a été efficace et s'est même levé pour aller me chercher le livre car, oui, il était référencé et disponible. Une vieille édition de poche en bon état. Un pavé de 520 pages. 

Le roman, paru en 1906, reste d'une totale actualité et est une sorte de pamphlet à la Zola sur la vie et le travail chez les Yankees. Une importante partie du livre concerne le travail dans les abattoirs et elle est vraiment hallucinante. Dantesque est le portrait des protagonistes, des conditions de travail et du fonctionnement de l'industrie de la viande au début du vingtième siècle aux Etats Unis. 

J'ai lu le livre en deux trajets (aller-retour) Toulouse-Paris-Toulouse en TGV et ai été tellement absorbé par la lecture de ce livre foisonnant et dense que je ne les ai pas sentis ou presque.

Le livre est parfait lorsqu'il décrit l'horreur de la condition humaine dans ces cloaques industriels répugnants. Il l'est moins à la fin lorsqu'il esquisse des solutions dont on a vu ce qu'ont été leurs réalités dans les pseudos démocraties populaires. 

l'auteur n'était cependant pas dupe et les personnages sont presque tous faibles et manipulés.  Pour avoir lu des ouvrages récents sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie je crois pouvoir dire que peu de choses, dans ce domaine, ont changé depuis 100 ans . Sinclair parle déjà des abattages rituels!

Un livre dont le sujet implique une volonté de lire des choses cruelles, laides, tristes et démoralisantes mais intéressantes. 

* journal de cinéma de la région de Toulouse, cinéma d'auteurs. 

 

 

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15 novembre 2024 5 15 /11 /novembre /2024 07:00

Je suis allé voir le film de Philippe Ruffin "Au boulot!" dimanche 10 novembre. La grande salle de l'Américan Cosmograph était pleine à ras-bord. 

L'idée de départ est excellente: proposer à Sarah Seldmann, chroniqueuse de l'émission "les grandes gueules" dans laquelle elle est la championne du libéralisme le plus échevelé de voir en vrai la vie de ces assistés. Ses prises de position sont les classiques: "les chômeurs sont des feignasses, ils ne font rien, le SMIC à 1300€ c'est déjà pas mal etc" de vérifier sur le terrain la pertinence de ses propos. 

François Ruffin n'est plus encarté LFI mais il reste marqué par leur discours. Il n'est pas dogmatique comme ses homologues. Ou moins. C'est un homme politique intelligent qui aime l'humanité et souffre des injustices criantes de notre société. C'est un homme drôle, plein d'humour et de compassion. Il a eu l'idée de proposer à Sarah Seldmann de se frotter à la réalité. Une immersion chez les pauvres, les rejetés, les fameux "sans dents" jadis moqués par François Hollande. 

Evidemment la rencontre entre la bourgeoise sûre d'elle-même et vaguement méprisante* et le lumpenprolétariat à la française est un choc. L'avocate journaliste est courageuse d'affronter celles et ceux qui auraient des raisons de la détester et montre qu'elle n'est pas insensible. Devant la pauvreté, la misère, la maladie, le racisme et l'avenir bouché de ses interlocuteurs elle ne remet pas vraiment en cause ses certitudes mais elle est touchée, marquée même. 

Qu'ils soient coursier, employé de cuisine, agriculteur, bénévole au Secours catholique, en reconversion ou en  longue maladie, qu'elles soient aide-soignante, footballeuse ou femme de ménage tous ont accueilli "la libérale des beaux quartiers" avec gentillesse.

Les auteurs du film ont, c'est normal, la volonté de "choquer" la chroniqueuse et il y a dans le film des moments de véritable humiliation. Ils n'étaient pas nécessaires même si celle-ci se ridiculise toute seule en détaillant ce qu'elle veut posséder (des sacs à 20 000€, des bagues à 50 000€ et si elle précise qu'elle n'est pas riche parce qu'elle prend l'avion et non un jet privé.)

Sarah Seldmann disparaît de l'écran durant les 15 dernières minutes du film: un différent sur Gaza entre elle et Ruffin les aurait opposés. 

Le film ne souffre pas de cette absence de l'actrice principale. Elle a tout dit et montré qu'elle ne remet pas en cause sa façon de voir le monde (tout en ayant eu le courage de faire des choses très difficiles pour quelqu'un comme elle) et oubliera sans doute très vite les misérables de notre époque. Car ce sont des misérables comme ceux d'Hugo. Ni plus, ni moins. 

Mon seul regret ou ma seule critique, porte sur l'attitude parfois humiliante de Ruffin vis à vis de Sarah Seldmann. Qu'elle ait accepté le défi et se soit remise en cause aussi complètement indique une humanité certes sélective mais une humanité tout de même. 

Cela dit le discours de Sarah Seldmann et de ceux qui tapent sur ceux qui vivent du RSA, ceux qui ont des congés maladie; qui vivent du SMIC etc est aussi insupportable que celui des éternels marxistes dont le discours est un leurre pour attirer des "clients". 

J'ai été surpris par les applaudissements dans la salle à la fin de la diffusion du film, venant de personnes plutôt âgés et vivant dans le centre ville de Toulouse, une grande ville "chère". 

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14 novembre 2024 4 14 /11 /novembre /2024 07:00

Je m'en veux d'avoir écouté ou regardé trop d'émissions d'actualité relatives à la campagne présidentielle américaine. Je me suis aperçu, une fois encore, que celles-ci font du "remplissage" et qu'en fin de compte les autoproclamés spécialistes ne savaient rien ou si peu.

Prenez la dernière semaine de la campagne: le score estimé des deux candidats était annoncé comme très serré. Le vote n'a pas été serré, au contraire, et Trump a gagné l'élection très facilement. Pareil pour les "Swing states": Trump les a TOUS remportés là où un faux suspens était distillé. 

Autre exemple; Kamala Harris avait choisi l'avortement comme "cheval de bataille". Tous les commentaires l'en félicitaient. Apparemment ce n'était pas un argument gagnant. 

Et ainsi de suite. 

Les radios et les télévisions ont beau envoyer aux USA des équipes de journalistes spécialisés, interroger des correspondants sur place et consacrer des heures de palabres sur le sujet il est patent qu'elles ne sont pas mieux outillées pour prévoir les résultats que nous le sommes individuellement. 

Trump, catastrophe politique, a déjoué, une fois encore, les pronostics les plus "surs". En 2016 personne ne croyait qu'il serait élu, en 2020, on pensait qu'il serait réélu et en 2024, qu'il ne parviendrait pas à se faire à nouveau élire. 0/3 la presse. Bravo! 

Je ne voudrais pas être cruel et rappeler les propos des supposés connaisseurs de la politique aux USA qui nous assuraient qu'une femme métis allait être en charge des destinés de l'Amérique. Les mêmes, après le dépouillement du vote, repartent de plus belle et expliquent pourquoi Trump a gagné.  Ils le font sur l'air de "on vous l'avait bien dit"!

On ne m'y prendra plus. J'ai beau savoir que la divination politique n'existe pas, je me fais prendre à chaque fois. Hillary Clinton devait être présidente... 

La réalité est qu'ils se basent uniquement sur les sondages et que ceux ci sont de plus en plus faux. 

Ce personnage exécrable est président des USA. Il va falloir s'y faire. 

 

 

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13 novembre 2024 3 13 /11 /novembre /2024 07:00

Lionel Duroy a écrit un bon livre consacré au général Paulus qui dirigeait la VIème armée Allemande à Stalingrad en 1941-1942 et qui se rendit aux soviétiques, contre la volonté d'Hitler qui l'avait fait Maréchal en espérant qu'il se suiciderait plutôt que se rendre. 

Ce n'est pas une biographie mais un roman dans lequel l'écrivain se met à la place de Paulus et nous renseigne sur sa pensée, sur sa réflexion et sur ses responsabilités. 

L'épisode de sa reddition est bien connue; comment l'idée s'est imposée à lui est imaginée par l'écrivain et semble tout à fait plausible. Un dilemme considérable s'est emparé du général quand il a compris que le dictateur lui demandait de sacrifier jusqu'au dernier les soldats allemands qui ne parvenaient pas à prendre Stalingrad: se rendre ou mourir alors qu'Hitler exigeait la seconde possibilité pour ses hommes et leur chef. Paulus fut confronté à un drame de conscience très difficile à résoudre. Soldat il devait, pensait-il, fidélité absolue à l'homme désigné par le peuple pour le diriger. Mais en chef militaire il comprit vite que ce dirigeant envoyait plus de 300 000 hommes à une mort certaine. C'est pourtant cette seconde possibilité qu'il choisit, par fidélité à son engagement. 

L'auteur du livre fait un parallèle (il l'a dit en interviews) entre les généraux russes contemporains en Ukraine et Poutine qu'il compare à Hitler. Duroy pense que Paulus n'était pas un criminel de guerre (il s'est opposé aux massacres de juifs et de commissaires du peuples sur le front russe) et que sa conscience lui interdisait de sacrifier ses hommes. 

Paulus refusa de se suicider et se rendit au grand dam d'Hitler. Prisonnier des Russes il fut emprisonné et passa la fin de la guerre en URSS. Il témoigna au Procès de Nuremberg et fut libéré trois ans avant sa mort. Il vivait alors en RDA, la partie de l'Allemagne communiste. 

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12 novembre 2024 2 12 /11 /novembre /2024 07:00

Dans la très belle salle de concerts dite "halle aux grains" du nom d'une de ses précédentes affectations j'ai vu mardi 6 novembre au soir un concert des Arts Florissants dirigés par William Christie avec la chanteuse lyrique Sonya Yoncheva.

Une fois encore j'ai été frappé par l'âge moyen des spectateurs (NB: je ne faisais pas baisser la moyenne!) et par les rituels liés à ce genre de soirée: l'accordement des instruments, l'arrivée des musiciens, du chef d'orchestre puis de la "Diva" le tout sous un vrai tonnerre d'applaudissements. 

Une voix nous a prié, à nous public, d'éteindre nos téléphones, de ne pas applaudir entre les morceaux de musique et... d'essayer de tousser le plus discrètement possible. 

Et de fait lorsqu'une personne a une quinte elle donne le signal de départ à d'autres qui se mettent à tousser comme des damnés. 

J'ai été  fasciné par la chanteuse d'origine Bulgare: bien qu'un peu enveloppée elle était belle et ses gestes sensuels et gracieux. Vêtue d'une robe légère à brillants, les épaules nues, bougeant élégamment, de très belles mains, elle minaudait comme une chanteuse lyrique de cinéma. Chacun de ses gestes était comme étudié pour séduire le public. Sa façon de se déplacer, les moments où, assise, elle ne chantait pas, sa façon de tourner les pages de ses partitions, ses signaux à la harpiste et sa sorte de danse-entreprise de séduction du chef d'orchestre la rendaient séduisante. 

Le spectacle était là: une danse à la Salomé (sans la tête sur un plateau) qui monopolisait l'attention. Les musiciens étaient excellents, particulièrement l'hautboïste, les flûtistes et les violons. 

Quant au chef il m'est apparu bien vieux et guidant à l'économie. 

Dans ce genre de récitals les morceaux de musique interprétés sont décevants et hier ne faisait pas exception à la règle. Un patchwork indigeste d'airs sans rapports les uns avec les autres et souvent trop courts. 

Même les "Divinités du Styx" de Gluck ne fut pas ce que j'en attendais. 

Mais c'était un excellent moment et ma bonne humeur ne fut pas stoppée en rentrant chez moi et découvrant que le minus habens était élu pour 4 ans à la Maison Blanche. 

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8 novembre 2024 5 08 /11 /novembre /2024 07:00

Dans le jardin que nous partageons et travaillons ensemble, Françoise et moi, nous avons peu de raisons de nous jeter des outils ou des mottes de terre. En général nous sommes d'accord sur les variétés de fleurs ou de légumes à planter et où les planter. Nous sommes aussi d'accord sur l'aménagement du jardin, sur la partie pelouse et sur les arbrisseaux d'agrément que nous introduisons sur place. 

Le mobilier de jardin, la fréquence de la tonte de l'herbe ne nous posent aucun problème. 

Alors? tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? 

Ben, non!  en ce qui me concerne je deviens hystérique lorsque ma co-jardinière taille tout. Elle est tout bonnement fanatique du sécateur et n'est vraiment heureuse que lorsque tout est uniformément coupé au carré. Le lierre, la vigne vierge, la lavande, l'arbre à papillons, les haies... tout passe sous la lame.

Ca me rappelle le jardin de mon père qui était lui aussi un enragé du sécateur. Il s'étonnait que nous fuyons son jardin... il était SI-NI-STRE. Ma mère le qualifiait de champ d'épinards. Il n'y avait pas une fleur (en fait si, seulement celles que lui aimait). Pour couronner le tout il aimait les plantes grasses et mettait des cactus dans les coins les plus improbables. Emmener les enfants c'était nous obliger à les suivre à un pas à cause des Aloès, des cactées et autres plantes pleines de piquants et de pointes. 

Françoise se contente de raboter le lierre qui pousse sur les grillages et qui nous isole des voisins. Elle fait tant et si bien que non seulement nous entendons nos deux bécasse de voisines de jardin mais que nous les voyons! je leur préférais le chèvrefeuille. 

Moi qui suis devenu calme et pondéré je vois rouge dès que j'entends le clic-clic du sécateur. C'est certain de temps à autres (et singulièrement au printemps) le jardin réclame des soins attentifs et l'élaguage en fait partie. 

Mais Madame y va un peu fort avec la coupe! j'ai bien pensé cacher le sécateur mais nous en avons trois..

 

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8 novembre 2024 5 08 /11 /novembre /2024 07:00

Il y a des livres, des romans et des nouvelles qui inspirent les cinéastes. Pour ceux qui aiment ces ouvrages voir les différentes adaptations cinématographiques qui en ont été faites est souvent un plaisir mais parfois aussi une déception.

Au cinéma "Les liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos existent en plusieurs versions: Celle de Roger Vadim avec Gérard Philipe et Jeanne Moreau, celle de Stephen Frears avec John Malkovich et Glenn Close et "Valmont" de Milos Forman avec Colin Firth et Annette Bening. 

"Sex intentions" de Roger Kumble avec Ryan Philippe et Sarah-Michelle Gellar est également une adaptation du roman épistolaire de Laclos. Il y en a eu d'autres (dont une adaptation télévisée* de Josée Dayan avec Catherine Deneuve et Rupert Everett. 

Seules les trois premières citées méritent notre intérêt. Personnellement c'est à "Valmont" que va mon respect: Colin Firth et Annette Bening sont relativement jeunes et correspondent le mieux aux rôles principaux. Malkovich est bon mais il est un homme plus que mur tandis que sa partenaire est vraiment trop âgée pour être une Merteuil crédible. 

Le film de Vadim est léger et sans grand intérêt. C'est une "relecture" un rien infantile et légère. 

 

Autre livre (en l'occurrence une nouvelle) signée cette fois Diderot: "Madame de la Pommeraye et le Marquis des Arcis" adapté par Emmanuel Mouret avec Cécile de France et Edouard Baer sous le titre "Mademoiselle de Joncquières". C'est une histoire de séduction et de manipulation, de vengeance même, qui avait déjà été adaptée au cinéma par Robert Bresson avec Maria Casarès et Paul Bernard. Bien que dialoguée par Jean Cocteau la version de Bresson a beaucoup vieilli. L'interprétation de Maria Casarès est exceptionnelle et le film repose sur sa personnalité. Dans cette version (filmée juste à la fin du second conflit mondial, Elina Labourdette est, elle aussi, excellente.

Il faut avoir vu Casarès, immense comédienne de cinéma mais plus encore de théâtre, dire: "je me vengerai"  pour savoir que celui après qui elle en a, va passer un mauvais moment! 

 

* pas vue mais Josée Dayan réalise ses fictions au rouleau compresseur et à la truelle et Mademoiselle Deneuve avait 60 ans passés quand elle joua dans cette dramatique. 

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