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7 février 2025 5 07 /02 /février /2025 07:00

J'ai regardé, sur Arte, le mercredi 5 février le film de Stéphane Brizé (2021) "Un autre Monde" avec 3 interprètes remarquables: Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain et Marie Drucker. 

C'est un film exceptionnel par la véracité de ce qu'il raconte et par le jeu incroyablement juste des 3 interprètes principaux. Vincent Lindon y est absolument exceptionnel. A croire qu'il a vécu en entreprise et été contraint de faire une "charette" de complaisance juste pour que les actionnaires aient encore plus de dividendes. 

Dit comme ça on peut imaginer le film lourdingue avec message social appuyé. Ce n'est pas le cas: si le thème du film est effectivement le poids de ses responsabilités professionnelles sur un homme et sur sa famille il y a les répercussions morales et physiques qui sont montrées dans ce qu'elles ont d'insupportables et de destructives. 

J'ai dit ici, à propos d'un autre film du même metteur en scène, que Lindon n'avait sans doute pas connu la vie en entreprise et le monde du travail salarié. Je trouvais qu'il en faisait des tonnes en interview et cela m'avait un peu agacé. J'avais tort. Son travail de comédien consiste à devenir le personnage et à nous le faire accepter. Ce n'est rien de dire qu'il y parvient. Il est ce responsable d'unité de production qui cale devant un nouveau plan de licenciement. Il ne refuse pas de le concevoir mais essaie de trouver une autre action et se heurte à sa supérieure hiérarchique et à son Président Américain. 

Il vit parallèlement une crise conjugale avec sa femme qui supporte mal ses absences et leur fils est en peine dépression. 

Sans être naïf le responsable que joue Lindon a jusque là accepté la stratégie inhumaine de son groupe. Cette fois il remet en cause l'insensibilité de l'entreprise et la cruauté de sa direction qui jette les salariés comme des vieux Kleenex et masque ce cynisme brutal derrière des impératifs économiques fallacieux. 

Le personnage que joue Vincent Lindon se cabre contre un nouveau "plan social" (euphémisme signifiant le licenciement de 48 salariés). Il propose une solution alternative qui ne rencontre pas l'acquiècement du PDG  de la multinationale et est licencié pour faute et sans indemnités parce qu'il a été contraint de mentir aux salariés et qu'un syndicaliste l'a enregistré à son insu. 

La directrice de la filiale Française lui propose une ignominie (rejeter la faute sur son ami et collaborateur) ce qu'il refuse. 

Le film n'est à aucun moment manichéen et les états d'âme de Lindon sont autant dues à l'effondrement de sa famille qu'à la "pression" de son entreprise. 

On voit le personnage lutter contre tout ce qui l'assaille et perdre pied. Des gros plans, des larmes, une musique lugubre et des gros plans sur une photo encadrée de la famille du temps où les choses allaient encore suffisent pour montrer la pression psychologique à laquelle le cadre supérieur est confronté. 

Le film réussit à nous intéresser à une réunion entre Lindon et son staff et les représentants du personnel et à une conférence vidéo avec le Président américain (un peu too much) qui refuse brutalement toute solution autre que celle qu'il a décidée. 

On se met à la place de Lindon et on le désapprouve : a un tel poste de direction on n'a pas d'états d'âme et on accepte les "règles du jeu" qui sont universelles. Evidemment la logique productiviste (500 salariés feront le travail de 548) choque mais c'est la norme. 

Tous ceux et toutes celles qui n'ont pas travaillé dans des entreprises de ce type (appartenant à des fonds de pension ou étant filière de sociétés étrangères) ne comprennent pas toujours ce qu'est la productivité et la concurrence. Ce que l'on résume parfois par la phrase: "nous ne vivons pas dans le pays des Bisounours".

Le film, par la réalité qu'il décrit, est là pour déciller ceux qui croient que l'entreprise peut s'offrir le luxe de ne pas être impitoyable. On peut le déplorer, pas le changer. 

Avec "En guerre" un de ses précédents films, Stéphane Brizé s'était attaqué aux impasses du "dialogue social", avec déjà Vincent Lindon en courageux mais irréaliste syndicaliste luttant contre une délocalisation "sauvage". 

 

PS: J'ai été licencié d'une entreprise dans de bonnes conditions et été jeté brutalement d'une autre dans ma vie professionnelle.

 

 

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6 février 2025 4 06 /02 /février /2025 07:00

Comme souvent à Toulouse le mois de février semble parti pour être beau et ensoleillé. Nous ne nous rendons plus compte, tant nous sommes habitués, combien il est plaisant de vivre sous un ciel bleu. Cela a des conséquences sur notre moral et même sur notre santé. Ceux qui vivent à Paris ou plus au Nord (Bretagne, Normandie) nous le disent: un ciel bas et gris, la pluie trop souvent tombée jouent contre le moral. 

Hier, 1er février nous avons pic-niqué (rapidement et presque debout, ce n'était pas canicule) à Port-Viguerie face à la Garonne. Des kayakistes s'entraînaient et des personnes se promenaient devant la perspective de l'école des Beaux-Arts. 

la Garonne étincelait sous le soleil et la température était juste ce qu'il faut pour regretter de s'être trop couverts. L'interminable mois de janvier s'était enfin achevé et l'on sentait dans l'air comme une envie de  profiter. 

La Ville, même avec les squelettes d'arbres est superbe, particulièrement près du fleuve et du Pont Neuf. Le soleil réchauffe la brique qui, en retour, rougit joliment.

La circulation automobile a été fermement éconduite et le silence s'apprécie. Le brouhaha permanent des moteurs s'est éclipsé et il faut bien reconnaître que si ça ne nous amène pas plus vite à l'aéroport ou à la gare c'est un réel plaisir qui nous fait toucher du doigt l'aliénation que nous avons subie en le trouvant normal. 

La ville a ses rythmes et ce dimanche matin elle était comme faisant la grasse matinée. 

Dès le lundi la formidable énergie de la ville était rétablie et l'on aurait pu croire qu'on était ailleurs. Au temps du Covid elle fut autre, plus silencieuse encore et redevenue provinciale. 

Je le constate depuis longtemps j'ai autant choisi cette ville qu'elle m'a choisie. Notre histoire n'est pas proche de la fin. Loin de là. 

 

 

 

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5 février 2025 3 05 /02 /février /2025 07:00

J'aime bien la collection "le dictionnaire amoureux de..." éditée par Plon et qui parle de pays, de cuisine, de cinéma, de rock, de journalistes ou de tout et et n'importe quoi. Un seul nom est signataire du volume consacré à sa passion, secrète ou pas. J'ai cité le journalisme;  l'écriture du "dictionnaire amoureux du journalisme " a été confié à Serge July. 

C'est tout à fait moi de choisir juste l'exemple qui ne va pas!  Le défunt Jean-François Kahn eut été mieux indiqué par exemple qui fut au départ de "L'Evènement du Jeudi " et de "Marianne"... Mais bon, comme je l'ai précisé une ligne plus haut J.F.Kahn n'est plus et on a préféré July, qui est plus, -selon moi- urn polémiste et un "influenceur" (avant que le mot et la fonction n'existent) qu'un journaliste. Certains volumes sont excellents (celui sur la politique de Philippe Alexandre, celui sur le rock d'Antoine de Caunes, celui sur le mauvais goût de Nicolas d'Estienne d'Orves, celui de l'Espagne de Michel del Castillo, d'autres plus bâclés (celui sur le crime d'Alain Bauer) d'autres sont trop de parti pris (Dictionnaire amoureux de la chanson Française) enfin certains... ne m'intéressnt pas! Le défaut de cette collection est la taille, le poids et l'encombrement de chacun des volumes qui la constitue.

je ne me vois pas les relisant (peut être celui de François Morel?) et encore moins cherchant une définition dedans. Quant à celui qui concerne le cinéma et qu'a réalisé Jean Tulard j'aurais pu l'écrire tant je suis d'accord avec ses choix et ses justifications. A part sur "la gueule de l'autre" film de Pierre Tchernia dont il dit beaucoup de bien et dont j'ai le souvenir d'une daube démodée. 

 

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4 février 2025 2 04 /02 /février /2025 07:00

Après Tina Turner (24 mai 2023) Sinead O'Connor (26 juillet 2023), Françoise Hardy (11 juin 2024) voilà que disparaît Marianne Faithfull (30 janvier 2025). Je les aimais toutes les quatre. Elles avaient un talent particulier et une personnalité intéressante. 

Elles n'étaient pas préfabriquées comme tant de femmes du spectacle et possédaient toutes les quatre des talents indéniables. 

Après ces disparitions je ne vois plus que Joan Baez, Carly Simon, Carole King, Suzanne Vega, Cheryl Crow, Alanis Morissette, Lana Del Rey, Kate Bush et Emmylou Harris pouvant prétendre sinon à la succession (elles chantent, pour certaines, depuis très longtemps et leur talent est également reconnu) du moins au même degré d'inspiration ou de qualité de chant. . Ah! et puis Lady Gaga et Beyonce. 

La dernière décédée,  Marianne Faithfull, a connu une carrière remplie de hauts très hauts et de bas très bas. Compagne de Mick Jagger elle s'enfonça dans la drogue et faillit ne pas en revenir. Elle vécut même un temps dans la rue à Londres. En 1979 alors qu'elle était oubliée de tous, son album "Broken English" un album triste et grave remporta un grand succès largement mérité. Il lui ouvrit une seconde carrière inespérée autant qu'inattendue. 

Singulièrement la voix légère et fragile de l'interprète de "As tears go by" des Rolling Stones et de "hier ou demain" de Serge Gainsbourg réapparaissait avec une voix rauque de grande fumeuse. Elle fit publier de nombreux albums aux styles très variés. La voix à la Marlene Dietrich dramatisait des titres souvent mélancoliques.

Ses plus grandes réussites, selon moi, sont les disques "Broken English", "A child's adventure", "A secret life", "Dangerous Acquaintances", "Vagabond ways" et "Before the Poison" sans oublier "Blazing Away".

J'avais été la voir à l'Olympia à Paris le 3 juin 1982 et avait gardé un excellent souvenir de ce récital émouvant. Marianne Faithfull semblait fragile et un peu perdue sur scène. L'accueil du public l'avait galvanisée et elle paraissait heureuse de l'accueil qui lui était réservé. 

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3 février 2025 1 03 /02 /février /2025 07:00

Il faut bien le dire, en cinéma on a à peu près tout fait et donc tout vu. Depuis les films des frères Lumière en passant par ceux de Méliès et de Luis Bunuel tout a été expérimenté et le meilleur côtoie le pire. Le cinéma connait ses maîtres, des metteurs en scène qui ont crée une oeuvre pérenne, des comédiens qui ont surpassé tous leurs concurrents et des scénaristes qui n'avaient rien à envier, question inspiration, aux plus grands romanciers. 

Encore aujourd'hui, de temps à autres, certains réalisateurs essaient d'improviser des formes nouvelles et de filmer des histoires improbables.

En privilégiant la forme sur le fond lorsque c'était nécessaire. La rumeur autour du film de Jacques Audiard "Emilia Perez" indiquait que l'on était en présence d'un film d'un format peu courant. 

Lorsque l'on associe les éléments qui le constituent: film sur les cartels Mexicains de la drogue, violence, changement de genre et comédie musicale... il y a des raisons de penser que ce n'est pas le film distrayant  du dimanche soir en famille. 

J'y suis allé à reculons et ai été surpris que le précipité cinématographique ait pris. On croit au trafic de drogue et au chef du cartel ultra violent et à sa personnalité hors norme. On peut croire que cet assassin ultra-violent est bon père, on peu même envisager qu'il aime sa femme alors que lui même en est devenu une. On peu accepter les moments dansés et chantés parce qu'ils "collent" à la violence de l'histoire et que les chanteurs les interprètent en droite ligne des parties parlées. 

Est-ce que tout cela fait un bon film?  pour ma part je répondrais non. Le metteur en scène a du culot et du métier; c'est indéniable. Il a réalisé un film très original mais un brin ennuyeux.

Il a été tellement difficile de trouver une séance que l'on peut sans hésiter prédire un immense succès à "Emilia Perez" qui, à mon avis, ne sera pas imité avant longtemps.

Preuve, s'il en était besoin, de la difficulté à réaliser et à produire le film, l'interminable  générique de fin qui dure bien 6 ou 7 minutes. 

 

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31 janvier 2025 5 31 /01 /janvier /2025 07:00

Quelle tristesse! quel dégoût. La cérémonie de prestation de serment de  Donald Trump a été à la hauteur (c'est une expression) de ce que je craignais: un monument de bêtise, d'inculture, de vantardise sénile et un festival de mensonges pathologiques. J'avais observé le bonhomme: non seulement il ne s'est pas amélioré pendant les quatre années où il a été relégué loin de la Maison Blanche mais tous ses défauts n'ont fait qu'empirer. 

Les précédents de l'Italien Berlusconi et de Sarkozy ont été pulvérisés ce qui n'est pas banal en soi. Penser que cette engeance va gouverner les Etats Unis pendant les 4 années à venir me rend malade. 

J'en veux à tous ceux qui l'ont amené au bureau ovale et en particulier à Barack Obama qui, en l'humiliant sévèrement en public lui a donné le coup de fouet qui l'a propulsé tout en haut. 

Je ne reviendrais pas sur la liste de ses incompétences ni sur les dangers qu'il fait courir au monde en étant à la tête du plus puissant pays du monde: chacun les connaît. Qu'une base américaine abrutie, dopée aux burgers et aux armes vote pour un demi-fou est dans la logique des choses. Que Washington ait permis à cet idiot dont la bêtise le dispute au ridicule est impardonnable. 

Nous risquons tous,  sur cette planète, de regretter amèrement la journée d'hier: la comparaison avec Hitler n'est peut-être pas valable, il y a cependant une constante: croire que le pouvoir assagit et que la peur de la guerre rend prudent. Le caporal bohémien de Munich a montré qu'en 12 ans de pouvoir il a amené l'Humanité plus bas qu'elle n'avait jamais été. Le grotesque pantin vulgaire et puéril qui a pris hier les commandes du pouvoir aux USA a sans doute assez de pouvoir pour nous conduire à une catastrophe supérieure en effets. 

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 07:00

La télévision du Figaro a diffusé récemment une longue interview de Mazarine Pingeot que j'ai écoutée avec intérêt. Cette femme est mieux que jolie, elle a un charme naturel et un sourire qui ne sauraient mentir. On le sait elle est loin d'être stupide mais reste modeste. A l'heure où le moindre Nagui se prend pour Pic de la Mirandole c'est à souligner. 
Nous le savons, son histoire personnelle est originale et a été -elle en convient- tout sauf un chemin de roses. 

Moins il y avait de personnes au courant de son existence mieux c'était. Son père aurait pu être victime de chantage, elle aurait pu être ciblée par des terroristes... Seuls (ou à peu près) le ludion Jean-Edern Allier (la postérité a été l'exact inverse de son vivant: le polémiste a été totalement oublié dès le surlendemain de sa mort "héroïque" *) et la punaise Françoise Giroud qui fit éditer un de ses bouquins sans intérêt aux éditions "Mazarine" pour dire: "je sais". 

Mazarine a raconté son adolescence solitaire par la force des choses, ses goûts (la chanteuse Barbara et David Bowie), sa vie de recluse et ses études. Elle commentait un livre sur les lieux et donc sur un appartement de l'Etat qui l'accueillait et dans lequel il n'y avait que des personnels de toutes fonctions du Palais de l'Elysée. 

Elle ne pouvait recevoir ses ami-e-s. Douce, souriante, relativisant sa relégation, elle n'en voulait à personne d'avoir eu une enfance confisquée. 

Mazarine a des enfants et une vie enfin libre. On sentait qu'elle restait réservée et je l'ai admirée pour cette retenue si rare à notre époque où l'on se "déballonne" pour tout et rien. Autre scorie de notre temps: la victimisation permanente. Là aussi Mazarine ne tombe pas dans cette facilité. Au contraire. 

Il m'a semblé que cette femme avait été très aimée et l'était encore. 

Un beau portrait. 

 

* il est tombé de vélo

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29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 07:00

J'ai été diagnostiqué Parkinson en septembre 2020. Il y a quatre ans donc. Mais les premiers symptômes sont apparus longtemps avant sans que je sache les distinguer et surtout les relier entre eux. C'est le tremblement de la main qui m'a fait consulter puis comprendre ce que j'avais probablement. 

Je me souviens que mon écriture est devenue minuscule sans que je puisse y remédier. Cela ne m'a pas inquiété. A mon étonnement j'ai constaté que sur de nombreuses photos ma main droite était comme atrophiée et souvent positionnée de la même manière. J'ai ensuite eu des crampes très douloureuses aux jambes puis d'autres déséquilibres. Mais personne ne m'a fait remarquer ces changement que j'ai tôt fait d'attribuer au vieillissement.

Je me souviens de mon rendez-vous chez la neurologue. Je lui ai listé oralement mes symptômes et elle écoutait en posant quelques questions. J'avais l'impression d'assister à une scène jouée, non d'en être le comédien principal. D'ailleurs je ne jouais pas. 

Elle s'est rassise à son bureau et m'a demandé de but en blanc: "avez vous une idée de ce que vous avez?" j'ai répondu oui. Il y a eu un petit silence. J'ai prononcé le nom de ma passagère clandestine au nom Britannique. Elle m'a dit qu'effectivement j'avais la maladie de Parkinson. Elle a estimé que la P. m'avait investi deux ou trois ans auparavant. 

Le silence qui s'est installé a duré et ma tête et moi, mes pensées se sont éloignées tandis qu'elle parlait. 

S'expliquaient alors tous ces petits signes (les cauchemars récurrents, les chutes de moral, l'écriture patte de mouche, la perte de l'odorat et l'équilibre parfois précaire.) A ma surprise la neurologue m'a montré des choses que je n'avais pas vues (une sorte de faiblesse du côté droit, une faible mais certaine hémiplégie du même côté et décrit d'autres désagréments) dont je n'avais pas pris conscience. 

Ce qui a compliqué tout et qui le complique aujourd'hui encore c'est que mes genoux ont été usés et douloureux et ont entravé ma marche. Je ne savais pas et ne sais toujours pas ce qui est dû à Parkinson et ce qui est dû à l'usure des genoux. 

Aujourd'hui je sais!

Mais je vais bien et ne me sens ni ne me considère comme "malade". Il est vrai que Lady P ne s'est pas encore tournée vers moi et doit s'occuper de cas plus vif. Je sais ce qui m'attend.

Je n'ai pas pu regarder l'émission de France 5 consacrée à la maladie de Parkinson, du moins pas en entier.  Je suis venu à mon bureau écrire ceci qui m'a auto-rassuré. 

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28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 09:44

L'abbé Pierre a eu le pire des défenseurs posthumes. Bernard Kouchner, vieilli mais droit dans ses  bottes a défendu son ami bec et ongles. Son système de défense était pour le moins original mais peu convaincant. Pour le French Doctor, peu habitué à être poussé dans ses derniers retranchements la faute de l'abbé des sans-logis était due au célibat des prêtres imposée par la religion catholique.

On pense ce qu'on veut de ce célibat que l'Eglise considère comme indispensable depuis les réformes de Grégoire VII au  XIème siècle mais il n'est en rien responsable des désirs et des appétits sexuels du Saint-Homme longtemps préféré des Français. 

Kouchner n'en démordait pas. Que l'abbé ait violé un jeune garçon et peloté ou pire des femmes sans leur consentement était la faute de l'Eglise et du célibat qu'elle imposait à des hommes qui ne pouvaient que très difficilement contenir leur libido. 

L'abbé Pierre était un homme qui aimait les femmes et les désirait, en le contraignant l'Eglise le forçait en quelque sorte à agir ainsi, qu'il force leur refus ça n'a aucun rapport. 

l'abbé étant mort depuis pas mal d'années l'affaire était entendue et terminée. Circulez il n'y a rien à voir. 

Mes amis sont mes amis même s'ils ont des comportements indignes. Ou presque. 

L'image du médecin volant, de l'homme au sac de riz en prenait un coup.  

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27 janvier 2025 1 27 /01 /janvier /2025 07:00

C'est étrange. Depuis que je suis retraité* je reçois des invitations  pour assister à des conférences, pour faire du ping-pong, du tennis ou du chant, je suis convié à des avant-premières, à des inaugurations , à des débats, n'en jetez plus! C'est fou ce qu'on fait pour que je sois bien. 

Les autorités craignent peut-être que je m'ennuie? 

C'est quand je travaillais que j'aurais aimé un peu de cette sollicitude. Maintenant je n'en ai guère besoin et pas plus envie. 

Je ne dis pas non systématiquement aux examens médicaux gratuits qui me sont proposés mais franchement que l'Etat forme d'abord des infirmières, les paie plus, cesse de fermer des lits et reverse une partie des scandaleux "dépassements d'honoraires" aux hôpitaux, mon côlon attendra...

Je me demande si cette soudaine attention n'est pas liée au fait que les vieux votent plus nombreux aux élections et votent plus souvent réactionnaire... Non! c'est du mauvais esprit. 

 

* ce mot me semble être plus qu'une incongruité: une grossiereté! 

 

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