Un travail de longue haleine m'a permis d'accepter la maladie de Parkinson qui m'a été diagnostiquée officiellement en septembre 2020. La maladie serait à l’œuvre depuis au moins 3 ans. Une maladie "sous contrôle" qui, pour le moment, se fait donc pratiquement oublier.
La neurologue qui me suit, l'association "France-Parkinson" à laquelle je suis affilié, les livres et brchures que j'ai lus sur le sujet m'ont rassuré sur l'évolution lente de la maladie et le caractère non dramatique de son diagnostic. Certes il s'agit d'une maladie incurable dégénérative du cerveau mais pas la pire.
Je suis donc, j'étais donc rassuré. Je suis atteint d'une maladie grave mais à évolution lente et pas mortelle en tous cas. Les effets en sont désagréables et gênants mais pas insupportables. Pas de quoi se mettre "martel en tête" comme disait ma mère.
Et puis les médias, en mal de renouvellement ou pour trouver un autre angle d'attaque à propos de "l'opération spéciale en Ukraine" (TM) se sont mis à scruter V.Poutine et, tant qu'à faire, à lui trouver un air malade.
Le dirigeant de la Fédération de Russie depuis 22 ans ne serait pas dans son état normal. Allez savoir pourquoi, on le croit atteint... de la maladie de Parkinson. Et aussitôt on décrit les symptômes avec force exagération et descriptions terribles. J'ai nettement entendu: "Poutine est-il atteint d'une maladie fatale à plus ou moins court terme?".
Toute ma savante construction pour minimiser mon affection est en déroute. Chez Poutine Parkinson est très grave et capable d'altérer son jugement. Les traits gonflés, le visage bouffi, les tremblements des pieds du Tsar actuel trahiraient une maladie mortelle qui précipite ses réactions (agressivité, fuite en avant) et le pousse à des folies (guerre, annexions de régions) avant de mourir.
Une aide précieuse pour moi qui ai déjà tendance à l'hypocondrie!
