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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 07:00

Un travail de longue haleine m'a permis d'accepter la maladie de Parkinson qui m'a été diagnostiquée officiellement en septembre 2020. La maladie serait à l’œuvre depuis au moins 3 ans. Une maladie "sous contrôle" qui, pour le moment, se fait donc pratiquement oublier.

La neurologue qui me suit, l'association "France-Parkinson" à laquelle je suis affilié, les livres et brchures que j'ai lus sur le sujet m'ont rassuré sur l'évolution lente de la maladie et le caractère non dramatique de son diagnostic. Certes il s'agit d'une maladie incurable dégénérative du cerveau mais pas la pire.

Je suis donc, j'étais donc rassuré. Je suis atteint d'une maladie grave mais à évolution lente et pas mortelle en tous cas. Les effets en sont désagréables et gênants mais pas insupportables. Pas de quoi se mettre "martel en tête" comme disait ma mère.

Et puis les médias, en mal de renouvellement ou pour trouver un autre angle d'attaque à propos de "l'opération spéciale en Ukraine" (TM) se sont mis à scruter V.Poutine et, tant qu'à faire, à lui trouver un air malade.

Le dirigeant de la Fédération de Russie depuis 22 ans ne serait pas dans son état normal. Allez savoir pourquoi, on le croit atteint... de la maladie de Parkinson. Et aussitôt on décrit les symptômes avec force exagération et descriptions terribles. J'ai nettement entendu: "Poutine est-il atteint d'une maladie fatale à plus ou moins court terme?".

Toute  ma savante construction pour minimiser mon affection est en déroute. Chez Poutine Parkinson est très grave et capable d'altérer son jugement. Les traits gonflés, le visage bouffi, les tremblements des pieds du Tsar actuel trahiraient une maladie mortelle qui précipite ses réactions (agressivité, fuite en avant) et le pousse à des folies (guerre, annexions de régions) avant de mourir.

Une aide précieuse pour moi qui ai déjà tendance à l'hypocondrie!

 

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 07:00

Sur la chaîne de télévision "Toute l'Histoire" vendredi 29 avril j'ai regardé, dérangé par des coups de fil, un documentaire intitulé "10 mai 1981, Le Jour du Grand Soir". C'est un film plutôt bien fait mais qui donne la parole à des personnes que, personnellement, je suis content d'avoir oubliées. On imagine bien que Jack Lang et Yvan Levaï, deux groupies absolues, étaient interviewées et donnaient leur sempiternelle version de l'arrivée de Mitterrand à l’Élysée. Ne manquait que Séguéla. Il est arrivé au quart du document et a raconté une anecdote accablante pour lui mais dont il était content, presque fier.

Il avait négocié avec Paris-Match une double-page pour Citroën (marque dont son agence s'occupait) en s'engageant à ce que le nouveau Président soit photographié dans la voiture. (Voilà à quoi s'occupait un des "proches" de F.Mitterrand le jour de son élection!). Il pleuvait beaucoup au moment où le président socialiste est entré dans la Citroën. Et les essuie-glaces ne fonctionnaient pas. Finalement le grand homme a quitté la voiture et pris celle qui suivait qui se trouvait être une Renault. Et le vieux publiciste, ridé comme une vieille pomme, de rire avec un rictus de vieux mondain, de sa mésaventure.

Quant à cette vieille fouine de Levaï j'aurais tout dit en affirmant qu'il est toujours aussi insupportable. Thierry Le Luron, un humoriste contemporain, l'avait crucifié en le traitant de "porte-coton" de Mitterrand.

Le porte-coton était un valet du Roi qui, à Versailles, était chargé de fournir son maître en coton qu'on utilisait comme papier hygiénique.

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 07:00

Avec mes histoires de genoux on m'a prescrit bien des séances de kinésithérapie. J'y vais parfois allègrement parfois à reculons. J'ai souvent changé de cabinet pour trouver un accueil moins standardisé et avoir la sensation qu'on s'occupe de moi. Ou, à tout le moins, que ces séances servent à quelque chose.
Dans la plupart des cas les premières séances sont parfaites. Massage, manipulations et exercices sont réels et personnalisés. Mieux, ils sont accompagnés. Vient le moment où le massage disparaît, ou la manipulation est une formalité expédiée en 4 ou 5 minutes et où le patient se retrouve au milieu d'autres éclopés à travailler tout seul en "foirant" ses exercices. Finalement vos genoux, votre épaule ou votre poignet ont moins d'importance que votre carte Vitale qu'on vous réclame avec gourmandise.

Je fais du vélo pour aller en ville ou au jardin, merci. pas besoin de faire en salle du vélo sans roues et qui n'avance pas ! marcher sur un tapis ou passer sur des petits obstacles... ne m'apporte pas grand chose non plus. Je renâcle aux exercices, je commence à rater des rendez-vous, je n'en prends plus sur Doctolib et... je change de cabinet.

Tout nouveau tout beau. Mais ça ne dure pas. (relire deux fois le texte qui précède).

J'ai donc dû tester 6 ou 7 cabinets de kiné et ai constaté des améliorations à éclipses de mon état.  Ça va/ça va bien/ça va très bien/bof.

Il y a des athlètes qui sont les "stars" des cabinets de kinésithérapie. Tout le monde s'affaire autour de ces jeunes et beaux sportifs tout en muscles et gestes élégants. Hommes ou femmes ils font bien leurs exercices et on le sent, ils font la gloire du cabinet. Ce sont des célébrités départementales de sports qui font le Une de "La dépêche du Midi". Des célébrités locales. 

 A l'inverse il y a les moches, gros, vieux, déformés, pas beaux. Ils ont des rééducations ringardes à refaire et des exercices pas valorisants pour ça. Ils sont à quatre pattes, balancent de gros ballons ridicules ou tirent sans fin sur des élastiques. Personne ne s'occupe de lui. Personne ne s'occupe d'elle. Elle souffle, il râle pour qu'on sache qu'il est là, qu'elle existe. 

Et il y a les comme moi. Notre carte Vitale nous épargne d'être considérés comme des boulets mais on n'accède pas à la caste des "beaux". On ne nous appelle pas par nos prénoms et on ne nous offre pas le café ou le chocolat. (ou alors les noirs à la liqueur dont personne n'a voulu).

Les athlètes ne passent pas le pschiit-pshiit désinfectant là où ils ont posé leurs mains ou leurs pieds. Nous oui. par acceptation tacite.

Jalousie? mais non. Ce n'est pas le genre de la maison. Vous le savez bien.

 

 

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 07:00

Je reviens sur une des mes obsessions justement parce qu'elle est une obsession. Je pense que l'Humanité ne se remettra jamais du XXème siècle, celui des idéologies totalitaires et des grands massacres qu'elles ont en quelque sorte engendrés.

J'ai regardé "la grande librairie" que François Busnel a consacrée à trois des derniers survivants des camps nazis. Même à 89 et 98 ans ces personnes avaient un statut d'exception qui les rendait uniques dans ce qu'ils avaient vécus, dans ce qu'ils avaient vus et dans ce qu'ils pouvaient encore nous transmettre. Parce qu'ils ne sont plus qu'une poignée et par le traumatisme ultime qu'ils ont vécus leur statut d'humain était presque oublié. Ils venaient d'ailleurs.

Dans la foulée, si j'ose dire, j'ai regardé un document sur Arte, presque par hasard, consacré aux archives du ghetto de Varsovie. J'étais obligé, par moments, de me lever et de faire un acte machinal (ranger un verre, aller dans la salle de bains, allumer une lampe, fermer un store) tant la tension était forte. Ce qu'ont vécu ces hommes, ces femmes, ces enfants est tout simplement INHUMAIN. Pas humain. Ils ont descendu, marche après marche les escaliers de l'enfer pour mourir seuls et oubliés dans des conditions indescriptibles. Conscients que la mort était au bout, que leurs enfants ne survivraient pas, qu'ils seraient séparés, leurs dépouilles et leur histoire saccagées.

Plus encore que la mort dans les chambres à gaz (précédées de combien de souffrances physiques et morales) cette mort de faim, de mauvais traitement, de mépris, de perte de tout ce qui fait une âme et un être humain est -je crois- la pire condition qui ait été faite à des hommes par d'autres.

Je suis malheureux de m'être illusionné sur la valeur exemplaire du génocide des Juifs en me mettant dans le crâne l'idée qu'arrivé à ce point on ne pourrait plus y revenir ni, évidemment, faire pire. Or je ne le crois plus. Le Cambodge, le Rwanda, La Serbie, La Syrie ont montré que les mécanismes de la haine et du rejet de l'autre étaient intacts et pouvaient conduire à d'autres populicides.

"L'opération spéciale en Ukraine" comme souhaite qu'on la désigne V.Poutine porte déjà en elle les ferments de massacres à grande échelle. Que les médias parlent de 5 morts ici ou de 12 là (dont 5 enfants) est signe que nous ne tarderons pas à afficher à ces chiffres un coefficient multiplicateur autrement important. 

J'ai vu une réplique presque parfaite du Ghetto de Varsovie détruit en Marioupol après l'occupation des Russes.

Heureux ceux qui se battent pour une place de député dans la prochaine Assemblée Nationale : ils ne savent pas la chance que nous avons d'être épargnés par notre part de monstre universelle.

 

 

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 07:00

On m'a raconté que des grandes enseignes d'électro-ménager faisaient leur beurre non pas en vendant des brosses à dents électriques et des grille-pains programmables mais des "prolongations de garanties" d'une durée de 5 ans qui rapportent énormément de cash. On m'a précisé que ces contrats sont certes facilement annulables mais qu'on table sur l'oubli des signataires.

Fake new ou réalité... je ne sais pas mais cela me semble bien aller dans le sens des affaires aujourd'hui.

J'ai constaté, à la longue, que le trafic des avions au départ ou à l'arrivée de Toulouse était aussi important qu'avant la crise du Covid. Les avions décollent et atterrissent à une cadence effrénée qui me fait penser que, pour les compagnies aériennes, la crise sanitaire est derrière nous. On verra plus tard les questions environnementales et les défauts du transport aérien. Pour le moment le mot d'ordre c'est: "des passagers, des passagers et encore des passagers".

Dans "le Point" de cette semaine de second tour des élections présidentielles sobrement titré "Le Président" je suis tombé sur un article consternant. Pire que ça. Nul. A chier.                                                                     signé Gilles Denis ce néant prétentieux ("Un poil de style") est au journalisme ce que Burger King est à la cuisine. C'est bête, c'est vain, c'est creux, c'est prétentieux et c'est même pas au ras-des-pâquerettes. C'est pire. Ça parle des vêtements du Président de la République, des photos de lui prises récemment et de son torse. (oui, c'est dans "le Point").                                                                                                                       Arriver à un tel degré de nullité n'est pas donné à tout le monde! s'il est jeune il fera sous peu un "chroniqueur" dans une émission ricanante de télévision. S'il est vieux il écrira des livres dont parleront les chroniqueurs.

Le plus invraisemblable est que cette prose bétifiante est réservée à un numéro collector du magazine. Truffé de tics de langages et de références marquées par l'obsolescence programmée ce torchon sera encore plus grotesque dans quelques années.

Et puisque le ton de ce post vire à l'aigre je voudrais terminer par les 16 plaintes -oui, seize plaintes- de femmes et de jeunes filles contre Patrick Poivre dit d'Arvor. Depuis que celles-ci ont enfin osé dénoncer les agissements (connus même du public) de l'inamovible présentateur de journaux télévisés on ne le voit enfin plus. Depuis qu'il avait été écarté des micros il squattait les médias parlés, publiait des livres à la pelle et ne ratait aucune d'occasion de se montrer. Insupportable don d'ubiquité qui faisait qu'on le voyait et l'entendait en permanence alors qu'il n'a jamais rien eu à dire et que son "talent", si talent il y a eu, était frelaté depuis des années. 

Ce raseur pénible attaque celles qui l'attaquent: on voit que notre porte-manteau est d'une élégance rare! Le but de cette manœuvre doit être d'intimider voire de dissuader les victimes potentielles de ce possible prédateur sexuel de le poursuivre juridiquement. 

ça m'étonnerait que ça marche. 

 

 

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 07:00

J'ai vu un petit article, je ne sais plus où, sur le père d'Emmanuel Macron disant qu'il en voulait aux Français de faire la fine bouche sur la présidence de son fils. Tel était du moins, résumé à ma façon, le sens de ses propos. 

Agé de trente-neuf ans à son accession à la présidence de la République Emmanuel Macron avait logiquement des parents relativement jeunes et donc en vie. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont pas été envahissants puisqu'à l'issue de son quinquennat je n'en avais jamais entendu parler. Je souligne ce "je" parce que je lis plus de journaux, de magazines et de revues d'informations que la moyenne de nos concitoyens. 

Je n'ai pas souvenir que les 7 prédécesseurs de M. Macron ait eus des parents envahissants. Je me souviens vaguement de la mère de Valéry Giscard d'Estaing et de celle de Nicolas Sarkozy. Les autres "géniteurs" de Présidents étaient soit morts soit d'une discrétion absolue. 

J'essaie d'imaginer ce que ce doit être d'être un proche du Président de la République Française, connue pour être assez proche des pompes de la monarchie. On dit que les Présidents, sitôt élus, se "présidentialisent" en éliminant le "tu" par exemple. Le font-ils avec leur frère(s) et sœur(s), amis et amies, parents? 

Le petit garçon qu'il a été est-il définitivement oublié dès lors qu'il est devenu le "chef des armées"? Un père voit-il toujours son fils de la même manière lorsqu'il y a un appariteur qui vous annonce? des garde-du-corps qui vous suivent partout lorsque vous venez dîner dans votre famille? 

On dit qu'il n'y a pas de grand homme pour ses serviteurs. Peut-on le devenir pour ceux qui vous ont connu avant? 

J'imagine, par exemple, que mon fils Nicolas soit devenu un personnage de premier plan. (c'est une supposition qui reste envisageable!) oublierai je les mille et une bêtises qu'il a faites et dites lorsque j'avais autorité sur lui? serai je familier comme je le suis avec lui? mon attitude à son égard changerait elle? 

Je n'en sais rien et suis incapable de répondre à ces questions. Mais elles m'intéressent. 

Je comprends la réaction du père d'Emmanuel Macron: une fierté naturelle doublée d'une satisfaction compréhensible le font réagir contre celles et ceux qui, exagérant le combat politique, noircissent le tableau et chargent son fils de tous les pêchés du monde. 

 

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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 19:01

Dans "Le vieux fusil" film lacrymal (mais pas que...) de Robert Enrico (1975) Philippe Noiret est mis en présence de Romy Schneider par Jean Bouise qui s'éclipse discrètement pour les laisser seuls. (On est au cinéma). Les deux sont assis à une table dans un café, avant la guerre (la deuxième mondiale). Romy Schneider est magnifique et arbore un sourire qui n'existe qu'au cinéma. Elle lève sa voilette et boit du bout des lèvres. Ce gros nigaud de Noiret est subjugué et lui dit... qu'il l'aime. Elle rit à gorge déployée de cet aveu rapide (il la connaît depuis 5 minutes).

L'affaire se terminera mal: ils seront heureux mais les nazis les sépareront cruellement (elle sera brûlée vive au lance-flammes). Clap de fin.

A midi j'ai déjeuné avec mon pote L. Quoi? le menu? filet mignon/purée de carottes/champignons et choux à la crème chantilly. Arrosé d'un blanc sec. 1 verre par personne. Nous nous sommes mis en terrasse, sous le gros olivier en caisse, pas loin de la Garonne. A un moment je l'ai aperçue alors qu'elle venait à nous, A***, la jolie femme d'Al** est venue nous saluer et goûter mon dessert. Elle était superbe, radieuse et son accent "romyschneiderien" (elle est, elle aussi, d'origine allemande) était comme toujours adorable.
Elle n'avait pas de voilette mais était aussi radieuse que l'actrice.

Mon ami L. était (presque) comme Noiret dans la scène citée. Longtemps après qu'elle se soit éclipsée flottait encore sa présence rapide et charmante et il avait été remué par cette apparition.

 

 

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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 07:00

Les films d’espionnage m'ont toujours ennuyé. La loi du genre (on ne comprends pas grand chose de l'intrigue embrouillée à souhait) et les clichés afférents (l'agent-double, l'espion malgré lui, la femme qui trahit...) me rebutent et m'éloignent de ce genre de cinéma.

Les seuls films que je consent à regarder et qui appartiennent à cette lignée sont les parodies de style "James Bond", "Austin Powers" et, je n'ai pas honte de le dire, "OSS117" avec Jean Dujardin en espion débile et gaffeur.

J'allais oublier Rowan Atkinson et son inénarrable Johnny English.

Il faut dire que l'agent secret et l'Intelligence Service véhiculent tellement de clichés qu'on les raye mentalement au fur et à mesure qu'ils apparaissent à l'écran: l'espionne sexy, le gadget surprenant, l'ami qui trahit, celui qui meurt et qu'on doit venger, le méchant patibulaire, le pays regorgeant d'espions odieux...

Rarement un genre cinématographique s'est aussi peu renouvelé au point que ce sont les parodies idiotes qui les inspirent désormais.

Sur "Netflix" récemment j'ai regardé d'un œil au départ bienveillant un long métrage Franco-Belge relevant de cette catégorie: "film d'espionnage sans une once d'humour". Le scénario tient sur un récépissé d'horodateur: Un chômeur en grande difficulté financière et morale (et alcoolique repenti, tant qu'à charger la barque) est recruté pour un travail de retranscription d'enregistrements audios qui s'avèrent être politiques et relever de la raison d'état. Il voudra s'en dégager mais ira de Charybde en Scylla avant de tomber en pleine guerre des services secrets (ou des polices? ce n'est pas très clair) et d'échapper de justesse à la mort.

Le brave quinquagénaire au bout du rouleau et qu'on martyrise pendant une une heure et cinquante minutes de film c'est l'excellent François Cluzet qui est, comme toujours, impeccable et incarne son personnage en y mettant une partie de lui-même. Quoi qu'il joue et sous la direction de qui que ce soit cet homme est crédible et "vrai". 

L'ennui c'est que l'intrigue est soporifique, les décors moches, les autres comédiens médiocres et en fin de compte l'ensemble ennuyeux. Pendant le film, j'ai pensé à scanner mon passeport, à retirer du frigo la crème caramel au beurre salé du petit déjeuner, arrosé le caféier qui semblait sec, rechargé ma tablette et fait mille autres choses. J'ai aussi envoyé des SMS et me suis longuement lavé les dents.

Ah! j'oubliais. L'un des personnages dont je ne saurais dire s'il est, dans le film, un bon ou un mauvais (on voit le niveau!) est interprété par Denis Podalydès. Comédien de la Comédie Française adoré du monde du cinéma et qui a pourtant le charisme d'un tuyau d'arrosage.

Le film s'appelle "la mécanique de l'ombre" et a été réalisé en 2016 par Thomas Kruithof. La plateforme Netflix le diffuse toujours pour celles et ceux qui auraient encore envie de le voir.

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 07:00

Je me demande si les directeurs de l'information des chaînes de télévision en général et des chaînes diffusées en continue sont conscients de leur responsabilité dans la banalisation d'idées nauséabondes véhiculées par la droite radicale.

On a assez parlé de ces cas aussi limites que celui de Pascal Praud pour ne pas y revenir. Le problème n'est pas Pascal Praud mais les dizaines de journalistes qui, comme lui, font d'abord passer leurs préférences politiques, leur parti-pris et leur message biaisé avant l'information. Ces gens-là font de la propagande, de la réclame, de la retape.. appelez cela comme vous voulez. En aucun cas ils ne sont dignes de leur profession ni ne respectent la déontologie de leur métier.

Ils ont le droit d'avoir des opinions ils n'ont pas celui de nous les imposer.

Si le lecteur du "Figaro" ou de "Libération" achète ce quotidien il attend d'être conforté dans sa croyance et dans ses idées. Si je suis social-démocrate je ne lirai qu'exceptionnellement "Valeurs actuelles". Si je vote pour Philippe Poutou il y a peu de chances que je sois abonné à "La Croix"  et ainsi de suite. Dès lors qu'un quotidien ou un magazine défend une ligne politique ses lecteurs l'achètent en connaissance de cause et savent que les articles qu'il contient ne le heurteront pas.

Radios et télévisions sont moins simples à appréhender parce que leur tonalité est plus diluée. D'aucuns voient en France Inter un repaire de "gauchistes" tandis que d'autres considèrent RTL comme une radio populiste et ultra-droitière. Europe 1, Radio-Classique et les autres ayant toutes un je ne sais quoi qui les fait figurer à droite ou à gauche de l'échiquier politique.

France Inter est loin d'être ce nid d'insoumis que déplorent ceux qui voient en la radio de chaîne publique une figure du mal. Si on prête l'oreille des économistes y défendent bec et ongles l'économie libérale et de marché peu compatible avec le "bolivarisme" des amis de Jean-Luc Mélenchon. Des amuseurs et des chroniqueurs sont certes "marqués à gauche" mais le ton de la station sise à la maison de la radio est assez libéral dans le sens anglais du terme.

Europe 1 ou RTL, elles, sont aussi situées à droite mais plus encore et le revendiquent. Ces radios diffusent bien de la politique mais peu car les jeux et le tout-venant éditorial est là pour générer de la publicité, leur seule raison d'être.

La télévision, même si elle est en perte de vitesse (ce qui reste à prouver) a cet objectif publicitaire mais conserve inconsciemment -en le trahissant- le concept de "voix de la France" qu'elle a eue dans les années 60 et au-delà.

L'idéologie y avance masquée, la manipulation également.

Il me semble que nous avons assisté, ces derniers mois, à une promotion à peine voilée des "idées" et des partis de la droite extrême par les grands médias du pays.. Pourquoi? j'imagine que c'est une question de gros sous. Avec la fille du fondateur du Front National les journaux vont vendre, les radios écoutées et les télévisions vont être regardés et la manne publicitaire gonfler comme jamais.

Dit comme ça cela paraît absurde. Pourtant le bourrage de crânes auquel on a assisté avec Zemmour, le pseudo changement de Marine Le Pen et tutti quanti a bel et bien existé.

 

 

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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 07:00

Évidemment les horreurs de la dernière guerre ne pouvaient être les dernières commises par l'homme. Depuis il y a eu les guerres d'indépendance, les décolonisations, les guerres entre pays proches, les guerres de conquête etc etc.

La compagnie C et le tristement célèbre Lieutenant Caley ont perpétré l'un des premiers massacres de civils filmé et photographié à My Lai en 1968. Ils venaient empêcher le communisme de s'étendre en tuant ceux qu'ils étaient censés protéger! Depuis on a vu tellement pire! l'utilisation du gaz en Irak, la bombe atomique au Japon en 1945, les viols, les "disparitions" spécialité des dictatures, le vols d'enfants, les villages rasés au lance-flammes ... Dans le domaine de l'imagination barbare nous avons quelques longueurs d'avance sur les autres créatures vivantes. Nous serions les plus intelligents paraît-il. En Ukraine on a attaché une jeune mère à sa chaise pour qu'elle voit son fils de 11 ans se faire violer par des soldats russes.

En 1945 les Allemands, qui avaient pourtant inventé la guerre totale et le massacre systématique des prisonniers de guerre Russes, le gazage des juifs et la "politique de la terre brûlée" redoutaient plus que tout les Russes dont le récit des atrocités dépassait l'imagination. Voyaient-ils en eux des "maîtres"?

Dans leur avancée vers Berlin, en avril 45, La soldatesque russe viola des milliers de femmes allemandes, étant considérées comme femmes des gamines de 10 ans. Les Russes envoyèrent par le fond des bateaux remplis de civils qui fuyaient leur avance et leur réputation. Leur soif de vengeance (hélas compréhensible sinon justifiable) n'avait aucune limite. Les deux totalitarismes rivaux s'étaient servis de la Pologne comme d'un paillasson sanglant. Se la partageant pour mieux l'anéantir.

Dans cette guerre les soviétiques d'alors avaient le droit pour eux et tout le monde ferma délicatement les yeux pour ne pas voir les atrocités qu'ils commirent.

Une fois encore -sans que cela les excuse- les Allemands avaient donné aux Russes quelques raisons de leur en vouloir.

Le leader de la Fédération de Russie, ancien dirigeant du FSB (ex-Tcheka,Guépéou, KGB) ne s'embarrasse pas d'humanité: tout Ukrainien, serait-il nouveau-né, est un "nazi" à détruire séance tenante. La guerre qu'il a voulue et lancée fin mars est une sanglante bordée qui ne laisse que cendres, gravats et cadavres derrière elle.

Nous avions naïvement pensé que ces visions d'épouvantes de villes détruites et de réfugiés faméliques luttant dans le froid, sans nourriture ni eau ni électricité appartenaient au passé. Le réveil a été brutal mais bref: les infantilismes de la campagne présidentielle nous ont éloigné de ce théâtre d'opérations.

 

 

 

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