Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
15 novembre 2022 2 15 /11 /novembre /2022 07:00

Dernièrement j'ai revu une composition actuelle vendue dans un stand de la Brocante des Allées François Verdier à Toulouse. Avant de vous la décrire je voudrais rappeler, pour m'en féliciter,  la permanence de cette institution qui est passée des Allées Jules Guesde à l'autre côté du Grand Rond. Elle se tient le premier week-end de chaque mois et on y trouve tout ce que l'on cherche dans un tel déballage: le pire comme le meilleur à des prix élevés mais pas rédhibitoires. Un choix vaste et des commerçants qui sont des professionnels. Voilà pour le décor.

Et allons à mon sujet au lieu de s'égarer en chemin. Dans un des stand matérialisé par une tente blanche je regarde souvent des globes en verre monté sur socle (en bakélite? en bois? en plastique?). On m'a dit et confirmé qu'il s'agissait des couronnes de mariées qui étaient exposées sous globe autrefois.

Ces globes ont reçu une autre destination puisqu'ils contiennent désormais des insectes, des papillons, des yeux de poupées, des soldats naïfs miniatures, des touts petites reproductions de crânes humains etc. Ces décorations tiennent au bout de grandes épingles aux longueurs différentes. J'avoue être séduit par ce détournement et par ce qui en résulte. Les papillons sont particulièrement spectaculaires.

Les prix sont très élevés malgré une fabrication récente: je ne jurerais pas que les globes en verre datent d'il y a longtemps et penche pour une commande contemporaine à un verrier local. Même chose pour les contenus: ces insectes (araignées, scorpions, mantes religieuses, phasmes... m’apparaissent trop brillants, trop frais. 

Il y a bien une étiquette vieillie et calligraphiée à l'ancienne mais là aussi en trop grand nombre. Ça sent la fabrication récente. Si vous voulez mon avis. Mais chaque fois que je vois ces compositions je les regarde en me disant que, ma foi, je m'en offrirais bien une. Et finalement je ne mets pas la main au portefeuille.

Je dois avoir 4 ou 5 cartes de visite de cet homme qui annonce la couleur: "achat, vente, estimation, création" et aussi "Cabinet de curiosité"*.

Pour sur je vais rêver de papillons bleus brillants. Ça me changera des cauchemars dans lesquels on me tue!

* une relation antiquaire m'a dit la différence entre "cabinet de curiosités" et "curiosa" que je confondais

objetsetcreatures@hotmail.fr                                                           388, Avenue des États-Unis 31200 Toulouse

 

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2022 1 14 /11 /novembre /2022 07:00

Appelons cette petite ville du Haut-Lauragais par son nom, Nailloux et non par celui à laquelle elle fait irrésistiblement penser, Clochemerle, comme la ville du livre de Gabriel Chevalier.

Cependant Nailloux a des petits airs de Clochemerle en ce moment. Je vous raconte: Nailloux possède en ses environs un grand lac qu'elle partage avec une autre commune, Montgeard. Ce lac a longtemps été décoratif; l'eau y était sale et seuls des canards y nageaient. D'une superficie de plus de 30 hectares la retenue d'eau a été créée en 1973. La partie haute était initialement prévue pour la promenade, les loisirs et le tourisme tandis que la partie basse était réservée à la faune et à la flore. Le tour complet du lac fait 5 kilomètres. 

Puis, les étés plus chauds et la poussée touristique liée au Covid ont fait que le camping adjacent a été plein en saison et qu'une ébauche de baignade tolérée sinon autorisée y a pris ses aises. Pour les riverains qui possèdent de belles maisons avec vue imprenable les soucis ont commencé: voitures garées n'importe où, n'importe comment, piétons grossiers et papiers gras. Certains dimanches les promeneurs étaient extrêmement nombreux et la politesse ne les étouffait pas. La discrétion non plus d'ailleurs.

Au cas où je n'aurais pas été suffisamment clair la cohabitation entre les ploucs en visite et les Bobos et CSP++ n'allait pas de soi.

En douce la mairie et l'association "Terre du Lauragais" donnaient à des promoteurs privés l'accès au lac pour y installer un complexe aquatique avec toboggans et tout le bazar qui va avec. Là-dessus arrive la pandémie. Tout est stoppé et c'est seulement cet automne que l'aménagement du lac devient effectif. Pour commencer (et sans doute pour faire les fondations) on ouvre les vannes et on vide le lac. Oh! ça ne se fait pas en un jour mais le lac se vide bel et bien. Enfin, si l'on veut.

Les  écologistes et les gens concernés remarquent que les canards ont disparu depuis avril et que l'eau du lac est anormalement chaude. (conséquence de l'été pour la température de l'eau), mystère pour  les canards qui, à cause des remous dans la population verte, ont été remplacés par des oies.

Des bruits ont commencé à circuler cet été faisant état de l'imminence de la reprise du projet d'aménagement du parc aquatique. Les riverains ont réagi et, devant le flou des réponses préfectorales, municipales et officielles ils se sont mobilisés, ils se mobilisent pour savoir qui, quoi, comment quand. 

Réponses dilatoires, naturellement. 

Le dimanche 6 novembre 2022, lassés d'être sous-informés, les habitants de Nailloux les plus concernés se sont regroupés devant le lac et ont décidé de prendre le taureau par les cornes. La maire, Lison Gleyses courageusement, était venue et a reconnu qu'après avoir approuvé le projet elle avait changé d'avis. Le problème est qu'elle reste partie prenante de l'association "Terre du Lauragais" qui veut son complexe de loisirs aquatique. "le cul entre deux chaises" comme on dit populairement!

Les échanges se sont faits dans le calme et l'écoute et cela m'a agréablement surpris. Dans un premier temps il a été décidé que ceux qui le pourraient iraient autour de la mairie manifester pacifiquement lors du prochain conseil municipal où le lac serait sujet des délibérations. 

Mais je ne peux m'empêcher de penser que le projet médiocre de transformer en attrape-touristes un joli lac calme et propice à la méditation ne soit acté et une question de temps.

 

 

                                                                                                       (à suivre)

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2022 4 10 /11 /novembre /2022 07:00

"On ne tire pas sur une ambulance" cette jolie formule est généralement attribuée à Françoise Giroud (1854-1999), femme de lettres, journaliste, écrivaine, polémiste et redoutable pimbêche.

L'expression est belle et visuellement parlante. Je ne l'appliquerais pas à propos des EHPAD dont on apprend les turpitudes chaque fois qu'on entend citer l'acronyme.

En l'occurrence un petit article du "Canard enchaîné" de mercredi 3 novembre sobrement intitulé "Le mouchard est dans la pantoufle",et qui parle d'un de ces joyeux établissements (celui d'Arès, en Gironde, en bordure du bassin d'Arcachon). La directrice-adjointe de cette maison de retraite a concocté un système de retenue des pensionnaires que même les prisons et les Q.H.S de notre beau pays n'oseraient mettre en place. Des puces d'alarme sont collées sous les chaussures des habitants qui sonnent dès qu'ils font mine de s'évader.

Sous prétexte que certain vieux prennent la poudre d'escampette (On les comprend, il suffit de rester dix minutes dans ces riants établissements pour avoir demander où est l'arrivée du gaz) ils sont ainsi fliqués et interdits de sortie. On me dira: "oui, mais quid de ceux qui n'ont pas toute leur tête?" je répondrai "oui mais ils sont minoritaires."
Nos vieux et nos vieilles sont traités comme des parias que l'on cache, des délinquants assignés à domicile et à qui l'on mettrait bien un bracelet électronique.

Ils ne sont pas filmés par des caméras de surveillance dans les toilettes ou à la salle de bain mais sur qu'une directrice-adjointe ou un superviseur-animateur y songe..

Dans un livre "L'apocalypse heureuse" de Stéphane Lambert (Arléa, 2022) l'auteur parle (très bien) du décès de son père qui était dans un de ces merveilleux EHPAD: à peine son père décédé le lit était refait, la chambre vite nettoyée et un nouveau vieillard occupait les lieux comme s'il avait toujours été là.

J'arrête là la description de ces lieux de fin de vie qui feraient frémir même un supporter de Jair Bolsonaro.

 

 

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 07:01

J'ai été pris d'un fou-rire inextinguible en regardant le bien-nommé "doc stupéfiant" consacré à Jésus sur Replay. Diffusé sur la chaîne France 5 je crois.

Rien ne manquait pour faire un amalgame non pas stupéfiant mais consternant. Un parti-pris de commentaires idiots dit par des abrutis ou des fausses valeurs (Arielle Dombasle, Jean-Michel Ribes, Philippe Labro, Frigide Barjot....) partant du principe que la Foi des uns est soluble dans l'ironie, la moquerie, la caricature et l'ignominie tandis que celle des autres serait sacrée. Ce n'est pas dit mais suggéré. Les pires crétins sont mis à contribution pour salir ce qui les dépasse: Pierre et Gilles, deux photographes kitsch et vulgaires sont mis à contribution au même titre que Léonard de Vinci, Bach ou Matisse.

A propos de Matisse la chapelle qu'il a entièrement réalisée dans l'arrière pays niçois est absolument splendide, une révélation pour moi. C'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir de ce salmigondis branché qui montre (si besoin était) la vacuité intellectuelle de Miss Léa Salamé, dont l'étoile usurpée ne faiblit pas. L'émission, dans sa propre auto glorification parle de sujets forts et parfois provocateurs. Je dirai plutôt convenus et infantiles. 

 

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 07:00

Le jour de la mort de Pierre Soulages, le 26 octobre 2022 nous étions à Rodez au Musée qui porte son nom pour voir l'exposition Fernand Léger qu'il abritait. Fertile en rebondissements la journée a été fatigante mais riche de ses péripéties même. J'avais eu l'idée -qui se révéla baroque- d'y aller par le train pour nous éviter les routes difficiles de l'Aveyron. 

Nous avions prévu large mais, à la gare SNCF Toulouse-Matabiau le personnel jouait les cow-boys en faisant sauter des bagages oubliés. Fil jaune tendu (comme dans une série Netflix), agents de sécurité avec matraque et chaînes et attitudes viriles, ils se sont estramassés pour que cette plaisanterie dure 28 minutes, temps insuffisant pour exiger un remboursement partiel du billet mais suffisant pour mettre mon programme par dessus tête. Le train "Intercité" se débrouillant pour s'arrêter en pleine campagne et dans une gare improbable, une panne de passage à niveau étant invoquée pour excuser les attentes.

Le déjeuner dans la brasserie que j'avais choisie était annulé puisque nous sommes arrivés devant elle à plus de 14H00. A Rodez, à 14H00, on ne sert plus.

Nous avons visité l'exposition Léger qui valait mieux que je ne pensais. J'attendais du "réalisme socialiste" lourdingue et ce n'était pas ça. Certaines peintures, certains dessins m'ont même enthousiasmé. En particulier une de 1931 qui annonçait Keith Haring.

Comme le train du retour était tardif nous avons, au pas de charge, regardé quelques salles de l'exposition permanente Pierre Soulages. J'avais déjà visité l'exposition ainsi que l'église de Conques et ses drôles de vitraux. C'est peu dire que j'avais trouvé le tout.... incompréhensible. Comme Yves Klein ou Nicolas de Staël il faut être vierge de parti-pris pour apprécier et (essayer de) comprendre et je ne le suis pas assez. 

...Et les explications savantes sur cet art qui m'échappe ne me sont d'aucune utilité. Je reconnais la beauté de la toile mais ne comprends pas sa signification.

Alors que nous visitions "son" musée Soulages, âgé de 102 ans mourrait concomitamment.

Nous nous sommes ensuite baladés dans un Rodez presque printanier et sommes restés interdits devant des photos d'Afrique (Ethiopie) signées Hans Silvester et exposées place de la Cité, en plein air. Magnifiques. 

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2022 1 07 /11 /novembre /2022 07:00

Une fascination morbide avait fini par me saisir: je regardais dégoûté mais intéressé des scènes de chasses animales que je trouvais en grand nombre sur mon "fil quotidien" de téléphone.

Vous avez dû constater, vous aussi, que les films animaliers sont pratiquement tous pourvus de cette scène de chasse dans laquelle un fauve (lion, guépard, léopard, hyènes, puma, lynx), un prédateur chassant en solitaire ou en meute (lycaon, hyène, loup) ou un reptile (serpent, crocodile, alligator, varan) attaque un malheureux herbivore, par surprise ou après poursuite, le fait choir, l'étouffe ou le tue, le met en pièces et le mange. L'effet est garanti. Ces animaux qui en terrassent d'autres (leurs proies succombent sous le nombre ou par surprise) sont filmés en gros plan et les scènes montrent tout.  Rien ne nous est épargné de ces sanglantes agapes et les nouveaux-nés encore couverts de liquide amniotique sont des proies faciles.  Quelquefois la proie est étonnante parce qu'inhabituelle: girafe, buffle, hippopotame, éléphant.

Ces scènes naturelles sans pitié sont à la fois stupéfiantes et repoussantes. On les regarde comme des voyeurs avec dégoût, certes, mais avec une curiosité malsaine. Les plus effroyables sont ces orgies meurtrières que s'offrent les meutes de hyènes qui ne prennent pas même le temps de tuer leur proie mais la dévorent vivantes. Déchiquetée vif l'animal met un temps infiniment long à mourir. Il nous semble qu'il se voit dépecé et assiste conscient à sa propre fin.

Ces images sont glaçantes qui soulignent notre impuissance . D'innombrables séquences de chasses animales circulent sur le net. Elles doivent convenir à un public déterminé car, comme je l'ai dit,  elles sont nombreuses et fréquemment renouvelées. 

Pour moi ce sont des "produits d'appels" qui font rester sur le net, sur un site, et génèrent des rentrées d'argent dont quelqu'un profite certainement.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 09:56

Il m'est arrivé trop souvent d'être déçu, si ce n'est pire, des expositions et autres installations présentées par le Musée des Abattoirs que je suis bien aise de signaler l'exceptionnelle réussite de celle qui est actuellement consacrée à la peintre-plasticienne Niki de Saint Phalle. Réussite de l'organisation qui se voit dans le succès de l'exposition. Des scolaires aux troisième âge on fait la queue avec enthousiasme tant le bouche à oreille fonctionne.

Rodée ailleurs (dont Beaubourg je crois) l'expo fait le buzz à Toulouse. Au point de concurrencer le "son et spectacle" Van Gogh. il faut dire que les organisateurs ont obtenu nombre de lithographies, de photos, de lettres, d'objets, de peintures et de mobiles et qu'une telle profusion a le mérite de cerner l'artiste.

Une œuvre protéiforme, vive, colorée, généreuse, pas exempte de douleurs et de sens cachés, des symboles animaliers, un peu de sorcellerie pour former un ensemble cohérent et ludique, tragique et codé aussi.

Belle et talentueuse Niki de Saint Phalle avait des comptes à régler (comme le montre cet extrait de son film : "Maman, maman, j'ai une excellente nouvelle (NDLR à t'annoncer), Papa est décédé". Formes, couleurs, symboles et mots détournent du sens évident vers la réflexion et la compréhension.

Même les "provocations" et les incursions dans la publicité (un parfum) restent artistiques et uniques.

Une grande bonne femme que cette exposition célèbre avec faste.

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 07:00

Existe t'il un mot plus fort "qu'obscène"? hélas, notre langue riche en hyperboles n'en compte pas et "obscène" me semble insuffisant pour qualifier l'intervention du rédacteur en chef de "Valeurs actuelles" en direct sur une chaîne d'informations continue le vendredi 28 octobre 2022 au milieu de l'après-midi.

La télévision avait été allumée par un accompagnant de patient à l'hôtel de l'Hôpital Purpan et j'ai entendu, à mon corps défendant, une interview de ce triste bonhomme qui revenait sans cesse sur les crimes sordides de la semaine dernière pour chauffer l'opinion, reparler de la peine de mort et taper à boulets rouges sur les immigrés comme si la faute de l'une était celle de tous les autres.

Se mettent-ils un instant, un instant seulement, à la place de ces personnes d'origine étrangères systématiquement montrées du doigt et accusées d'être responsables de tout? Souffler ainsi sur les braises est criminel et ajoute de la barbarie à la barbarie. sans doute est-ce voulu ainsi. C'est cependant un raisonnement vicié: si le climat change ainsi qu'on le dit et si les températures augmentent dans les proportions qu'on indique la chaleur, le manque d'eau et leur taux de fécondité pousseront les Africains et en particuliers les habitants du Maghreb à monter plus haut géographiquement.  Nous aurons alors à faire face en urgence à des situations qui ne se résoudront pas par des discours de haine.

Cette affaire dite "Lola" du prénom d'une petite fille massacrée par une personne n'ayant sans doute pas toute sa tête a donné du carburant à tout ce que le pays compte de racistes réactionnaires et partisans de la Loi du Talion. C'est méprisable et ignoble mais c'est ainsi, à chaque affaire de ce genre et il y en a partout tout le temps, (dans tous les pays et à chaque époque) les fachos et les cathos intégristes (ce sont souvent les mêmes) ressortent et viennent dégueuler leurs haine des autres. Comment osent-ils encore se réclamer d'une Religion qui dit le contraire de ce qu'ils veulent, pensent et espèrent?

L'amour universel, le pardon des offenses, l'aide au prochain, Tintin! Le pilori, la "justice" expéditive et la guillotine. Tel est leur credo à ces Trumpistes gaulois.

 

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 07:00

Si l'un de mes pôles d'attraction est touché à mort (je veux parler de tout ce qui a trait aux disques) le deuxième, les librairies, semble bien se porter. Si j'en juge par la vitalité des librairies et le succès des livres je n'assisterais pas à cette mort là.                                                                                                                          

Pendant des années j'ai fait les boutiques de disques, de CD, de vinyles et autres supports musicaux. J'en ai passé du temps à regarder des pressages internationaux, des "import" et des formats différents. J'aimais entrer dans ces magasins tenus par des passionnés qui avaient réponse à tout et connaissaient les filières pour se procurer la perle rare.

Dans les pays du Royaume Uni ces boutiques de disques étaient de véritables cavernes d'Ali Baba, on y rencontrait des allumés dans une ambiance qui ne l'était pas moins. L'excellent roman "High Fidelity" de Nick Hornby rend bien l'atmosphère de ces antres réservées aux connaisseurs.

J'ai déjà (d)écrit ma peine puis ma consternation devant les changements de supports enregistrés inventés par l'industrie du disque pour revendre ses fonds de catalogue et n'y reviendrais donc pas. Je ne suis ni collectionneur ni passionné et ai, finalement, adopté les plateformes sur lesquelles on trouve tout. 

Même lorsque je vais à Montréal qui était, à ma connaissance (limitée) la ville possédant le plus d'échoppes consacrées au disque la magie n'opère plus: les boutiques ferment les unes après les autres et celles qui restent sont consacrées à des niches (Jazz, classique, rap...)

Les librairies, donc. Des soldeurs qui méritent le qualificatif d'imposteurs proposent à la vente des machins invendus parce qu'invendables mais ont pignon sur rue. Il y a ensuite les vendeurs de best seller de type marchands de journaux et les grandes surfaces sans âme (Cultura, FNAC), les dinosaures du bouquin (Joseph Gibert) et enfin les librairies que j'aime et qui sont toutes les autres. 

Sont-elles appelées à disparaître elles aussi? je me le demande parfois en voyant le temps que nous passons à tripoter nos portables au lieu de lire.. Et pourtant y a t'il un plaisir simple plus gratifiant que celui de se promener dans une belle librairie, de regarder les couvertures de livres, de lire les quatrièmes de couverture, d'hésiter à acheter tel ou tel livre, de se faire conseiller par un vendeur qui sait de quoi il parle? ceux qui ne font pas cet exercice de temps en temps passent à côté d'un grand moment.

 

 

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 07:00

J'aime bien cette collection des "dictionnaires amoureux de...". Mais, plus que d'autres livres, le sujet et l'auteur sont importants. Comme ce sont de livres avoués de "parti-pris" l'un et l'autre peuvent être rédhibitoires quand, horreur, ils le sont les deux (ainsi du "dictionnaire amoureux de Jean d'Ormesson" de Jean-Marie Rouart). A l'inverse ils peuvent être écrits par quelqu'un que j'apprécie et avoir pour thème un sujet qui m'intéresse (dictionnaire amoureux du Cinéma" de Jean Tulard ou "dictionnaire amoureux de la politique" de Philippe Alexandre*.  D'autres sont tellement évidents que l'on se croit capable d'être l'éditeur de la collection: à qui d'autre qu'Antoine de Caunes confier la rédaction du "dictionnaire amoureux du rock"? à qui confier celle du "dictionnaire amoureux de l'Espagne" sinon, comme il l'a fait, à Michel del Castillo? Il semble que l'évidence est parfois trompeuse: le "dictionnaire amoureux des écrivains et de la Littérature" a été confié à Pierre Assouline dont l'objectivité n'est pas la qualité la plus évidente.

Certains sont tellement évidents qu'ils paraissent être des supercheries, des gags, ainsi du "dictionnaire amoureux de François Mitterrand" signé par Jack Lang.

D'autres coulent de source mais pour des bonnes raisons: le merveilleux conteur Jean-Claude Carrière aurait sans doute pu écrire la totalité des dictionnaires amoureux. Il a signé ceux sur le Mexique et l'Inde. Faute de temps et par excès de modestie, sans doute.

Quelques titres m'apparaissent comme inutiles ou superfétatoires. Au contraire, d'autres manquent.  Personnellement je me verrais bien écrire le "dictionnaire amoureux du Cambodge" et d'autres sujets que je maitrise bien.
 

* j'étais au Musée Soulages de Rodez le jour de la mort du peintre et j'ai cité Philippe Alexandre le jour de la sienne... porterais je la scoumoune?

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages