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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 07:00

Le pape a déjà prévu sa démission si sa santé l'y oblige

François a indiqué à la presse espagnole avoir signé une lettre, dès 2013, anticipant une mise en retrait «pour raisons médicales»

Voici comment "Le Figaro", le quotidien de la droite et des droites, partisan du statu quo existant entre le monde des "possédants" et les autres (je schématise, ça me vaut des courriers indignés) et gardien scrupuleux d'une foi Chrétienne battue en brèche par la désaffection des fidèles, les scandales sexuels cachés, révélés mais non traités et le monde de la finance présente ce qu'aurait dit le Pape François 1er comme une évidence. Une banalité. 

Si je ne m'intéresse qu'accessoirement à ce qui se passe au Vatican je dois dire que je suis surpris que l'on ne commente pas plus une décision (celle de quitter le trône pontifical) pourtant ahurissante. 

Le seul souverain élu à vie par ses pairs renonce à mourir à sa charge. Benoît XVI avait déjà ébranlé l'édifice en se retirant vivant (il est d'ailleurs toujours en vie), rompant avec des centaines et des centaines d'années de tradition et avec tous ses prédécesseurs. 

Ce Pape François je ne le sens guère. Il me semble confus, il dit tout et son contraire et il ne paraît pas si choqué que cela des milliers de cas de pédophilie avérés dans le monde qui mettent en cause des ecclésiastiques qu'on a parfois excusés si ce n'est soutenus. La plupart du temps l’Église attendait que les médias rongent un autre os et déplaçait discrètement  le fautif (en Droit "le criminel" ).  Sur ces affaires le Pape François a opposé quelques reproches puis fait quelques sourires (sa spécialité) après quoi le couvercle du silence s'est bien refermé.

Le Pape Jean-Paul II a vécu son chemin de croix sous les yeux et les caméras du monde entier. Il a pris des positions dures et qui ont porté leurs fruits dans sa relation avec le monde communiste. Avec les prêtres fautifs il a été moins sévère qu'il l'aurait dû parce que les suites de l'attentat qui l'a gravement blessé, la maladie de Parkinson qu'il a eue et le grand âge ont amenuisé ses forces. Mais il est resté jusqu'au bout. 

Je ne saurais expliquer pourquoi mais cette annonce du Pape François me déplaît. Il a accepté le trône de St Pierre il ne saurait l'aménager pour son confort personnel. 

Parallèlement le risque qu'un homme jeune soit désigné par les cardinaux pourrait conduire à un interminable pontificat... ce qui n'est pas souhaitable. 

Pie XII a laissé un tel "héritage" (aucun rapport avec son âge) qu'il faudrait bien songer à donner à ses électeurs la possibilité de révoquer un pape inacceptable. 

On le voit "le Figaro" se contente d'une brève d'agence sans réfléchir à toutes les conséquences qu'elle induit. du journalisme à la petite semaine. 

 

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28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 07:00

J'imagine qu'il est gratifiant et en même temps plaisant pour un comédien d'enfiler les vêtement et de s'infiltrer dans la personnalité d'une personnalité historique, surtout si elle est contestée et retorse.

Jadis Claude Brasseur et Claude Rich s'affrontèrent sur scène, dans une pièce de Jean-Claude Brisville  "Le Souper" en Talleyrand et Fouché, deux personnages sulfureux mais passionnants.

Neils Arestrup et  André Dussollier, dans la pièce de théâtre "Diplomatie" de Cyril Gely rejouèrent les journées dramatiques de 1944 où sur l'ordre de Hitler Paris devait être détruite. Le consul Suédois Nordling dissuadant le général Allemand Von Choltitz d’exécuter l'ordre fou du dictateur.

On comprend l'intérêt des metteurs en scène de monter des spectacles sur des duos prestigieux ayant en supplément la caution historique. Le sujet permet quelques aménagements avec la réalité et valorise un affrontement utilisant des aspects différenciés des caractères et des situations.

Pour les comédiens c'est une voie royale vers un rôle à incarner en donnant à son art la possibilité d'en exprimer différente facettes. Claude Rich était magistral en Talleyrand.

Je suis tombé sur une pièce de théâtre écrite par Robert Badinter et publiée dans le livre de poche "Cellule 107". Rien à voir avec la peine de mort encore que l'un des deux protagonistes est promis au peloton au matin.

Comme les deux pièces citées plus haut "Cellule 107" (qui n'a pas été montée à ce jour je crois) met en scène l'affrontement de deux personnages épouvantables de l'Histoire de France, à savoir Pierre Laval et René Bousquet. Ces deux là se seraient parlé dans la cellule du premier à Fresnes. Badinter part de ce fait réel et méconnu pour donner la parole à deux réprouvés placés dans une situation inégale mais dramatique.

L'ignoble Laval s'efforce de croire au report de son exécution (et sait qu'il se suicidera en cas maintien) tandis que son interlocuteur sait qu'il échappera au châtiment du peuple et pense déjà à sa future réhabilitation.

Les deux hommes sont d'authentiques salauds mais ils sont intelligents et hantés non par leurs actes passés mais par leur place dans l'Histoire.

On ne peut suspecter Badinter de faiblesse devant un personnage aussi ignoble que le fut Laval. Cependant il réussit à nous toucher quand il évoque l'amour du père pour sa fille. René Bousquet, lui, est frid comme l'acier et n'éprouve aucun remord et est prêt à servir la République comme il a soutenu Vichy: en excellent fonctionnaire sans scrupules.

Il serait intéressant qu'un metteur en scène s'attaquât au texte et mette cette pièce en scène.

 

 

 

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27 décembre 2022 2 27 /12 /décembre /2022 07:00

"Bon sang ne saurait mentir" dit-on et cette maxime s'applique à la perfection à mon fils Nicolas qui est, selon le formule (ironique?) de Nicolas Sarkozy à propos d'Emmanuel Macron au tout début de son premier mandat: "moi en mieux".

Sa mémoire est remplie de dialogues de films adaptés à toutes les circonstances et de références humoristiques dont il a le secret de fabrication. Il possède une dialectique redoutable et interprète choses et gens avec une acuité que je lui envie.

Si l'on ajoute à ces qualités déjà considérables une culture adaptée au temps et un sens du contact qui s'est affiné avec l'âge on voit que "le maître a (largement) dépassé l'élève" selon la formule consacrée.

A peine pourrait-on lui reprocher un certain dilettantisme ou même une certaine facilité de temps à autres.

Peccadilles par rapport au bénéfice d'une conversation avec lui.

De sa génération (proche des 40 ans) j'ai plusieurs spécimen dans mon entourage et je les trouve, dans l'ensemble, "bien faits" c'est à dire cultivés, intelligents, bien dans leurs vies et de commerce agréable. De mon côté comme celui de Françoise.

Où voulais-je en venir? hier soir, dans un sublime spa donnant sur la partie gratte-ciel de Montréal illuminée nous discutions de ce que je considère comme une volonté délibérée d'abrutissement de la population que sont les télévisions, les jeux, les parcs d'attraction, le sport-fric, le cinéma américain de "super-héros" et j'en passe.

A toutes ces récriminations que je pensais frappées au coin du bon sens mon fils opposait un démenti calme mais résolu. Pour lui une journée de travail, de transports, de soucis et tracas quotidiens d'un salarié moyen a besoin de sas de décompression et ces divertissements, certes peu brillants parfois, ne sont pas honteux.

J'abattais ma carte gagnante, la fameuse phrase de feu le Président de TF1, Patrick Le Lay sur le "temps de cerveau (que TF1 préparait par des émissions émollientes) disponible pour Coca-Cola" et même cette phrase il l'interprétait sinon positivement du moins avec des bémols.

La TOLERANCE.  Voilà ce que les fées (peu nombreuses il est vrai) qui se sont penchées (au risque de m'étouffer) sur mon berceau ont complètement oublié de me déposer.

Combien l'alliage de la réflexion et de la tolérance doit être féconde et quel dommage que j'aie mis tant de temps à les rapprocher au point de parfois raisonner  à reculons...

 

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26 décembre 2022 1 26 /12 /décembre /2022 07:00

J'ai beaucoup aimé Jacques Brel. Je trouvais les paroles de ses chansons brillantes et justes et j'aimais le fait qu'il ne se prenait pas au sérieux. 
Il y avait souvent un détail, une phrase, un mot qui semblait être un clin d'œil et dire: "ce n'est que de la chanson". 

Malgré cela nombre de ses titres lus et non plus écoutés (voix et musique sont assommants pour moi maintenant) restent empreints d'une humanité sincère et impudique. L'homme ne devait pas être facile et l'on sent, à travers ses chansons et leurs thèmes qu'il avait de la vie une appréciation...nuancée. Mais tous ces thèmes qu'il a abordés restituaient l'homme dans sa grandeur et sa petitesse, sa bonté et sa cruauté, son intelligence et sa stupidité.. 

J'y repensais ce matin au réveil en chantant dans ma tête ces deux lignes d'une des dernières chansons qu'il a écrite et interprétée: "l'enfance" (1973):

 

                                                   "Mon père était un chercheur d'or,

                                                         l'ennui, c'est qu'il en a trouvé".  

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23 décembre 2022 5 23 /12 /décembre /2022 07:00

Il est une habitude de saison qui a le don de me faire sortir de mes gonds. Que ce soit à la télévision ou à la radio ces diffuseurs de bruits et d'images remplissent leurs programmes de fin d'année de "rediff" et de "best of" qui sont souvent le pire du pire. Je ne me suis jamais permis de dire à mon boss: "en décembre reprenez mes résultats de juin qui furent si mirifiques qu'ils me valurent vos compliments". La tentation était forte de le faire mais ma dignité et mon savoir-vivre m'en ont dissuadés.

La télévision n'a pas de ces pudeurs et diffuse des vieilleries qu'elle fait présenter par un animateur au rabais (je ne dis pas animatrice au rabais car c'est un pléonasme). Je sais que vous allez m'opposer que je ne suis pas obligé de regarder les fadaises télévisées ni de les écouter à la radio mais chacun s'abrutit comme il peut (ou veut) et question abrutissement la télévision vaut un alcool fort ou bien des poudres ressemblant au talc sans en être...

Alors ces rediffusions se font pour tout. Je me demande même si l'actualité y échappe tant les sommaires des journaux sont semblables d'un jour à l'autre!

J'imagine, comme ça, quelqu'un qui n'est pas un professionnel et qui a été filmé -il était volontaire- et qui a été mauvais comme un cochon. Ses amis, voisins et alliés ont pu le manquer une fois mais la rediffusion multiplie les possibilités* que sa déconfiture filmée n'échappe pas aux regards lors d'une seconde ou, horreur, d'une troisième diffusion. 

Celles et ceux qui perdent du temps à lire mes mesquineries savent que je suis honnête et que mon exemple est absolument neutre et ne concerne personne de précis..

Je reconnais que ce qui précède est mal étayé et que l'angle abordé sujet à caution.

Imagine t'on la rédaction du "Point" republier vers Noël l'hebdomadaire du 22 mars sous prétexte qu'il était bon? "Le Monde" ressortirait il tel quel le numéro consacré au vote du budget de l'Etat en 1973 sous la présidence du bon Monsieur Pompidou? Evidemment non. 

Alors pourquoi accepter que d'autres le fassent? personnellement je vois là un sujet de poids. 

PS: j'ai hésité à republier un post de 2001 mais ils sont pires que ce qui précède! 

*risques

 

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22 décembre 2022 4 22 /12 /décembre /2022 07:00

Alain m'a fait passer "Le Loup des Mers" de Jack London en édition de poche (Libretto). Qu'il en soit une fois encore remercié! Il t a longtemps que je n'avais pas retrouvé aussi prégnantes des sensations de l'adolescence. Cette période où je lisais Ponson du Terrail ("Rocambole"), Maurice Leblanc (Arsène Lupin), Jules Vernes, Sir Arthur Conan Doyle, Herman Melville, Robert Louis Stevenson et tant d'autres qui m'ont à jamais marqués.

Jack London c'était surtout "Croc-Blanc" et son contraire "L'appel de la forêt" (dans le premier le chien veut redevenir sauvage tandis que dans le second il veut se "civiliser") et, bien sur, l'excellent "Martin Eden".

J'ai eu la curiosité de lire quelques éléments de biographie de Jack London: quelle vie! il est des hommes, comme lui, qui ont de quoi remplir sept ou huit vies d'un homme normal tant ils sont aventureux, curieux, audacieux et osons le dire, intelligents.

London est mort à quarante ans et a eu une des vies les plus aventureuses qu'on puisse imaginer. Politique, littéraire, voyageuse il a vécu une existence qui mériterait elle-même d'être écrite comme lui écrivait.

Des hommes comme lui font mon admiration: que d'humanité et de volonté chez un seul être!

J'avais emporté "Le loup des mers" dans mon sac-à-dos pour les nombreuses périodes d'attente lorsque l'on prend l'avion pour plus de 8H00 de vol. Je l'ai lu (au détriment de mon sommeil) et l'ai trouvé presque contemporain tant la première personne du singulier aide à l'identification.
Tout y est crédible et intéressant. Ma seule réserve concerné l'amour du "héros" qui est très daté. Les réflexions sur l'amour, le mariage et les rapports hommes/femmes sont dépassées et souvent ridicules.

Il est vrai que London écrivait d'un autre temps, d'un autre monde.

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21 décembre 2022 3 21 /12 /décembre /2022 07:00

Après être allé au Zénith de Toulouse voir un grand spectacle qui était le comble du kitsch j'ai regardé sur Netflix un film consacré à la vie actuelle de la dernière femme du Shah d'Iran, la Reine (ou impératrice?) Farah qui vit en exil depuis la Révolution Islamique de 1979.  Il y a 43 ans la dynastie Pahlavi était chassée du pays par un mouvement irrésistible déclenché par un vieil homme religieux exilé en France, l'Ayatollah Khomeini. 

Le régime du Shah, appuyé pour ne pas dire soutenu à bout de bras par les Etats Unis était soudainement, lâché sous la présidence éphémère et désastreuse de Jimmy Carter (1976-1980),  et le souverain déclaré non  grata sur le sol américain (après s'être fait rapidement accueillir dans un hôpital pour un cancer en phase terminale). 

Les forces de l'opposition au régime despotique s'étaient provisoirement alliées pour renverser l'autocrate et son régime injuste et brutal. Les Iraniens s'étaient lassés des richesses prodigieuses de la famille impériale et de ses affidés, des fêtes somptuaires de Persépolis et de la misère du peuple qui ne diminuaient pas. Les excès de la police et les atrocités commises par la police politique "Savak" du Shah précipitant la chute du trône. 

Commença, pour la famille régnante déchue un exil qui dure encore et la crainte perpétuelle d'être victime d'attentats commis dans le but de tuer Farah, son fils aîné et d'autres proches. Un neveu de la reine fut ainsi tué et des proches visés à plusieurs reprises. 

Ne brillant ni par sa démocratie ni par une politique indépendante mais perpétuant au contraire un alignement sur la politique des USA, l'Iran impérial fut d'autant plus facilement abandonné à son sort que le monde faisait un contresens total des idées de pouvoir de l'Ayatollah Khomeini que certains voyaient déjà en nouveau Gandhi...Une fois encore l'Occident jugeait sur les mots et non sur les actes et la politique étrangère angélique de Carter allait tomber de haut avec la prise des otages américains par des activistes Iraniens. 

Mais revenons au film diffusé par Netflix: Farah n'est pas Marie-Antoinette jouant aux fermières à Trianon. C'est une femme humaine et respectable qui semble avoir beaucoup souffert et beaucoup pleuré. Elle semble sincèrement avoir réfléchi sur le passé et énonce des évidences qui n'ont pas dû l'être toute sa vie. Elle vit (encore aujourd'hui) dans un luxe incroyable mais en est consciente. Elle apparaît comme aimant foncièrement son pays et comme non désireuse de restaurer l'ordre ancien dont elle est un symbole. 

C'est une femme émouvante et digne qui se laisse aborder -plutôt- facilement et qui n'a pas réponse à tout. Elle est comme de juste entourée de personnes qui l'illusionnent sur ses chances de revoir le sol Iranien mais elle apparaît parfois comme moins naïve qu'elle peut le sembler. Au fil du documentaire elle apparaît plus sympathique et attachante que la réalisatrice l'aurait souhaité. Elle est comme sous le charme. 

Son fils, prétendant au trône est déjà un homme d'un certain âge et semble beaucoup plus réaliste quant à ses chances de monter un jour sur le "trône des paons" (sic).

Il apparaît, en visionnant ce film, que l'on sort le plus souvent d'une dictature pour entrer dans une autre. C'est désespérant mais "la magie de Noël" est là pour nous faire penser à autre chose!

 

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20 décembre 2022 2 20 /12 /décembre /2022 07:00

Voilà, c'est dit, j'exècre la danse. Tout le fatras des pointes, des collants, des mouvements de bras et de jambes, des mains recourbées et des duos graciles: je déteste. 

Malgré moi j'ai assisté* à une sorte de "kitscherie" gonflante à base de sauts et d'entrechats et ça a duré, duré, duré. Si les chœurs et la musique étaient convenables ils servaient de faire-valoir à une troupe de mecs en collant et de fille à diadèmes brillants. Lorsque, au bout de trois quarts d'heure le noir s'est fait sur scène j'ai cru naïvement que c'en était fini des épaulés jetés et des reptations. 
Non! c'était l'entr'acte, moment pour les masochistes de payer une fortune un programme sans intérêt et des collations bourratives et réciproquement.
C'est donc reparti de plus belle mais cette fois ça m'a semblé court et même supportable. 
Normal: j'ai somnolé pendant la dernière demi-heure.
L'enfer, s'il existe, je le devine peuplé de petits rats, de tutus, de Repetto et de danseurs et danseuses ne parlant qu'entrechats. 

En agissant bien désormais je peux peut-être encore avoir droit au purgatoire?  qui sait? 

 

*"Carmina Burana" de Carl Orff au Zénith de Toulouse 17/12/22

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19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 07:00

La semaine avant Noël l'Hebdomadaire "le Point" a mis en couverture "le petit père des peuples" Joseph Staline entouré de quelques affreux comme Mao (que le Président Giscard avait qualifié de "phare de le pensée"!), Kadhafi, Hitler et Poutine avec ce titre: "Comment finissent les dictateurs". 

C'est une erreur. Si, effectivement Staline, Mao et Hitler ont fait, par leur seule existence, passer de vie à trépas des millions d'hommes de femmes et d'enfants ils ne concourent pas dans la même catégorie que Mouammar Kadhafi ou que Poutine. Le trio de l'enfer Mao-Hitler-Staline est un cas à part: l'humanité toute entière ne se remettra jamais de leur action lorsqu'ils étaient au pouvoir dans leurs pays respectifs.

Quitte à parler de dictateurs les potentats des états satellites de l'URSS tels Honecker, Ceaucescu, Tito, Jaruzelski, Hodja et tous les autres étaient aussi des dictateurs même s'ils ont moins peuplé fosses communes et cimetières. Les Mengistu, Idi Amin Dada, Ben Ali, Najibullah, Marcos, Pol Pot, Franco, Mussolini, Pétain, Reza Pahlavi, Saddam Hussein et tant d'autres auraient pu figurer sur la couverture pour le moins timide du magazine. On aurait tort de ne pas citer Videla d'Argentine, Pinochet du Chili et l'embaumé de Moscou Wladimir Lénine qui avait quelques milliers de morts sur la conscience et qui créa la police politique Tcheka qu'il confia à ce monstre que fut Félix Dzerjinski. 

Puisqu'on cite les sous-dictateurs mais qui méritent assurément d'être cités dans les assassins de masse  prenons garde d'oublier les Duvalier père et fils, l'effroyable Heinrich Himmler, Lavrenti Beria, les Jeunes-Turcs et tant d'autres.

On le voit, il n''était il n'est pas nécessaire d'être sur le devant de la scène et de posséder les attributs du pouvoir pour massacrer des populations. R. Heydrich l'illustre à la perfection. 

Alors le Point a tort de sous-entendre que ces sinistres personnages chutent et meurent de manière semblable. Staline a eu une attaque et personne (médecins, secrétaires, politiques, ministres) n'a osé l'approcher le laissant agoniser deux jours. Mao est mort dans son lit (comme Franco et tant d'autres).

Peu ont été jugés, plus rares ont été condamnés. Il y a bien eu des exécutions sommaires (indignes car privant le peuple d'un procès nécessaire) et Saddam Hussein comme Mussolini ont eu une mort ignominieuse. Certains se sont suicidés et ont donc échappé à la justice des hommes (Hitler, Himmler). Quelques uns ont été assassinés. 

Voilà tout ce que j'ai pensé devant la couverture réductrice et tape-à-l'oeil du "Point". On n'apprend rien avec ces supports de presse. rien du tout. 

 

 

 

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16 décembre 2022 5 16 /12 /décembre /2022 07:00

J'ai regardé avec un immense intérêt la livraison des bagages sur un tapis mécanique de l'aéroport YUL - Pierre E. Trudeau de Montréal le 24 novembre dernier.

A mon étonnement les Canadiens ne sont pas des rigolos et les consignes sont scrupuleusement respectées, qu'il s'agisse des produits qu'on a ou pas le droit d'importer, des vaccins contre la COVID 19 et, cela paraît plus logique, des documents douaniers.

Je parlais de la livraison des bagages: deux ou trois maîtres-chiens faisaient renifler par son animal, souvent un chien banal, chaque valise ou sac provenant de l'avion Air Transat Charles de Gaulle-Roissy dans lequel j'étais et qui venait d'atterrir.

Le maître-chien appuyait légèrement sur le bagage à vérifier (pour en expulser l'odeur de la drogue qui s'y trouvait éventuellement) et donnait à l'animal une dizaine de secondes pour décider de la réponse.

Un collègue distrayait quelques secondes le chien et déposait plus haut une valise-test pour encourager l'animal, parachever sa formation de détection des drogues et pour édifier des touristes attirés dans ce pays où certaines drogues sont en vente libre dans des magasins d'état. Il est précisé, par voie d'affiches que la consommation se fait avec des produits Canadiens et au Canada. Défense, donc, d'en introduire ou d'en exporter...

Le chien a détecté sans difficulté la valise truquée et s'est agité autour d'elle en la grattant avec sa patte gauche avant. Une caresse et un sucre ont été les récompenses de cet auxiliaire de police très efficace.

J'ai eu le loisir de regarder la formation des chiens pendant un bon moment parce que ma valise et celles d'un bon tiers des passagers du vol de Paris étaient bloquées sur le tarmac, la Covid ayant désorganisé le traitement des bagages dans nombre d'aéroports.

Je me suis demandé si ma crainte des chiens ne venait pas du degré de domesticité qu'on a obtenu d'eux depuis tant de temps. Auxiliaires de police, de chasseurs, soldats à quatre pattes, gardiens de prison... ce sont des machines implacables lorsque le dressage les a conditionnés pour des tâches cruelles ou liberticides.

De là vient ma préférence pour les chats qui n'ont jamais collaboré avec une quelconque forme de police où que ce soit dans le monde. J'imaginais les tapis de bagages soumis à la fouille de chats dressés... certains feraient leur toilette, d'autres en agresseraient d'autres, la plupart s’égayerait dans l'aéroport...

 

 

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