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12 janvier 2023 4 12 /01 /janvier /2023 07:00

Malgré les 13° (allant jusqu'à 17°C) les après-midi il ne vous aura pas échappé que nous sommes entrés depuis un certain temps dans cette merveilleuse période de l'année qu'on appelle l'hiver.

Normalement, au mois de décembre les dernières feuilles quittent les branches sur lesquelles  elles étaient comme scotchées, la pluie tombe drue, le vent froid souffle et retourne les parapluies et même, parfois, la neige tombe. Ça s'est vu, même dans le Sud-Ouest.

Mais là, mon brave Monsieur (masculin de ma brave dame) ni vent, ni neige, ni pluie, ni températures négatives.

Je vais au jardin et je ramasse encore quelques trucs comestibles: chou, brocolis, poireaux et... c'est tout. La terre est envahie de "mauvaises herbes" et de monticules de bonne terre élevés ça et là par les taupes.

J'espérais, jardinier de fraîche date, que les "nuisibles" me ficheraient la paix pendant la trêve hivernale. Pas du tout. Cette bestiole myope comme...elle-même creuse des galeries partout et sabote mon travail d'un an.

Comme je veux m'en débarrasser sans la génocider (elles sont plusieurs, à en juger par la multitude de monticules de terre qu'il y a un peu partout chez mes voisins de plantations) j'ai demandé de l'aide à des vieux sages du coin et à la vendeuse de produits chimiques foudroyants de chez "Jardiland" (qui a remplacé la FNAC comme balade impromptue). Tous m'ont dit sensiblement la même chose. Les taupes partiront... quand elles l'auront décidé. Les plantes miracles, le poison, le poivre, les trucs qui balancent de l'électricité dans le sol: c'est du vent. La bestiole est chez elle sous chez moi et elle ne se gêne pas pour me le faire savoir. Tous les deux jours 6 taupinières à araser.

Ah, si. On m'a dit d'enlever systématiquement leurs tas de terre fraîche. Ça les vexerait au bout d'un temps indéterminé mais long. Actuellement je m'en fous un peu d'avoir une friche pleine de tas de terre. Mais quand ce sera le printemps, que les températures flirteront avec les 17°c et qu'il fera un grand beau soleil je deviendrais sans doute moins gentil avec ces mustélidés à vue basse.

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 07:00

"C'étaient les années Macron" est un petit livre de poche publié par les éditions Champs actuel et signé Dominique Méda. Il date d'octobre 2022 et contient des articles parus dans "Le Monde" entre avril 2018 et juin 2022. 

L'auteur est professeur de sociologie à Paris Dauphine . C'est une femme qui réfléchit et qui n'hésite pas, lorsqu'elle en a, à faire part de ses doutes et, choses suffisamment rare pour être soulignée,  à reconnaître ses erreurs. 

L'avant-propos commence très mal: la première ligne de ce livre dit: 

                          "Le sociologue Pierre Bourdieu nous a appris que..."

J'exècre Bourdieu (qui est comme Roland Barthes, Jacques Lacan, Alain Badiou, Michel Onfray et quelques autres une des vaches sacrées des médias qui réfléchissent) et trouve qu'il est très surévalué. Sur la même page, je le rappelle, la première de l'avant-propos, il y a une longue citation qu'un renvoi en bas de page attribue à Karl Marx. 

Le ton est donné. Si j'approuve certains propos du livres dont la pertinence me semble établie je suis vite énervé par le ton comminatoire de certaines affirmations et par le manichéisme de l'ensemble qui, en substance, dit: nous avons raison, ils ont tort. 

Ceux qui ont raison étant les écologistes, les  socialistes, bref les "redistributeurs" tandis que leurs opposants sont voués aux gémonies. 

Tout n'est pas faux, loin de là, dans ce qu'écrit Madame Méda mais le ton du quotidien du soir, cette morgue des "sachants" est littéralement insupportable. 

Macron, comme ses deux prédécesseurs y est dépeint comme un pion au service du capitalisme financier le plus prédateur et rien de son action ne mérite le début d'un commencement d'approbation.

Tout ceci met en lumière une impossibilité de remettre en cause des diktats idéologiques qui, loin de se diluer, restent très prégnants en milieu enseignant et particulièrement chez les universitaires. Par capillarité l'un des journaux de référence perpétue des vieilles lunes et empêche quiconque d'apporter une réelle contradiction. Certains s'agrippent à la théorie burlesque du ruissellement d'autres, à l'opposé, à celle de la redistribution.  Les deux sont des leurres derrière lesquels courent leurs tenants. 

Le premier quinquennat d'Emmanuel Macron et le Président lui-même méritent mieux que ce procès à charge, cette démolition pierre par pierre à laquelle Dominique Méda et le quotidien du soir se livrent sans même en être toujours conscients. 

Une fois lu j'ai laissé le petit livre jaune dans une boîte à lire, certaines idées soulevées méritant de l'être même si la réponse apportée aggrave ou aggraverait la situation. 

A lire ces pamphlets on finit par se croire dans une dictature dirigée par des banquiers déguisés en politiques. Qu'ils aillent, les journalistes du Monde et certains enseignants dans des pays qui appliquent leur catéchisme... ils reviendront vite et trouveront, tous comptes faits, qu'une indemnisation du chômage de plus d'un an, que la couverture médicale universelle, le salaire minimum, le minimum vieillesse et une retraite pour tous à partir de 64 ou 65 ans n'est pas, loin s'en faut, la norme. 


Qui a dit "simplisme" et "obsession idéologique"? ces généreux penseurs ne voient que ce qu'ils veulent voir. 

 

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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 07:00

Loin de moi l'idée de généraliser. Cependant, il faut bien le constater. Il y a, j'en suis de plus en plus convaincu, des médecins qui ont choisi cette activité professionnelle uniquement pour l'argent qu'elle peut rapporter. 

Ce sont, d'après ce que j'ai constaté, des praticiens jeunes d'une spécialité en vogue. Ils s'adressent souvent à une clientèle fortunée et pratiquent une médecine de pointe. Médecine sportive, esthétique... Spécialistes consultant dans des (très) beaux quartiers on les reconnaît à leur pratique systématique du "dépassement d'honoraires". La difficulté d'obtenir un rendez-vous avec eux est un signe. Votre "bon" docteur est peut-être un trader du troisième millénaire. Si les radios, le scanner, les IRM et autres examens chers et parfois redondants -qui a dit inutiles?- prescrits peuvent se faire sur place ou dans des cabinets amis, il n'y a plus de doute, Votre toubib est un Jérôme Kerviel du stéthoscope. 

Ces médecins ne perdent pas de temps en vaines palabres. Ils expédient la consultation en quelques minutes, certains dictant même le compte-rendu de celle-ci  pendant que vous êtes en train de vous rhabiller.

Ils vous indiquent le chemin de leur secrétariat, affectant de ne pas s'occuper du règlement des honoraires, de leur remboursement et de tout ce qui a trait au soin sans en être. L'argent est si vulgaire!

Il faudrait être d'une naïveté crasse pour ne pas constater que dans notre pays aussi il existe une médecine à deux vitesses. Selon votre surface financière (ou ce que vous voulez mettre dans les frais de santé) vous avez accès à ces élites soignantes qui font bien plus de 10 visites par jour à plus de 70€ l'une. Mes chiffres sortent de mon chapeau, je l'admets. 

Cette détestable sensation que le mal à un prix et le soin un autre vient des Etats Unis ou d'ailleurs. Elle est de plus en plus ostensible et il faut parfois prendre sur soi pour ne pas exploser devant la désinvolture distinguée d'un médecin qui vous prend de haut ou d'un autre qui considère comme normal que vous payiez plus parce que vous en avez les moyens. 

Si encore ils étaient meilleurs que la "piétaille soignante conventionnée".  Ce n'est pas le cas! il y a des incapables, des bouchers, des dingos dans les appartements à parquet marketé du VIIème comme dans les Maisons médicales de banlieue. 

L'argent remplace la compétence, l'héritage les connaissances médicales et le snobisme l'ensemble. Bien se soigner est uniquement une question de statut social. Ayez le réseau qu'il convient, une pathologie "intéressante" et ne regardez pas à la dépense: vous serez (en principe) en de bonnes mains.

 

* je pourrais aussi parler des dentistes qui privilégient implants et autres soins exorbitants..

 

 

 

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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 07:00

A la chorale qui m'accueille depuis plus de trois ans, moins pour mes qualités vocales que pour faire nombre il y a, dans le pupitre des alti une drôle de fille au physique et à la personnalité étranges. Elle doit avoir une bonne quarantaine, est de corpulence moyenne, cheveux très longs châtain foncés. Pour achever son portrait j'ajouterai qu'elle a une bouche de poisson chat ou qu'elle y fait penser quand elle chante.  Elle serait, d'après ce que j'ai cru comprendre, ingénieure chez Airbus. Elle arrive presque toujours en retard, chante plus haut que toutes ses alter-egos et bat la mesure dans un geste intriguant. On peut lui accorder ça: elle connaît ses partitions sur le bout des doigts, les paroles en Français ou pas de tous les morceaux que nous répétons et elle sait, lorsque c'est nécessaire, dire à notre chef de chœur (bénévole) la bonne façon d'amorcer un mouvement, d'harmoniser les pupitres ou de commencer un couplet. Elle est d'ailleurs la seule à le faire. 

Elle a un physique d'autrefois: je veux dire par là  que ses cheveux sont trop longs et sans mouvement, qu'elle s'habille comme une dame d’œuvre et qu'elle s'exprime avec emphase. Évidemment elle met des chaussures plates.

Rien ne lui échappe: la fausse note comme la mauvaise prononciation d'un mot en italien. Du fait de ses retards elle n'a sympathisé avec personne: quand elle arrive, sur la pointe des pieds, les 35 choristes travaillent déjà sur "Tollite hostias" ou "Vous perdez temps de me dire du mal d'elle" et elle ne peut donc bavarder pendant les 6 ou 7 minutes de mise en place. Je crois bien que nous ne nous sommes pas adressés la parole depuis que j'ai intégré ce groupe.

Et pourtant j'aime l'observer car elle est étrange". Pas belle, certes, pas laide non plus. Bizarre. Elle a de l'autorité et parle d'égal à égal avec tous et toutes. Je vois, dans les regards des autres, mes pensées et mes interrogations.

Hier, elle a remplacé le chef de chœur qui était absent, sur quelques morceaux que nous répétions . Elle a sorti d'un sac en toile un étui en cuir noir doublé de velours rouge une splendide flûte traversière dont elle a joué pour donner le "la" aux soprani, alti, tenors et basses. Non qu'elle a bien joué (il aurait fallu qu'elle jouât plus longtemps pour qu'on puisse se rendre compte) mais, une fois encore, elle m'est apparue singulière. 

J'aime autant la chorale pour ces instants que pour le travail parfois fastidieux qu'elle impose. Une soprano, qui possède une voix que je trouve splendide me comble aussi: il me suffit de me laisser porter, d'isoler sa voix au milieu des autres pour être heureux d'être là, dans ce préau d'école, au milieu des vents coulis et des dessins d'enfants.

 

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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 07:00

J'ai regardé en différé et avec un immense intérêt une émission de télévision consacrée aux "Noirs en France" (je crois que c'est le titre du document). Il m'a littéralement saisi. Bien entendu je n'ai pas découvert le racisme à cette occasion ni la bêtise franchouillarde ni même les réflexes conditionnés face à l'altérité. Ce que j'ai entrevu c'est un autre monde où rien ne vous est facilité et où des personnes comme moi, par manque d'intérêt, par égoïsme ou tout simplement par ignorance font/ne font pas aux personnes noires dans le quotidien. 

Les "témoins", dans leur diversité, faisaient le procès de notre indifférence mais parfois aussi de notre culpabilité. Ces témoins étaient de toutes origines (Français, Africains, immigrés) et exerçaient toute sorte d'activité professionnelle. Tennisman et chanteur comme Yannick Noah, rappeur comme le très sympathique et intelligent Soprano (que je découvrais), Haut fonctionnaire d'état comme Laetitia Heluet, une adorable danseuse étoile, vraiment éblouissante de gentillesse et passionnée par son activité malgré mille rebuffades inouïes et inadmissibles, des aides-soignants, un comédien rappeur César du meilleur espoir 2021 etc. 

Ce qui m'a surpris c'est leur calme devant une situation intolérable qui est leur quotidien. De l'école maternelle ("on m'a dit que j'étais couleur caca" dit une petite fille) à l'âge adulte ("quand j'organise une réunion et que je viens avec ma secrétaire blonde l'interlocuteur s'adresse à elle car c'est fatalement elle qui est directrice générale"). Les réflexions lamentables et convenues ("les noirs bougent bien", "ils sont doués pour le sport") blessent tout au long d'une vie. Tous disent pratiquement la même chose: presque jamais ils ne se sentent comme les blancs. Ils ont du mal à se sentir chez eux, on les regarde différemment.

Soprano raconte une anecdote à peine croyable mais pourtant vraie. Assis avec des copains dans un train, en 1ère classe, le contrôleur s'adresse à son agent artistique blanc, lui dit que la seconde classe c'est là-bas, et appelle du renfort alors que rien n'a été dit et qu'il ne leur a même pas vérifié leur titre de transport. 

Une ravissante et adorable jeune fille qui se rêve danseuse de ballet classique se voit répondre, au conservatoire de la danse de Bordeaux "qu'il n'y a pas de session Hip-Hop". Le tout à l'avenant. 

On a droit aux douloureux rappel de l'expérience de la poupée blanche et de la poupée noire présentées à de petites filles noires qui, toutes trouvent la blanche plus belle et la choisiraient. On voit également (c'est la séquence la pire) les réactions hostiles et le regard dur de "bons Français" devant un couple mixte assis sur un banc dans la rue et, naturellement, la réaction indignée d'une d'entre eux quand on lui demande si elle "laisserait" sa fille épouser un noir. 

Deux remarques m'ont troublé: celle de cette jeune femme qui dit qu'en entretien d'embauche dès la 1ère seconde elle sait qu'elle est éliminée et l'infinie tristesse de la patineuse sur glace Surya Bonaly à qui l'on aurait refusé l'or Olympique du seul fait de sa couleur de peau. 

Peu d'optimisme (à part Soprano) et un constat désespérant sur la permanence de clichés racistes dans notre pays. Navrantes récurrences d'images débiles (Michel Leeb, Dorothée, publicités...) et cette remarque désabusée d'un aide-soignant: "quand je procède à des toilettes, avant même le contact je sens un raidissement de toute la personne chez certains malades". 

Ce doc je le conseille à toutes celles et tous ceux qui "ne voient pas où est le problème". 

 

 

 

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 07:00

John Lennon aurait 82 ans. Cette simple phrase, sujet verbe complément est renversante. Ce type à la fois génial et complètement crétin, cet auteur-compositeur capable du meilleur ("In my life") comme du pire ("John Sinclair") on ne l'imagine (évidemment!) pas en octogénaire. Lui-même semblait ne pas croire qu'il vivrait vieux.

C'est un chanteur, auteur et compositeur de chansons et de musiques qui a été assassiné . Un meurtre imbécile perpétré avec préméditation et dans le dos. Pas par quelqu'un qui le détestait; non,  par un abruti qui l’idolâtrait.

Il y a si longtemps qu'il a été assassiné (le 8 décembre 1980 très exactement) qu'on l'a sinon oublié du moins figé dans un style et une époque. Rien ni personne ne pourrait nous dire ce qu'il serait devenu ni s'il aurait composé des chansons jusqu'à un âge avancé. Objectivement les dernières qu'il a écrites sans être indignes ne rendaient pas justice au talent créatif du Lennon de la période 1964-1974. Il n'empêche, pour ces neuf ou dix ans il a acquis l'immortalité et même les générations qui ne l'ont pas connu savent l'apport du plus célèbre porteur de lunettes rondes au Rock n'Roll et à la musique populaire. 

Et pourtant. John Lennon a été inspiré comme peu de musiciens même s'il s'est aussi parfois fourvoyé dans des impasses. Il n'est malheureusement pas possible d'oublier l'amoureux pétrifié de sa femme japonaise qui récitait le catalogue gauchiste des années 70 dans des disques assommants. La méchanceté de ses attaques contre d'anciens partenaires (McCartney, Allen Klein) les phrases odieuses qu'il proférait à l'occasion ("Julian (son fils) est né d'une bouteille de trop") et les combats aux limites du ridicule qu'il mena (les "bed-in", les manifestations où il était le porte-voix des laissés pour compte alors qu'il était richissime) qui ont altéré légèrement son image là où d'autres auraient été laminés.

Comme toutes les célébrités de la chanson quand on pense à eux vient un titre qui se détache nettement. Pour lui le premier titre cité est "Imagine" (1971) extrait de l'album du même titre. Une chanson pacifique et universelle qui a été reprise par une infinité d'interprètes dont la Fanfare de Brive-la-Gaillarde (France). je ne suis pas sur pour la fanfare.

Si les idées politiques, les combats, les idées fixes et les rosseries de John Lennon s'estompent des mémoires ses chansons restent des valeurs sûres et ne vieillissent pas aussi vite que celles de ses contemporains.

Loin de là.

Sa mort tragique à 40 ans lui a définitivement fait gagner le combat singulier qui l'opposait, depuis 1968, à son ex-partenaire Paul McCartney. Mourir jeune vous donne une aura qui est positive. On ne l'aura pas vu perdant ses cheveux, gagné par l'embonpoint et passant progressivement de l'ultra-gauche au Blairisme voire soutenant Boris Johnson et appuyant les pros Brexit. On ne l'aura pas vu accoler le "Sir" que Mick Jagger n'a pas craint d'accepter. Surtout on ne saura jamais quelle forme aurait pris sa musique et ses chansons s'il avait vécu. Chez lui on pouvait avoir "Woman" mais aussi "Beef Jerky", "God" mais aussi "Power to the people".

Cette existence interrompue a effacé les tâches et a rendu Lennon quasiment intouchable. Même ses errements discographiques avec Madame restent "incritiquables". On aime en bloc, sans avoir le droit de relever quelques ombres dans l'hagiographie. Saint John est une référence intouchable, ce que ne sont pas devenus Elvis ou Michael Jackson.

Voilà exactement ce que j''ai pensé le soir du nouvel an en entendant son "Happy X'Mas (war is over)" l'hymne des fêtes de fin d'années; à la radio dans ma voiture. Et la chanson terminée j'avais oublié le négatif pour ne conserver que le positif en me disant: "quelle chanson, quel talent."

 

 

 

 

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4 janvier 2023 3 04 /01 /janvier /2023 07:00

Mais qu'ont donc nos Présidents de la République pour avoir de temps à autres des comportements curieux et gênants dans le cadre de leur fonction?

Comme tout un chacun j'ai vu le Président Macron perdre toute retenue lors de la finale de la Coupe du Monde dimanche 18 décembre. On l'aurait dit sous ecstasy. Il a rappelé Chirac qui, en son temps avait utilisé le beau parcours de l'équipe de France pour mettre Lionel Jospin hors jeu. 

J'ai récemment regardé "Giscard, le théâtre du pouvoir" sur une des chaînes de télévision spécialisée en Histoire. Comment il traitait, des années après, l'affaire des diamants d'une part et l'attentat de la rue Copernic (1980) d'une autre; montraient la légèreté du Président, son incroyable impossibilité à se remettre en question. 

Tout Mitterrand qu'il fut le premier Président socialiste congédiait en direct les journalistes belges qui lui posaient les questions que leurs homologues Français, terrassés par la crainte d'une colère du vieil homme ne lui avaient pas posées et ne lui auraient jamais posées, même pour un pont d'or.

On a, à juste titre daubé sur les enfantillages post adolescent de Nicolas Sarkozy. Le plus connu "Avec Carla c'est du sérieux" était -il faut le reconnaître- grotesque de la part d'un Chef d’État. 

On en arrive toujours à la question du pouvoir et de sa représentation. François Hollande n'avait presque pas le physique et l'allure d'un Président de la République. Il s'en était d'ailleurs rendu compte avant son élection en s'habillant différemment du premier secrétaire du PS qu'il fut. Il avait maigri également dans le même but.  Ses problèmes de pluie et sa jovialité ne l'ont pas aidés. Quand on revoit des moments de sa présidence on est confondus par l'inadéquation de sa personne, de son allure, de sa voix même et de la fonction.

Car nous, Français, nous sommes comme ça. Nous avons aboli la monarchie et exécuté un Roi. Nous avons voté l'abolition des privilèges mais nous nous les réservons sans y trouver malice. Nous attendons de l'Exécutif qu'il sache tout sur tout, qu'il soit humble mais tienne son rang à l'étranger, qu'il soit "au-dessus de la mêlée" mais nous aimons les débats saignants et le fait du Roi. Nous frissonnions devant les crispations du visage de François Mitterrand lorsqu'il estimait qu'on ne les respectait pas assez, lui et sa fonction présidentielle.

Élu à 39 ans Emmanuel Macron pouvait être ce chef d’État qu'on ne parvenait pas à trouver. Il fait "le job" mais trop souvent il laisse échapper des gestes, des réflexions ou des expressions qui détruisent ses efforts pour se "densifier". La trivialité de certains de ses propos ("pognon de dingue", "gens de rien", "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" (volée à Chirac) le dessert.

Notre Constitution est certainement responsable de cette dérive observée chez presque tous nos Présidents de la Vème, les deux premiers exceptés. Je n'ai pas de solution et la deuxième République (qui accoucha d'un empereur), la troisième ou la quatrième avec ses présidents poseurs de gerbes n'en proposaient pas de pertinente..

 

 

 

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 07:00

Incroyable la vie parallèle que vivent les (jeunes) homosexuel(le)s si j'en juge par les épisodes de la série "Smiley" diffusée par Netflix que j'ai regardés. 

Le moindre commentaire que je puisse faire est qu'ils et elles appellent un chat un chat, un désir un désir et qu'ils ne mettent pas longtemps a satisfaire leur(s) désir(s) lorsqu'il(s) se manifeste(nt). C'est en soi une sorte de contre-société avec ses rites, ses habitudes, ses convenances, son vocabulaire et ses lieux où ils se voient, consomment et se séparent. 

La série dont les épisodes se passent en Espagne à Barcelone est réalisée de manière rapide presque séquencée. On suit des couples ou des célibataires à la recherche d'un plan cul et, accessoirement plus. Mais ça m'a frappé, le sexe est l'alpha et l'oméga des relations entre les personnages. A en croire la série ils et elles sont tous obnubilés par le sexe. 

Il n'y a pas à juger et cette population n'a pas l'air malheureuse. Dans l'ensemble ils et elles sont sympathiques. 

Il est étonnant que l'Espagne (et en l'occurrence la Catalogne) soit aussi "libre" car l'emprise de l'Eglise a été et reste forte dans ce pays. Les héros et héroïnes des films d'Almodovar et de la "Movida" ont donné naissance à une génération qui aime la musique électronique, les mangas, les comédies hollywoodiennes, la musculation et la liberté. Et le sexe rapide, donc. 

Au bout d'un moment cette litanie de recherche de partenaire(s), ces coucheries successives et ces rapports humains superficiels ennuie. M'a ennuyé. se sculpter des beaux biceps est peut-être une occupation utile elle n'est pas suffisante.

Peut-être cette population est-elle moins hypocrite et met elle moins de forme pour exprimer ses désirs mais un certain désenchantement semble sous-entendre ces rapports humains de consommation rapide. La série est agréable même si les clichés abondent (le vieux travesti au cœur d'or par exemple). 

Mieux que les derniers épisodes de "The Crown" qui sont grotesques et d'un ennui insoutenable. Comment a t'on pu regarder les épisodes des saisons passées? 

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 07:00

Il existe, dans notre rutilante démocratie, des choses qui, curieusement, ne fonctionnent pas. On ne peut même pas dire "pas bien". Là c'est "pas", comme pas du tout. Nous sommes obligés, légalement, de posséder des papiers d'identité qui confirment notre nom, notre adresse (enfin... ça reste à vérifier), notre âge et quelques informations complémentaires qui nous permet de justifier de notre identité. Qui nous sommes.

En France hexagonale et des ex-territoires de l'Empire (j'adore!) la carte Nationale d'identité est réputée suffisante. Elle est fournie sur dossier validé par l'administration concernée. Elle est valable 10 ans. Durée qui peut se justifier si on est bourré ou fonctionnaire. Là où ça se complique c'est quand il faut un passeport. Lui aussi est valable 10 ans mais il est demandé partout où il y a des frontières. Il vous le faut donc lorsque vous allez en Papouasie Nouvelle Guinée mais aussi, vive le Brexit!, à Londres.

Or ces documents indispensables l'administration n'est en aucun cas préparée à faire ce qu'il faut pour que le citoyen bleu-blanc-rouge les obtienne quand il en a besoin. Tout juste accepte t'elle de le délester d'un timbre fiscal à 86€ et d'une hideuse photo anthropomorphique. De celles qui donnent de vous l'image d'un violeur de vieilles femmes en fin de garde-à-vue. Quant au délai c'est 3, 5 voir 6 mois. Oui chef, pour la carte d'identité comme le passeport.

Peut-on faire autrement me demande t'on. La réponse est oui. Et facile. Draguer la fonctionnaire près de la préfecture à l'heure du déjeuner serait la plus sure. Le délai reste cependant aléatoire.

Comme dans les films un génie du papier-ministre doit pouvoir faire des faux plus vrais que les vrais. Certes. Seul problème: il a des dossiers en attente jusqu'en octobre 2029.

Moi j'ai une carte d'identité périmée depuis 4 mois. Je n'ai pas enclenché le process de demande de la suivante parce qu'il fallait que je la garde jusqu'au dernier jour, Mon passeport est  encore valable 10 mois mais il faut aussi donner le précédent pour en avoir un nouveau. 

C'est Kafka.

Nous avons plein de voyages prévus et avons tous les deux, Françoise et moi, des problèmes de papiers d'identité qui, aujourd'hui, sont ce nature à nous empêcher de partir ensemble.

La prochaine fois que je vois un Dupont-Aignan ou un Retailleau dire qu'il "y a trop de fonctionnaires" je lui fais bouffer ma demande de carte d'identité. Et celle du passeport pour être sur de l'étouffer.

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 09:10

"Je fais une cuisine légère à  base de chou, de pommes de terre et de lard fumé", "Je jardine bio et tue les taupes au marteau-piqueur", "Je suis devenue la maîtresse de la maîtresse de mon mari", "J'ai 65 ans et je veux faire le tour du monde en baignoire à roues", "j'ai lu tout Christophe Musso", "pour minimiser mon empreinte carbone je ne me lave qu'une fois par semaine", "je regarde la télévision pour me cultiver".

Ces sujets idiots d'émission (sauf le dernier qui est réel!), souvent destinés aux femmes et présentés par des animatrices faisant partie du 1% handicapé (en l'occurrence des personnes au cerveau atrophié répondant aux prénoms de Sophie ou de Faustine) et s'adresse à un public qui n'aime rien tant que venir sur des plateaux de télévision "témoigner".

Oui. Témoigner, donner un témoignage, venir raconter devant des caméras est l'occupation favorite de milliers de personnes pour qui venir écraser une larme sur le petit écran est un but en soi.

Coïncidence? ces témoins sont regardés par d'autres personnes: celles qui se "dopent" au témoignage et qui guettent, comme les cameramen et les  producteurs des émissions de témoignage le moment fatidique où l'interviewé va lâcher sa larme.

C'est un peu putassier, ça ne va pas très loin mais c'est ça ou les émissions dérivées de la téléréalité. Le spectateur qui vient à l'écran doit soit se mettre à poil soit écraser une larme. C'est "tendance" comme disent ces bœufs.

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