Malgré les 13° (allant jusqu'à 17°C) les après-midi il ne vous aura pas échappé que nous sommes entrés depuis un certain temps dans cette merveilleuse période de l'année qu'on appelle l'hiver.
Normalement, au mois de décembre les dernières feuilles quittent les branches sur lesquelles elles étaient comme scotchées, la pluie tombe drue, le vent froid souffle et retourne les parapluies et même, parfois, la neige tombe. Ça s'est vu, même dans le Sud-Ouest.
Mais là, mon brave Monsieur (masculin de ma brave dame) ni vent, ni neige, ni pluie, ni températures négatives.
Je vais au jardin et je ramasse encore quelques trucs comestibles: chou, brocolis, poireaux et... c'est tout. La terre est envahie de "mauvaises herbes" et de monticules de bonne terre élevés ça et là par les taupes.
J'espérais, jardinier de fraîche date, que les "nuisibles" me ficheraient la paix pendant la trêve hivernale. Pas du tout. Cette bestiole myope comme...elle-même creuse des galeries partout et sabote mon travail d'un an.
Comme je veux m'en débarrasser sans la génocider (elles sont plusieurs, à en juger par la multitude de monticules de terre qu'il y a un peu partout chez mes voisins de plantations) j'ai demandé de l'aide à des vieux sages du coin et à la vendeuse de produits chimiques foudroyants de chez "Jardiland" (qui a remplacé la FNAC comme balade impromptue). Tous m'ont dit sensiblement la même chose. Les taupes partiront... quand elles l'auront décidé. Les plantes miracles, le poison, le poivre, les trucs qui balancent de l'électricité dans le sol: c'est du vent. La bestiole est chez elle sous chez moi et elle ne se gêne pas pour me le faire savoir. Tous les deux jours 6 taupinières à araser.
Ah, si. On m'a dit d'enlever systématiquement leurs tas de terre fraîche. Ça les vexerait au bout d'un temps indéterminé mais long. Actuellement je m'en fous un peu d'avoir une friche pleine de tas de terre. Mais quand ce sera le printemps, que les températures flirteront avec les 17°c et qu'il fera un grand beau soleil je deviendrais sans doute moins gentil avec ces mustélidés à vue basse.
