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27 février 2023 1 27 /02 /février /2023 07:00

La porosité entre les couches sociales est quasi nulle en France. Le fameux "ascenseur social" est bloqué entre deux étages et n'est pas près de repartir.

Chacun, faute de passerelles, reste dans sa sphère et le nombre de ceux qui s’extraient de la leur pour grimper dans l'échelle sociale est, quoi qu'on en dise, assez restreint.

Il y a une exception et elle cache cette réalité un peu sinistre: les "happy fews" (comédiens, réalisateurs, sportifs de haut niveau, vedettes du petit écran, journalistes mondains, chroniqueurs à la mode, couturiers, top-models, parasites culturels, médecins connus et danseuses étoiles) forment une "sur-société" qui s'affranchit des soucis du quotidien.

La retraite est un mot qu'ils ne connaissent pas. Récemment Jack Lang, 83 ans , a demandé le renouvellement de son poste à la tête de l'I.M.A (Institut du Monde Arabe). Bel exemple d'une longévité caricaturale. Ces élites s'éloignent intellectuellement, financièrement et géographiquement de la masse et recherchent un entre-soi qui les conforte dans l'idée qu'ils valent mieux que les autres. Sans doute est-ce vrai pour certains d'entre eux. Certainement pas pour tous.

Le plus surprenant est qu'il faut des "affaires" non dissimulables pour que certains retombent lourdement sur terre. En perdant leur aura comme on perd son immunité diplomatique ou parlementaire, Poivre d'Arvor et Palmade sont des symboles déchus. Les restaurants ne leur libèrent ou libèreront plus de places et ils ne sont plus les bienvenus nulle part.

Tant qu'ils sont des "happy fews" ils peuvent beaucoup se permettre et ils ne se font pas prier. Il suffit de regarder les mondanités comme le festival de Cannes ou la fashion week pour constater à quel point ils n'ont plus les pieds sur terre.

Les médias leur cirent leurs bottines Berlutti, les Grands hôtels les accueillent comme des princes d'ancien régime alors que, bien souvent, leur titre de gloire est éphémère et surestimé. Il faut voir ces actrices liftées dont le dernier succès date des années 80, ces chanteurs de rock aux hanches en titane et ces sportifs désœuvrés défiler de mondanité en mondanité.

La cloison nasale défoncée par les rails de coke, le cerveau embrumé par l'alcool ou les antidépresseurs ils courent après leur succès ou exploits qui les abandonnent. Un compte en banque sur pattes, tels ils furent,, tels ils doivent rester. Faute de quoi ils devront s'habituer à l'anonymat.

Ce qui est inquiétant dans cette ségrégation c'est que petit à petit les voyages dans des paradis lointains, des avions, des bateaux, des véhicules et des hôtels de luxe seront exclusivement réservés à cette caste qui ne brille que rarement.

A la masse vulgaire la visite de Venise en une demi-journée au milieu d'une cohue indescriptible et à eux le temple d'Angkor. Tout cela parce qu'ils ont mis le ballon dans la cage ou joué dans le film qui a rapporté des millions de dollars au studio qui l'a produit. C'est un peu triste!

 

 

 

 

 

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24 février 2023 5 24 /02 /février /2023 08:03

Une femme professeure d'Espagnol. Un lycée privé. Saint Jean de Luz. Un garçon de seize ans. Perturbé. Coup de couteau. Pronostic vital engagé. Décédé. Le ministre se rend sur place. Des envoyés spéciaux. . lycéen difficile. garde à vue. Entretien avec un pédopsychiatre. évaluation de la dangerosité de l'agresseur. État de choc. Cellule psychologique mise en place. Témoignages autres élèves et parents. Équipe professorale solidaire. Fleurs devant la grille du lycée. "on ne comprend pas ce qui s'est passé". Marche silencieuse. Portrait de l'enseignante. déclaration du ministre de l’Éducation Nationale. Pap NDiaye. "Plus jamais ça". Lycée endeuillé. minute de silence. Communauté éducative. Toute la profession qui est endeuillée. Ecole sous contrat. Adolescent renfermé. la parole doit se libérer. 

 

Etc etc. 

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23 février 2023 4 23 /02 /février /2023 08:22
Le Tigre de l'Amour

Sitôt finie la lecture des atrocités du Donbass (post du 11/02/23) je me suis plongé dans ce que je croyais être un récit du type Jack London consacré à l'observation du tigre de l'amour. L'amour dont il est question ici est le fleuve, et donc la région géographique qu'il arrose, naturellement.

Les premières pages sont surprenantes car elles ressemblent à la description de la découverte d'un lieu de crime dans un roman policier à la différence près que l'assassin est un des 500 derniers tigres de Sibérie et que la proie est un chasseur dont le cadavre est décrit "cliniquement" comme s'il s'agissait d'un cervidé.

Le livre de John Vaillant (éditions Libretto) va à l'essentiel. (j'allais écrire "à l'os" mais c'est de mauvais goût).  On suit une équipe chargée d'empêcher un braconnage endémique et idiot qui est désormais responsable de la prochaine disparition de cette variété de félins, les plus gros de la création encore en vie.

Aux confins de la Fédération de Russie, près de la Chine, l'homme défriche la forêt, creuse des mines, élève des animaux domestiques et étend ses villes, grignotant inexorablement le territoire des fauves. Ceux-ci s'attaquent aux animaux élevés par les hommes et à ces derniers.

Normalement les rencontre entre les deux prédateurs humain et félin sont rares mais, du fait de notre expansion elles ont tendance à se produire plus souvent et à ne pas nous être favorables.

Je ne citerais pas les "vertus" que la pharmacopée chinoise attribue aux os de tigres, à leur pénis et autres organes. C'est tellement absurde. Par contre elle est la justification des braconniers qui avec une bête gagnent  de quoi vivre convenablement 1 ou 2 années de vie. On imagine bien volontiers que le face à face d'un chasseur et d'un fauve gros et puissant comme un ours blanc n'est pas, à priori, favorable au bipède. Comme, en plus, dans ces contrées l'on ne dispose que d'armes anciennes et que celles-ci sont sensibles au froid extrême et à la vétusté l'affaire se présente plutôt mal pour l'homme chassant.

Ce livre est un puissant pourvoyeur d'images. Taïga, félin, hommes sont décrits de  façon à ce que l'imagination complète le portrait ou la description. A l'inverse des documentaires animaliers qui se mettent à la place du spectateur en lui livrant des scènes "aménagées" (le renard blanc qui attrape un lemming, le guépard qui rattrape puis renverse une antilope, le zèbre guetté puis saisi par un crocodile...) le livre laisse la part belle à l'évasion. On est sur place, on entend le vent dans les branches, on a de la neige jusqu'aux genoux et on "sent" la présence du tigre, là, toute proche.

Le livre ne se contente pas de parler du tigre. Il le replace dans l'Histoire et dans celle de cet espace particulier qu'est cette extrémité de la Russie. Il en profite pour aborder les conditions de vie des hommes sous les régimes dictatoriaux qui se sont succédés ici. Les luttes contre les "blancs" sont abordées et montrent l'étendue des massacres que cette terre a connus.

Comme souvent dès qu'il s'agit de violence celle-ci est exercée par tous et de manière aussi inventive et cruelle. (l'auteur cite la fin de cet homme, enfermé dans un sac postal et jeté vivant dans la chaudière d'une locomotive). Nous n'avons, hélas, pas besoin des tigres pour connaître un trépas monstrueux.

On le sait cet animal exceptionnel ne peut lutter contre l'inexorable voracité de l'espèce humaine. Lui aussi est sur la liste de ces espèces appelées à disparaître et que nos enfants ou les enfants de nos enfants ne verront qu'en photo, sur pellicule ou papier glacé.

Seuls les livres permettront à ces malheureux ce qu'ils furent et ce qu'ils représentaient.

Plus j'avançais dans la lecture du livre plus il me passionnait. Des comptes rendus d'expériences, des analyses de comportement, des histoires liées aux relations entre l'homme et l'animal, des découvertes de l'éthologie expliquées sans prétention partent du tigre et m'ont emmené loin, très loin. Vous ne penserez plus jamais aux grottes de Lascaux comme avant après avoir lu ce livre qui vous fait oublier notre triste quotidien. Un véritable embarquement pour une découverte du tigre mais aussi de soi-même.

 

 

 

 

 

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22 février 2023 3 22 /02 /février /2023 07:00

La guerre entre nos cerveaux et l'intelligence artificielle ne semble pas gagnable. Le premier a certes beaucoup évolué depuis les premiers hominidés mais il l'a fait lentement comparé aux ordinateurs. L'intelligence artificielle (IA) est un processus d'imitation de l'intelligence humaine qui repose sur la création et l'application d'algorithmes exécutés dans un environnement informatique dynamique. Son but est de permettre à des ordinateurs de penser et d'agir comme des êtres humains.

En éliminant les erreurs et en s'améliorant sans cesse, en multipliant ses capacités et en s'émancipant en partie de la tutelle humaine, l'intelligence artificielle est en passe de devenir l'outil totalitaire imparable. 

Que l'on songe au temps passé par chacun sur un ordinateur, une tablette ou un smartphone. A chaque fois nous laissons des traces qui sont autant de données permettant à l'IA d'emmagasiner des informations innombrables et secrètes qu'elle pourra collationner puis utiliser, en politique (Etat Totalitaire, dictature) ou en publicité ciblée. 

Il ne suffit pas de balayer ce constat du revers de la main en levant les yeux au ciel, en taxant ceux qui s'inquiètent de paranoïa et en répétant que ces informations n'ont pas de réelles importances. Pour le moment l'incroyable masse d'informations sur nous détenues par les Facebook and Co n'est utilisée que pour nous faire acheter des produits dont nous n'avons pas besoin. Que pour ça? non, on l'a vu avec les manipulations de l'information il y a eu des tentatives (réussies) pour manipuler l'opinion, pour faire croire à des foutaises et pour faire voter des gens qui avaient perdu le chemin des urnes. 

La présidence Trump et ses soutiens Républicains n'a pas hésité à inventer des "vérités alternatives" et à déstabiliser des institutions démocratiques. Les réseaux sociaux charrient leurs flots de boue que ne rachètent pas leurs éventuels bon côtés. 

Le cerveau humain va au plus pressé et recherche la récompense. Des personnes, des groupes, des dirigeants, des intérêts particuliers mal intentionnés ont vu ce que ces outils pouvaient apporter à leurs terribles desseins. La vogue consternante des "influenceurs" montrent que le vers est dans le fruit et que nous le nourrissons consciemment par paresse intellectuelle et par bêtise.  

Ce n'est pas la mort, la maladie, les T.rex, le Joker qui me réveillent la nuit mais bien l'idée de ce qu'un Béria, un Himmler auraient faits avec la maîtrise actuelle des algorithmes ou ce qu'en feront leurs émules du futur. 

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22 février 2023 3 22 /02 /février /2023 07:00

... Il peut être excellent. Même dans le registre "comique" (les guillemets sont là pour dire que je ne suis pas dupe de la médiocrité des comédies à la française.) De "Les Ripoux" (le 1er) au "dîner de cons" sa longue filmographie contient quelques bonnes pellicules.

Je ne voudrais pas que ce blog devienne simplement une compilation de critiques subjectives de films de cinéma. Pourtant je suis tenté de le faire tant l'actualité est inintéressante et ma réflexion muette devant son insignifiance. L'Ukraine écartée, je me moque de Pierre Palmade et n'ai plus beaucoup de goût pour la politique. 

... de politique il est question dans le film "Quai d'Orsay" ("Affaires étrangères" eut été un meilleur titre mais le film de Jean-Marc Roberts avait eu l'antériorité...) qui s'inspire de Dominique de Villepin pour dresser le portrait d'un homme un peu fou et d'un ministère gagné par sa folie. Excellemment interprété par Thierry Lhermite le ministre des affaires étrangères dont il est question dans le film est un tourbillon de fulgurances mais aussi de manies ou de moments de dinguerie (et parfois de folie furieuse!). Le comédien y est vraiment prodigieux et l'on se demande pourquoi il n'a pas plus souvent eu de tels rôles à défendre. Il s'est composé un look de BCBG plus vrai que nature et j'ai bien l'impression qu'il a eu recours à un stratagème (j'ignore lequel) pour parler avec emphase. (Des cotons dans les joues? des anesthésies dentaires? )

Ce film date de 2013 et n'a pas -je crois- rencontré un public considérable. Il est signé Bertrand Tavernier et fait partie de ses réussites. C'est une adaptation d'une bande dessinée* (d'habitude je suis très réticent...) qui est largement supérieure à ce qui l'a inspirée.  Les personnages qui sont autour de l'impétueux ministre sont excellents: Neils Arestrup, Julie Gayet, Raphaël Personnaz, Thomas Chabrol, Jane Birkin sont excellemment distribués et donnent de ce monde des ministères et de la politique une image à la fois brillante et ridicule, importante et dérisoire. Les grands enjeux sont souvent ainsi.

 

* Quai d'Orsay Chroniques diplomatiques Lanzac & Blain Dargaud éditeur.

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21 février 2023 2 21 /02 /février /2023 07:00

Au cinéma j'ai vu le film "Tàr" de Todd Field qui est un long panégyrique à la gloire de Cate Blanchett, comédienne de talent, certes, mais qui  ne mérite pas les louanges qui lui sont faites dès qu'elle se met devant une caméra, fût-ce pour une publicité.

Le film, qu'elle a produit, est un portrait complet, résolument pas manichéen (la chef d'orchestre internationale qu'elle interprète a de bons et de mauvais voire d'exécrables traits de personnalité) possédant une certaine tendance au masochisme qui va connaître un acmé suivi, par sa faute, d'une chute retentissante à laquelle on assiste en spectateur de chaque étape. Comme tous les films à la gloire d'un ou d'une comédienne (je pense à Bette Davis, à Marlène Dietrich, à Barbra Streisand...) le réalisateur et sa caméra sont trop épris de leur sujet et en  font trop, au risque du ridicule. La chute de la chef ne pourrait être aussi complète sur un tempo aussi rapide. La dame est froide, autoritaire, implacable pour son art et son exigence avec elle-même, elle écrase ceux et celles qui ont cessé de lui plaire (ou d'être digne d'elle) et la fusion de ces qualités et de ces défauts l'auraient empêchée, me semble t'il, d'arriver au niveau d'excellence et de notoriété que le scénario lui confère.

Formellement le film est beau et la photo très  "glamour". Les poncifs sur l'art musical (élitisme, passion, monde en vase clos) sont rattrapés par un son et une lumière magnifiques. La scène de la salle de concert vue d'en haut et qui se remplit est particulièrement belle.

Alors, avec toutes ces qualités, pourquoi le film m'a progressivement ennuyé? parce qu'il n'y a que des femmes talentueuses et que les hommes y sont lâches, veules, mesquins ou revanchards. parce que la musique (un comble!) a dans le film la portion congrue. Parce que "trop c'est trop": le luxe inouï dans lequel évolue Cate Blanchett dans le film est lassant (hôtels et appartements de décorateurs, Porsche, vêtements, coiffure, objets)... tout cela sent le placement de produits que ne contredit pas le générique avant et après le film et qui est lui aussi anormalement long. De plus il est presque trop évident que le film est calibré pour la pêche aux oscars. 

Enfin, et c'est peu crédible, la star glacée du début du film en est, à la fin du film, réduite à sonoriser des parcs de loisirs après avoir "cogné" sa successeure sur scène... 

Voilà, c'est dit. Tàr" est un film prestigieux de femmes pour un public féminin. A mon humble avis et bien qu'elle soit belle et juste, Cate Blanchett en fait "trop" et 2H38 avec elle c'est trop.

 

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20 février 2023 1 20 /02 /février /2023 07:00

C'est une chose bizarre le talent. Mystérieuse aussi. Lorsqu'on est en sa présence le talent vous apparaît comme une évidence. Incontestable, le talent s'impose à soi sans même qu'il y ait hésitation. Ainsi en ai-je été frappé, une fois encore. Après des heures de jardinage* je me suis posé devant "Rembob'INA", une émission qui parle de la télévision, plus exactement une émission qui rappelle les heures anciennes, les succès et autres de l'Histoire de la télé Française. Il était question d'un programme des années 70 intitulé "Du tac au Tac" de Jean Frappat.

Peu télégénique à priori le concept du Tac au tac consistait à se faire (gentiment) affronter des dessinateurs connus et d'autres qui l'étaient moins. J'ai regardé une vingtaine de minutes pendant lesquelles Roba ("Boule et Bill"), Peyo ("Les Schtroumpfs" et "Johan et Pirlouit"), Franquin ("Spirou et Fantasio" et "Gaston Lagaffe") et Morris ("Lucky Luke") complétaient chacun son tour le dessin de l'autre en rivalisant d'esprit et de dessins effectués en direct. (en direct? je ne sais pas). Chacun, c'est facile de le dire maintenant que leur notoriété persiste et que leur œuvre est reconnue, possède un incontestable talent. Un génie pour le trait personnel et pourtant universel. Les quatre belges se respectaient et l'on sentait l'admiration poindre pendant qu'un autre dessinait.

Le défaut du truc était de meubler pendant les dessins. Musique d'ascenseur et commentaires pompeux (et pompant) rendaient l'émission rasoir et expliquent qu'elle n'a pas laissé un souvenir aussi fort que "Les Shadoks" par exemple qui, à mon humble avis lui étaient inférieurs.

Après nos belges la très belle Claire Brétécher et Gotlib, le génial Gotlib, l'unique Gotlib se sont gentiment affrontés en illustrant la formule "Sois belle et tais-toi". Dieu qu'ils dessinaient bien. Un simple gros feutre noir et une planche à dessein et ils faisaient des miracles.

La comparaison est osée mais cela m'a rappelé le film de Henri Georges Clouzot dans lequel Picasso dessinait sur des transparents.

Devant ce génie on est renversé et traversé par une pointe de jalousie: pourquoi n'ai-je pas un tel don?

 

*il faut que je m'arrête! il n'y a plus la moindre mauvaise herbe, feuille qui dépasse, terre mal tassée, herbe pas ratissée. Le jardin dit mon angoisse cachée. 

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17 février 2023 5 17 /02 /février /2023 07:00

J'ai souvent dit mon goût immodéré et infantile pour quantité de sucreries ennemies de mes dents et prohibées par mes dentistes successifs. 

J'en change assez régulièrement parce qu'ils ont le mauvais goût de mourir, de partir à la retraite ou de confier leur cabinet à un remplaçant avec qui le courant ne passe pas. Il me semble difficile d'abandonner mes dents et ma bouche à une personne masquée que je ne connais pas. 

J'ai vu "Marathon man" de John Schlesinger dans lequel Sir Laurence Olivier torturait Dustin Hoffman à la fraise. Une fraise de dentiste, pas une fraise Tagada. C'est une scène que je n'ai jamais oubliée. 

Actuellement je suis écœuré par les bonbons et je me suis rabattu sur le chocolat. Pas le chocolat noble ni même les chocolats de Noël qu'on a fini le cœur au bord des lèvres, le blanc. (en réalité il est plutôt jaune). La sensation des premiers instants sur la langue est inoubliable et malheureusement rarement récupérée. Une fois les 2 ou 3 premiers carrés avalés le chocolat blanc devient carrément mauvais. Mais je finis la tablette car je ne sais pas m'arrêter. 

Il y a le Galak, une tuerie industrielle produite par Nestlé. Elle devient aussi mauvaise qu'elle est bonne quand on y goûte après un long temps d'abstinence. 

Il y a le blanc fourré à la noix de coco. On a eu l'idée de mélanger deux ingrédients blancs. C'était une idée, elle n'est pas très bonne. 

Il y a le Toblérone  Blanc. Là on fait un saut qualitatif important. Le Toblérone blanc contient un bon blanc fourré de miel et de morceaux de nougatine (je crois que c'en est) collant aux dents. Il serait parfait n'eut été cette forme triangulaire esthétique mais pas pratique. Et c'est encore ire, vraiment pire, avec le Toblerone blanc XXL qu'on achète au duty-free des aéroports. Celui-là, nonobstant sa forme, vous conduit au septième ciel. 

Tout ce post y conduit d'ailleurs, 

 

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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 07:00

Vous savez que vous êtes un vieux croûton le jour où vous déballez votre nouvelle "box" de télévision-internet-téléphone dans votre salon et que vous vous lancez dans son installation. Il y a d'abord le langage qui est de nature à vous embrouiller. Prise Ethernet, Késaco? 

Ensuite il y a le schéma. Les schémas. A la NASA les plans de l'engin qui devra aller sur Mars sont moins compliqués. Câbles, fils, prises, raccords, il y en a pour tous les goûts et le dessin de la pièce ressemble à tout sauf à la pièce réelle. 

On arrive au montage soi-même: vous êtes déjà à cran et recherchez partout le fil bleu et jaune aux prises protégées par un capuchon. "Ils" l'ont oublié! il n'est pas dans les boîtes. Comment va t'on faire? 

On continue. Miracle! pendant dix minutes pas d'obstacle, les 3 box rondes se hérissent de câbles, de prises ou de fils. Soudain, Second Miracle! (il est vrai que Lourdes n'est qu'à une heure, à vol d'oiseau) le câble perdu réapparaît. Où il était nul ne le sait, nul ne le saura. Mais il n'a pas fini de vous poser des colles celui-là. Il s'adapte à la perfection en amont mais pas en aval. 

C'était trop beau. Ce n'est pas la bonne configuration. On défait et on refait. Plusieurs fois. On a les genoux en feu et une crampe dans la fesse gauche. Il y a ce machin qui reste et dont on ne sait que faire. On se dit qu'il était peut-être sur le tapis avant que l'on déballe la box mais on sait que c'est faux. 

Au bout de plus d'une heure le matériel est branché et relié, les instructions et l'heure s'affichent... tout a l'air aux petits oignons. On allume la télé, on envoie le signal à la box via la nouvelle télécommande et on nous demande de faire des choses qu'on ne sait pas faire, de taper des mots de passe mais les nôtres ne vont pas. Il faut au moins 8 caractères incluant des *#♪♫♀ et des chiffres.

Car les mots de passe ne vont jamais. C'est une règle. Les vôtres, les leurs, il n'y à rien à faire. La case s'entoure de rouge et vous prévient: mot de passe erroné.  Vous recherchez tous les courriers du serveur, vos notes griffonnées sur des post-it ou des lettres, mais aucun n'est le sésame attendu. 

En cherchant une vieille enveloppe constellée de mots de passe désamorcés vous avez trouvé l'embout qui manquait et il s'est adapté comme par magie. C'est déjà ça. 

Après vous être escrimés avec les explications écrites vous appelez la hot line. L'homme qui répond  connaît quelques rudiments de Français. Ca tombe bien, vous aussi!. 

Il essaie de visualiser où vous en êtes et soudain: illumination. Vous n'avez pas eu le nouveau mot de passe constructeur. 

Il vous le communique séance tenante et, au moment où vous allez vous effondrer l'image s'affiche sur l'écran du téléviseur. Une image décevante! vous avez changé la box, pas le poste. Tout ça pour ça. 

Tsss, tsss, tsss. Que croyez vous. ce n'est pas fini. le téléphone fixe ne fonctionne pas (d'accord, on s'en fout) et il faut reconfigurer les tablettes, les portables, la télévision, Netflix, Plex et tutti quanti. Ce sera provisoire. Votre opérateur de téléphonie vous envoie un autre code secret plus facile à enregistrer. 

Voilà comment vous passez vos heures lorsque vous ne travaillez pas. A propos des retraites j'irai bien manifester pour qu'on me reprenne au boulot! 

PS: ajouté jeudi 9. La télécommande, bien que simplifiée est très différente de l'ancienne. La télévision s'allume ou ne s'allume pas, selon son humeur. La ligne téléphonique directe, celle dont on ne se sert jamais fonctionne. Internet s'interrompt à tous bouts de champ. Les codes secrets sont tellement compliqués qu'il faut les  faire deux ou trois fois avant de tomber sur le bon. La technique...

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15 février 2023 3 15 /02 /février /2023 07:00

La "box" nouvelle est installée mais je ne capte plus les chaînes qui avaient ma faveur. Je ne serais plus relié au câble (pourquoi?) et donc privé des chaînes Histoire, Planète, Ushuaia et quelques autres. 

En soi ce  n'est pas très important parce que ces distributeurs de programmes étaient bien de loin mais loin d'être bien. Comme on dit au CM2. (J'ai mes espions! on dit aussi "tu n'es pas bon à rien, tu es mauvais en tout", réplique du "Schpountz", film de Pagnol* daté d'avant la première glaciation). 

Et c'est là que je voulais en venir. France 2 diffusait mardi 7 février 23 un document sur l'Arctique et si les images en étaient éblouissantes le commentaire, lu par un Lambert Wilson pédant, l'était beaucoup moins. 

A une cadence éolienne le comédien un rien condescendant citait l'expression "réchauffement climatique" au point que c'en est devenu ridicule. Une sorte de jeu du genre: "Comptez combien de fois Lambert Wilson prononcera l'expression "Réchauffement climatique" et gagnez un séjour au Zoo de Beauval". 

On eut donc droit à la fonte des neiges, au glissement des glaciers, à l'invasion des moustiques et autres calamités comme si moi qui fais le tri des papiers et du verre, qui va régulièrement au compost, qui roule en voiture hybride, qui gâche mes douches en les raccourcissant j'avais une once de responsabilité si l'ourse blanche joueuse de la télévision a du mal à trouver des proies! Elle est forte la pression écologiste. Très forte. Elle parvient à me faire sentir responsable de la mort du bison dévoré par une meute de loups ou à me culpabiliser parce que les orques tuent des baleines. 

Ce discours moralisateur et accusateur, que l'on entend pour tout et à propos de tout finit par passer à côté de son objectif. Je finirais presque par trouver des qualités aux "mers de plastique", à trouver esthétique les glaciers s'effondrant dans l'eau et de la poésie dans la couche d'ozone ou le rejet de carbone dans l'atmosphère.

La logique de ceux qui veulent nous faire changer de mode de vie en effectuant un tête-à-queue brutal est idiote: certains disent que l'humanité doit disparaître pour que la terre retrouve ses couleurs d'antan. 

Tuer le malade est une solution un peu radicale...

 

* 1938

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