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30 mai 2023 2 30 /05 /mai /2023 07:00

Sur la chaîne "Planète + Crime" (21/05/2023) j'ai regardé avec une consternation croissante un document relatif au vol du cercueil du Maréchal Pétain en 1973. L'équipée de branquignols, de bras cassés, de tristes revanchards, de nostalgiques du régime de Vichy (!), d'anciens combattants de 14-18 au cerveau liquéfié et d'extrémistes de droite qui s'empara des restes de leur vieille idole au cimetière de l'île d'Yeu où il gisait allait se ridiculiser dans une affaire dont j'avais vaguement entendu parler.

Condamné à mort puis gracié le vieux chef de "l’État Français", responsable de la collaboration avec l'ennemi et occupant de 1940 à 1944 avait été inhumé sur l'île à sa mort en 1951.

Des nostalgiques de cette période honteuse de notre Histoire voulaient qu'il repose au milieu de "ses" soldats de la 1ère guerre mondiale où il s'était moins mal conduit que pendant la suivante. On en a fait des tonnes sur Douaumont et Verdun, sur les permissions accordées aux soldats et sur la magnanimité du général Pétain en 1917. Les fusillés pour désertion ou pire, "pour l'exemple" ont effectivement été moins nombreux que sous les vieux assassins galonnés qui l'avaient précédé. Il n'y avait pas de quoi en faire tout un plat et encore moins appeler cette vieille momie pour anticiper les ignominies des nazis. Vraiment pas.

Je ne reviendrais pas sur Vichy et son chef, des historiens comme Robert Paxton ont écrit ce qu'il y avait à savoir sur Pétain et cette terrifiante période.

Je suis simplement étonné que des Français restent attachés à cet homme qui s'est déshonoré et, pire, a traîné notre pays dans la honte et l'abjection. En effet, même s'ils ne sont pas nombreux, il existe des personnes qui ont la nostalgie de ce "scrogneugneu" qui a cru pouvoir faire une "Révolution nationale" à la faveur de l'abaissement de son pays.

Il m'est arrivé d'entendre des gens nés après la guerre qui prenaient la défense de Pétain. Qui regrettaient la fin des traques organisées par ses polices et les lois scélérates qu'il avait promulguées.

Le document de Planète + Crime avait le mérite de montrer le ridicule du commando de pilleurs de tombe vichyssoise et la persistance de groupuscules soutenant l'insoutenable.

 

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29 mai 2023 1 29 /05 /mai /2023 07:00

Dans un océan de dénégations d'elle-même la France, parfois, prend le contre-pied et s'éblouit de ses propres charmes. Prenez les jolis villages qui sont si bien répartis dans l'ensemble du pays. Certains sont annoncés comme faisant partie des "plus beaux villages de France". Et, en général, ils ne font pas mentir cette appellation un tant soit peu pompeuse. J'imagine qu'il existe un jury et des associations, une ou un président à la manière de la folle au chapeau qui faisait défiler sur un podium des charolaises, des normandes ou des blondes d'aquitaine afin de désigner le spécimen de bovidé de l'année et que cet aéropage incorruptible, charmé par un vieux pressoir, un lavoir authentique ou une Place des Jonquilles sortant de l'ordinaire les désigne comme tel. 

Récemment il m'a été donné de visiter deux d'entre ces plus beaux villages de France l'un, Auvillar, se trouve près d'Agen dans le Lot et Garonne, l'autre, cordes (rebaptisé "sur ciel") -à ne pas confondre à la réserve pour germanopratins du Luberon Gordes- étant lui près d'Albi, dans le Tarn. 

A priori il n'y a rien à redire: Tant Auvillar que Cordes sont de très belles petites villes, admirablement entretenues et possédant un patrimoine historique indéniable. Les pierres sont belles, les toits irréprochables. Il y a des fleurs et de la végétation à profusion, on y circule à pied, il y a des boutiques d'art et des galeries de peinture, de l'artisanat en veux-tu en voilà, des églises froides ce qu'il faut, et, naturellement, des restaurants allant de la crêperie à la table étoilée. 

Les familles à poussette, les amoureux ailleurs, les touristes de toute nationalité brandissent leur téléphone et mitraillent à tout va. Clic le petit balcon en fer forgé, clac le porche en plein cintre, clac le jardinet de curé, clic la sculpture moderne qui a sa place ici comme un chameau à Rovaniemi. 

Mais je me laisse aller à la critique... Je ne devrais pas. Ces villages sont beaux et entretenus. Ils permettent d'attirer des clients à des boutiques qui n'auraient pas leur place en centre ville. Et ils font partie du patrimoine que nous acceptons comme étant un peu le nôtre.

Alors on ferme les yeux sur le marchand de souvenirs qui vend une scie sur laquelle est écrit: "laisser moi scier", sur le foie gras au prix exorbitant, sur le saucisson de coche qui donnerait envie de fuir et sur ces vins de pays qui ne sont ni du vin ni du pays! Quant à la glace industrielle en cornet laisserait Michel Jonasz sans voix. 

Le conseil municipal  de ces attractions touristiques vote le prix des parkings en se basant sans doute sur ceux du Trocadéro à Paris. 

 

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26 mai 2023 5 26 /05 /mai /2023 07:00

Pourquoi la politique rend elle fous? les esprits les plus raisonnables, dès qu'il s'agit d'elle, deviennent stupides et les propos les plus absurdes sont tenus par des personnes habituellement raisonnables. L'esprit partisan est la cause de cette transformation de quelqu'un de censé en perroquet ressassant des slogans éculés. Habituellement impartial et réfléchi votre interlocuteur, abordant la politique, deviendra véhément et tiendra des propos manifestement faux mais qu'il tiendra pour vrais. 

Avec certains il est préférable de ne pas aborder ce sujet car ils deviennent agressifs et remettraient en question les liens d'amitié ou le respect qui vous lient.

Ce qui est valable pour tout un chacun est pire lorsqu'il s'agit d'un groupe. C'est à qui proposera les solutions les plus extrémistes, les critiques les plus outrancières et les idées les plus creuses. 

Qui n'a pas vu son interlocuteur s'embraser en un instant pour une réflexion maladroite ou un positionnement contestable (mais pas criminel!) ne sait pas l'intolérance consubstantielle à la politique comme à la religion. Il est des sujets que même avec un ami très cher il est préférable de ne pas aborder. 

Qui parle de ses choix et idées politiques les défend bec et ongles comme s'il s'agissaient de vérités révélées. Il sait et nous sommes ignorants. C'est le genre de discussion qui, habituellement, est évité par ceux qui ont des doutes sur les positions de son interlocuteur. 

J'ai eu, une année, un collègue de stricte obédience communiste tendance Marchais et Brejnev. Un stalinien qui avait dit, devant moi qui suis un admirateur absolu du Château de Versailles (ce qu'il ignorait) qu'il fallait le raser et  construire des immeubles à loyers modérés à la place. 

S'il avait encore été dans sa tombe de la Cathédrale de St Denis Louis XIV se serait retourné!

En dehors de cela c'était un type plutôt gentil et sympathique qui avait un humour deuxième degré qui m'amusait. Je me souviens aussi de disputes homériques avec les triomphateurs du 10 mai 1981. C'est à cette occasion que l'ineffable Jack Lang (1854-202?) avait déclaré qu'avec l'élection de François Mitterrand les Français étaient passés de la nuit à la lumière. C'est comme je vous le dis!

Une tendance particulière possède en France sinon l'exclusivité du moins une forte avance en matière de crétinerie: en effet l'écologie politique semble donner, à ceux qui s'en réfèrent, une inépuisable réserve d'âneries. Les Insoumis leur disputent la palme. Encore un petit effort, camarades et vous atteindrez le Rousseauisme contemporain. Les LR et les soutiens du gouvernement, notez-le, ne sont qu'à une encablure des deux premiers.

Les "éléments de langage" et l'habitude de donner son avis sur tout ont causés des ravages, au point qu'on oublie la tristement célèbre "langue de bois" qui fut un fléau.

Est-ce l'âge? le trop plein? le manque d'humour? les trois à la fois? je ne peux plus m'amuser en écoutant pérorer un ou une politique. Le discours convenu, les références obligées, les redites et la faiblesse de leurs messages m'exaspèrent. Pourquoi gaspiller tant d'énergie pour essayer de masquer un manque total d'imagination? un vide sidéral de réalisations?

En la matière je crois que le degré zéro de la politique est constitué par la prose de l'opposition dans les bulletins ou journaux municipaux. En politique locale quelle que soit la majorité son opposition est consternante.

Au point que je me demande parfois si ce n'est pas l'équipe du maire qui écrit -avec son autorisation- les critiques de son opposition à la mairie! Le petit fascicule de la Mairie de Toulouse est, à cet égard, un régal. 

 

 

 

 

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25 mai 2023 4 25 /05 /mai /2023 07:00

Peu avant sa première élection, Emmanuel Macron n'avait pas totalement tort quand il faisait la remarque que la France et les Français avaient un déficit de sacralité du pouvoir. 

Le sacre de Charles III en Grande Bretagne a montré que les carrosses, les pompes et tout le tra la la autour d'une monarchie épuisée galvanisaient les foules. L'ex Prince de Galle prétendant au trône pendant soixante ans n'était pas que ridicule: il "incarnait" quelque chose qui manque à notre pays depuis le Général de Gaulle. Ce dernier en imposait aux Français par sa stature historique, sa personnalité rigide et même par son physique déroutant. 

Ses successeurs à l'Elysée, ses successeurs à la tête de l'Etat, de Pompidou (ce nom...) à Macron en passant par le faux aristo Giscard n'avaient pas, hormis leur légitimité électorale, de stature intérieure suffisante pour "incarner" en permanence la fonction de monarque républicain. Il serait absurde de ne pas reconnaître l'autorité du Président Mitterrand ou l'allure de Jacques Chirac, il serait injuste de  ne pas reconnaître aux autres Présidents de la cinquième République des qualités de dirigeants qu'ils ont eues à tel ou tel moment de leur mandat. 

Mais ils n'ont pas eu cette "aura" qui fait que les foules respectent et l'homme et le titre, et son action et l'histoire dans laquelle elle s'écrit. 

Nos présidents connaissent tous la désaffection qui se transforme parfois en procès de légitimité. Le Roi Charles III du Royaume uni est un symbole. Tant que ce symbole est admis il incarne la Nation et les peuples qu'il fédère.

L'exposition permanente du Président de la République Française, les manques de respect que lui témoignent les élus, les médias et le peuple sapent son action. Comment respecter un chef d'Etat qui, visitant le salon de l'agriculture sous les insultes intime à l'un de ses opposant:, "C'est toi qu'a dit ça? descends alors, descends.". Et Emmanuel Macron qui a reçu une gifle filmée et archi-diffusée.... 

Le Roi Charles n'est pas épargné par les critiques et est souvent ridicule. Malgré cela on sent un respect que nous ne retrouverons pas. Napoléon 1er est le dernier des souverains Français qui ait suscité une dignité et une crainte qui lui permettait de gouverner sur la durée. 

 

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24 mai 2023 3 24 /05 /mai /2023 07:00

Nous sommes comme les édredons de plumes de nos (arrières) grand-mères: on sautait dessus et les déformait et, placidement, ils reprenaient leur forme initiale. 

Nous ce sont les démocraties et l'édredon ce sont nos indignations. Voilà deux semaines que tous les médias européens mais surtout Français annonçaient la probable chute du président Turc (les 24 heures précédant le scrutin relevant de l'auto persuasion) et que les plateaux de télévision glosaient à qui mieux mieux sur le chute de l'autocrate.

Que voit-on le lundi? que le Président est en ballotage très favorable et que le score du 1er tour donne 49,5% pour le président sortant et 45% à son adversaire. Les mêmes qui nous annonçaient, la lippe gourmande, la chute imminente et (soudainement) méritée d'Erdogan se mettent à raisonner comme ceux qu'ils prenaient de haut il n'y a pas 8 jours. Evidemment qu'il y a eu "prime au sortant", bien sur ses partisans se sont mobilisés, naturellement il a fait une bonne campagne malgré le tremblement de terre, l'économie sinistrée, la démocratie bâillonnée et le reste. ces palinodies journalistiques seraient drôles si elles n'étaient pas, à terme, dangereuses. 

On a oublié que la presse du monde entier ricanait quand on disait que Trump pouvait, voire allait, être élu Président des Etats Unis. On a trouvé mille qualités de chef d'Etat à des tyranneaux africains et relayé la propagande de dictatures en se gardant bien de s'excuser lorsqu'on a été démenti par les faits. 

En France seule la constance dans l'erreur est infaillible. Quelques (trop) rares journalistes pour qui le mot déontologie signifie un idéal et un devoir sauvent parfois l'honneur. Je pense à Caroline Fourest, à Florence Aubenas et à quelques autres. Pour le reste on applique les principes de la cuisine médiatique agrémentée de condiments superficiels (être lourd au "Monde", "Bourgeois" au "Figaro", cultivé-chiant chez "Télérama" etc.)

Qui parle de la Tchétchénie? de la reprise en main de Hong-Kong? de la vie en Afghanistan depuis le retour des Talibans? 

On a mieux à faire! le Festival de Cannes, Roland Garros bientôt et la chronique de la conquête du pouvoir par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Je suis effaré quand j'entends les médias évoquer la Présidentielle de 2027. Ces gens là sont ils fous? 

Plus que jamais il faut relire "L'étrange défaite" de Marc Bloch: la France de 2023 possède encore en elle ce qui l'a conduite au désastre de 1940. Pire, elle s'en enorgueillit. 

Prendre ses désirs pour des réalités, comparer des faits qui ne sont pas comparables, appliquer des grilles de lecture inadéquates, politiser tout, donner son avis sur l'information plutôt que l'information brute, s'en remettre perpétuellement aux mêmes "intellectuels" pour analyser des faits tels sont nos défauts nationaux que nous n'avons pour ainsi dire pas essayé de modifier. 

 

 

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23 mai 2023 2 23 /05 /mai /2023 07:00

Nous sommes allés voir le flm de Maiwenn "Jeanne du Barry" au cinéma de Tournefeuille. Ce cinéma si atypique et si agréable était comme obligatoire pour voir un film "en costumes". J'avais été épargné par les critiques élogieuses ou pas, n'avais pratiquement pas entendu parler du film et arrivait dans la salle vierge de tout parti pris.

J'avais seulement (et ça m'avait fait lever les yeux au ciel) entendu rapporter que la metteuse en scène avait voulu s'inspirer de "Barry Lyndon" pour la beauté des images. Dès que l'action d'un film se passe au dix-huitième siècle on a droit à cette référence. Tourné en 1975 avec des objectifs spéciaux adaptés spécialement, le film de référence reste et restera unique, ce qui ne signifie pas qu'un "film d'époque" peut être plastiquement irréprochable, ce qui est le cas de "Jeanne du Barry".

Car "Jeanne du Barry" est un très beau film. Décors splendides, costumes superbes, comédiens très talentueux (j'ai reconnu Marianne Basler que je n'avais pas vue depuis une éternité), Melvin Poupaud, Pierre Richard (émouvant), Johnny Depp (le teen-ager qui faisait craquer les filles est devenu un quadra épais) et j'ai découvert Benjamin Lavernhe, acteur sensible et juste.

...Oui je n'ai pas cité Maïwenn. A dessein. je ne l'ai pas trouvée crédible. Trop vieille, trop "moderne", peu crédible, agaçante et parfois caricaturale.

Louis XV, tous les livres d'histoire le disent, était un cynique libertin. Sa relation avec la favorite n'est guère vraisemblable. Cela dit la licence d'interpréter les situations historiques de la cinéaste est totale et elle a de l'imagination à revendre et beaucoup d'idées originales qui rendent son film plaisant et intelligent.

Le personnage le plus réussi, un tout petit rôle, est celui de Marie-Antoinette qui, à son arrivée à Versailles était très jeune et peu informée des us et coutumes de la cour. L'affrontement de la future Reine et de la favorite du roi est un morceau de bravoure du film et le passage le plus convaincant.

... bien que la du Barry y apparaisse comme une gourde ce qu'elle n'était sans doute pas.

Si Johnny Depp est un Louis XV éteint ses filles sont au contraire d'incroyables pimbêches qui donnent tout son sens à l'expression "guerre en dentelles". Les coteries et  les intrigues sont bien dessinées et menées même si l'idée que tout cela est bien mesquin nous traverse plus d'une fois l'esprit.

Versailles est ô combien photogénique et les reconstitutions de moments du règne liés au château très bien rendus.

Par moment j'ai pensé au tout récent couronnement de Charles III en Grande Bretagne. Que tout ceci est dérisoire!

La phrase ironique qui concluait "Barry Lyndon" pourrait servir à "Jeanne du Barry":   « Ce fut sous le règne du roi Georges III (en l'occurrence Louis XV) que ces personnages vécurent et se querellèrent ; bons ou mauvais, beaux ou laids, riches ou pauvres, ils sont tous égaux maintenant".

Ce n'est pas un mince compliment.

 

 

 

 

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22 mai 2023 1 22 /05 /mai /2023 06:59

C'est à chaque fois la même chose. Quand le pays bruisse de mauvaises humeurs, quand les Cégétistes ressortent drapeaux et fanions rouges, quand les piquets de grèves brûlent palettes et vieux pneus et que certains étudiants de certaines facultés menacent de se joindre au mouvement on s'aperçoit que les maux du pays sont immuables et que, malgré les changements de majorité et les beaux discours, personne ne songe à y remédier. Prenez ces derniers étudiants; ils se plaignent de ne pas avoir de places dans les foyers d'étudiants, de la vie chère et... du manque de débouchés de leurs études. 

Parallèlement les entreprises se désolent, elles, de ne pas trouver de candidats formés à des postes nécessitant des salariés qualifiés. Enfin, troisième élément de cette tragicomédie, les syndicats s'offusquent si le gouvernement veut rapprocher les étudiants et les pourvoyeurs de formation ou d'emplois. 

Alors on interviewe des étudiants en 3ème année de psychologie appliquée, en Master d'Histoire médiévale ou en licence de Portugais. Je n'exagère à peine. 

A quels emplois salariés leur permettant de faire une carrière et d'évoluer financièrement se destinent des étudiants en ornithologie, en poésie élisabéthaine ou en Français ancien? connaître l'œuvre écrite de Tite Live est certainement passionnant. Il est clair -sauf pour l'Education Nationale Française et les étudiants ayant affronté "Parcoursup"- que ce sont des impasses. 

C'est absurde et criminel de faire perdre leur temps à des jeunes gens en les berçant d'illusions. 

Il faudrait au contraire voir de quels professionnels le pays a besoin et d'adapter les formations, longues ou courtes à ces besoins. 

Tant que nous ferons le contraire nous aurons des archéologues au chômage, des spécialistes du monde Gréco-Romain équipiers chez McDonald's et des costumières de théâtre payées au SMIC. 

... ces professionnels cultivés suivront invariablement les cortèges de la CGT et de Mélenchon en clamant qu'un autre monde est possible. 

Il est permis de douter que ce soit celui de l'intelligence et de la réflexion. 

 

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19 mai 2023 5 19 /05 /mai /2023 07:00

Pendant près de 2000 ans, hormis quelques accidents rares et notoires, il n'y avait que deux sexes, deux genres sur cette terre: mâle ou femelle, homme ou femme. Les cas rarissimes où il y avait maldonne (hermaphrodisme par exemple) rendaient difficile la vie de ceux qui en étaient victimes. (je ne parle pas des escargots). 

De même en matière de sexualité il y avait une immense majorité d'hétérosexuels et un pourcentage inconnu mais faible et régulier de personnes homosexuelles, hommes ou femmes, même chose pour les bisexuels. 

Hormis Henri III, ses mignons et ses bilboquets la norme était donc un homme, une femme, ce qui se concevait alors. 

Notre époque, qui trop souvent voit l'universel dans les cas isolés ou dans les minorités reconnaît désormais tant de "genres" et d' "orientations sexuelles" que l'on s'y perd. Ce ne serait que drôle si les dictatures les plus répressives ne prenaient exemple sur notre tolérance de tout et n'importe quoi pour vouer aux gémonies les démocraties libérales. 

Nous leur donnons le fer pour qu'ils nous battent en parlant de choses qui relèvent de l'intime et qu'ils ne peuvent concevoir. Que peut bien représenter une "drag-Queen" pour Poutine sinon la preuve de notre décadence? Xi Jinping est-il en mesure d'avaliser qu'il existerait des êtres humains qui ne soient ni homme ni femme? évidemment non. Ne comprenant pas ils condamnent, ils rejettent, ils rééduquent et ils sont suivis par des Religieux de toute obédience. Jusqu'à preuve du contraire la feuille de vigne masquait la différence visible entre Adam et Eve. Car il y a des différences  n'en déplaise à certains. 

Nous sommes donc en plein débat sur ces questions quand le même Poutine écrase l'Ukraine. Télévisions, cinéma, romans, études, discours se penchent sur les sexualités opprimées (!!!) en total décalage avec les périls économiques, sociétaux, religieux et environnementaux qui sont redoutablement menaçants. 

Que cela soit clair, à titre personnel je n'ai rien contre les minorités et, par exemple, ai de la compassion pour ceux qui se sentent prisonnier de leur sexe. Mais je crois qu'on est là dans l'intime et que, si les persécutions sont inadmissibles l'exposition peut déranger.

On peut comprendre que, pour celles et ceux qui sont concernés, un besoin de tolérance (reconnaissance) soit une priorité; on doit ne pas juger et être justes mais que nous consacrions tant de temps et de réflexion à ces sujets laisse songeur. Actuellement un film sur trois est consacré aux "minorités sexuelles et de genre" c'est peut-être un peu beaucoup, non? 

 

 

 

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18 mai 2023 4 18 /05 /mai /2023 09:36

Il y a très longtemps, j'étais alors un enfant, pas même un pré-adolescent, j'avais écouté avec mon père un texte lu à la radio dont le titre (que je n'ai pas retrouvé sur Internet) était approximativement "Sankt Beregonegasse" qui m'a profondément marqué. 

Il s'agissait d'un jardinier qui fauchait un champ avec lenteur et qui réfléchissait tout en travaillant. Petit à petit il se posait des questions sur l'utilité de sa tâche et la meilleure façon de l'exercer.  Il prenait graduellement conscience qu'il était mort et que chaque coup de faux était une moisson de morts. 

Il n'avait pas la possibilité de cesser de faucher ni même de réduire le volume de victimes qu'il faisait. 

Naturellement ce récit était très littéraire, l'atmosphère musicale et la voix du lecteur ajoutant à l'étrangeté de cette histoire. 

Je ne me souviens pas de la fin du récit ni des détails mais il m'a profondément marqué et j'y ai souvent pensé. 

La morale, si morale il y avait m'échappe aussi. Cependant, en ce printemps 2023 en Occitanie à la fois très pluvieux et très ensoleillé, donc favorable à une explosion végétale j'y ai repensé hier en taillant des haies. 

Sans croire  la métempsychose ni faire référence à la Religion; des mondes parallèles sont une possibilité et nos actions les plus banales les affectent peut-être. 

Je ne suis pas un lecteur assidu de science fiction mais certaines idées exploitées par des écrivains spécialisés dans cette littérature ouvrent des possibilités de réflexion inouïs et surtout illimités. 

Je me revois, petit, écoutant le poste de radio blanc ivoire en bakélite (était ce déjà du plastique?) et les impressions ressenties ce jour là n'ont jamais été effacées de ma mémoire. Pourquoi?  je ne sais pas. 

 

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17 mai 2023 3 17 /05 /mai /2023 07:00

J'avais noté que Roger Waters membre fondateur du Pink Floyd (avec Syd Barett, Dave Mason et Rick Wright) était une personnalité pénible et mégalo. Un article de "Franc Tireur" du 3 mai en donne des preuves accablantes. Celles-ci démontrent que le Rock, progressif ou pas, est un business comme un autre et que les égos y sont peut-être encore plus boursouflés qu'ailleurs. Si, comme le dit le proverbe "la musique adoucit les mœurs" le moins que l'on puisse dire est que ce n'est pas le cas dans ce groupe mondialement connu et qui a donné quelques lettres de noblesse à un genre parfois justement décrié. ISon groupe a fait évoluer l'addition habituelle des guitares, batterie, basse et claviers en y adjoignant toutes sortes d'instruments qu'ils ont contribué à imposer (orgue, saxophone, synthétiseurs...) et autres venus de la musique classique ou du jazz. Le groupe composé de quatre British un brin plus cultivés que la concurrence a contribué à dépasser le combo de rock "classique". Et poursuivi les recherches là où les Beatles les avaient laissées. 

Roger Waters a écrit la plupart des meilleurs morceaux du groupe. Malheureusement il s'est entêté à les chanter nonobstant une voix rien moins qu'harmonieuse. Il a parsemé ses titres depuis les débuts du groupe jusqu'à sa carrière en solo de bruitages (explosion, cris, chants d'oiseaux, mouche (!) vol d'hélicoptère, foule etc.) ce qui en a fait sa trade mark et il a fait sa psychanalyse personnelle sur ses disques. La mort de son père pendant le second conflit mondial a été son inspiration principale pendant des années.  Dans les années 70 on testait sa stéréo avec les disques du Floyd. 

Roger Waters s'est conduit en autocrate en virant Rick Wright, en imposant ses créations, en incendiant ses acolytes et particulièrement l'excellent David Gilmour (chant et guitares) en lui déniant tout talent d'écriture et en voulant le cantonner en musicien d'accompagnement alors que c'était lui -de loin- le plus talentueux du groupe. Waters est connu pour avoir craché sur un homme de son public qui avait le tort de réclamer trop fort un titre que son auteur dédaignait.

Redisons le;  la voix de Waters est insupportable et ne met pas en valeur (c'est un euphémisme) les textes paranoïaques et dépressifs du bassiste floydien. 

Naturellement sur une aussi longue carrière Waters a atteint, de temps en temps, les sommets avec certains de ses titres : Cirrus Minor, 1969 Granchester Meadows, 1969  Time, 1973, les albums "Wish you were here", 1975 et "The Wall", 1980 et deux disques en solo  "Radio K.O.S" et "Amused to death" entre autres. 

Ses prises de positions extrémistes et antisémites, sa hargne sur à peu près tout, ses critiques virulentes de la plupart de ses contemporains en ont fait un paria qui remplit (mal)  des salles en jouant avec des faire-valoir ses anciens tubes qu'il massacre allègrement. 

Il n'insulte plus ses spectateurs (ce qui est la moindre des choses) mais laisse encore, ça et là, éclater son mépris pour le marché de la musique, la concurrence, ses anciens collègues, ses rivaux et notre époque. 

Et pourtant quel talent il peut avoir ("The tide is turning", "Picture That") sur certaines de ses productions..

 

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