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31 mars 2023 5 31 /03 /mars /2023 08:02

Il y a de cela quelques années sur un stand de vide grenier j'avais trouvé un livre de poche défraichi dont ni le titre ni l'auteur m'étaient connus. En lisant la quatrième de couverture j'avais été intéressé et l'ai donc acheté. Le vendeur, un jeune type, la trentaine finissante, barbu et chevelu, sympa et possédant des choses intéressantes sur son déballage approximatif me dit que c'était un bon livre mais "pas fait pour remonter le moral". Il ajouta que l'humanité qui y était décrite ne donnait pas envie d'en faire partie". C'était -pour moi- un argument vendeur. Je lui tendais les 2€ du prix marqué sur la première page et m'apprêtais à partir quand il me retint. "Attendez, dit-il, attendez, j'ai dans le coin un second livre de cet auteur, plus noir encore. Mais c'est bon, bien écrit et ça m'a marqué. Il me tendit alors "La peau et les os" du même Georges Hyvernaud dont je tenais "Le wagon à vaches" dans la main. 

Il m'en dit deux ou trois choses très intéressantes jusqu'à ce qu'une casse-pied qui s'impatientait lui réclame le tome 2 des  "Mémoires d'une jeune fille rangée" de Momone de Beauvoir. 

Il me fit un petit sourire de connivence navrée et m'abandonna avec mes deux "Pocket". 
Il se passa un bon moment avant que je me souvienne de ces deux livres et je dus les chercher dans les endroits les plus fous avant de remettre la main dessus. 

Chronologiquement la "peau" était antérieure au "wagon". Naturellement, esprit de contradiction aidant, je commençais donc par le second. 

Georges Hyvernaud est un "naturaliste". Il décrit ce qu'il voit sans fioritures ni effet de style. Tout y est noir et laid. Les instincts sont primaires, la méchanceté est partout, la bassesse côtoie l'ignominie. Mais c'est une prose limpide et juste qui décrit une réalité dure et sordide qui, hélas, ressemble d'assez près à la vie humaine. Le livre "Le wagon à vaches" est d'un pessimisme assumé et rien ne vient donner des couleurs à une France veule, mesquine, ridicule et méprisable. 

L'action (si action il y a) se passe dans la France de la fin des années 40, juste après la défaite, à la campagne, (dans une petite ville) où les comptes du passé se règlent au bar devant des bouteilles de rouge infect. 

Le livre rappelle par moment ces films noir et blanc genre "voici le temps des assassins" de Julien  Duvivier ou les "Maigret" avec Gabin. C'est si noir que ça poisse. 

Cependant "le wagon à vache" est comme "Mort à crédit" de Céline: désespérant mais juste. Ce n'est pas tous les jours qu'un auteur ose décrire la chiennerie humaine telle quelle est, sans lui trouver d'excuses. Georges Hyvernaud n'en "rajoute pas": même le narrateur* est un pauvre type sans la moindre envergure. 

On pense aussi à Marcel Aymé et à Antoine Blondin; et, bien sur, aux dialogues de Michel Audiard qui correspondraient si bien à ces personnages si franchouillard, si vils, si moches. 

"La peau et les os" décrit un épisode peu glorieux de la "Seconde": les conditions de vie quotidiennes des milliers de Français prisonniers en Allemagne. On est abasourdi par l'effondrement moral du pays et par le rouleau compresseur allemand qui écrase toute velléité de rester digne qui frappe tous les personnages cités, inventés ou ayant existé. 

Hyvernaud possède quelques notices bibliographiques sur Internet et a sa page Wikipedia. Je ne suis pas certain qu'il soit réédité mais on doit le trouver dans les bonnes bibliothèques. 

C'était, semble t'il un homme qui "avait des lettres" et que l'insuccès, pire, la critique haineuse dissuada de persévérer. Dommage. Il avait des choses à dire!

. Je terminerai en disant mon admiration pour le texte sur les prisonniers de guerre, traités comme du bétail, un coup de pied au cul ici, un coup de badine là. La faim, la honte, le froid, le mépris, la "condition humaine" dans ce qu'elle a de plus triviale (ramenée à la survie) a rarement été aussi bien évoquée dans un livre de souvenirs historiques. Comme le dit l'écrivain les soldats Français n'étaient pas gazés, on ne cherchait pas à les tuer mais on ne les nourrissait pas, on leur infligeait des conditions de vie épouvantables et on leur faisait sentir par mille brimades qu'il n'existaient pas en tant qu'individus. 

C'est à rapprocher du comportement de la soldatesque nippone qui considérait qu'un ennemi vivant, qu'un prisonnier ou qu'un vaincu devait se supprimer lui-même. Nazis et Impériaux Japonais n'étaient pas alliés pour rien. 

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30 mars 2023 4 30 /03 /mars /2023 08:33

1er septembre 1983. Les avions de chasse soviétiques avaient localisé puis détruit l'avion de ligne de la Korean Airlines qui s'était malencontreusement déporté sur l'espace aérien du pays des Soviets. L'émotion mondiale fut intense puis, comme toujours, retomba aussi vite qu'elle était montée à incandescence. Quelques mois après les médias interrogeaient Andeï Gromyko, ministre des affaires étrangères.

"pensez-vous que l'affaire sera bientôt oubliée" lui demanda un journaliste, "je le souhaite" répondit-il glacialement.

J'ai (encore) une certaine mémoire que l'arrêt de fabrication de dopamine par ce qui me tient lieu de cerveau n'a pas définitivement tari. Grâce à cela je retiens par exemple que BOEING, le grand rival de Airbus si cher au cœur des Toulousains a doublement failli il y a quelques années.  Faillite morale qui a coûté la vie à plus de deux cents personnes lorsque deux avions de la firme américaine se sont crashés à 5 semaines d'intervalle, pour les mêmes raisons, pour la même raison: gagner du fric, du pognon, du blé, bref écouter Wall Street plutôt que les ingénieurs qualité et les pilotes, ces oiseaux de mauvais augure, qui mettaient la sécurité avant la rentabilité immédiate et massive.

On reconnaît-là l'affaire des 737 Max qui a sciemment et pour des raisons uniquement financières, sacrifié les vies d'équipages et des centaines de passagers pour augmenter le coût de l'action après la fusion de Boeing avec macDonnell Douglas, et ce je le répète parce que les enquêtes l'ont démontré, uniquement par souci financier.

Avec un aplomb insupportable et une morgue de seigneurs de la guerre (économique) les dirigeants du consortium ont menti aux enquêteurs, triché avec les cahiers des charges et, pire encore, joué la vie d'hommes, de femmes et d'enfants à pile ou face.
Après le 1er crash de Lion il a fallu celui de Jakarta Airlines, copie conforme du précédent pourqu'ils admettent enfin, du bout des lèvres, leurs responsabilités.

Avant cela la capacité des pilotes étrangers avait été mise en cause. (tant qu'à être ignobles il faut l'être totalement!).

Il faut avoir vu le procès public et la morgue patricienne du CEO de Boeing, Dennis Muilenburg, pour avoir une image définitive du capitalisme financier. Pas une fois, dans toutes les audiences, il n'a abaissé son regard vers les familles endeuillées qui brandissaient dignement un agrandissement photographique de leurs disparus. Des gêneurs, des importuns. 

Un écran nous a appris qu'il a quitté la présidence du groupe peu après avec une prime de départ et des actions à concurrence de quelques milliards de dollars...

Le Ruissellement, après cela, on a raison d'en douter.

 

 

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29 mars 2023 3 29 /03 /mars /2023 07:00

Il y a déjà quelques temps les femmes parlaient avec gourmandise d'un film au titre improbable: "Antoinette dans les Cévennes". Elles souriaient en l'évoquant et toutes disaient que c'était un "joli" film. Les hommes, approuvaient tout en exprimant sur leur figure qu'il avaient déjà oublié le film et qu'il ne leur avait pas laissé un souvenir impérissable. 

Antoinette dans les Cévennes. Il n'y a pas à dire, nous, Français, avons le chic pour trouver des titres de film donnant envie de partir pour un aller simple sur Mars. "Quatre aventures de Rainette et Mirabelle", "Marius et Jeannette" par exemple. 

A priori, si le titre ne vous a pas rebuté il y a le scénario qui devrait le faire: Une institutrice déjantée (Laure Calamy) quinquagénaire un peu boulotte et n'ayant pas froid aux yeux décide de rejoindre son amant du moment, un parent d'élève qui suit un chemin genre Saint-Jacques de Compostelle au centre des Cévennes avec sa fille (élève de la fameuse Antoinette) et sa femme. Ah! j'oubliais, tous trois voyagent avec un âne. 

L'instit' est du genre agitée et fait et dit beaucoup de bêtises. Elle arrive à une étape et raconte à qui veut l'entendre qu'elle veut voir son amant qui ignore sa présence. Le moins que l'on puisse dire est que la présence de sa maîtresse ne lui fait pas vraiment plaisir. Mais il se fait une raison et couche avec elle dans un champs, sous la lune et en présence de l'âne qui l'air de rien, prend peu à peu la vedette. 

La femme trompée, qui n'est pas née de la dernière pluie, comprend illico la situation et, sans se fâcher, ruine le plan tromperie au clair de lune et dans les foins. 

Antoinette continue le chemin et connaît des péripéties extrêmes: l'âne qui braie, la nuit à la belle étoile , une nuit avec un motard sympa et le générique de fin. 

Biche, lapin, renard veilleront sur son sommeil la nuit où elle a perdu son chemin balisé. Il fallait au moins ça pour émouvoir la spectatrice que l'adultère un peu minable rebutait. 

On le voit, ce n'est pas grand chose et ça ne révolutionnera pas le cinéma. Mais les Cévennes sont photogéniques, Laure Calamy est vraiment sympa et le film donne des fourmis dans les jambes. 

Du cinéma sans super héros (à moins que l'âne?) et au scénario minimaliste mais qui fait passer un bon moment. 
Comme moi vous vous en souviendrez en déformant le titre: "tu sais, Georgette dans les Pyrénées"...

 

 

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28 mars 2023 2 28 /03 /mars /2023 07:00

Il n'y a plus beaucoup de sujets qui me font sortir de mes gonds. La sagesse liée à l'expérience (et à l'âge) n'est pas une chimère.

Parmi ceux qui restent la politique Française et Internationale ne rend pas les armes. Bien au contraire. Je connaitrais peut-être le successeur d'Emmanuel Macron, de Joe Biden et quelques autres mais cela ne devrait pas m'affecter plus que cela.

Égoïstement je préfère garder mon attention et mes forces jusqu'à l'adolescence de Maël, Nathan, Raphaël, Noa et Justin. Et Rose.  Y parviendrais je? j'ai l'espoir que oui.

Revenons à la politique.

Depuis la proclamation de la Cinquième République en 1958 et sous les 8 Présidents de la République qui se sont succédés, l’article 49 alinéa 3 a été déclenché à 100 reprises : 33 fois par un chef de gouvernement de droite, 56 fois par la gauche et 11 fois par la première ministre actuelle Elisabeth Borne. Le record absolu revient au socialiste Michel Rocard, qui a engagé la responsabilité de son gouvernement à 28 reprises, à une époque où l’usage du 49.3 n’était pas limité.

Je n'ai pas souvenir que le recours au "vote boqué" ait déclenché le charivari auquel nous avons eu droit depuis jeudi dernier (17/03/23). 

L'opposition du moment (ou les oppositions dans le cas actuel) n'a "fait tomber" le Gouvernement qu'une seule fois, en 1962, celui de Georges Pompidou, alors premier ministre et qui a été renommé premier ministre par Charles de Gaulle, Président de la République. 

Certes les temps ont changé et l'artifice de l'article 49 alinéa 3 "passe" de plus en plus mal aux yeux de l'opinion. Cependant il est constitutionnel et donc légal. 

De l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par les socialistes, les écologistes et la droite "classique" les politiques élus au printemps, en suivant la réélection d'Emmanuel Macron, ont senti que  la majorité relative du Président allait leur permettre de récupérer du pouvoir et en particulier celui de nuire. 

Je ne conteste pas leur sincérité ni leur aversion pour la Loi sur les retraites et la manière dont le Gouvernement s'y est pris pour l'imposer. Je ne considère pas non plus que cette loi sur les retraites est inique et "invendable". 

La vraie raison de cette Loi est de donner un gage à l'Europe en disant: "la France s'efforce(ra) de rester dans les clous des traités économiques". Elle s'adresse aux Allemands d'abord mais aux Européens également. 

En d'autres termes l'Europe a dû sonner la fin de la récréation et exiger que la France s'aligne sur les autres . C'est une réalité inaudible pour l'opinion et inadmissible pour les oppositions. 

Alors, que peut-on faire dans la situation calamiteuse dans laquelle nous sommes englués? E.Macron ne dissoudra pas l'Assemblée Nationale. Cela serait un suicide. Il ne saurait être réélu et une "cohabitation" est hautement improbable. Il ne démissionnera pas. Il a été réélu pour 5 ans, c'est un mandat clair et légal. 

Il ne changera pas de Premier Ministre: c'est trop tôt et les impétrants ne sont pas légion. 

Il fera le gros dos et attendra que la tempête se calme. Il proposera d'autres réformes dont certaines populaires. La "magie de la parole" (qu'on a vue à la fin de la période "gilets jaunes") et des circonstances plus favorables devraient -temporairement- calmer le jeu. 

Mais cet épisode gravissime a montré que le Président est victime d'une haine personnelle qui ne désarme pas. Elle risque d'entraver son action voire de déboucher sur une authentique crise politique. 

 

 

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27 mars 2023 1 27 /03 /mars /2023 07:00

Depuis déjà pas mal d'années les cuisiniers, les pâtissiers, les boulangers et autres professionnels de bouche sont devenus des personnes importantes dont on guette les avis, et pas seulement dans leur spécialité. 

Ca a commencé avec Paul Bocuse puis Bernard Loiseau maintenant leurs confrères en plats cuisinés sont absolument partout: dans les librairies, dans les émissions de radio ou de télévision, dans les salons et je serais prêt  parier que les plus médiatiques d'entre eux donneront bientôt la réplique sur grand écran à Kad Merad ou Marina Foïs. (Nos stars actuelles!). 

Ces inventeurs talentueux ne se contentent pas de réussir une sauce; ils créent des merveilles qui attirent les compliments comme l'averse les champignons. Sur les plateaux de télévision ils jargonnent en direct et concoctent des petits amas colorés devant lesquels il est bien vu de s'esbaudir. 

Car on crée des plats avec des produits que la ménagère de base ne trouvera jamais à son Intermarché ou au marché du dimanche. Vous même vous ignorez quoi faire avec un panais ou du curcuma en poudre tandis qu'eux sont stupides devant des carottes ou une laitue. 

Des jurys constitués de vieilles institutrices retraitées (en tous cas c'est à ça qu'elles font penser), s'extasient à chaque bouchée de machin improbable puis donnent -allez savoir pourquoi- une mauvaise note au candidat qui s'attendait à ouvrir son 3 étoiles dans les 6 mois. 

Ils n'y a pas que les vieilles revêches qui jugent: il y a aussi Marx (Thierry, pas Karl), Philippe Etchebest, Cyril Lignac et une ou deux femmes prétextes. La cuisine c'est un truc d'hommes, tout le monde sait ça! 

Autrefois quand il arrivait à mon père de cuisiner il faisait des trucs exquis mais la cuisine était quasiment à repeindre, restaurer, nettoyer, ranger, le tout dans les cris et l'énervement pour 12 pommes dauphines qui se battaient en duel dans le plat de service. C'était Stalingrad dans la kitchen. 

...et c'étaient mes sœurs qui devaient s'y coller. 

Avec "Top-chef" (dont ma belle-fille a génialement décliné le principe pour ses 30 ans et à mon mariage) on avait une idée foncièrement originale et créative. Hélas, copiée, singée, déclinée et finalement poussée à l'extrême ce programme a rejoint tous ceux où un jury pontifiant note des candidats pas surs d'eux mai tous prêts à s'autoflageller car ils savent qu'ils on "raté" l'épreuve du chamois poché ou de l'écrevisse au jus de truffe. 

A propos de déclinaison d'une émission J'ai vu un programme où des cuisiniers amateurs recevaient des "amis" et leur préparaient un dîner que ces derniers notaient. Incroyable le niveau de vacherie des invités! A côté de leurs commentaires les poussées de fièvre de feu Jean-Pierre Coffe étaient des câlins!!!
 

 

 

 

 

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24 mars 2023 5 24 /03 /mars /2023 07:00

Maintenant que les administrations, les médecins, les voyagistes, les compagnies aériennes, les services de cartes d'identité, de permis de conduire, la réservation d'hôtels, la prise de rendez-vous et j'en oublie des dizaines d'autres (les impôts!) ne fonctionnent qu'avec Internet on a du souci à se faire car il faut se substituer à des personnes dont le travail consistait justement à faire ces recherches pour nous.Il y a toujours un moment où il faut définir un mot de passe et nous croulons sous ces MdP. 

Enfin, je n'ai pas commencé ce post pour de la critique négative mais au contraire pour louer les services de "VisitBritain", service qui comme l'indique son nom, est une sorte d'office du tourisme de Grande Bretagne sur le net.

Je résume. J'avais acheté sur le net une carte de transports (valable sur les bus et les métros) un peu plus de quinze jours avant d'aller à Londres. Celle-ci n'est pas parvenue dans les délais, n'est d'ailleurs pas parvenue du tout.

J'ai écrit un mail (dans mon Anglais scolaire!) ai eu des échanges mails avec une interlocutrice sympathique et compétente et ai été remboursé INTÉGRALEMENT, frais de banque inclus.

Quand ça marche comme ça il faut le dire, c'est impeccable et ça justifie la fermeture de bureau inutiles.

Au moment du confinement lié au Covid j'avais été remboursé facilement par la Compagnie aérienne Air Transat d'un vol Toulouse-Montréal A.R

A celles et ceux qui trouvent mes posts trop critiques j'oppose un démenti avec celui d'aujourd'hui!

 

 

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23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 07:00

J'avoue être abasourdi lorsque je lis que tel ou tel admire Robespierre, Che Guevara ou Castro (et beaucoup d'autres). Une fois encore la vérité de ces personnages historiques est facilement accessible. On peut sur chacun d'entre eux savoir la réalité de leur action et posséder tous les éléments permettant de prononcer un juste jugement. Cela signifie que les thuriféraires de ces tyrans ne le sont pas par méconnaissance mais par volontairement. Quand Jean-Luc Mélenchon prononce une éloge de Robespierre il sait qui il glorifie et pourquoi il le fait. Ceux qui, comme lui, admirent "l'incorruptible" le font pour ce qu'il était, ce qu'il a fait en connaissance de cause. 

Il y a des hommes qui, encore aujourd'hui, trouvent sincèrement des qualités à Staline ou à Mao, à Hitler ou à Pol Pot. Par un procédé désormais connu ils contestent tout ce qui va à l'encontre de "leur" vérité. A ce compte là Heydrich ou Mengistu , Lénine ou St Just, le Kaiser Guillaume II et Mussolini présentent une image réévaluée en décalage absolu avec la réalité de ce qu'ils furent et de ce qu'ils firent. 

Tous ces excités, et Robespierre autant que Staline participèrent à la création de régimes politiques plus arbitraires et criminels que ceux qu'ils avaient remplacés. Ce n'est qu'une question de degrés, naturellement, mais le régime du Tsar Nicolas II était moins meurtrier que celui que Lénine lui substitua. 

Arbitraires et criminelles, policières, ayant avec la démocratie des rapports rien moins que lâches les dictatures en question n'étaient pas économes de la vie de leurs "ennemis" et n'imaginaient pas qu'on puisse ne pas vibrer pour que leur régime politique s'impose définitivement. 

En URSS les opposants, réels ou supposés; étaient internés en hôpital psychiatrique: seuls des fous pouvaient refuser leur "paradis sur terre". 

On sait que les régimes de "terreur" furent crées par ces "amis du genre humain" d'un type particulier! 

Les moyens de savoir, de connaître et d'étudier, les moyens d'empêcher les mensonges sur ces régimes infâmes de se perpétuer sont innombrables. 

S'informer sincèrement, s'affranchir des préjugés et confronter les sources devrait interdire l'apologie de personnages monstrueux et de régimes dont la cruauté et le meurtre furent les moteurs. 

 

 

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22 mars 2023 3 22 /03 /mars /2023 10:00

Ajout au post de ce jour et qui n'a pas grand chose à voir avec lui.

 

Dans "Franc Tireur" daté de la semaine dernière (15 mars 2023) journal hebdomadaire qui m'intéresse tout en m'agaçant je lis; sous la signature de Benjamin Sire:

"(...) Logique, puisque le préface d'Onfray fustige les "BHL, Minc, Attali" dont nous vous laissons deviner le point commun..."

Voir des complots anti-Juifs partout et surtout là où ils ne sont pas est, non une preuve de vigilance mais une névrose.

 

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22 mars 2023 3 22 /03 /mars /2023 07:00

La Révolution Française est un mélange de progrès et de reculs de la pensée. Certains se sont illustrés en développant ce qu'il y a de meilleur en l'homme d'autres en ce qu'il y a de pire. Si "les projets" étaient d'améliorer le sort du peuple (ce qui reste à prouver!) on peut dire que les résultats sont contrastés.  Roi intelligent mais faible, indécis là où il aurait fallu une personnalité décidée Louis XVI n'avait pas la conscience de ce qu'on attendait de lui ni le pouvoir d'accepter les inévitables changements nécessaires et en particulier de faire une transition entre une monarchie absolue et une monarchie constitutionnelle. Roi malgré lui (son jeune frère qui semblait plus fait pour occuper le trône est mort trop tôt) et sans désirer le pouvoir (contrairement à son frère "Monsieur", Comte de Provence qui finira par occuper le trône après Napoléon 1er) le dernier Roi d'ancien régime a été emporté par la Révolution qui, influencée par la toute jeune République Américaine avait fourni les éléments de réflexion qui aboutirent à la Déclaration des Droit de l'Homme, à l'abolition de la monarchie, à la guerre contre les monarchies coalisées d'Europe et finalement au régime despotique de "l'ogre Corse". 

Anticipant les idéologies et méthodes totalitaires du vingtième siècle la Révolution exécuta le roi et la reine ainsi que nombre de leurs sujets restés fidèles puis des "tièdes", suivis de révolutionnaires ayant choisi la mauvaise ligne et enfin un peu tout le monde puisqu'elle inaugura ces splendides progrès humains que furent "la loi des suspects" et "la Terreur". Cette dernière devait resservir jusqu'à plus-soif tout au long du vingtième. 

Je ne suis pas habilité à parler d'Histoire avec un "H" mais je crains que les changements rapides intervenus depuis 2017 sont de ceux qui pourraient mettre à bas les Institutions de la Vème République. 

La constitution est contestée (j'ai entendu ce matin un idiot dire: "ce n'est pas parce que l'article 49-3 est dans la constitution qu'il est démocratique") les Présidents ne parviennent plus à posséder l'autorité écrasante requise par la Présidence définie en 1958 et modifiée en 1962, le peuple n'accepte plus un pouvoir vertical et conteste ses propres élus. 

Nous avons élu un jeune Président qui est mal entouré, qui ne remet pas en question ses décisions et qui est dans l'incapacité de remplir une tâche prométhéenne. Ce n'est pas sa faute mais celle de la Présidence monarchique qui le fait maître de tout. 

On parle de fusible, de dissolution de l'Assemblée Nationale (élue il y a moins d'un an), d'élections anticipées, de quinquennat à bout de souffle et surtout on rend le Président responsable de tout ce qui va mal. 

Rien de ce qu'il fait ou a fait n'est inscrit dans la colonne positif et l'on assiste à un rejet de sa personnalité qui est inquiétant. 

Sur ces braises d'aucuns soufflent en espérant que cela favorisera leurs projets. C'est à voir. Ce qui est sur c'est que si les foules s'autopersuadent que la solution est dans la rue nous allons vers des temps troublés. Très troublés. 

 

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21 mars 2023 2 21 /03 /mars /2023 07:00

Je n'ai pas regardé les "Césars" ni jeté un œil sur les "Oscars". Sans que je parvienne à trouver une corrélation entre l'évènement et sa conséquence; depuis le confinement dû à la Covid 19 j'ai perdu quasiment tout l'intérêt que je portais au cinéma. 

Rien ne m'agace plus que ces remises de prix guindées où les hypocrites le disputent aux faux-culs (et réciproquement). Ces discours convenus, ces fausses surprises, ces émotions feintes... tout cela est devenu tellement convenu, tellement écrit, tellement téléphoné que c'en est ahurissant. Et je ne préfère ne rien dire des "maîtres de cérémonie" (à l'exception notable d'Antoine de Caunes et de Valérie Lemercier) à qui on a tellement dit qu'ils étaient drôles qu'ils ont fini par le croire. Edouard Baer, par exemple, me semble avoir autant d'humour et de charisme que Gérard Larcher, le sémillant Président du Sénat!

J'ai dû voir trop de pellicules médiocres et surtout je ne suis plus à même de tolérer ces critiques ultra laudatives pour des films qui n'en méritent pas tant. Plus le film est moyen plus les adjectifs le qualifiant frisent l'hyperbole. Regardez les colonnes Morris: trois qualificatifs outrés extraits de critiques de "journaux" confidentiels suffisent, pensent les pubeux, pour vous faire vous ruer dans les salles obscures. 

Depuis deux ans j'ai bien vu quelques beaux films* mais le cœur n'y est plus. Je préfère lire qu'absorber des images. Et je ne parle pas du cinéma Français dont je suis plus éloigné qu'Elisabeth Borne de la reconnaissance des politiques de son bord ou pas. 

Après avoir adapté des bandes dessinées, des mangas, des jeux (des jeux!), des séries télévisées, des faits divers, des chansons et peut-être même des recettes de cuisine le cinéma Français n'a pas seulement touché le fond, il s'y est comme ensablé. Et puis, Valérie Bonneton et Dany Boon sont des stars!!!!!

Scénarios indigents, comédiens médiocres, réalisations à la truelle, dialogues patauds... Un mauvais Lautner des années 70 pourrait être un chef d'œuvre comparé à la production actuelle. 

On vit très bien en reléguant le "7ème art" dans les loisirs occasionnels. Même si l'on a été un authentique cinéphile qui connaissait par cœur les dialogues de "La nuit du chasseur" de Charles Laughton et qu'on aimait toujours autant la fin de "Asphalt Jungle" de John Huston après 1207 visionnages. 

C'est d'ailleurs peut-être parce que l'on a été un cinéphile, qu'on a aimé John Moulder-Brown et Jane Asher, George Sanders ou Claudia Cardinale, qu'on a rêvé de Greta Scacchi et flashé sur Gong Li dans "Epouses et concubines" que le cinéma d'aujourd'hui ne peut apporter de quoi rêver. A moi en tous cas. 

* "Les Banshees d'Inisheirin", "Le retour des hirondelles", "La Montagne", "Tàr". 

 

 

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