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26 juin 2023 1 26 /06 /juin /2023 07:00

 J'ai regardé en replay les 3 parties du documentaire de Arte consacré à V.Poutine. J'en ai fait des cauchemars tant le documentaire contient d'informations effrayantes. 

Nous autres, Européens vivons en paix depuis si longtemps que nous avons oublié ce qu'est une guerre sur notre territoire. En regardant la ville de Kiev avant qu'elle soit bombardée on eut dit Berlin, Bordeaux ou Glasgow. Lumineuse, pimpante, pleine de vie. La Russie attaque l'Ukraine et Kiev devient Beyrouth. Des carcasses d'immeubles effondrées, des façades noircies et ces foules terrorisées sur fond de ruines en flammes. 

Poutine n'a jamais caché ses intentions. Hitler avait prévenu le monde de ses projets dans "Main Kampf". Personne ne peut dire que nous avons été pris par surprise. La Crimée, le Donbass, le barrage, les cibles civiles (hôpitaux, écoles...) avaient été ciblés prioritairement et donc sciemment en Syrie quand Poutine est allé aider son ami Assad. Les civils sont d'ailleurs particulièrement visés par les destructions russes: le barrage détruit, la centrale nucléaire... tout cela est planifié, orchestré et délibérément visé. 

Poutine ne fait pas mystère du mépris dans lequel il tient l'Europe et les États Unis: il nous voit comme des décadents sans religion ni courage. Ce qu'il a fait à la Tchétchénie il le fera ailleurs car sa soif de (re)conquêtes est illimitée. Chacune de nos erreurs est une invitation à avancer que nous lui offrons sur un plateau. "La ligne rouge" de l'utilisation des gaz sur des populations civiles par Bachar El Assad et "couverte" par la Russie que Barack Obama a finalement avalisée a été pour le numéro Un Russe un blanc-seing pour aller plus loin. Comment ne pas être inquiet quand on voit comment il traite les gouvernants et même ceux de son obédience? 

Cet homme glacial qui n'accorde aucune importance à la vie humaine des militaires comme des civils représente une menace considérable qu'on n'a malheureusement insuffisamment vue venir. Chacun de nos reculs, chaque atermoiement est un signe encourageant à ses yeux.  

Il a le temps pour lui (pas de crainte d'être écarté du pouvoir qu'il peut conserver le temps qu'il jugera nécessaire), notre pusillanimité, l'incapacité que nous avons à nous unir pour contrer ses manœuvres,  l'aide que certains lui apportent (presse, opposants à la démocratie, complices, espions, taupes, "idiots utiles" (comme les appelait Lénine) et l'impossibilité que nous avons d'analyser son action et de nous y opposer. 

Ne parlons même pas des approvisionnements en  énergie fossiles pour lesquelles nous dépendons de lui, ni des alliances de fait qu'il a avec l'Inde et la Chine. Poutine est si puissant qu'il peut détruire la planète si l'envie lui prend. Il a récupéré un arsenal diabolique dont il peut presque faire usage où et quand bon lui semble. 

Avons-nous "oublié" les méthodes du KGB, les balles dans la nuque des opposants réels ou supposés, les famines organisées ou les déplacements forcés de populations par la Russie que regrette tant Vladimir P.? Sommes nous si insensibles pour regarder ailleurs quand des sbires stipendiés viennent empoisonner des opposants en Europe? assassiner des opposants sans même mettre les formes tant le commanditaire se sent intouchable? 

Oui. Nous sommes lâches et craintifs. Nous préférons traiter les grands problèmes vitaux:  tranquillement, nous parlons retraite et LGBT. 

Si la Russie envoyait quelques missiles sur Paris on retrouverait nos dirigeants s'étriper quant à l'interprétation à en faire avant d'envisager une riposte. Il est vrai que les USA veulent opposer Trump 2 à Poutine et nous la fille Le Pen! Au Kremlin on doit trembler! 

Parce qu'il ne se respecte pas lui-même le concept de la démocratie est impuissant à contrer une dictature agressive. *

Poutine est le boa qui a commencé à ingérer l'Ukraine. Son appétit aiguisé il n'en restera pas là. Les Pays Baltes, la Hongrie, la Pologne et les pays asservis par l'URSS ont du souci à se faire. Et nous également car nous serons engagés dès qu'un pays de l'Otan sera ciblé par le despote Russe. 

Et les images noir et blanc de la frontière polonaise ouverte par les nazis en 1939 risquent de revenir, modernisées mais semblables. 

 

* j'ai vu, sur un immeuble, un tag de 2m de haut disant: "changeons de régime". La République et la démocratie contestées, que veulent ceux qui écrivent et pensent de telles folies? 

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23 juin 2023 5 23 /06 /juin /2023 07:00

Je trouve passionnant de lire longtemps après avoir vu le film qui en a été tiré le livre qui l'a inspiré. Je ne parle pas des "grands classiques" du style "Guerre et Paix" ou "Madame Bovary"  mais plutôt de ces films bien Français qui sont pourtant des adaptations de bons romans très différentes de l'œuvre originale. Je prendrais deux exemples; "Le couperet" de Donald Westlake et "Pottsville 1280 habitants" de Jim Thompson.

"Le couperet" est un livre policier qui m'avait beaucoup plu: il racontait comment un cadre de haut niveau soudainement privé d'emploi éliminait ses concurrents potentiels à un éventuel nouveau poste. Il pensait à tout et agissait méthodiquement. Les grands espaces, la vie typiquement américaine, les armes à feu, l'idée de départ même m'avaient plus. 

J'avais été plus que surpris lorsque j'ai su qu'un metteur en scène Français aller tourner en France ce "couperet" avec José Garcia en vedette qui plus est. Il est vrai qu'il s'agissait de Costa-Gavras qui avait écrit lui-même l'adaptation avec Jean-Claude Grumberg. Un gage de sérieux.

De fait le film "Le Couperet" est très Européen. Hyper-Européen. L'Histoire n'est pas si invraisemblable que ça puisque tout récemment un homme était jugé en France pour avoir assassiné deux responsables des R.H, tenté de tuer une troisième qui l'avaient licencié ainsi qu'une responsable de "Pôle Emploi". Le scénario suivait l'intrigue et la psychologie des personnages et Garcia était crédible. 

Mais malgré la présence de Karin Viard quelque chose "clochait". Possible aux Etats Unis où les distances sont considérables l'Histoire s'étriquait ici et devenait irréaliste. 

"Coup de torchon" est un des "bons" films de Bertrand Tavernier. C'est une transposition dans une colonie Française de la fin des années 30 d'un roman se déroulant dans une petite ville perdue des Etats Unis. Le film est assez fidèle , lui aussi, au roman dont il est l'adaptation signée Jean Aurenche et Bertrand Tavernier. 

Dans ce film l'adaptation est, selon moi, plus pertinente. Elle le doit en grande partie à une distribution impeccable (Philippe Noiret, Eddy Mitchell, Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Marielle, Guy Marchand, Gérard Hernandez et François Perrot) qui collent aux personnages, aux décors exceptionnels, à la reconstitution historique et à la complicité du spectateur avec la surprenante mue exterminatrice du "héros" veule et pusillanime en assassin justicier. 

Deux scènes restent gravées dans la mémoire: Noiret tuant de sang froid un indigène en lui expliquant pourquoi et la scène de l'assassinat des deux maquereaux interprétés à la perfection par Marielle et Hernandez. 

On est souvent déçu de voir en images un livre qu'on a aimé et investi. Une incarnation de personnage va à l'inverse de ce qu'est la lecture, toute faite d'imagination. 

Cependant il existe d'excellentes adaptations et mêmes certaines qui sont meilleures que ce qui les a inspirées. Dans le cas du "Coup de Torchon" on est dans un tel cas. 

 

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22 juin 2023 4 22 /06 /juin /2023 07:00

J'ai continué mon combat contre les taupes. Je continue mon combat. L'ensemble des jardins de l'association est attaqué par ces minuscules mammifères qui tiennent de la souris des caverne, mal-voyantes de surcroît.  Elles ont beau être myopes comme elles-mêmes elles abattent un boulot colossal. Les tumulus de terre fraîchement remuée s'élèvent un peu partout. Certains tas de terre ont des proportions étonnantes. D'autres, de taille plus "normales" sont cachées sous les plantes, dans les coins, sous les haies ou à des endroits difficiles d'accès. 

Quelquefois j'ai été à deux doigts de voir mon ennemi en face. Il est arrivé que le tas de terre ne soit pas là à mon arrivée et trône au milieu d'une allée une heure après. J'ai copieusement rempli d'eau le trou et fait s'effondrer mon parterre de radis.

Après avoir essayé tous les moyens empiriques j'ai fait comme certains voisins: planté des bambous sur le bout desquels j'ai enfoncé une bouteille de plastique d'un litre et demi par le goulot. Le bruit de la bouteille dans le vent ou la vibration (je n'ai pas très bien su) chasserait ces mini prédateurs de jardins . 

Mes voisins proches ont, eux, opté pour des machins électriques qui font un bruit régulier et exaspérant. Ils ont autant -si ce n'est plus- de taupinières que moi. 

Les taupes, après les doryphores, les limaces, les escargots, les lapins et les voleurs de légumes m'ont fait prendre conscience que la nature, le jardinage, forment un travail digne du tonneau des Danaïdes. Vous n'arriverez jamais ** à les éradiquer. Le chiendents, sournoisement, étend ses racines et ses "tentacules" vertes. Les chardons, les trèfles, les pissenlits sont plus forts que le jardinier amateur qui se coupe un morceau de doigt avec son sécateur. 

Quand aux taupes c'est une certitude, je n'en viendrais sans doute jamais à bout.  

curieuse cette volonté de dompter la nature au point de décréter nuisibles les autres organismes vivants et mauvaises les plantes et fleurs, graminées et plantes sauvages. 

J'ai enfin compris que je devais cohabiter et accepter l'imperfection! 

 

* c'est le titre du texte d'anglais que j'ai eu au bac

** ou alors provisoirement.  

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21 juin 2023 3 21 /06 /juin /2023 07:00

Comme chaque année à même période la chorale dont je suis un des membres (j'étais?) donnait son récital, en public dans une salle prestigieuse de Toulouse. Les publics étant différents l'influence de la présentation à la foule du "Bouclier de Brennus" Place du Capitole aurait due  être nulle sur l'affluence des deux évènements. C'était compter sans les contrôles tatillons de la police qui enlevaient même les bouchons des bouteilles en plastique.

Rappelons à ceux qui étaient à la plage ou sous les orages que pour la 22 ème fois le Stade Toulousain a remporté la finale du Top 14 de Rugby. 

Le public du Rugby, surtout dans une ville de tradition comme Toulouse est bon enfant et les débordements sont rares. Qu'importe. On ne va pas reprocher à la sécurité de faire... de la sécurité. 

Il a donc été compliqué, vu la proximité de la Salle du Sénéchal de la Place du Capitole, de se rendre à la première. Et ce d'autant plus qu'un "pot de fin d'année" était prévu après le concert. 

Certains chanteurs ont du verser leur Oasis orange dans le caniveau tandis que des cakes aux tomates séchées étaient examinées comme s'il s'était agi de pains de plastic!

Nous partagions la scène avec une autre formation d'un style différent et d'un niveau technique plus élevé. Heureusement nous sommes passés avant eux..

Nous avions 17 chants à interpréter et nous le fîmes plutôt correctement. Bien sur il y eut un couac ici, un faux départ là et une ou deux grimaces du chef de chœur qui démontraient que  quelques progrès restaient à faire, mais, de la scène, le résultat de cette année de travail s'entendait. La ferveur des applaudissements et le soulagement des plus inquiets d'entre nous étaient des indications . Nous n'avions pas failli. 

Râleur je suis, râleur je reste. J'ai fait ici le portrait d'une choriste très particulière. L'a t'elle lu? m'a t'elle deviné? elle s'est systématiquement mise devant moi me masquant ainsi au public. Je l'ai repoussée trois fois, en vain. Ma paranoïa s'est emparée de la chose et j'en ai (presque) conclu qu'elle était en service commandé pour me réduire au silence!

Cela n'aurait été que broutilles si mon proche voisin de droite n'avait beuglé avec une voie de stentor . 

"Les salauds, ils s'y sont mis à deux" ai-je même pensé pendant que j'essayais de chanter "Tollite Hostias" de Camille Saint Saens entre une harpie envahissante et un bonimenteur de foire se prenant pour Ruggero Raimondi. 

Contrarié, mais aussi soulagé que ce soit fini j'ai décidé d'arrêter les frais: après 7 ans de chorale (et des résultats extrêmement modestes) je passe à autre chose. 

Reliure d'art, encadrement, sculpture, bricolage ou autre je me cherche une autre activité à plusieurs dès la rentrée. 

Les amateurs de chant vont avoir une nouvelle raison de faire la fête au Capitole. 

 

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20 juin 2023 2 20 /06 /juin /2023 07:00

Nous nous réjouissions. La mairie de Toulouse avait décidé de la construction d'une belle passerelle entre la digue et l'île du Ramier. Cette passerelle réservée aux piétons et aux cyclistes, et seulement à eux aurait fière allure: les dessins d'architecte en avaient dévoilé la silhouette, aérienne avec des câbles rappelant, toutes proportions gardées, les pont suspendus bien connus. 

Les travaux avançaient vite et les délais étaient tenus. 

Soudain, Patatras! les éléments d'ancrage de la passerelle déjà construits ont été démolis et depuis 15 jours un bruit infernal baigne le quartier de 7H30 à 21H30 tous les jours sauf dimanche. Quand des orages éclatent comme tous les soirs ces derniers jours les travaux reprennent une fois ceux-ci passés. 

L'île doit être transformée en "poumon vert" et rendue aux promeneurs. Cette passerelle et une autre devront drainer le public vers le "coulée verte". La seconde passerelle permettra aux habitants "turbulents" du quartier Empalot d'être plus rapidement au centre de Toulouse. 

Je n'ai pas souvenir que les riverains aient été sondés sur tel ou tel aspect de ce projet considérable. Que les quartiers échangent et soit moins enclavés me semble une évidence et une nécessité. Qu'il faille la payer au prix du printemps dans un environnement ultra bruyant un peu moins. 

Je reconnais que lorsque les travaux du tramway ont commencé en bas de l'immeuble et qu'ils ont duré trois ans je ne soutenais pas ce moyen de transport avec ferveur. Une fois en service ma position a changé et j'ai oublié la rue éventrée, le bruit apocalyptique, la boue, la circulation détournée et le reste. 

Puisse cette passerelle une fois construite se faire pardonner sa longue construction. 

 

 

 

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19 juin 2023 1 19 /06 /juin /2023 07:00

J'ai été stupéfait par l'hommage renversant de l'Italie (enfin, d'une partie de l'Italie) à l'un de ses dirigeants les plus néfastes depuis la mort de Mussolini en 1945. 

Cet homme veule, manipulateur, véreux et mauvais a comme "pollué" la politique italienne pendant 2 ou 3 décennies laissant derrière lui une traînée de scandales, de manipulations, de vilaines affaires et de pensées affligeantes. On peut le considérer comme le premier responsable d'état élu pourri jusqu'à la moelle. 

Que ce soit dans son comportement d'homme, dans sa carrière politique, dans sa vie d'homme d'affaires (aux deux sens du terme) de responsable d'un club de sports ou d'une télévision Berlusconi a toujours fait passer son intérêt avant tous les autres. Et celui de son pays bien après tous les autres. Il a systématiquement flatté les pires instincts des innombrables spectateurs de sa consternante télévision. Une des plus grandes machines à abêtir un public. 

Ce milliardaire douteux qui mélangeait argent public et privé a dévalué les institutions qu'il a asservies à ses propres besoins. 

Enfin ce clown machiste a reculé les limites du ridicule avec sa chirurgie plastique qui lui donnait un air de faux-cul de série B. 

Mais le pire de tout c'est qu'il a ouvert la voie et que des émules l'ont empruntée. Nicolas Sarkozy et Donald Trump se sont engouffrés dans la brèche et l'ont agrandie à un point tel que la Démocratie s'en est trouvée à jamais salie: le Traité de Lisbonne et l'attaque du Capitole sont des tâches indélébiles qui doivent beaucoup à l'exemple du sinistre "Cavalier". Bolsonaro le Brésilien lui doit également beaucoup. 

Au risque de me répéter je ne comprends pas comment un pays démocratique, l'Italie, a pu se trouver endeuillée de telle manière alors qu'un de ceux qui ont le plus souillé son image et son drapeau disparaissait. 

Une telle ferveur populaire est un encouragement direct à tous les populistes qui guettent aux portes du pouvoir dans leurs pays respectifs. Ni plus ni moins. 

 

 

 

 

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16 juin 2023 5 16 /06 /juin /2023 07:00

Je passe doucement sur les bâches plastiques couvertes de tâches de peinture blanche. je regarde les détails et, en particulier, les plinthes, les coins, les frontières entre deux couleurs. Il n'y a rien à y redire. C'est magnifique. En deux jours et demi nous avons redonné un faste et un lustre à ce salon dont nous avions à peine constaté le vieillissement.

Pas d'accident notable à constater.  Evidemment la peinture verte a presque presque manqué mais nous avons su faire sans. Le magasin n'avait pas de pot de 1 litre et les autres magasins à l'enseigne "la Seigneurie" déconseillait d'acheter chez eux (!) la machine à mélanger les couleurs aurait pu donner une teinte différente. 

Deux couches au plafond n'ont pas suffit. Il a fallu se résoudre à en acheter un complément. 

J'aimerais raconter que je me suis effondré avec l'escabeau et que nous avons atterri dans une mare de peinture mais ce serait faut. Je pourrais dire les objets mal protégés ou cassés ais il n'y a eu rien de tout cela. Notre expérience du jardin à deux est désormais transposable à toute autre activité. 

Nous ne nous sommes pas même agacés du bruit de fin du monde qui, de 7H30 à 22H00 a empêché, malgré une forte chaleur, de laisser l'air entrer. La passerelle en construction sur la Garonne en  bas a dû être détruite (enfin, ce qui avait déjà été fait) pour défaut de construction. Le concassage du béton sec est un bruit de fond que je ne souhaite pas à mon pire ennemi. 

...je n'ai pas d'ennemi. 

Nous avons été peu distraits. Seulement par les spectaculaires orages qui m'ont fait penser à des orages de Mousson. 

Je crois que, pour le moment, nous avons assez "amélioré notre habitat". Cet hiver avec la porte fenêtre neuve nous n'entendrons plus le vent d'Autan hurler comme si nous étions dans la cabane  de Sylvain Tesson en Sibérie. La climatisation réversible installée en juin nous fera atteindre les 19° de rigueur sans difficultés ni factures astronomiques et le tout dans un salon blanc virginal. 

Nous trouverons bien quelque chose à entreprendre qui, pour le moment, ne s'est pas manifesté. 

 

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15 juin 2023 4 15 /06 /juin /2023 07:00
"Valeurs actuelles", un combat humaniste.

Dans notre beau pays il existe une presse pléthorique et qui couvre absolument tous les domaines d'activités et de pensées humaines. L'actualité politique, économique et sociétale y est particulièrement bien représentée et chaque courant de pensée possède ses moyens d'information.

Lorsque vous entrez chez un marchand de journaux vous êtes saisis par la profusion de titres et par la vacuité de beaucoup d'entre eux. La presse "people" , entre autres, tient une place considérable sur les présentoirs.

Longtemps nous avons connu une presse magazine "sérieuse" avec des titres comme "L'Express", "Le Point", "Le Nouvel Observateur" (devenu "L'Obs"), "Marianne" les défunts "Évènement du jeudi" et "L'Hebdo" et beaucoup d'autres de moindre importance. Cette presse là, généraliste et ayant vocation culturelle  tend à sinon disparaître du moins végéter tant les moyens d'être au courant de ce qui se passe au coin de la rue ou aux antipodes est désormais aisé. Pourquoi payer plus de cinq Euros pour lire la même chose que l'on trouve partout ailleurs, même si c'est en moins bien? Télévisions, radios, net, gratuits... ce ne sont pas les supports qui manquent.

Il reste cependant des lecteurs fidèles à leur magazine ou à leur journal. Ceux qui souhaitent trouver exprimée leur façon de penser. Le journal d'opinion. Ces journaux existent et sont des caricatures. Tout y est passé au tamis du positionnement politique de ses lecteurs, de ses journalistes et de son propriétaire. Le fait est analysé non pas en fonction de son importance mais par rapport à ce qu'il peut apporter pour démontrer que le journal, son lecteur et son propriétaire ont raison. 

Si ces 3 entités pensent que les immigrés sont des assassins en puissance tous les faits divers seront analysés dans ce sens. Si ces 3 entités pensent que le marché doit être l'ultime décideur, les "Échos", Le "Figaro Magazine" et autres analyseront tout avec cette démarche viciée.

Enfin, si j'ose dire, il y a une presse qui pousse la démarche partisane à l'extrême. "Valeurs Actuelles", pour ne citer qu'elles, est un brûlot qui s'adresse exclusivement aux électeurs de Eric Zemmour, de Marine Le Pen et à quelques CS++++ en voie de droitisation absolue.

J'ai pris en photo la couverture d'un numéro de ce magazine (9 au 15 février 2023) chez l'ophtalmo titrant sur "la haine anti-milliardaires" illustrée par une photo de Bernard Arnaud. Je ne résiste pas à vous livrer le sous-titre encadré en rouge vif: "Ils créent de l'emploi, payent des impôts colossaux (sic) mais la gauche veut les tondre".

Ce journal là, cette revue là, ce magazine... je ne sais s'il possède des lecteurs et en quelle quantité. Je suis seulement étonné et amusé par son combat. A quand des manifestations de soutien à des milliardaires tondus par la gauche? question subsidiaire: qu'est-ce que "Valeurs actuelles" considère comme étant de gauche? Ce journal semble être "l'Humanité" à l'envers avec le même sectarisme ridicule et outré.

 

"Valeurs actuelles", un combat humaniste.
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14 juin 2023 3 14 /06 /juin /2023 07:00

Nous avons décidé, Françoise et moi, de peindre le salon qui fait 24 m². La pièce est blanche, plafond blanc et seul le mur qui entoure la baie vitrée est d'une couleur foncée pour agrandir la pièce. Il y a une petite dizaine d'années que cela n'a pas été fait et sans être sale ni gris le salon a quand même besoin d'un rafraîchissement, d'autant plus qu'il est sombre l'après midi du fait que nous donnons sur le sommet des platanes plantés le long de la Garonne. 

Nous avons fait notre liste de fournitures nécessaires (d'une fois l'autre on jette tout, faute de place et parce que ça vieillit mal). Pinceaux, brosses, papier collant pour les joints, apprêt pour le plastique de la climatisation, peinture spéciale pour le plafond, pour les plinthes, gants, rouleaux, bâche pour le sol etc. 

On était parti sur l'idée de 150€ pour le tout et à l'arrivée c'est 450.  Mais nous sommes allés chez un bon fournisseur et avons acheté des produits de qualité d'une marque reconnue. On se console comme on peut.

Nous nous sommes répartis les tâches en fonction de nos douleurs et handicaps: à moi ce qui est bas, à elle l'échelle et le plafond. 

Nous nous sommes donnés une semaine car nous travaillerons par à-coups. Comme l'escabeau m'est interdit je me suis auto-désigné pour le ravitaillement. Courses et repas seront mes missions annexes.

Nous avons discuté, je l'ai dit, de ce qu'il y avait à faire. Personnellement je préfère et de loin payer un professionnel et, une fois que nous nous sommes entendus sur le prix et le délai, vaquer à mes occupations. Certes c'est beaucoup plus cher mais c'est bien fait, dans les règles de l'art, ce n'est pas nous qui rangeons, qui préparons, qui peignons et qui attrapons des torticolis, des maux de reins et autres douleurs liées au travail manuel exécuté par des personnes relativement incompétentes. 

Là je n'ai pas pu faire valoir mon point de vue. Françoise qui gère mieux ses finances que moi les miennes (je fais pire que Bruno Le Maire avec celles de la nation!) ne voulant pas entendre parler d'un professionnel auquel elle pense pouvoir se mesurer. (NDLR: les premiers coups de pinceaux semblent lui donner raison).

Au premier pot renversé, au matériel acheté en trop, aux tâches, aux approximations et au défauts visibles je pourrais laisser libre cours à mes critiques et dire ce qui l'exaspère: "je te l'avais bien dit!". 

Ce sera ma consolation d'être obligé de nettoyer les pinceaux, de passer l'éponge, de supporter la radio et d'obtenir un résultat à peine mieux que l'existant. 

On le voit: je suis un piètre peintre doté d'un mauvais esprit.

(à suivre)

 

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13 juin 2023 2 13 /06 /juin /2023 07:00

Après avoir été privés d'ascenseur pendant 5 à 6 jours les habitants de mon immeuble ont eu à faire face à un désagrément cent fois plus gênant. Pour comprendre il faut faire un peu d'Histoire de la ville. La Garonne, contrairement à d'autres villes qu'elle traverse, n'était pas considérée comme importante. Peu navigable, sujette à des crues parfois catastrophiques, Toulouse s'en est accommodée sans vraiment en faire un pôle primordial du décor. Il y avait bien l'ensemble Pont-Neuf et Hôpital de la Grave, les quais et la chute de Port-Viguerie mais c'est surtout récemment qu'ils ont été mis en valeur et qu'on a regagné les berges et le fleuve. Auparavant la tendance était plutôt à lui tourner le dos.

C'était absurde et scandaleux: la "Prairie des filtres", l'écluse du Ramier", la réserve ornithologique, les digues haute et basse méritaient d'être mises en valeur. Ce qui fut fait sur les 30 dernières années. Avec, il faut le souligner, une cohérence et un sens du décor parfaits. Conséquences? agrandissement de ce qu'on appelle ici "l'hyper-centre", réhabilitation de quartiers déshérités, création de nouveaux pôles attractifs (dont "les abattoirs") et déplacement du centre de gravité de la ville. 

L'on s'est soudainement rendu compte que l'île du Ramier pouvait âtre autre chose que ce lieu moche et pauvre, construit de bâtiments vilains et sur laquelle ne circulaient que des voitures. Occupée principalement par le parc des expositions (9 bâtiments en ferraille), des constructions inutilisées et taguées sur le moindre millimètre carré, une déchetterie locale, un centre d'accueil pour étrangers et un foyer d'étudiants dont l'architecte, par modestie sans doute n'a pas tenu à les signer. Seule la piscine Art Déco Alfred Nakache et dans une moindre mesure le jardin de l'Horloge étaient dignes de cet emplacement royal en plein centre d'une ville manquant parfois d'air. 

Je vais aller plus vite, je vous vois réprimer un bâillement. Le quartier où nous vivons est atteint par la gentrification. Les maisons individuelles se vendent à des promoteurs qui construisent à la place des immeubles de luxe.  Le maire s'est démené pour réhabiliter l'île. Exit le parc des expos et le parking géant de la piscine. Il y aura sur l'île une "coulée verte" et un parc d'agrément. On privilégiera le discret, le léger, le ludique. Guinguettes, pelouses, jardins, squares, plantation d'arbres et réhabilitation du jardin du Ramier sont soit prévus soit en cours de réalisation.

...Et deux passerelles relieront l'île à la digue d'un côté au quartier Empalot de l'autre. Ces passerelles réservées exclusivement aux piétons et aux cyclistes (la voiture ne sera pas bienvenue sur l'île) sont actuellement en construction. Celle de la digue est sous nos fenêtres. La société privée qui la réalise a fait des erreurs et détruit, de 7H00 à 22H00 les blocs de béton qu'elle avait coulés. Le bruit est Hallucinant. Dantesque. Insupportable. Phénoménal. Il fait 30 degrés mais nous ne pouvons ouvrir les fenêtres. 

Une réunion de quartier avec la "maire adjointe" évanescente et des riverains a conclu que légalement on devait subir et que la Société privée ne nous devait ni excuses ni explications. Ni encore moins délais. 

"On coupe du béton" à 100m toute la journée... Les ventes de Doliprane et de boules Quiès ont été multipliées par cent, que dis-je, par mille. 

A croire que le sort s'acharne sur nous. 

 

 

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