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12 octobre 2022 3 12 /10 /octobre /2022 07:00

J'ai été effaré en regardant le documentaire assez fouillé que France 5 a consacré à l'encore Président de la République du Brésil, le redoutable Jaïr Bolsonaro.

Qu'un tel personnage ait pu se présenter et être démocratiquement élu dépasse l'entendement. Je ne vois guère que l'affreux Donald Trump qui puisse lui être comparé.

Et pourtant la démocratie s'offre régulièrement des dirigeants comme le Brésilien qui n'ont qu'un seul projet: la tuer. Pour arriver à leur fin ils flattent les plus bas instincts du peuple, ils mentent, ils trichent, ils ont un culot d'acier, une mauvaise foi confondante et le sentiment qu'ils ne risquent rien.

Le pire est que leur complot contre la légalité est soutenu par des foules immenses qui se reconnaissent dans ces pantins arrivistes et sans scrupules qui ne rêvent que de pouvoir à vie, de fortune colossale amassée rapidement et de népotisme bien compris. 

A cet égard le film de France 5 était accablant: comment cet homme profondément anti-démocrate, vulgaire, grossier, hâbleur et malhonnête a t'il pu gravir les échelons du pouvoir et être élu à la tête d'un pays de 250 millions d'habitants? La réponse est justement la liste de ses défauts et celle de ses (mauvaises) actions.

On est parfois sidéré de constater que celles et ceux qui ont le plus à redouter d'hommes de pouvoir comme Bolsonaro en être les plus fidèles soutiens. Les très pauvres, par exemple, acclamaient ce Président soutien de la dictature militaire au lieu de le rejeter comme ils l'auraient dû. 

Au risque de me répéter je ne vois guère que l'épouvantable président Trump pour rivaliser avec lui.

Dans les deux cas la consternation est de rigueur devant de tels "hommes d’État" qui décrédibilisent la démocratie en en violant l'essence et contribuent ainsi à jeter des pays dans des cycles de violence dangereux.

Il y a assez de dictateurs qui confisquent le pouvoir à travers le Monde pour ne pas grossir leur liste en les élisant!

 

 

 

 

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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 07:00

Le temps a passé. Suffisamment pour apaiser les passions. Je reste cependant dans le même état d'esprit vis avis de François Mitterrand et de ses deux septennats: je n'aime ni l'homme politique ni l'homme public et je considère qu'il n'a pas été bénéfique pour le pays. Loin s'en faut.

Qui suis-je d'autre qu'un simple électeur Français pour juger un tel homme? la question peut être posée et je me la suis posée.

J'ai beaucoup lu sur l'homme et sur son action politique et m'estime bien informé, très bien informé même pour avoir une opinion personnelle étayée.

Je reconnais sans difficulté que le premier Président socialiste de la V ème République n'était pas d'un modèle courant et que sa personnalité, à l'image de son action, était des plus tortueuses. Elles lui ont valu, toutes les deux, le surnom de "Florentin" qui lui allait comme un gant.

François Mitterrand avait des convictions à géométrie variable et une morale élastique. Il mentait avec un aplomb stupéfiant (et reconnaissait lui-même qu'il jouait avec la vérité) ayant sur les hommes en général et ses partisans, soutiens, proches et alliés une opinion sévère; pour lui la fin justifiait les moyens et ses fidélités successives n'avaient que peu de rapport avec une quelconque sincérité.

On connaît bien la trajectoire, de la 4ème République à l’Élysée, de Vichy au Parti socialiste de cet homme qui fit voter l'abolition de la peine de mort avant de l'avoir beaucoup faite appliquer au moment de la guerre d'Algérie. Il n'était pas, on le sait, à une contradiction près. 

Là où je l'ai trouvé intéressant c'est dans ses rétablissements miraculeux et osés: la première cohabitation qui fit de Chirac, en moins de 2 ans, une serpillière dévaluée, la réélection de 1988 qui s'ensuivit, la maladie cachée pendant 13 ans, le crépuscule de l'homme et du Président, la grande affaire de sa mort théâtralisée, son maniement des hommes et le respect craintif qu'il suscitait.

Sa mort mise en scène, l'interview de la "résurrection", ses deux enterrements, ses deux familles, "les forces de l'esprit"... quel talent!

Sinon, que reste t'il de l'action de François Mitterrand? très très peu de choses, assurément.

 

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10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 07:00

Ils me font rire les journalistes politiques et leurs sujets d'observation, à savoir les politiques eux-mêmes à dauber depuis 5 ans sur la prétendue trahison d'Hollande par Macron.

Pour arriver Faubourg Saint Honoré Georges Pompidou a "trahi" de Gaulle (avec le fameux "appel de Rome"), Chirac a trahi Giscard et j'arrête là. Pour conquérir le pouvoir François Mitterrand a, entre autres, été décoré par Pétain et a aussi organisé un faux attentat contre lui-même. Dois-je continuer?

François Hollande s'est fait souffler la place de candidat qu'il estimait devoir lui revenir par son ex-compagne Ségolène Royal en 2007 et par son ministre de l'économie, Emmanuel Macron en 2017. Il s'est donc auto-trahi!

Dans les deux cas il ne peut s'en prendre qu'à lui-même! d'ailleurs, lorsque la candidature de DSK a été brisée nette par l'affaire du Sofitel de New York (2012) Hollande n'a pas consulté les uns et les autres : il a été candidat.

C'est vrai Emmanuel Macron n'a pas témoigné de reconnaissance envers celui qui lui a mis le pied à l'étrier: en attendait-il? Ce serait inquiétant pour un homme qui a été Président de la République!

Dans le milieu du travail on voit tout le temps des collègues amicaux vous souffler la place convoitée ou l'augmentation qui devait vous revenir: on ne parle pas de trahison, me semble t'il.

Alors arrivisme, dissimulation, hypocrisie, duplicité... tous les moyens sont bons (cf "L e Prince" de Machiavel et "Télémaque" de Fénelon) pour arriver au pouvoir dès lors qu'on n'est  plus en monarchie où la place est réservée.

Le livre  de Davet et Lhomme "Le traître et le Néant" (Fayard) que je viens de lire avec un peu de dégoût est à côté de la plaque: 617 pages presque exclusivement consacrées à la trahison de Hollande par Macron c'est 616 de trop.

Cela dit, pour ceux qui aiment les ragots et les coulisses il y a matière à. Pour ceux-là seulement!

 

 

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 07:00

Je suis au regret de devoir m'acharner sur les représentants de l'écologie politique EELV. J'ai cru rêver en entendant l'un des responsables de la formation, Julien Bayou, s'expliquer avec difficulté sur ses relations avec une de ses ex suicidaires. Il était -et on l'aurait été à moins- mal à l'aise, gêné, ne trouvait pas ses mots, ponctuait son plaidoyer de silences et de tout son être il suintait le malaise.

Comment en était-il venu là? cet homme était au tribunal médiatique et devait répondre de "harcèlement moral" envers une de ses anciennes compagnes. C'est une autre dirigeante de la même formation qui a jeté le discrédit sur lui en révélant des "faits" qu'une commission issue de leur parti aurait découverts.

Des femmes EELV, réunies en groupe d'enquête, auraient épié l'un des leurs et posé des questions sur son comportement dans le but d'étayer des rumeurs. Chapeau la confiance!

Où est l'écologie là-dedans? mange tes morts comme dit élégamment l'insoumise Danièle Obono. Où est la camaraderie des combats en commun, des campagnes électorales livrées ensembles? les idéaux partagés?  dans ton cul comme on dit de manière distinguée.

Ces écolos là, moi, je l'écris à nouveau, ils me font vraiment flipper. On retrouve chez eux les tares comportementales des idéologues chevronnés et sûrs d'eux: qui ne pense pas comme moi est un ennemi. Un ennemi ça s'élimine. Les Staliniens ripolinés en verts sont de dangereux cinglés qui veulent imposer leur façon de voir à des populations qui le refusent.

Quand on voit comment ils agissent entre eux, entre "amis", on n'a pas de peine à imaginer comment ils traiteraient leurs adversaires s'ils étaient au manettes: une guépéou verte, fonctionnant comme le KGB avec une Rousseau comme cheffe....

De quoi alimenter bien des cauchemars. Tant que cette Fouquier-Tinville s'en prenait aux barbecues on pouvait sourire. Sa manière inhumaine et cruelle de disqualifier un adversaire fait froid dans le dos.

 

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6 octobre 2022 4 06 /10 /octobre /2022 07:00

Après les présentateurs de journaux télévisés, les responsables écologistes, les directeurs du FMI et les princes de la Couronne britannique nous apprenons pratiquement tous les jours des scandales sexuels ou de violence (ou les deux cumulés) impliquant des personnalités influentes et jusqu'ici au-dessus de tout soupçon. Même les grands maîtres tibétains ne seraient pas épargnés par la boue.

Est-ce parce que la parole se libère comme on dit ou est-ce parce que le silence des médias devenait de la complicité qu'éclatent soudain ces histoires assez ignobles d'hommes importants qui se conduisaient comme des brutes et des salauds ? je serais assez tenté de le croire. La presse, qu'elle soit télévisée, radiodiffusée ou écrite a très longtemps "omis" de parler de ce qui se savait concernant certains "puissants" qui se permettaient tout et jouissaient d'une quasi-impunité. Des rock-stars, des personnalités du show-business, des journalistes, des gens d'influence s'autorisaient en privé des choses qui, s'il s'était agi de personnes de la rue, les auraient conduites devant un tribunal.

On feint de découvrir que le "gendre idéal" violait des femmes au su de toute la chaîne qui l'employait. Que tel écrivain s'était spécialisé dans la très jeune fille ou que le célèbre footballeur avait ce même goût pour les filles à peine pubères.

Toutes ces lâchetés laisseraient indifférents si elles n'étaient pas camouflées derrière un discours moraliste. Les mêmes qui nous disent quoi penser, quoi faire et où se trouvent le bien et le mal étaient les premiers à s'adonner aux plaisirs qu'ils nous refusent.

Cette société humaine est décidément bien calamiteuse. Quand on apprend, des années après sa mort , que Raymond Barre, oui, le professeur Barre, le "meilleur économiste de France" a détourné à son unique profit personnel, des sommes considérables, quand on a vu un Fillon s'acheter un château puis le faire restaurer et entretenir avec des deniers publics, des prêtres se livrer à la débauche et abuser d'enfants sans que cela n'émeuve la hiérarchie religieuse et même les papes;  on est à peu près vacciné contre la parole hypocrite et la morale à géométrie variable. 

Il est des matins, comme ça, où on est d'humeur massacrante!

Les mystérieux millions de Raymond Barre cachés en Suisse

3 juil. 2019  L'ancien Premier ministre avait amassé une fortune en Suisse alors paradis fiscal. Ses héritiers sont ciblés par une information judiciaire ...
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5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 07:00

Supposons une sorte de République bananière avec tous les défauts du genre mais placée par le destin non pas au milieu de l'océan mais au cœur de l'Europe. Dans ce pays riant mais injuste les puissants sont toujours plus puissants et les pauvres toujours plus pauvres. La justice, la police, la Loi, la vie y est belle pour ceux qui sont bien nés, beaucoup moins favorable pour tous les autres, c'est à dire plus de quatre vingt pour cent de la population.

Ce n'est pas une dictature, loin s'en faut, mais ce n'est pas la démocratie, loin s'en faut également. Le pays est dirigé par une caste qui s'auto-promeut et dont les rejetons suivent les traces de leurs géniteurs quand bien même ils n'auraient aucun talent.

Dans ce pays de soixante six millions d'âmes la télévision est propriété de l'état ou de grands groupes privés. Ce mélange des genres ne pose aucun problème, est-il utile de le dire?. A rebours de ce qui se fait ailleurs la télévision ou la radio sont "la voix du pays" ou des groupes industriels qui tordent l'information jusqu'à ce qu'elle soit ce qu'on attend d'elle: un prêchi-prêcha mensonger et fallacieux présenté par d'inamovibles présentateurs qui  prennent leur aise avec la déontologie.

Je rappelle à ceux et celles qui croient reconnaître une nation existante qu'ils ou elles se trompent puisque tout ceci n'est qu'invention. Dans cette "banana Republic" les présentateurs du "journal télévisé"  (une sorte de journal officiel) restent des décennies sur leur fauteuil au point de "percaliser" comme disait le poète. L'un d'entre eux, sans doute celui dont l'échine se pliait le plus facilement à force de courbettes et de génuflexions devant les détenteurs réels du pouvoir était, à force de passer la rhubarbe et le séné, devenu populaire tant il est vrai que les serviteurs finissent par s'attacher à leurs maîtres.

Fausses interviews, livres signés par lui mais plagiés ou écrits par d'autres, omniprésence et mégalomanie l'avaient consumé au point qu'il se croyait d'une essence différente. Il mis sa vie, celle des siens en scène,  Il s'inventa une particule car l'homme en question ne se prenait pas pour la moitié d'un zéro.

Pendant plus de trente ans ce personnage insupportable pour les gens de goût mais révéré par les autres prit la lumière tandis qu'il se rendait coupable de crimes sexuels, de harcèlement et autres vilenies côté cour.

Je passerais sous silence le courage qu'il fallut à certaines victimes de ses prédations pour arriver à dénoncer les turpitudes nombreuses, variées, répétées et impunies dont il s'était rendu coupable. L'homme était comme protégé par sa renommée et la crainte que sa fausse-bonhommie inspirait. Il était procédurier et possédé par la folie de lui-même. Il était entendu (pour lui) qu'il pouvait tout se permettre en remerciement des services rendus à la désinformation du bas peuple. Celui-ci, victime du syndrome de Stockholm, prenait sa défense et injuriait celles qu'il avait harcelée, violée ou les deux. 

Je vois, en relisant ce texte, que "ça" ne fonctionne pas. Un tel imposteur ne saurait sévir si longtemps sans être démasqué; même dans une principauté chamarrée. A force j'ai mis trop de poivre dans le texte qui est devenu immangeable.

 

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 07:00

Plus j'essaie de réchauffer l'atmosphère moins j'y parviens. Mon interlocuteur, dont je ne vois que les yeux derrière d'épaisses lunettes, n'est pas froid, il est glacial. Il ne répond pas à mes questions et attend mes réponses aux siennes en manifestant une certaine impatience. Il ne comprend pas que je ne me souvienne pas de la date approximative de notre dernier contact (mars 22), que je ne sache pas quelle dent exacte me fait souffrir et de la date à laquelle elle a été coiffée d'un "bridge".

Plus on me bouscule moins je suis efficace. Je n'avais pas reconnu le praticien (qui, Covid oblige, est  plus proche de l'astronaute que du spécialiste dentaire), je suis arrivé avec 5 minutes de retard (ce qui l'avait sans doute agacé car il a condamné la salle d'attente et est très à cheval sur les horaires) pour acheter un masque à la pharmacie, son port n'étant pas négociable (je m'en étais souvenu devant l'interphone..) J'ai ben ressenti que le courant ne passait pas entre lui et moi.

J'aurais choisi un autre dentiste s'il y avait possibilité de choisir mais, justement, il n'y a pas le choix: celle que j'avais choisie et avec qui les rendez-vous étaient parfaits est partie à la retraite et c'est justement Mr Glaçon qui a racheté son cabinet et sa clientèle -dont je fais partie-. Les dentistes, comme le corps médical, sont débordés et ne prennent pas de nouveau client.

Moi qui, en cet instant, suis en nage et essoufflé , prend place, le projecteur dans les yeux, sur son fauteuil inconfortable et protégé par un fatras de draps en papier. Évidemment il ne lui faut pas trois minutes pour m'annoncer que ma mâchoire c'est  Beyrouth en pire. Il faut envisager des implants etc etc.

J'ai bien essayé de changer de dentiste après avoir fait la connaissance de celui-là: celle que j'ai vue était pire! Si je l'avais laissée faire elle m'aurait refait la bouche et changé toutes les dents.

Il me fait des radios qui manquent de me faire vomir, parle à toute vitesse de l'alternative qui s'offre (en fait il n'y a qu'une démarche possible) et de son coût exorbitant. Les implants sont un luxe insoupçonné!

Il se lave les mains puis essaie de faire parler ma "carte vitale". En vain, naturellement. J'en suis quitte pour avancer les honoraires de la séance (soixante dix sept euros) et je prends un rendez-vous pour janvier prochain.

Je note à toute vitesse sur un bout de papier ce qu'il m'a dit et ce que j'ai décidé et je rentre chez moi, catastrophé.

 

 

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 07:00

Une fois encore Netflix m'a surpris par une de ses productions: On sait le tropisme "tueur en série" qui affecte la plateforme de programmes à la demande et j'ai résisté jusque là. Et puis je suis tombé sur "Dahmer" qui retrace crûment la trajectoire sanglante d'un Américain qui cumulait les tares criminelles: il tuait ses partenaires homosexuels, noirs, jeunes, les démembrait, les conservait en partie chez lui, mangeait certains morceaux... On a beau être prévenu contre la chiennerie humaine et savoir que l'homme est capable de tout "Dahmer" la série démontre que le pire est possible et que certains êtres humains sont plus effroyables qu'il est possible de se l'imaginer. Le comédien qui interprète ce monstre absolu est remarquable car il est inquiétant au-delà de ce qu'on peut imaginer. Il ressemble beaucoup aux photos du vrai tueur qu'il interprète et qui avait des traits plutôt avenants. On dit d'ailleurs que ces assassins absolument insensibles sont en général des personnes bien intégrées dans la société et d'autant plus insoupçonnables.

La série est vraiment remarquablement mise en scène et nous sommes devant une œuvre filmée avec talent et imagination. Les flashbacks, les différents points de vue, les rebondissements: tout est calculé pour que le spectateur frissonne et soit fasciné par le spectacle ignoble qui lui est présenté.

La série est intéressante à plus d'un titre. Du fait que le tueur s'en prenait surtout aux noirs les familles de victimes, les voisins, les témoins... sont noirs et le dépaysement fait partie des grandes qualités de la série.

J'ai été étonné de la profondeur des personnages, qu'ils soient de premier plan ou de simples apparitions: les policiers qui interrogent Dahmer une fois qu'il est arrêté, la voisine qu'on n'a pas voulu écouter et surtout le père du tueur qui "sait" sans vouloir savoir et qui souffre comme un damné. On tremble pour les futures victimes et on tremble pour elles lorsqu'elles réalisent qu'elles vont mourir.

J'ai apprécié le fait qu'on n'essayait pas de trouver des circonstances atténuantes dans l'enfance du tueur ni qu'on essaie de le rendre plus humain. Certes il est glacial et asocial mais pas vraiment exclu. A un moment on a l'impression que les sentiments qu'il éprouve pour un jeune sourd vont faire cesser le massacre... il n'en est rien. Il sera tué comme tous les autres. Cette folie meurtrière et les rites qui l'entourent sont à glacer le sang. Rien à voir avec une fiction comme "Dexter" (que j'ai beaucoup appréciée) parce qu'il est impossible de s'identifier, même un court instant, au cinglé sanglant qui officie sur l'écran.

 

 

 

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 07:00

J'ai retrouvé le chemin de la bibliothèque et y suis beaucoup en cette "rentrée". Elle est bien moins fréquentée que pendant l'été et elle l'est principalement par des hommes, des femmes et des adolescents intéressés par les livres et leurs avatars contemporains.

Comme cette médiathèque est la principale de la ville et que cette ville est une métropole de près d'un million d'individus, y en aurait-il un sur vingt qui lirait que ça ferait du monde! Et, je le confirme, les 3 étages et l'entresol sont rarement sans visiteurs.

J'ai un circuit, ou plutôt j'avais un circuit presque balisé qui me faisait passer à gauche, toute suite après la "fouille" de mon sac par un cerbère faisant toujours la gueule. Là je glisse les livres que je rends, un à un, et les pose sur un tapis roulant tandis que leur pédigrée s'affiche sur un écran. Tout le monde voit ainsi que j'ai lu les 3 tomes de "Je cuisine le potiron et la courge" et le volume 1 des œuvres complètes de Patrick Poivre d'Arvor dans la collection de la Pléiade, en commençant par les plagiats. 

Je vais ensuite aux ascenseurs qui, comme un fait exprès, me font poireauter jusqu'à ce que je me décide à monter à pied. Je vais au 3ème, Musique et Cinéma et y reste un bon moment. Incroyable les titres et les sujets des livres achetés par la ville... il y a assurément des érudits toulousains que je ne rencontre jamais! "Exégèse de l'oeuvre cinématographique d'Akira Kurosawa" traduit du Japonais est exposé sur l'étagère des livres de la semaine. A côté de "Michel Galabru, sa vie, son œuvre". Bel éclectisme.

Au deuxième étage la sociologie d'un côté, la médecine, le spatial, et la littérature occupent l'espace. On est très "pointus" ici aussi et on expose plus volontiers John Steinbeck que Guillaume Musso. Il y a toujours un livre qui me fait de l’œil sur les tables thématiques disposées par les bibliothécaires.

Les grandes baies vitrées protégées du soleil par des claustras en bois donnent aux Ramblas des Allées Jean Jaurès un air de ville-jardin.

Premier étage: mon préféré, arts, architecture, tourisme, voyages, Histoire, géographie et politique. C'est celui où je fais des haltes  prolongées. Il y a toujours un livre politique qui m'intéresse et que je voulais lire.

Au rez de chaussée je m'attarde quelque peu devant les flyers de théâtre, des cinémas, des caves-poésie et autres lieux culturels. Ils rivalisent d'audace avec des dessins ou des photos surprenants en couverture pour attirer le spectateur.

Je suis au rez-de-chaussée et vais du côté des périodiques feuilleter les hebdomadaires politiques de la semaine. En 10 minutes l'affaire est expédiée.

Je repars avec 5kg de bouquins et en lirais 2 en entier, 1 en diagonale, et feuillèterais les autres.

Tiens! mon vélo est toujours là!  Une fois je n'en avais retrouvé qu'une roue!

 

 

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 07:00

A l'heure où un Eric Ciotti dispute à Bruno Retailleau la tête de ce qui fut le RPR, de ce qui fut le parti de Chirac et de Sarkozy on est en droit de se poser la question de sa survie. Que penserait un Philippe Seguin de l'année 2022 du parti dont il a été membre éminent? poser la question c'est déjà y répondre! Pour la Présidentielle d'il y a 4 mois Valérie Pécresse fut la candidate officielle des Républicains dans une campagne hallucinée où le bizarre le disputait au ridicule. Des votes de personnes décédées, de Chinois et même un chien avaient départagés Xavier Bertrand, Pécresse donc, Ciotti, Philippe Juvin le maire de la Garenne-Colombes et ludion médiatique du COVID à la télévision, et le revenant Michel Barnier.  La gagnante était à des années lumières des "gilets jaunes" et son cursus comme son allure eussent été parfaits pour conquérir Neuilly ou le Luxembourg, pas la France. Elle avait les compétences pour être Présidente, pas la personnalité.

Jacob démissionnaire se mirent sur les rangs pour le remplacer des candidats qui n'auraient pas dépareillés chez Marine Le Pen ou Eric Zemmour. Un Vendéen que l'on jurerait en soutane ("Le Canard enchaîné l'appelle "l'abbé Retailleau", ce qui lui va à la perfection) un homme de droite à la mode Balladur, un Niçois bas du front et démagogue invétéré et Aurélien Pradié, une jeune pousse qui présente bien. Mon pronostic est que le "plus con" a des grandes chances de remporter le scrutin! Les immigrés vont entendre leurs oreilles siffler; on va reparler d'assistanat et autres facilités de langage qui toutes désignent "l'autre" comme le responsable de ce qui ne va pas bien ici et maintenant. Le plus dérangeant, à mes yeux, est constitué par les attaques ad hominem du Président Macron qui est l'antithèse de ces politiciens uniquement occupés à dénigrer tout et tout le monde. 

Qu'ils s'opposent à l’Élysée c'est leur rôle. Qu'ils reviennent à leurs fantasmes éculés c'est autre chose. A cette course à l'échalote Ciotti risque fort de faire la course en tête et de devenir le "pape de transition" pour transmettre, en temps voulu, le parti à Laurent Wauquiez qui est le digne successeur de Nicolas Sarkozy. On dit que Jacques Chirac aurait ainsi prévenu ses soutiens au début de la campagne présidentielle de 2002: "Vous serez surpris par l'ampleur de ma démagogie", leçon qui doit être le bréviaire des ses remplaçants actuels à droite et tout particulièrement à Lolo Wauquiez qui fait tout pour passer pour un idiot inculte alors qu'il partage avec 2 ou 3 hommes et femmes politiques seulement un cursus exemplaire.

Ces gens là veulent le pouvoir, tout le pouvoir et la pompe qui va avec pour flatter je ne sais quel aspect de leur psyché. Au point que c'en est pathétique.

Pour le reste tous veulent encore et toujours appliquer la programme-purge de Fillon 2017 c'est à dire celui du FMI, de la BCE et de la Banque mondiale, appliquer la retraite à 100 ans et n'indemniser les chômeurs qu'à raison de 'un euro par jour!

 

 

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