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15 décembre 2022 4 15 /12 /décembre /2022 09:15

Cette nuit, alors que j'absorbe doucement les difficultés du décalage horaire, je suis allé au salon et j'ai été hypnotisé par un document exceptionnel et incroyable. 52 minutes qui m'ont semblées n'en constituer qu'une seule tant j'étais captivé. (Netflix)

Je n'ai pas retenu le nom de l'homme qui expliquait les arcanes de son métier ni même de quel pays il venait. Je pense qu'il était Britannique mais ai un doute. (je n'ai pas reconnu les beaux cimetières jardins de Grande Bretagne)

Son métier? ordonnateur de pompes funèbres. Il expliquait toutes les tâches de sa fonction et une ou plusieurs caméras les filmaient concomitamment. Je m'étais interrogé sur la mort, la décomposition, le "formol", le maquillage, l'habillage, la présentation du défunt à sa famille et à ses relations, la crémation, le broyage des os etc. toutes choses que notre société a remisé loin du quotidien et auxquelles on ne pense qu'en cas d'urgence, lorsque la mort frappe près de soi. 

J'avais lu "la ferme des corps" (Bill Bass) qui expliquait heure par heure et jour par jour le processus de décomposition en extérieur. Cela restait difficile à concevoir. Le document d'hier soir était extrêmement clair et "cru".  Un homme atteint  de cancers multiples avait accepté de témoigner avant sa mort et d'être filmé post mortem pour que l'on comprenne bien les premières étapes du retour à la matière. Je ne sais ce qui était le plus impressionnant des explications ou des images. 

Cet homme, sous le maquillage et la préparation paraissait bien décédé et ailleurs mais apaisé, beau. Le sens vrai de "dépouille mortelle" était démontré. 

Maintenant que l'éventualité de disparaître à échéance plus très lointaine s'affirme, voir ce qui arrive vraiment à "l'enveloppe charnelle" m'a, je crois, rassuré et même "préparé". Ce n'est que ça! 

Même le côté commercial du traitement des morts m'a étonné par sa sobriété: à tout service (et quel service!) il faut sa juste rémunération. Et le traitement des morts n'est pas le service le plus facile à exécuter.

Enfin une phrase, dite sans avoir à insister, m'a cueilli à froid: "nous travaillons tous les jours, la mort ne s'arrête ni pour les vacances ni pour les week-ends."

Nous n'y songeons pas. Pas suffisament. 

 

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14 décembre 2022 3 14 /12 /décembre /2022 07:00

Il est rassurant et même encourageant d'apprendre que la guerre en Ukraine déclenchée par Poutine est étudiée de très près, que des enquêtes sont menées sur les crimes de guerres et autres abominations, que les responsables sont d'ores et déjà désignés et qu'un procès à la Milosevic est préparé dans les moindres détails pour le cas où...

Beaucoup plus léger, quoi que... Anne Hidalgo, l'exécrable maire de Paris avait promis juré que les impôts n'augmenteraient pas et qu'elle ne se présenterait pas à la Présidentielle. On sait ce qu'il est advenu de ces mensonges. Avec son score lamentable et humiliant aux dites Présidentielles l'édile devrait avoir la pudeur de démissionner et d'aller loin, très loin se faire oublier. Un ashram? 

Quand on revient en France après quelques jours ou semaines d'absence on a l'impression que le temps s'est arrêté pour nous attendre: on est subjugué de voir que rien n'a bougé, que les débats stériles continuent et que la morosité n'a pas cédé un pouce de terrain.  L'envie de repartir séance tenante vous surprend. 

Ciotti a été élu par ses pairs des "Républicains". Avec son sens de la nuance, son ouverture d'esprit, son élégance morale et les "idées" qu'il défend je vois bien son parti croupion refaire son retard et faire élire Laurent Wauquiez en 2027. Car c'est le but de ce tintamarre microcosmique.  

On ne se rend pas compte de la tristesse de notre vie politique et journalistique. Toujours les mêmes, des carrières qui ne finissent que si des femmes accusent la "star" de viols ou l'âge trop avancé du présentateur (je pense à Elkabach qui a, me semble t'il, interviewé Vercingétorix en 54 av J.C) l'y contraint. Des annonces catastrophes, des commentaires qui priment sur l'information, des parti-pris assumés... on est démoralisé du matin au soir lorsque l'on regarde et lit la presse dans ce pays qui est, des démocraties occidentales, celui où l'on achète le moins de journaux. ("pas étonnant" répond le chœur unanime!).

Israël est condamnée à perpétuité. Condamnée a subir la présence à la tête de l'Etat de l'insupportable Netanyahu. Viré par la porte il revient par les fenêtres. Une telle calamité ne s'explique pas. Je pense que cet homme est la providence des Palestiniens: sa politique éloigne d'Israël ses défenseurs et ceux qui veulent deux Etats. 

 

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13 décembre 2022 2 13 /12 /décembre /2022 05:59

Nicolas et Carole, mon fils et sa femme, m'ont invité au Bordel. Rassurez vous! c'est le nom d'une salle de spectacles dans le quartier Berri Uqàm de Montréal spécialisé dans le "stand up". Qu'alliez vous imaginer? 

5 showmen (4 hommes 1 femme) se sont succédés sur une minuscule scène éclairée a giorno. Le propriétaire de la salle ou peut-être n'était-ce qu'un animateur rémunéré a électrisé la salle avec un certain succès. 

La première à "passer" était une jeune femme un peu boulotte au langage précipité. Ouvrir les "hostilités" n'était pas évident et il y a eu comme un flottement pendant un temps qui m'est apparu comme long. Puis elle s'est lancée,  a manifestement vaincu son trac et a conquis une bonne partie de la salle avec ses saillies crues. Avec la guerre des sexes elle état (si j'ose dire) sûre de son coup. 

La salle, de dimensions modestes, est meublée de tables de bistrot et de chaises apparentées.. On vous sert, dans le noir, tout au long des prestations des comédiens. On est en Amérique! le show d'accord mais les affaires aussi. 

Une rapide transition amusante et complice et un noir conquiert la salle en imitant les traductons Françaises des films d'Eddy Murphy et en extrapolant dans des cas plus sérieux. C'est fin, c'est drôle, le public piaffe. Surtout un homme qui rit d'une telle façon qu'on pourrait presque le croire rémunéré pour ça! il entraîne le public et les plaisanteries de celui qui est sur scène méritent cet enthousiasme. 

Vient ensuite "le" Québécois Blanc, jeune et branché dont je n'ai compris que 10 à 11% des vannes. Un accent stupéfiant qui faisait se gondoler les natifs. 

Un autre black lui succède avec des punchlines limites. Le cul ça va bien cinq minutes!

Enfin on termine avec le "has been" de service, rires complices et humour bon enfant mais qui date. 

Une chaude ambiance, un cadre adapté, des Québécois de tous âges réactifs... une soirée top. 

Nous sommes sortis à 21H45: on ne servait plus de repas sauf dans les innombrables fast-foods.  

 

 

 

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12 décembre 2022 1 12 /12 /décembre /2022 07:23

J'ai eu deux jours intense d'aéroport. Rien à dire de particulier sur celui de Montréal où tout était organisé, logique, ponctuel, clair et bienveillant.  

En cette saison froide il n'y a pas de vols directs Toulouse-Montréal-Toulouse. Il faut séquencer le trajet et changer d'aéroport à Paris. (ce n'est pas obligé mais j'avais une étape à Paris-centre) et c'est là que les choses prennent un tour compliqué. Il n'y a plus de train reliant Orly à Roissy actuellement à cause de travaux de réfection des voies. Il m'a fallu chercher une personne acceptant de me répondre et qui connaisse les solutions de rechange. 30 minutes au bas mot. 

Changement à Stade de France, puis à Gare du Nord (Ou Châtelet?), jusqu'à Antony, puis le Val et enfin Orly. Temps imprévisible et fatigue assurée. J'ai opté pour le taxi et ne l'ai pas regretté. Cher mais rapide (un dimanche à 9H30 quoi de plus normal?). 

Le plus dur, le plus rebutant reste ce passage obligé au contrôle des bagages et objets cabine. Que de temps perdu, que d'énervement. 

A vous dégoûter de partir! 

Enfin que dire des employés de sécurité? qu'ils ne sont ni accueillants ni professionnels est loin du compte. Qu'il est fastidieux de tout sortir puis, en suivant, de tout rentrer... 

Quel accueil nous offrons aux étrangers qui transitent par l'hexagone!!! on ne respecte pas les consignes, on s'agglutine devant les postes d'embarquement, on essaie de passer des bagages trop volumineux... 

Ah... La France!

 

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9 décembre 2022 5 09 /12 /décembre /2022 07:00

La technique et moi sommes fâchés depuis si longtemps que j'ai oublié pourquoi nous l'étions. Aussi loin que je remonte (et je peux désormais remonter très loin!) je suis resté aussi insensible devant une caisse à outils qu'un spectateur d'Hanouna devant "La République" de Platon. 

Que les outils soient pour les travaux d'extérieur ou d'intérieur, à mécanisme ou électriques rien que la notice d'utilisation m'apparaissait comme du phénicien ou du sanskrit. J'étais si maladroit et si tétanisé à l'idée de bricoler que les seules utilisations d'outils auxquelles  je me risquais étaient de visser ou dévisser, de planter un clou, de changer une ampoule ou un joint, de remonter une prise de courant, d'utiliser un sécateur ou un râteau et de poncer, enduire et peindre. 
On disait joliment de moi que j'avais deux mains gauches". 

Par la force des choses il a fallu faire l'effort d'augmenter le nombre de travaux que je pouvais faire: changer une poignée de porte, monter un meuble suédois, jardiner, graisser, changer, restaurer et tout un nombre de bricolages utiles au quotidien, incluant le réglage d'une chasse d'eau gouttante. 

Aujourd'hui je possède une caisse à outils à compartiments qui fait ma fierté: à l'intérieur il ne manque rien et, en principe, j'ai tout pour réparer tout à l'appartement et ce pour les cinquante ans à venir...

Sauf que... ce qu'il y a à bricoler ne dépend pas vraiment d'outils traditionnels mais de mémoire visuelle, de réflexion et de compréhension: juste ce qu'il me fait défaut!

La télévision, c'est un exemple, est un véritable casse-tête: la "Box" est reliée à dix ou vingt prises et cables (dont un téléphonique) et s'ils sont faciles à débrancher les remettre tient de l'impossible.

Le thermostat du four.... semble n'être qu'un jeu d'enfant à réparer. Non! encastrable le four est un piège et son mécanisme requiert bac +5. 

Il faut toujours une mèche de perceuse qui manque, un tournevis cruciforme absent de la trousse de tournevis cruciformes dont je dispose. Il y a toujours un écrou qui résiste et un fil inatteignable.

J'aI cependant fait des progrès...mais je viens de si loin..

Au lieu de certains cours ennuyeux et qui pourraient être inutiles des cours de bricolage pourraient être donnés à tous et toutes. 
"Je dis ça, je dis rien".

 

 

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 07:00

J'ai la prétention de n'être pas complètement idiot et de parler et écrire correctement le Français. Je pense aussi comprendre ma langue natale et ce même lorsqu'elle est recherchée. J'aime les auteurs qui écrivent les mots justes et emploient une langue riche et variée. 

A mon humble place j'essaie, quand j'écris, d'employer un Français débarrassé des scories du langage parlé et en particulier des horripilants tics de langage. 

Je sais les facilités de langage écrit et la fausse profondeur que certains utilisent pour masquer la pauvreté de leur pensée et j'espère m'en affranchir. 

En lisant la critique signée Sandra Onana du film "Vous n'aurez pas ma haine" parue le mercredi 2 novembre dernier j'ai l'impression que soit je suis idiot soit c'est Madame Onan qui l'est. 

En toute objectivité (jusqu'à ce quelqu'un me "traduise" le passage de sa critique que je cite ci-dessous) j'ai lu et relu cette critique complète et n'en ai rien compris; ce qui fait de moi un idiot. 

"Le film (...) se trouve embarrassé d'une contradiction, impossible à surmonter avec les moyens de fiction qu'il s'est choisis. S'il dépeint le phénomène de vedettariat d'un homme ordinaire, dépassé par la transformation de son histoire intime en un mouvement d'identification collectif, il n'en épouse pas moins les contours très équivoques du biopic.

A l'écran, une scène enrobée de musique et de lumière retrace la genèse du texte qui a tout changé, une autre voit les notifications rouges s'affoler sous l'œil abasourdi de l'écrivain... La maladresse de ces conventions dramaturgiques est difficile à ignorer, dès lors que la logique (contre-intuitive) de la success story semble étrangement concurrencer celle du drame-thérapie". 

Je note que la critique du film est tellement incompréhensible qu'elle ne donne ni envie ni pas envie de voir le film.  

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7 décembre 2022 3 07 /12 /décembre /2022 07:00

Je m'insurge beaucoup ces derniers temps. Peut-être suis-je plus atrabilaire, à moins que l'actualité quotidienne de notre beau pays m'énerve un tant soit peu.

Rassurez-vous, je ne dirai pas un mot sur l'animateur de télévision qui a défrayé la chronique en insultant un député. 

Mon indignation, aujourd'hui, concerne une fâcheuse tendance des médias et des journalistes à s'appesantir sur des sujets inintéressants et à "en faire des tonnes" sur eux. 

Prenez Laurence Haïm, C'est une journaliste talentueuse et reconnue qui a fait de solides études et a rempli au mieux sa mission d'informer pendant des années.

J'apprends qu'elle a écrit un livre sur la "rabatteuse" de l'ignoble Jeffrey Epstein, une femme monstrueuse répondant au nom de Ghislaine Maxwell. Un peu la femme de Fourniret mais avec du luxe, de l'argent et un carnet d'adresse international..

Peut-être l'ignominie du comportement de cette femme qui se trouve être la fille du magnat de la presse Robert Maxwell est l'étincelle qui a donné à Laurence Haïm l'envie d'écrire sur cette sordide histoire dont le feuilleton s'étire depuis des années malgré le suicide du principal et répugnant "héros"? En tous cas j'ai du mal à comprendre qu'on passe du temps et qu'on écrive sur des faits aussi crapoteux et des personnages aussi moches.  Attribuer des complicités de viols à la passion amoureuse est une escroquerie morale. Rien de moins. 

Naturellement je ne lirai pas ce bouquin. Je suis persuadé qu'il se vendra bien et que dame Haïm se téléportera de plateau en plateaux pour décrire la malheureuse Ghislaine emprisonnée (alors que sa naissance excluait, à priori, cette avanie) et trouver mille circonstances atténuantes à cette femme criminelle. 

Même déchu(e) les membres de l'élite trouvent mille défenseurs là ou d'autres moins bien nés trouvent procureurs et tribunaux implacables. 

Rien n'a changé depuis Jean Valjean et son pain. 

*je ne cite ni le titre ni l'éditeur: vous trouverez ce livre dans toute bonne décharge. 

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6 décembre 2022 2 06 /12 /décembre /2022 07:00

Récemment l'impressionnante correspondance entre Albert Camus et la comédienne Maria Casarès a été publiée sous la forme d'un gros pavé assez indigeste. 

"Physiquement" le livre ressemblait à la méticuleuse correspondance entre François Mitterrand et Anne Pingeot. C'est la seule comparaison que l'on puisse faire: le poids ou le volume de papier utilisé pour un volume. 

Bien que le chœur antique et la société des adorateurs du "Florentin" aient trouvé du Chateaubriand (et pourquoi pas?) dans l'échange épistolaire entre le gominé futur Président de la République et la mère de sa fille il faut bien reconnaître que l'ennui qui sourd de ce bouquin est pesant comme la fin de son second septennat. Peut-être plus encore.

Mitterrand était persuadé d'avoir un don d'écrivain*; moyennant quoi il jargonne dans un Français ampoulé et ennuyeux comme les Charentes qu'il aimait tant. Ça n'a pas dû être drôle tous les jours d'être aimée par un homme si satisfait de lui-même... 

Les lettres de Camus à Maria Casarès et celles que cette dernière lui envoyait sont pleines de passion que le temps et la restitution écrite n'affadissent pas. Cependant je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elles n'avaient pas vocation à être publiées et que cette publication n'apporte rien aux protagonistes de ces échanges écrits, à leurs descendants, aux admirateurs de l'une ou à celui des autres. Le seul qui y trouve son compte est l'éditeur qui est assuré, grâce aux noms sur la couverture, de vendre un certain nombre de volumes, ne serait-ce qu'aux bibliothèques publiques...

Camus, qui est enfin reconnu (cette crapule stalinienne de Sartre a échoué à le "trotskyser") et dont les livres ont pris leur juste place dans la littérature Française de la seconde moitié du vingtième siècle ne gagnera rien de la publication de ses lettres à la grande tragédienne espagnole.

Elle non plus. 

 

* il faut dire qu'innombrables étaient ceux qui manquaient s'évanouir devant le génie de l'auteur de "l'abeille et l'architecte"!!!!
 

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5 décembre 2022 1 05 /12 /décembre /2022 07:00

Tout le monde connaît ce passage de film dans lequel Louis de Funès, chef d'orchestre, commence par encenser ses musiciens avant de, progressivement, les dénigrer en terminant sa diatribe par les traiter de nuls. 

A la chorale notre chef de chœur agit souvent comme le comédien fétiche des Français des années 60. Il commence par quelques discrets : "C'est bien" pour terminer par des critiques rédhibitoires. 

En général il garde ses remarques négatives (méritées, je le concède) pour les pupitres des soprani et celui des basses (dont je suis). Ténors et alti étant, à juste titre, épargnés. 

En général lorsque les quatre pupitres chantent ensemble le chef descend du sien (pupitre!) et se rapproche des soprani et/ou des basses en arborant un air inquiet. Il fait cesser le chant et ergote sur une note. Trop haute, trop basse, trop longue, trop courte bref qui ne va pas. 

Avec son piano électrique qui rappelle les guide-chant des cours de musique de mon enfance il donne le son qu'il attend et explique longuement le pourquoi de son exigence. Convaincus nous nous appliquons et chantons la note parfaite qui lui donne un air de profond contentement. 

On chante à nouveau le passage qui avait nécessité cette mise au point et la note est à nouveau saccagée. 

Il regarde d'un air soupçonneux dans la direction des basses en général et de la mienne en particulier. Il fait reprendre et reprendre la ligne par notre seul pupitre jusqu'à ce que ce soit enfin ce qu'il attend. 

Pendant ce temps les autres, ténors inclus, se dispersent et parlent en nous regardant du coin de l'œil d'un air de dire: "mais qu'ils sont nuls!". 

Quand arrive leur tour de chanter ils ou elles butent sur un autre passage que nous, nous avons magnifiquement interprété. 

C'est à ce moment que Yves, le chef de chœur semble se métamorphoser en Louis de Funès. 

Sa déception, son incompréhension, son impatience aussi de nous voir trahir la partition lui font devenir le comédien de "La Grande Vadrouille" face à son orchestre. Les grands soirs, on a même les deux qui parlent et se rejettent la faute l'un sur l'autre! 

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2 décembre 2022 5 02 /12 /décembre /2022 07:00

Je ne prête qu'une attention limitée à ces phénomènes de mode dont les philosophes de télévision font grand cas. Bien entendu, quand je remplis ma demande de visa pour le Canada je suis surpris qu'il y ait un choix à faire entre homme, femme et "autres" (avec le s) pour me désigner. 

Je ne cache pas que si je me contrefous de la sexualité de mes contemporains comme celle de mes voisins je suis perplexe qu'on cherche des noises aux pays qui ont d'autres chats à fouetter que discuter du genre, des LGBT et autres sujets intimes qui ne concernent que très peu de monde et qui ne nous regardent en aucune manière. C'est vraiment une provocation d'aller chatouiller Russes ou Chinois avec ces préoccupations (dont je ne nie pas l'importance pour celles et ceux qui sont concernés personnellement) ou plus récemment Iraniens et Qatari avec ces sujets qui me semblent moins importants que l'expansionnisme géographique des deux états cités...

Ça l'est d'autant plus que pour de très nombreux pays ces revendications sont des boomerangs qu'ils nous renvoient à la face en soulignant notre faiblesse et notre immoralité. Ainsi, au lieu de voir les démocraties occidentales comme des pays où l'on peut dire et penser ce que l'on veut; nos adversaires politiques ou religieux ont beau jeu de stigmatiser nos mœurs et notre légèreté...

Ceux qui réfléchissent -ou du moins qui disent le faire- ont le chic pour rapporter des Etats Unis, et plus particulièrement des Universités les sujets clivants et dérangeants. 

... Je ne serais pas moi si je n'étais pas contradictoire! si je trouve grotesque et si je condamne les jets de soupe, de purée ou de je ne sais quel produit alimentaire sur des œuvres d'art mondialement connues je souscrit à l'action revendicative qui consiste à faire pression sur les politiques nationaux et locaux pour qu'ils donnent d'autre noms aux rues et avenues qui portent ceux de personnages ou d'organismes qui représentent une contradiction avec les valeurs généralement admises par les français. Il n'y a pas de rues Pétain, de rue Napoléon 1er, de rue Staline, d'avenue du Général Nivelle ou de rue Robespierre. Pourquoi tant de militaires ont-ils une voie à leur nom? Peintres, architectes, musiciens, sculpteurs, comédiens, poètes, inventeurs, médecins, cuisiniers etc. mériteraient plus qu'une rue leur soit dédiée qu'un Gamelin ou Félix Faure!

 

 

 

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