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14 mai 2025 3 14 /05 /mai /2025 07:00

Comme moi vous avez dû entendre parler et reparler d'un livre consacré à LFI ("La France Insoumise") écrit par deux journalistes que l'on voit et entend partout. Titré "la meute" (beau titre, imagé) ce livre raconte ce qu'est le mouvement de Jean-Luc Mélenchon par le biais d'interviews (200) de militants, d'anciens militants,  de témoins et de journalistes. 

Ayant lu tant et tant de livres et documents sur le fonctionnement des partis d'extrême gauche je ne suis pas particulièrement intéressé par celui-là et sais à l'avance ce que j'y trouverais. 

Les partis de gauche extrême fonctionnent tous sur le même mode: un chef charismatique qui décide de tout, des sympathisants, militants ou "compagnons de route" qui suivent les ordres de l'équipe dirigeante le doigt sur la couture du pantalon (ici ils sont deux, Mélenchon et Sophia Chikirou) et un fonctionnement vertical . Le couple dirigeant décide de tout et de manière dictatoriale. On trouve les grands classiques de ce type de structure politique: décisions arbitraires mais sans appel, culte du chef, décisions imposées de la direction et purges ou exclusions régulières et non expliquées (et encore moins justifiées). 

Que ce soit en France ou au Pérou c'est partout la même chose:  les alliances se décident et se rompent sans que quiconque puisse en demander les raisons. Rigide le fonctionnement a ses "rites": exclusions, changementde ligne brutaux, autocritiques... la discussion est encadrée et les votes sont sans surprise.

Ce sont les méthodes staliniennes qui perdurent avec leur arbitraire impitoyable. Lisez l'équipée Castriste, la folie meurtrière des partisans de Pol Pot et de ses Khmers rouges, la façon dont fonctionnait le "Che" Guevara et les atrocités du "Sentier Lumineux". Tous, dès lors qu'ils accèdent au pouvoir, recréent une organisation impitoyable fonctionnant de manière identique. 

Je ne dis pas que l'ex-sénateur Socialiste, admirateur de François Mitterrand est un liberticide masqué. Je dis que son organisation n'est pas issue d'une génération spontanée et correspond à un modèle déposé. Je rappelle aussi le tempérament volcanique du chef des Insoumis et son incapacité à accepter la moindre remise en cause de son action ou de ses analyses.

La disgrâce qu'on sent définitve d'Alexis Corbière et Raquel Garrido témoigne de ce fonctionnement antidémocratique qui, sous un autre climat et dans une autre époque leur aurait valu un"procès de Moscou""et une éxécution sommaire.

Il faut voir Clémentine Autain essayer de justifier l'injustifiable pour comprendre que la politique et l'idéologie de LFI portent en elles l'élimination de tous ceux qui ont le malheur de contester la direction par définition indiscutable de LFI. 

Sous nos climat et à notre époque l'exécution  est symbolique. 

Quant à Jean-Luc Mélenchon sa personnalité et son action depuis une vingtaine d'année témoignent de la dangerosité d'un extrêmiste intolérant. 

Puissent les yeux des partisans de ce mouvement s'ouvrir avant les prochaines présidentielles et éviter au pays de retomber dans des périodes qui ont laissé des souvenirs sanglants telle la "Grande terreur", la commune de Paris, (et sa répression) l'épuration sauvage et toutes les périodes tragiques de nore Histoire pendant lesquelles nous avons perdu notre "GPS démocratique". 

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13 mai 2025 2 13 /05 /mai /2025 07:00

Avez-vous entendu Anouk Grimbert parler du livre qu'elle a fait paraître et qui, c'est le moins que l'on puisse dire, raconte une vie dans laquelle les sunlights tendent vers du Zola.?

Moi, ce qui m'a stupéfié c'est lorsqu'elle a raconté que le jour de la naissance de leur fils, à la clinique, le père du bébé lui a dit: "j'espère que ce ne sera pas un pd". Le père inquiet n'est autre que Bertrand Blier qui des "Valseuses" à "Tenue de soirée" n'a cessé de dire que l'homosexualité était normale et banale. "Tennue de soirée" est une sorte de réhabilitation ou de promotion de celle-ci.

Un discours public pour choquer le bourgeois et un autre pour stigmatiser ce que l'on fait semblant de considérer comme une évidence. En voilà un qui avait compris comment marchent les choses dans le monde des médias. Il était adoré de la critique quand bien même il foirait un film sur 4 puis 1 sur 3 puis 1 sur 2 pour, à la fin les rater tous. "Les valseuses"  lui avaient donné les clés et quoi qu'il tourne il avait les rieurs de Cannes et d'ailleurs avec lui.

Le monde du cinéma, on le  savait on en a des preuves presque quotidiennement  depuis "Me too" est un lupanar subventionné. Des donneurs de leçons qui se conduisent comme des porcs manipulent, au nom de l'art, des concepts qui les arrangent.

Anouk Grimbert raconte comment on l'a manipulée, exploitée puis rejetée. Elle a osé dire que Blier  était un sale type et un mari peu engageant: haro sur la traînée! 

Belle, frémissante mais détruite intérieurement l'actrice aujourd'hui sexagénaire semble ne pas avoir compris ce qu'elle a vécu et qui, effectivement, ressemble à un cauchemar. 

Peu de temps auparavant l'ancienne actrice Marlène Jobert parlant du film qu'elle tourna avec Jean Yanne pour Maurice Pialat, "Nous ne vieillirons pas ensemble" : la même hystérie semblait régner sur le plateau des deux films. 

C'est sans doute parce que ce monde factice et cruel du cinéma est un faux semblant que je m'en suis complètement détaché. Je ne vais plus voir que de films étrangers, venus de pays peu connus pour leur cinéma. Je fuis toutes les émissions télévisées sur le cinéma qui, de toutes manières,  s'adressent à un public donné. Je n'ai pas regardé une minute de Cannes qui m'ennuie tout en m'exaspérant. J'ai cru comprendre que l'inepte Claude Lelouch avait vaincu les réticences du milieu cinématographique et avait été fêté cette année. 

ils en sont là! entre le Hamas et Lelouch. Un grand écart qui n'est pas compliqué pour des gens à l'échine souple et aux convictions élastiques.

 

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13 mai 2025 2 13 /05 /mai /2025 07:00

La liste des tracas occasionnés par mes genoux est si longue qu'il y aurait de quoi écrire un livre!

Restons en aux derniers développements: le 28 avril dernier on m'a rouvert la jambe gauche, retiré la plaque et les vis posées 4 ans auparavant et qui firent l'objet d'une "OTV" ou ostéotomie tibiale de valgisation (opération visant à corriger l'axe d'un membre inférieur) pour introduire une prothèse complète.

Les abus tarifaires et le "je m'en foutisme" du privé m'avaient fait choisir l'hôpital public cette fois-ci. 

A ce stade je ne crois pas que j'aie à regretter mon choix. L'opération s'est bien passé, mes jambes sont enfin parallèles et la douleur, ma foi, n'est pas pire que ce qu'elle a pu être ces 5 ou 6 dernières années. 

Ce qui est étonnant lorsqu'on doit se confier aux mains expertes des chirurgiens c'est l'abandon total qui est attendu de nous et que l'on donne bien volontiers. On accepte des choses surprenantes: une infirmière qui allume la lumière a giorno à 4 Heures du matin pour une prise de sang, la prise d'un médicament ou de la tension. 

C'est aussi l'application d'horaires fous pour les repas et une "qualité" de ceux-ci qui, pour rester poli, sont assez exécrables. 

C'est une infantilisation de tous les instants à laquelle on souscrit sans barguigner du fait que le patient n'est pas l'expert. 

C'est le nombre ahurissant et phénoménal de médicaments qu'on vous prescrit et qui vous rendent nauséeux au point que votre statut passe tout naturellement de patient à malade. 

Gibier de bloc opératoire et d'anesthésies je sais me chosifier à la demande et surtout ne plus m'étonner de rien. 

Cette fois avant d'accepter l'opération je me suis fait le serment qu'on ne m'ouvrirait plus les genoux jusqu'à la fin de ma vie. Quand bien même j'aurais une jambe plus courte que l'autre de plus de 5cm ou le genoux sur le côté on ne me fera plus de fermeture éclair sur la jambe, droite ou gauche.

Il faut dire que ces 10 dernières années j'ai subi sans broncher un débridement arthroscopique d'une lésion méniscale, des infiltrations d'acide hyaluronique, deux OTV à quatre ans d'intervalle, l'ablation d'une tumeur bénigne dans le nez, une sciatique, le retrait de hernies inguinales bilatérales et donc cette pose de prothèse de genou. 

Je pense que cela suffit amplement!

Le pire est que je me demande si la moitié de ces interventions était ben indispensable. 

 

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12 mai 2025 1 12 /05 /mai /2025 09:13

C'est un film que j'aime tellement que je préfère ne pas en parler avec d'autres personnes qui l'aimeraient autant que moi. Dans cette admiration sans limite je me préfère sans témoin. 

C'est une adaptation du roman de William Makepeace Thackeray intitulé je crois "Les mémoires de Barry Lyndon". Un roman du XVIIIème siècle qui a l'Europe comme terrain de jeu. C'est, sommairement dit, l'ascension et la chute d'un nobliau Irlandais condamné par les défauts de son caractère et son éducation mais aussi par les règles impitoyables d'une société corsetée par des règles immuables. 

Le film fut tourné en 1973 principalement en Grande Bretagne dans des décors naturels. Sa sortie mondiale se fit en 1975 et, curieusement, le film fut mal accueilli par la critique britannique et américaine. Une demie surprise pour moi: bien qu'encore loin de leurs futures "trumpitudes"  les Etats Unis pensaient super-héros et requins articulés quand Kubrick leur faisait voir et vivre le siècle des lumières. Et les Anglais  sont les Anglais. Le film eut dû être Anglais pour avoir l'heur de plaire à ce peuple étonnant. 

Stanley Kubrick, le réalisateur du film sortait de 3 succès consacrés qui avaient beaucoup fait parler: "Dr Folamour", "2001: Odyssée de l'Espace" et "Orange mécanique". Trois films exceptionnels qui ont marqué d'une trace indélébile le cinéma mondial. Stanley Kubrick, cinéaste américain travaillant près de Londres est, dans son domaine, un génie comme Picasso, Mozart ou Céline en sont. Leur cerveau, leur imagination et leur liberté sont au service de leur réflexion et de leur esprit créatif. Peu les approchent, nul ne les dépassent. 

Bien sur on est consterné que leurs chefs d'œuvres ne soient pas unanimement célébrés mais la méconnaissance ou le rejet sont parfois la rançon du génie.

Objet commercial le film de cinéma s'élève quelquefois mais parvient très peu souvent à la perfection de Barry Lyndon. Les ambitions du cinéaste, en adaptant le livre étaient considérables: faire voyager le spectateur dans le dix-huitième siècle. Les personnages, l'action, les lieux, les passions, les haines, la lumière et jusqu'aux âmes. Kubrick nous plongeait dans l'Histoire comme il l'avait fait avec la science dans "2001: l'Odyssée de l'Espace" et qu'il le ferait ultérieurement dans la folie avec "Shining" ou dans la science fiction avec 2001. 

Je suivais passionnément le travail de ce metteur en scène unique et dois reconnaître que le charme n'opéra pas avec tous ses films: je restais éloigné de "Full Metal Jacket" et ne trouvais à "Eyes wide shut", son dernier film, qu'une exceptionnelle beauté des images. 

Ce que j'admire le plus dans "Barry Lyndon" c'est que le metteur en scène a dû affronter de nombreux problèmes qui auraient fait renoncer n'importe qui.  Au contraire, plus le challenge était difficile plus Kubrick imposait la meilleure réponse. On a dit partout -avec raison- que l'éclairage des scènes d'intérieur à la bougie donnaient à celui-ci un réalisme prodigieux mais tout est de cet ordre: la musique*, les vêtements, le bruitage, le jeu des comédiens, la reconstitution des batailles ou des duels  et l'humour même.

Il y a un narrateur qui nous raconte ce qui se passe et qui l'anticipe même. C'est un artifice scénaristique étonnant. Les comédiens sont ahurissants de vérité: le révérend impassible dont on suit le développement de la rancœur, Lady Lyndon qui n'est qu'un objet de valeur parmi d'autres et qu'on se dispute sans élégance (les faux semblants de la société aristocratique), le beau-fils consumé par une haine justifiée mais repoussante, les hommes tenus de se comporter d'une certaine manière (lorsqu'ils tournent poliment le dos à Barry Lyndon après sa scandaleuse esclandre avec son beau-fils) chacun se débat avec ses moyens intellectuels et son déterminisme social.

Ryan O'Neal n'a pas convaincu la critique: c'est injuste; il est ce naïf voyageur ui se fait voler, cet espion qui se trahit devant celui qu'il doit surveiller, cet homme qui se suffit d'une conquête facile d'une femme qui aurait pu changer son destin. Il est courageux (à l'armée, en duel) mais l'est souvent à contretemps. Il est victime de ceux qui le détestent parce qu'il n'est à sa place nulle part. 

Ryan O'Neal n'a jamais fait mieux que "Barry Lyndon" (comment l'eut-il pu?) mais dans "Paper Moon" de Peter Bogdanovitch il montra que le choix de Kubrick était justifié. 

On a reproché sa longueur au film: 3 minutes de "Guerre des étoiles" me semblent trop! Marisa Berenson n'a pas convaincu. J'ai dit plus haut qu'elle "fait partie du décor". On ne demande pas à une commode ou à une desserte d'avoir des états d'âme! Et puis, avoir été distinguée par Kubrick soi-même ça vaut tous les Oscars de la planète. Les dernières images du film et la sentence ironique referment intelligemment cette œuvre de cinéma dont je ne me lasse pas et dont j'économise les visions. 

"Good or bad, handsome or ugly

Rich or poor, they are all equal now"

 

*On glose sur l'utilisation du trio de piano de Schubert mais Kubrick l'avait choisi exprès pour son romantisme qui "collait" à l'histoire. 

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25 avril 2025 5 25 /04 /avril /2025 07:00

Je me suis acheté un nouvel ordinateur portable. Un HP de milieu de gamme. Celui que j'avais avant donnait d'inquiétants signes de fatigue. Le Pape François dimanche de Pâques était plus vaillant!

Le problème est qu'il n'y a rien dessus ou presque. Je dois transférer des dossiers, des musiques, des photos et des dossiers que j'ai baptisé: "de tout et de rien", "tout" et "Un peu de tout". néants auxquels je tiens. 

Alors il n'y a plus de lecteur de DVD ni de CD. Dommage, c'était pratique. Il y a des ports USB mais de différents calibres. 

Je suis interdit devant les explications qui m'embrouillent au lieu de m'éclairer: comment relier l'imprimante sans fil à l'ordinateur? Comment transférer les courriers et dossiers que je souhaite conserver?  

Je me sens de nouveau dans la situation Ameli.fr v/s Noémie. 

C'est vite vu: je range l'ordi et le sortirais cet été lorsque Nicolas, mon fils qui maîtrise tout cela avec une maestria imposante sera là. 

En attendant j'essaie d'utiliser l'ancien qui a senti le vent du boulet et fonctionne en mode à peu près. 

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24 avril 2025 4 24 /04 /avril /2025 07:00

En prenant de l'âge je constate que je deviens complètement idiot et de plus en plus inadapté à notre merveilleux monde connecté. 

Je reçois des mails d'organismes qui s'adressent à moi dans une "novlangue" infiniment plus compliquée que celle de "1984" l'extraordinaire roman de George Orwell. Ma mutuelle m'informe qu'il me faut choisir entre deux organismes complémentaires pour la télétransmission NOEMIE. Evidemment je n'ai pas la moindre idée de ce qu'est NOEMIE. On me demande, une fois mon choix effectué, de prévenir AMELI.FR celle là (celui là?) je connais, c'est une émanation de la Sécurité Sociale. Du moins je le crois. 

Je reste devant le mail incapable de comprendre comment je peux avoir deux mutuelles antagonistes qui revendiquent toutes les deux "de se faire transmettre les informations pour des remboursements". Effectivement je ne suis pas capable de dire quels soins me sont remboursés et lesquels ne le sont pas. 

Je vais sur place, à Toulouse city, au siège régional de MGEN: ils ne reçoivent pas de public et les boîtes aux lettres sont hermétiquement closes par une belle épaisseur de papier collant. 

On me renvoie sur une adresse postale à Mayenne. Pourquoi Mayenne? ce n'est pas dit dans la chanson! Il y a bien un téléphone (le 3676) mais il est saturé. 

Je me fais aider et nous arrivons -après moultes déboires) à ouvrir "mon espace client". C'était trop beau: je n'ai que 500 caractères (lettres et ponctuation) pour expliquer ma réclamation. 

Soudain on m'avise que je monopolise depuis trop longtemps le serveur et on m'en éjecte. Je sais aller jusqu'à l'étape de "l'espace". Là je dois choisir dans un menu déroulant entre "remboursement, nouvelle carte Vital" etc.  Mon problème n'entre dans aucune de ces rubriques. 

Tiens! je m'aperçois que mon adresse est celle d'il y a 10 ans! (authentique). Je rectifie et ça recoupe. 

Finalement je déclare forfait et ai perdu 2 heures et une grande partie de la sérénité acquise ce printemps. 

Et je paie une société de droit privé, une mutuelle, pour ce travail ni fait ni à faire. J'aurais dû me casser les genoux le jour où j'ai rejoint la mutuelle de ma seconde femme qui m'en vantait l'efficacité. 

Alors cette mutuelle est une des sociétés qui nous adressent des mails sur un ton comminatoire et pour lesquelles nous hésitons à les envoyer sur les roses. (au diable est valable). 

On a les mêmes interfaces avec nos banques et établissements financiers, avec EDF, avec les assurances, les impôts etc. On devient chèvre devant la complexité de ce qui nous est imposé. Je ne travaille plus!  ce n'est pas pour m'escagacer sur un ordinateur. 

Quand je repense que 10 ans après mon déménagement je suis toujours inscrit à ma précédente adresse... je demanderais bien à Poutine de viser les sièges administratifs de tous ces malfaisants. 

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23 avril 2025 3 23 /04 /avril /2025 07:00

Depuis une huitaine de jours on voit et on entend partout les deux femmes, l'une blonde et l'autre brune qui ont écrit une biographie de l'abbé Pierre. Une biographie? pas vraiment; à en juger par leur interventions elles ont surtout traité de la part d'ombre de l'ex Saint homme. Les journalistes, leurs homologues, qui les reçoivent s'étonnent du bruit fait par et autour de ce livre mais c'est pure hypocrisie: il a été conçu  dans ce but. 

Ca fonctionne comme ça: un livre (hors fiction) est distingué dans la masse de ceux qui paraissent et ils en parlent jusqu'à l'écœurement. Je regarde avec un sentiment qui oscille entre la nausée et le dégoût ce déballage inutile qui s'apparente à une opération de destruction. 

On le sait les médias adorent détruire ceux qu'ils ont adorés. L'abbé est mort; qu'est-ce qu'on en a à faire de ses turpitudes? les mêmes qui nous le présentaient tel un authentique Saint le dépeignent désormais en démon. Qui a construit pierre par pierre la légende dorée de l'homme parfait? 

Ne cherchez pas! ce sont les mêmes que ceux qui aujourd'hui ne trouvent pas les mots pour le flétrir et achever de détruire la statue. 

Je me fous de l'abbé Pierreet je rigole en pensant aux sondages qui donnaient le Raspoutine d'Emmaüs comme étant l'homme préféré des Français. Selon une méthode éprouvée l'hallali a été lancée et l'abbé Pierre est en charpie. Homosexuel, peloteur compulsif, faux dévot, voleur et prévaricateur l'homme à la soutane noire est taillé en pièce. Son auréole est tombée dans le caniveau. 

Les habituels aboyeurs (souvent ceux qui auraient vendu leur mère pour une interview du Saint homme) déversent leurs poubelles sur l'ex-légende avec la meilleure bonne conscience du monde.

ALors? le déferlement de critiques posthumes qui entoure l'abbé est aussi ridicule que l'idolâtrie qu'on lui témoignait. 

Je ne me prononce pas sur la réalité des accusations: je trouve que cela ne présente aucun intérêt.  Et j'en ai plus qu'assez de "ces procès de Moscou" qu'on  intente pour un oui ou un non à des célébrités qui agissent comme des hommes et des femmes pas célèbres. Je n'aime pas beaucoup qu'on salisse des défunts (Jean-François Revel par "Libération") ou des vivants  qui ont fauté mais sans qu'il y ait matière à "excommunication" (Nicolas Bedos). 

 

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22 avril 2025 2 22 /04 /avril /2025 07:00

C'est souvent ainsi: les créateurs qui bousculent les codes finissent par être plus ennuyeux que ceux qu'ils torpillaient et leur travaux sont plus académiques que ceux qu'ils dénonçaient. C'est particulièrement vrai pour le cinéma: Truffaut réalisa des pensums plus lourds que ceux qu'ils vouaient aux gémonies lorsqu'il était critique. Almodovar s'est tellement assagi qu'on a  peine à croire que c'est bien lui qui a réalisé ses derniers films. 

Etienne Chatiliez avait, lui aussi, débarqué dans la comédie Française en ne ressemblant à personne qui l'avait précédé. Il a ainsi signé des films gonflés ("La vie est un long fleuve tranquille", "Tatie Danièle", "le bonheur est dans le pré", "la confiance règne" (l'un de ses meilleurs selon moi) et "Tanguy". 

Après cette série de succès Chatiliez s'est fourvoyé dans un film raté ("Agathe Cléry") puis on est passé à autre chose. Je ne savais même pas qu'il avait réalisé une suite à son "Tanguy" justement intitulé "Tanguy, le retour". Je l'ai regardé sur une chaîne de télévision minable qui fait des coupures pub toutes les dix minutes. Le film est tellement mauvais que cela ne m'a pas gêné! 

Sabine Azéma et André Dussolier reprenaient leur rôle de mère et de père d'un surdoué qui s'incruste au foyer familial. Les gags sont les mêmes qu'au premier film, il y a en plus des plaisanteries pas drôles et même un tantinet racistes sur les Chinois et il n'y a pas de scénario. 

Etre passé de "La confiance règne" à "Tanguy le retour" est un parcours stupéfiant. Lindon et Cécile de France étaient excellents alors que dans le Tanguy 2 les comédiens s'ennuient et ne parviennent pas à le cacher. 

Dans les trois quarts d'heure que j'ai vus j'ai à peine souri une ou deux fois. 

Tout cela est un peu pathétique. 

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21 avril 2025 1 21 /04 /avril /2025 07:00

A propos des préavis de grève à la SNCF le week-end du 8 mai j'ai entendu les "arguments" des futurs grévistes et les ai trouvés consternants. A l'heure où l'Europe oblige les compagnies à s'ouvrir à la concurrence sur les lignes les plus rentables, les syndicats CGT et Sud Rail dont les grèves ont largement contribué, par le passé, aux déficits de l'entreprise et continuent d'agir comme si nous étions seuls au monde et leur employeur en situation financière lui permettant de supporter des grèves ad vitam aeternam. 

Le rail est une chance à condition qu'il soit fiable. Les gares sont au centre des villes (hélas pas les plus récentes) et bien desservies par les transports en commun. Ce mode de transport est fiable et régulier, de plus il est le moyen le plus écologique de se déplacer. 

Alors c'est vrai il y a souvent des retards (mais ils sont pris en compte par la SNCF qui rembourse une partie des billets concernés par les retards), l'accueil laisse encore parfois à désirer et les tarifs liés à la proximité du voyage peuvent être crispants mais, il faut l'admettre, c'est un moyen de transport qui n'est pas près de disparaître . 
Encore faut-il que le personnel comprenne que leur attitude bornée est le plus mauvais service qu'ils peuvent rendre à la société qui les  emploie. Ont-ils oublié que les ferry Français pour la Corse ont été "coulés" par leurs homologues des compagnies de navigation? 

L'Italie n'a eu qu'à attendre que les compagnies soient bloquées et en situation de faillite. J'ai pris le ferry depuis: les bateaux sont à l'heure, le personnel est aimable et efficace, il n'y a pas de grève et, en tous cas, jamais les jours où l'entreprise fait son plus grand chiffre d'affaires. 

Après les dirigeants masculins obtus et partiaux (ils défendaient les positions du parti communiste, pas les passagers) j'ai espéré que la femme qui est à la tête de la CGT serait plus sensible à des notions de service public : Il me faut déchanter. Le discours et les mots d'ordre restent ceux du Front Populaire de 1936. 

Madame Binet tient le même langage que Georges Séguy ou les autres dirigeants de la CGT. Quant à Sud ils sont dans la surenchère permanente. je me demande dans quelle monde ils vivent. 

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18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 12:37

j'ai revu récemment le film Still Crazy" de Brian Gibson qui date de 1999 et reste pertinent. Le film raconte l'essai de réunification, vingt ans après leur séparation, des membres d'un groupe de rock. On apprend vite que la séparation a été douloureuse et on voit que l'initiative de faire renaître le groupe est vouée à l'échec parce que les non-dits et les rancœurs sont toujours là. 

Il y a eu tant de groupes qui se sont séparés dans la douleur (Beatles, Pink Floyd, Who, Telephone etc.) et les déchirements qui les ont accompagnés sont tellement semblables que le scénario est presque écrit. Il réussit cependant à nous surprendre grâce à l'humour British, au jeu (excellent ) des comédiens, au scénario pointu, à la musique et au caractère plausible des situations même les plus improbables. 

Réunir des egos surdimensionnés, partager le succès, accepter les défauts et les bassesses des autres, ne pas pouvoir empêcher certains d'attraper "la grosse tête", contester le leadership ou les droits d'auteur, gérer les caractères difficiles... le parcours de ces groupes en pleine dissolution est désormais connu et curieusement presque balisé: l'action des producteurs de spectacles, les groupies, le public qui attend de leurs idoles qu'ils jouent toujours les mêmes titres, le remplacement d'un membre du groupe par un tout jeune qui ne s'intègre pas et la difficile question de désigner un chanteur ou de définir que c'est celui qui a écrit le titre qui doit l'interpréter fût-il moins bon qu'un autre dans cet exercice, l'envie de faire carrière solo qui taraude les personnalités les plus charismatiques ou talentueuses et enfin les décès qui peuvent empêcher toute reformation sont montrées avec réalisme et toujours cet humour style "Joyeuses funérailles" qui ne recule pas devant des gags vulgaires et des plaisanteries qui ne le sont pas moins.  

Le ridicule, le pathétisme et le côté ringard de ce groupe inventé pour la circonstance (et dont le logo est assez moche) sont bien dépeints et on rit beaucoup de ces quinquagénaires (bien sonnés) qui retrouvent leurs vingt ans et la connerie qui va avec.  

Si l'occasion vous en est donnée allez voir ce film dont -c'est un comble- la version Française est meilleure que l'originale. 

"A splendid time is guaranted for all"! 

 

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