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26 janvier 2026 1 26 /01 /janvier /2026 10:18

J'ai déjà raconté ici même le plaisir que j'avais à assister à l'Eglise Saint-Exupère de Toulouse à la répétition puis à l'exécution d'une cantate de Bach certains dimanches soirs. 

Je n'y étais pas allé depuis longtemps, du moins le croyais-je, aussi ai-je été content de voir les affiches apprenant que ce dimanche l'Ensemble Baroque de Toulouse reprenait le cycle des 200 cantates interprétées depuis 2007. Une centaine l'ont déjà été. 
A l'église le public m'a semblé moins nombreux qu'à l'ordinaire. La mise en place était plus brouillonne. Il manquait un "Deus ex machina", rôle tenu avec passion et autorité par Michel Bun qui n'était pas là. 
En regardant le prospectus remis à l'entrée de l'église je lu avec surprise que celui qui avait conçu le projet et qui l'avait porté avec passion avait "démissionné". 

Je surpris quelques bribes de conversation d'habitués qui semblaient indiquer que le divorce ne s'était pas fait dans la douceur et en étais tout retourné: au risque de me répéter j'avais été frappé par la passion que Michel Brun mettait à diriger l'orchestre, à diriger les chœurs, à guider les solistes, les chanteurs et le public (qui reprend le chœur finale de la cantate avec les "professionnels"°. Il savait intéresser le public sans démagogie ni élitisme et communiquait sa passion d'une manière évidente. 

J'ai reconnu des fidèles (musiciens, chanteurs et public) et l'impression était que personne ne voulait s'appesantir sur le départ de Michel Brun. 
Nous apprîmes que la direction musicale et l'interprétation des cantates (qui continuerait) serait à chaque fois confiée à des chefs différents. 

Un peu déboussolé par ce changement important j'ai vite repris mes marques et retrouvé le plaisir d'écouter la cantate B.W.V 166 être disséquée puis interprétée par partie avant d'être "filée" . 

Le chef faisait son possible pour rendre vivante son interprétation et il y parvint. Le public était pris par la musique et sa "dissection" et le plaisir de la jouer ou de l'écouter étaient à l'unisson. 

Il faisait nuit, il faisait froid, le vent soufflait glacé sur les Allées Paul Fauga tandis que la pluie commençait à tomber drue. J'avais encore dans les oreilles la cantate si belle et si prenante. 

 

 

 

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19 janvier 2026 1 19 /01 /janvier /2026 07:00

J'ai fini par regarder le documentaire sur David Bowie qu'a récemment diffusé Arte.  Je ne suis pas fan de Bowie même si je lui reconnais certains talents et parmi eux celui, rare, d'avoir toujours voulu précéder les modes plutôt que de les suivre. Il l'a fait avec une audace étonnante et en prenant le risque de surprendre ou même de perdre une partie de son public. 
On sait qu'il s'est régulièrement réincarné en divers personnages très différents les uns des autres en même temps que sa musique évoluait. 

Le film suivait ses différents avatars qui, c'est un euphémisme, pouvaient dérouter la critique pourtant acquise et un public qui ne demandait qu'à l'être.

Mais l'homme était entier qui refusait de faire des concerts constitués de ses plus grands succès. Au contraire: il voulait surprendre et faire découvrir de nouveaux horizons  musicaux que le public des "Zéniths" comme des stades ne pouvait ni ne voulait écouter avec un minimum d'attention. 
A cette difficulté s'ajoutaient des traits de caractère particuliers (tous les témoins ont dit être déroutés et déçus de la manière dont du jour au lendemain il rompait avec eux pour passer au suivant qu'il soit musicien, peintre, dessinateur, architecte...)

A cet égard la relation heurtée de son deuxième passage (cette fois en Président) de l'immense Festival de Glastonbury est édifiante qui mit les nerfs des organisateurs et du public à vif. ("j'y vais, je n'y vais pas, je chante "Life On Mars" je ne le chante pas"). 

Pour ma part, au lieu de le desservir cette attitude inquiète et cette recherche permanente de quelque chose de nouveau m'ont plues et j'ai trouvé le Bowie du portrait plus intéressant que je ne l'aurais imaginé. 

Curieusement le Bowie du doc m'a rappelé Mozart dans sa complexité et la coexistence en lui de deux êtres opposés; le musicien et l'homme. L'un sage et sur de lui l'autre à, l'ego surdimensionné et à la compagnie difficile. 

 

 

 

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15 janvier 2026 4 15 /01 /janvier /2026 09:16

J'ai regardé un portrait filmé de François Mitterrand vu sous l'angle littéraire -les angles littéraires- qui m'a replongé illico dans cette admiration béate de cour royale qu'on a connue à certaines époques et qui était, pour peu qu'on ait un peu de recul à la fois ridicule et gênante. 

Le sujet en était intéressant qui aurait pu se résumer à un sobre "Mitterrand et les livres, les siens et ceux des autres" le tout raconté par sa fille qui, elle, semblait épargnée par l'admiration éperdue des membres de la cour. N'eut été son aspect hagiographie réchauffée. 

Les extraits des livres  écrits par le "président à plumes" étaient pourtant de nature à se poser la question de son propre talent d'écrivain: son écriture appliquée sentait son dix-neuvième siècle et l'on n'était pas étonné des ses amours pour Chardonne ou la Charente. Il admirait Chateaubriand, nous a t'on dit, il en était loin. 

Sa prose appliquée faisait soupirer dans les préfectures et Mesdames Sagan et Duras se croyaient devant de sublimes pages alors qu'à mon humble avis elles conversaient avec un faiseur appliqué. 

Au fur et à mesure du portrait la "mitterrandolâtrie" si insupportable de son vivant reprenait des couleurs. Le président socialiste au bilan contrasté -euphémisme que je lui consent après avoir vécu sous ses 4 successeurs qui, eux, ne se prenaient pas pour des écrivains- était flatté, complimenté et admiré comme lorsqu'il faisait racheter leurs sociétés pourries à ses amis par l'état ("Vibrachoc", ça aurait fait un meilleur titre à ses cahiers que "l'abeille et l'architecte" ou "la paille et le grain" tellement gnan-gnan et chichiteux). 

Les membres de la confrérie des adorateurs, morts et vivants confondus, y allaient de leur admiration et un instant j'ai cru avoir voyagé dans le temps. Juste le temps de regretter Hollande ou Macron! 

Et le président bâtisseur par là, et le président ami des musée par ici. L'esthète qui aimait les livres et les bibliothèques au point d'en faire construire une en hauteur et éclairée par la lumière du jour, le moindre employé de librairie sachant que c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire avec des livres si on veut les conserver. 

Ses petits cahiers bien calligraphiés avec ses auteurs (une majorité de collabos blanchis) préférés donnaient l'impression d'une de ces mises en scène pesantes concoctées par la cour et Jack Lang. L'ineffable porte-coton de la présidence. 

Mazarine, dans tout cela, gardait une fraîcheur et une dignité qu'elle réussissait à maintenir au portrait jusqu'à la fin, ce qui n'est pas un mince exploit .

J'ai eu un fou-rire en voyant la scène surréaliste de Marguerite Duras et François Mitterrand surjouant leur admiration réciproque pour l'imposteur qu'il flattait à bride abattue. Mes amis, quelle rigolade. Ce "parlez-moi de l'Afrique" demandé comme à un oracle au vieux président habillé en homme d'affaires estival par une vieille bique littéraire noyée dans son col de pull valait bien des stand up et autres sketches d'actualité. 

C'est la chaîne parlementaire LCP qui a diffusé ce portrait complaisant et dépassé qui montrait jusqu'où la flagornerie pouvait aller. Pivot est mort mais Orsenna, Sinclair et d'autres ont du se cacher sous leur table basse en se revoyant en laquais flatteurs. 
 Il manquait Sevran, Laure Adler et Lang, adorateurs fétiches de celui que de Gaulle appelait "l'arsouille". 

 

 

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12 janvier 2026 1 12 /01 /janvier /2026 07:00

je calcule mentalement (lentement) le temps qu'il me faudra pour aller d'Iéna à St Philippe du Roule et le résultat me dit que c'est jouable*. Réserver? pas la peine: on est jeudi les visiteurs travaillent, il est tôt et la veille Paris a été recouverte d'un petit centimètre (peut-être étaient-ils deux?) de poudre blanche ayant plus à voir avec une des formes physiques de l'eau qu'avec le remontant poudré des gens de notre époque. Cette chute de neige a littéralement stoppée la vie de la capitale. Plus de bus, les magasins fermés et la légendaire bonne humeur des parisiens était assez élevée.**  

je me dis (avec raison d'ailleurs) que le musée Jacquemart André devrait pouvoir être vu sans cohue du fait de ces raisons. Je vais à pied boulevard Haussmann et devant le musée , de chaque côté de l'entrée il y a deux files d'attente: l'une assez fournie (âge moyen: plus de 80) l'autre moins (même moyenne d'âge). Pas de scolaires et juste deux ou trois bonshommes en uniforme qui font passer une vingtaine de personnes à la fois (ce sont ceux qui ont réservé leur entrée) puis 5 ou 6 dans la file où l'on m'a dirigé et qui, vous l'aurez compris, est constituée de ceux qui n'ont pas le sésame d'entrée.

J'étais déjà venu plusieurs fois dans ce musée mais il y a longtemps que je n'y étais pas revenu. Il m'a semblé très beau. L'affiche indiquait bien qu'il y avait prolongation de l'exposition jusqu'au 22 février. 

Je suis rentré plus vite dans le musée que ceux qui avaient dû affronter leur ordinateur pour acheter  des places. 

Ai-je dit que c'était l'exposition consacrée à Georges de la Tour? une quarantaine de toiles publiques ou privées étaient exposées dans des salles savamment éclairées. Il n'est pas lieu ici de parler de l'art de De La Tour. Je n'en ai d'ailleurs aucune compétence. 

Par contre j'ai observé avec surprise que beaucoup de visiteurs photographiait les tableaux. Je me demande quel intérêt on peut avoir à posséder sur soi des toiles du dix septième siècle. Cela m'a semblé tellement ridicule! 

 

* je reprenais le train vers Toulouse vers 14H30

** je plaisante. 

 

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 07:00

En discutant avec la fille de nos amis Nîmois qui est costumière à l'Opéra comique de Paris j'ai appris que cette salle réputée programmait "Brundibàr" de Hans Kràzà en juin 2026. Je ne connaissais pas cet "opéra pour enfants" crée à l'époque de l'agression hitlérienne contre la Tchécoslovaquie. Par contre je le connaissais par le tragique de sa création à Theresienstadt en 1942-1943 et j'en avais lu l'historique qui m'avait impressionné. 

Notre époque a bien des défauts mais il faut souligner la facilité avec laquelle nous trouvons les informations et nous pouvons avoir accès à l'histoire à l'aide de documents qu'il fallait autrefois acheter ou emprunter à la bibliothèque et pour lesquels il était difficile, sinon impossible de les atteindre si l'on partait "au radar".  

Brundibàr est destiné à de jeunes enfants et possède une morale édifiante mais bien nécessaire. L'époque à laquelle il a été composé est la plus terrifiante que l'humanité ait eue à vivre: la seconde guerre mondiale et la tyrannie hitlérienne. 

Parenthèse en passant: il semble, aux développements de la tragédie moyen-orientale mais aussi Ukrainienne que les leçons n'ont pas été tirée du passé et que des tyrans, parfois élus, aient envie de la reprendre là où elle était restée. 

Passons. 

Nous avons décidé de prendre des places pour aller écouter cet opéra à Paris en juin prochain.  Nous sommes tombés d'accord en visionnant sur (You tube) "Brundibàr" tel qu'il a été donné par le chœur d'enfants de l'orchestre de Paris en 2019. 

Penser que cet apprentissage et sa présentation par des enfants au destin si funeste est le dernier plaisir qu'ils aient pu avoir sur terre est un motif de consolation et de partage. 

Je joins le lien qui, je l'espère, vous fera passer un bon moment. 

 

https://youtu.be/gCTedXV7QGs?si=LZgJvJHuYaLhtrRw

 

 

 

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8 janvier 2026 4 08 /01 /janvier /2026 07:00

De toutes les "incivilités" qui nous sont infligées quotidiennement le mendiant sale et agressif traînant des chiens dégeu est une des pires. 

Quand ils ne vous agressent pas en réclamant d'un ton rogue "quelques pièces de monnaie" ils s'installent sur le trottoir, devant l'épicerie où il vous faut bien passer pour remplir le frigo. Là ces souillons agressifs et ne vous lâchant pas vous demandent de la nourriture pour eux ou pour leur roquet plein de puces. 

Ils campent devant la porte, hirsutes et dépenaillés et le simple fait de les regarder, vautrés par petits groupes de 2 ou 3 dans leurs guenilles; toujours au même endroit vous salit. 

Leur regard force le vôtre et vous vous sentez (presque) coupables de ne pas (leur) acheter une escalope de foie gras ou des coquerets du Pérou. 

Le dégoût me prend lorsque je vois ces hommes étendus dans la crasse, sur d'immondes matelas, dormant au milieu d'immondices. Comment peut-on en arriver là?

Ma répulsion doit se voir parce que je lis des réflexions peu amènes dans leur regard à mon refus de sponsoriser leurs agapes en plein air. 

Comment ne pas être dégoûté de les voir uriner entre deux voiture ou contre un arbre?* je conçois que ce doit être difficile pour eux de vivre dehors et d'affronter ces problèmes quotidiens mais pourquoi nous les infliger? 

Le pire c'est lorsqu'un de ces "sdf" s'assied dans le tramway: aussitôt 4 places se libèrent. On imagine déjà les puces changer d'hôte et vous trouvant plus attirant. 

L'échec des gouvernements passés, présents et de demain est de ne pas en avoir limité, par une politique volontariste, le nombre ni à réhumaniser ces buveurs de bière ou de vinasse. Il y a un petit nombre d'entre eux qui a choisi ce mode de vie, mais certainement beaucoup qui la changerait dans la minute si cela leur était proposé.

Il y a fort à parier qu'on verra encore longtemps ces loques humaines poussant un "caddie" rempli de saletés et vidant sur le trottoirs les poubelles qu'elles visitent sur toute une rue. 

 

* ou à l'entrée de notre parking

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 07:00

En revenant de la séance de cinéma où j'étais allé voir le film "le chant des forêts" (NDLR: j'ai dû en voir 15 minutes parce que j'ai dormi tout le reste, mes retours de voyages de plus de 7H00 étant compliqués) j'ai écouté Zazie, chanteuse passée de mode mais qui ne s'en est pas encore aperçue. 

L'émission, du genre ricanante-bobo s'appelle "Zoom Zoom Zen" et est diffusée sur France Inter et animée par une de ces têtes à claques interchangeables dont le ton et les phrases sentent l'auto admiration force 9 sur l'échelle des égos médiatiques . 
Il était question des "restos du cœurs", des Saints idolâtrés Coluche et Jean-Jacques Goldman et surtout des produits dérivés de l'association caritative. 

Avec doigté et intelligence Zazie a fait valoir ses états de service, l'air de ne pas y toucher. Quitte à être  généreuse  autant que cela se sache! 

Il était donc longuement question des activités passées, présentes et futures des "Enfoirés"* A les écouter l'organisation est un miracle qui fait taire les égos, un endroit ou la jalousie se mue en admiration et les répétitions des monuments de concorde et de créativité. 

J'avoue que Zazie sait être convaincante et qu'elle réussit parfois à faire croire à cette fraternité baignant dans l'encens. (je m'obstine cependant à imaginer un nœud de vipères).

Je ne m'intéresse pas à ces associations faisant le bien depuis l'affaire de l'Arc et les détournement crapuleux de feu Jacques Crozemarie. Il a insinué un doute. J'imagine Mimie Mathy trinquant avec Fiori sur l'île Maurice et ça m'interdit de donner une boîte de petits pois à des nécessiteux. 

De toute façon, au jour du jugement dernier il y aura d'autres griefs contre moi que celui d''avoir ostensiblement refusé d'acheter le CD des enfoirés chantant Annie Cordy. 

Zazie a été jeune. Elle a eu pas mal de succès. Puis Zaz est arrivée. Et d'autres. Camélia Jordana et tant de vainqueurs de "The Voice", "La Star Academy" etc. de  ce fait elle n'est plus vraiment dans l'air du temps. 
Les enfoirés sont la version moderne  de "la roue tourne" qui aidait les vieux comédiens sans cachet ni agent. Pour leur éviter l'indigence une vague retraite leur était versée 

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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 07:00

 

(Montréal, Québec 6/12/26)

Le froid glaçant nous poussa à ne pas faire les difficiles et à ouvrir la porte du McDonald's qui, étant partout, était naturellement où nous étions.

Première impression: même dépourvu d'odorat par Priscilla j'ai senti une fort mauvaise odeur dont j'étais bien incapable d'analyser les composantes. 

A l'entrée des panneaux "sucettes" pour passer la commande et nous forcer à travailler à la place des salariés. Car enfin pourquoi est-ce à moi, client, de faire ce boulot d'enregistrer les "mets" et de les commander puis de les payer? 

Vous verrez qu'un jour on vous demandera de les cuisiner vous mêmes!

Ces ordinateurs sont compliqués (sans doute à dessein) et vous ne trouvez pas ce que vous cherchez  tandis que l'écran vous propose toutes sortes de trucs à supplément. Tout semble prévu pour que vous commandiez plus que prévu.  Les 16/17 ans, cible de clientèle n'ont pas ce souci: ils commandent presque les yeux fermés. 

Au moment de payer il n'y a que la carte de crédit qui soit acceptée. Liquide refusé, allez savoir pourquoi. 

Je joue, comme d'habitude, de malchance: le ticket n'est pas imprimé et je ne connais donc pas le numéro de ma commande. Je me renseigne auprès d'un "représentant d'une minorité" qui ne comprend rien à ce que je lui dit tout en me regardant comme un emmerdeur et un débile. Il porte un masque comme au temps du Covid: pour écarter les microbes des cuisines ou ceux des clients? 

Il finit par me donner le numéro manquant et lorsque le plateau m'est donné il n'y a pas le quart de ce que je croyais avoir commandé. Mes petits fils sont au supplice et me regardent comme si j'étais insupportable et, là encore, bête à manger du foin. (en l'occurrence j'aurais presque préféré commander du foin, ça aurait peut-être été meilleur!) 

Je vais passer assez vite sur ce qui m'a été donné à manger. Texture, forme, couleur et bien entendu goût  peuvent ils tromper des milliards d'individus et des générations de petits humains qui se délectent de cette triste pitance que, sincèrement, j'ai trouvée détestable? la réponse est affirmative.  

J'y vais une fois par an et c'est encore trop: il faut être fou pour payer (cher pour ce que c'est) et consommer cette nourriture industrielle insipide et malsaine. J'estime que c'est de la maltraitance que de vendre une aussi mauvaise bouffe que ni les apports nutritifs ni le goût ne justifient. Ne parlons pas de la présentation... Les mots "fast food" ont permis à de réels malfaiteurs de nous empoisonner au nom de l'efficacité et de la rapidité ! Le monde en redemande. Efficacité je veux bien rapidité: il y a matière à discussion. 

Le plus surprenant (et le plus dérangeant) est que McDonald's a fidélisé une clientèle constituée de jeunes enfants et de jeunes adultes. Ils y ont leur rond de serviette (je plaisante, les serviettes sont en papier recyclé grisâtre) et un budget important. 
Malgré les enquêtes et reportages démontrant la nocivité de cette nourriture industrielle ultra sucrée et contenant des ingrédients gras à profusion les "Drive" sont pris d'assaut et les parking pleins à toute heure du jour et jusque tard dans la nuit. 

Quand bien même ces arguments contre la plus connue des enseignes de fast food seraient inexacts (ce que je ne crois pas) le simple fait de manger une spécialité de la marque aurait dû dégoûter ses nombreux clients. 

Je pense à ces pauvres "vaches de réforme" quel infect Karma les a condamnées à n'être que des fontaines à lait puis des steaks ultra transformés destinées à nourrir des adolescents obèses? 

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 09:00

Restons provisoirement au cinéma. Je reviens sur une question importante relative à notre cinéma hexagonal.  Il me semble que celui-ci meurt à petit feu pour plusieurs raisons:

0°) le public visé (par l'industrie cinématographique) est le public adolescent. Et parmi les adolescents ceux qui ne lisent pas et vont jamais au théâtre.*

1°) Le manque total d'imagination des cinéastes et des producteurs qui en sont réduits à filmer des adaptations de jeux. Je ne demande pas que des clones de Kenneth Branagh réalisent des merveilles comme "beaucoup de bruit pou rien" mais moins de Mario et plus de Hamlet!

2°) la mainmise de chaînes de télévisions privées qui imposent leurs réalisateurs, leurs comédiens et leur humour "maison".

3°) A propos de comédiens on a l'impression que de la femme de ménage au comptable tout Canal+ est passé devant les caméras. 

4°) les histoires racontées, les scénarios sont paresseux et les intrigues éthiques. 

5°) Les "suites" sont un fléau. 

6°) le cinéma Français se repait de "remakes" qui n'apportent rien. Certaines adaptations sont infidèles à l'œuvre écrite.  

7°) On fait des films pour un public adolescent constitué de scènes vulgaires et de dialogues à l'unisson.

Pourquoi irions-nous payer 12 Euros pour voir un comédien de stand-up omniprésent à la télévision dans un film mal foutu et n'ayant que la volonté de rapporter de l'argent à des investisseurs plus éloignés d'un cinéma de qualité qu'un Claude Lelouch?

La critique, toujours laudative, ne remplit plus son rôle qui ensence le premier navet venu. 

8°) pourquoi irions-nous au cinéma, "avaler" vingt minutes de publicité et des bandes annonces mensongères (car constituées des " meilleurs trois minutes du film)? 

9°) Pourquoi accepter "l'impérialisme cinématographique yankee"? Batman, Superman, les T.Rex, Matrix, King-Kong, Bridget Jones etc...? Le cinéma est international et l'on s'enrichit de connaître des cinémas étrangers. La part des blockbusters US va à l'encontre de ce principe en étant quasi monopolistique. 

10°) le point de vue américain, le style de vie américain et la culture (avec un petit c) américaine sont prépondérants au cinéma et s'imposent comme modèle. Un modèle peu attractif. 

11°) Le cinéma, trop souvent, nous demande de choisir entre  les reines des neiges et les sérial-killers 

* c'est un avis, pas une observation vérifiée.

 

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2 janvier 2026 5 02 /01 /janvier /2026 11:37
Hollywood de la "grande époque"

Pendant les congés de Noël Il m'a été donné de voir le film de Jean Negulesco "Comment épouser un millionnaire" sorti en 1953 avec Lauren Bacall, Betty Page et Marilyn Monroe. 

Comme l'indique le titre il s'agit d'une comédie, clle-ci étant filmée en cinémascope avec des couleurs laides et vieillies. 

Il n'y a d'ailleurs pas que les couleurs qui ont vieilli: le sujet du film (trois perruches cherchent un homme (très) riche à épouser. Le jeu des comédiens est ridicule et personne ne peut croire à la bêtise des femmes qu'elles interprètent (à l'exception de Lauren Bacall qui est convenable).
Dans ce long métrage Marilyn Monroe est stupide et terriblement démodée: dans son rôle habituelle de bécasse sexy elle refait "Sept ans de réflexion" et "Niagara". Une cruche qui fait des mines d'enfant. 

Elle est censée mal voir et ne porte pas ses lunettes par coquetterie. C'est le "running gag"  du film! elle se cogne dans les portes et lit un livre à l'envers: on voit le côté irrésistible du film. 

Quant à l'intrigue elle est consternante et résumée toute entière dans le titre du film. Dans les années 50 on trouvait normal et amusant que des femmes cherchent à débusquer un bon parti et minaudant pour le ferrer. 
C'est stupide, les dialogues sont gênants, les acteurs masculins sans consistance et le scénario tient sur un ticket de pressing. 
Comment a t'on pu être aussi vain? comment une comédienne comme Lauren Bacall a t'elle pu accepter un tel rôle et, dernière mais importante question, comment Marilyn Monroe est devenue une star avec de tels films dans sa filmographie? 

 

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