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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 08:26

Ce qui est déroutant c'est la rapidité avec laquelle l'information nous parvient. A peine connue elle est disséquée, expliquée et commentée et tous les supports la détaillent. Importante ou dérisoire elle est disséquée et essorée puis on passe à autre chose. 

Ce mercredi, sur France Inter il a été question d'un marathonien qui a fait les trois quarts de sa course le sexe à l'air, sorti de son short sans, apparemment, que le coureur ne s'en soit rendu compte. 

C'est le genre de banalité sur laquelle fondent les humoristes et qui passent en boucle sur les réseaux sociaux, qu'on entend sur les ondes des radios et que diffusent les télévisions avides de ce genre de faits étonnants et anecdotiques. Il y a, on le sent en l'entendant la première fois, matière à ricanements et l'on sent toutes les plaisanteries à venir dès lors que les comiques de télévision et autres s'empareront de l'affaire

Comme dans le texte de Beaumarchais sur la calomnie* l'existence de ce document filmé sur lequel un coureur à pied ne se rend pas compte que son zizi ballote aux avant-postes on en parle une fois, en passant puis on en parle plus et enfin on en parle partout. 

Ce pauvre sportif verra jusqu'à sa mort cette infortune gênante sur des photographies ou  dans des "bêtisiers" . Cette fois c'est un zizi aperçu qui va déclencher la cohue médiatique une autre ce sera un nageur qui fera, en piscine, un départ maladroit sur son plongeoir devant le Président Macron. Qu'importe le sujet du moment qu'il peut être exploité dans des "talk-shows" où le rire gras est suscité par n'importe quel moyen. 

* Remplacez le mot calomnie par ridicule et voyez comme ce texte reste d'actualité. 

 "La calomnie, monsieur ! vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse !… D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?"

 

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2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 09:30

Lionel Duroy est un écrivain prolifique mais  dont on entend assez peu parler. Il écrit sur de nombreux sujets parmi lesquels sa famille est son plus grand sujet d'inspiration. Il a prêté son stylo à de nombreuses personnalités en devenant "nègre", rôle qu'il assume et apprécie et s'est fait connaître par "Priez pour nous" qui a été adapté au cinéma . Impudique et sincère, parfois à la limite de l'exhibitionnisme il écrit sans masque ni fausse pudeur et n'hésite pas à dire ce que l'on cache. Le moins que l'on puisse dire est que dans ses romans (autobiographiques) Il se donne rarement le beau rôle. 

Ce serait plutôt l'inverse. 

Je suis étonné qu'il appelle "roman" des textes qui sont manifestement inspirés par sa propre vie et dans lesquels il donne de tels détails que sa famille ne peut que prendre ombrage de ce qu'elle est en droit d'appeler de l'exhibition. Dans tout roman l'auteur laisse percer des informations personnelles. Le dosage de celles-ci est à sa discrétion. 

Dans les siens Lionel Duroy met beaucoup de lui et de sa propre vie. Il n'épargne pas ses frères et sœurs ni ses propres enfants pour ne rien dire des femmes qui ont un temps partagé sa vie.  Il s'en  explique dans "L'homme qui tremble" (2021) et dans "disparaître" (2022) tous deux parus en poche chez "J'ai lu". Je dois reconnaître qu'il m'a convaincu et que je ne comprends pas la colère des siens. A part les membres de sa famille pour qui les modifications sont transparentes et pour leurs relations et familles (c'est là le point d'achoppement) que le fils s'appelle David ou Louis qu'il habite Paris ou ailleurs n'a pas une importance qui expliquerait la rancune et la colère des proches de l'écrivain. 

C'est le lavage du linge sale en public qui peut effectivement déplaire aux modèles à qui on n'a pas demandé leur avis. Mais c'est un lavage qui montre que les familles rencontrent les mêmes soucis générés par les mêmes actions ou propos. 

Notre époque, qui est exhibitionniste, pousse sans doute les écrivains à donner des détails dont l'importance n'est pas toujours évidente. 

Quoi qu'il en soit et pour revenir à Lionel Duroy ses livres se lisent comme des romans et que les personnages soient inspirés par des hommes et des femmes réels n'est pas un souci et donne à leur description le caractère de la vérité. Quelque chose m'intrigue cependant dans ses livres: la facilité déconcertante avec laquelle, selon lui, il séduit des femmes très belles et très intelligentes. A l'en croire elles succombent toutes à son charme et à sa personnalité. Le prestige de l'écrivain sans doute! 

Un emmerdeur* comme lui, selon moi, devrait les faire fuir, or , toujours à le lire, il n'en a pas quitté une qu'il en a déjà une autre pour lui succéder. Qu'elle parle sa langue ou pas n'est qu'un détail.

C'est sans doute là la partie moins autobiographique et plus  fictionnelle de ses romans! 

Mais c'est ma noirceur et ma jalousie qui me font penser cela.

 

 

* coupeur de cheveux en quatre plutôt

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25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 07:00

Invités chez des amis nous n'avons pu échapper à la soirée de prestige (guillemets avant et après le mot prestige" de rigueur) de la fête de la musique au Carrousel du Louvre à Paris. 

Si le décor était beau comme la soirée ensoleillée et la nuit tombant lentement sur la journée la plus longue de l'année il a fallu se "fader" (= supporter dans le sens "être contraint de regarder") la présentation de Daphné Bürki une des présentatrice multitâches de la télévision. On lui avait adjoint un jeune homme qui monte, Mohamed Bouhafsi qui avait du mal à exister tant Bürki monopolisait le micro. Des Jeux olympiques côté people aux néant de Canal + elle a tout fait se spécialisant dans les musiques tendance et appréciant tout avec une gourmandise si appuyée qu'on est en droit d'en douter. 

Chaque chanson, chaque interprète était roulée dans la critique la plus positive qui soit comme un poisson dans la chapelure: les uns et les autres, écrasés sous le poids des superlatifs. 

De temps en temps, la Tour Eiffel, maquillée comme une vieille pute, scintillait sous des guirlandes de Noël parfaitement hideuses. Mais qui a bien pu autoriser ça? C'est tellement  laid que je ne crois pas qu'Hidalgo soit la coupable: c'est dire! 

On nous a refait le coup de la montgolfière s'élevant: on comprend qu'il faille la rentabiliser mais il faut espérer qu'on ne va pas systématiquement nous refaire le coup. Miss Bürki enfilait les mots admiratifs comme on enfile les perles d'un collier. Il faut lui reconnaître une étonnante capacité  à s'esbaudir de tout et de rien . 

Les chansons et les chanteurs étaient censés chanter sur un thème mais bien que celui-ci soit précisé plusieurs fois il était impossible de le déceler dans des titres aussi disparates que "Sauver l'amour" de Daniel Balavoine, "Le partisan" de Leonard Cohen ou "Le banlieusard" d'un râpeur caricatural. 

On nous a tellement dit que cette "soirée était exceptionnelle"  qu'on ne pouvait qu'être étonné de ne la trouver que banale: de la variétoche ciblée pour bobos parisiens âgés de trente à trente cinq ans. Le  public, plus âgé, l'honnêteté oblige à le dire, semblait transporté. 

Des reprises de Bob Marley, de Marvin Gaye et de Aretha Franklin interprétées -c'est étonnant- par des chanteuses et chanteurs sans voix laissaient le spectateur bienveillant mais étonné sans voix non plus. Mohammed Bouhafsi, sincère et plein de bonne volonté essayait encore de faire réagir un public qui somnolait. 

Durant tout ce temps on essaya de nous faire participer (de chez nous) à la fête. 

Nos amis éteignirent la télévision tandis que Daphné Bürki prononçait le mot exceptionnel pour la 65 ème fois. 

 

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24 juin 2025 2 24 /06 /juin /2025 07:00

j'ai vaguement honte mais j'ai regardé une émission de télévision tout simplement hallucinante de connerie. Ca s'appelle "Mariés au premier regard" et c'est une sorte de suspens conjugal qui met en rapport des hommes et des femmes mais aussi des femmes entre elles et qui le fait dans le sens contraire: je m'explique: les couples se marient et font connaissance après. Pour qu'ils apprennent à se supporter, la production les envoie dans des destinations pseudo luxueuses avec hôtels internationaux ayant pétales de fleurs sur le lit, serviettes pliées en forme de cygne (sic) et vin mousseux à go-go. A Ibiza ou dans des destinations aussi convenues. 

Les jeunes mariés se déplacent en voiture de location de prestige et sont coachés par des hypocrites qui font du spectacle du ridicule des situations et des participants qui les affrontent. il y a évidemment un recours à la vulgate psychanalytique proférée par une "marieuse" faux-cul qui en profite pour influencer les cobayes consentants à une exposition médiatique générant un ridicule qui ne doit pas être facile à vivre… après. 

Je serai intéressé de connaître la vie privée de cette dame qui ne doute de rien. 

Pour les cobayes, j'imagine les commentaires des collègues à leur retour...

Tout cela doit se passer en 4 ou 5 jours mais le montage des différents films (on suit en parallèle plusieurs couples) donne l'impression que tout se passe en une ou deux journées. Les familles sont mises à contribution et se vautrent dans le sirop sans se rendre compte que leurs réactions niaises et ploucs sont recherchées et encouragées. Les parents sont embarqués dans une affaire un peu honteuse sans s'apercevoir qu'ils sont irresponsables: que se passera t'il quand les "mariés" n'auront plus les caméras, les "marieuses" et le spectacle et qu'ils se retrouveront avec un(e) inconnu(e) chez eux? 

Tout cela n'est pas abordé parce qu'on joue Cendrillon ou la belle au bois dormant mais le milieu social, la situation de famille (enfant(s), lieu de vie etc.) n'a t'elle pas une certaine importance? Prendre un "râteau" en public semble constituer le comble de l'audace! 

La production croit avoir fait le job en trouvant deux esseulés tatoués et qui disent "voilà" tous les 3 mots. C'est peut être insuffisant? Il faut les voir, intimidés et encombrés, essayant de répondre à l'attente des producteurs et de la "conseillère" qui, elle, feint en permanence la bienveillance alors qu'elle ne regarde que  la courbe des audiences. 

Au risque de me répéter cet exhibitionnisme assumé montre que depuis "Psy show" et Pascale Breugnot ce type de programme a prospéré jusqu'à l'écœurement. Brassens chantait "montrer son cœur ou son cul c'est pareil": il avait tout compris bien avant que la téléréalité existe !

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23 juin 2025 1 23 /06 /juin /2025 11:15

On a coutume d'appeler "mercato" le jeu grotesque et pathétique de chaises musicales et les directions de chaînes ou stations auquel se livrent les animateurs et journalistes des médias audiovisuels tous les ans à pareille époque. 

Chaque année, avant le break des vacances d'été qui permettra aux différents support de diffuser des "best of" de leurs émissions, les chaînes privées ou pas achètent (signent un contrat avec) ou vendent (se débarrassent de) leurs présentateurs. En fonction de l'audience et de certains critères dont l'intelligence ou le renouvellement ne sont certainement pas les plus importants, mettent au point leur "grille de programme" et choisissent, parmi un cheptel quasiment inamovible, celles et ceux qui animeront leurs émissions et feront, par l'audience qu'ils garantissent, la rentabilité des publicités qui sont l'alpha et l'oméga de ce média souvent enterré mais qui résiste. 

Présentateurs du "jité", animateurs de "talk-show" et autres bateleurs d'estrades se font désirer et espèrent décrocher le poste qui fait avancer la carrière. 
En réalité ce sont  pratiquement toujours les mêmes qui défilent et le choix se fait entre une cinquantaine d'impétrants que le spectateur blasé doit apprécier puisqu'il avalise les embauches et plébiscite toujours les mêmes à travers les sondages. (sujets à caution les sondages…)

Léa Salamé, l'éternel Drucker, Claire Chazal, sont d'indétrônables "champions". On ne peut pas dire qu'ils soient meilleurs que leurs rivaux mais ils déploient une telle énergie à se rendre indispensables que tout le monde finit par les croire tels. Chercher de la nouveauté ou, plus difficile encore, de l'audace dans ce que fait Claire Chazal c'est demander à votre chat favori de cesser de faire ses griffes sur le dossier du fauteuil que vous aimez tant. 

Remarqué au siècle dernier par Jacques Martin, Laurent Ruquier offre ainsi depuis des siècles son rire de benêt content de lui et ses blagues à deux balles. Cauet, Arthur, Hanouna sécurisent leur(s) créneau(x) jusqu'à en faire des positions inexpugnables. 

Lorsqu'ils sont expulsés du choix, ce qui finit toujours par arriver (cf Jacques Martin, Poivre, Guillaume Durand etc.) ils semblent des astres perdues et condamnées à toutes les bassesses pour revenir dans la course. Ils animeraient la météo ou feraient des comptes rendus sur des comices agricoles si nécessaire. Tout plutôt que disparaître des écrans ou de la radio. Le Dr Michel Cymes est sans doute le plus empressé dans cette course à l'apparition la plus nombreuse sur l'écran. 

Cette année c'est Thierry Ardisson qui s'est vu atomiser. Parce qu'il est aimé d'une femme de la moitié de son âge et qu'il a été amusant un temps, il y a fort longtemps, il a cru pouvoir faire une saison de plus. Hélas il a vieilli et les boomers ne rient plus à ses vieux jokes. Parce que son temps est passé il a fait le siège de toutes les chaînes et de tous les "formats" dans une danse de séduction pathétique mais inutile. 

Qu'on me comprenne bien; je trouve l'ambition justifiée et n'ai rien contre le fait d'être drogué à l'image de soi. Mais je crois qu'il y a un besoin de renouvellement en tout et surtout dans les médias. Léa Salamé n'est pas une journaliste exceptionnelle; loin de là. Et Sonia Devillers, omniprésente,  est l'exemple type de la journaliste pleine de préjugés qui ratiocine un discours que Pierre Mauroy aurait avalisé. Elle est dans la phase ascensionnelle de sa carrière. On risque de devoir la supporter longtemps! 

Sophie Davant et Frédéric Lopez ont leur futur derrière eux et ne s'en sont pas encore aperçus! 

Je ne vais pas tous les citer parce que j'y serai encore demain. 
Du renouvellement! voilà ce qu'il faudrait à l'information, tous supports confondus. 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 07:00

J'aime le côté farce des condamnations à de la prison de l'ex-Président Sarkozy et de son ex-Premier Ministre. Savoir que les deux plus hauts personnages de l'Etat de mai 2007 à mai 2012 ont été condamnés à des peines de prison est stupéfiant. La morale et la dignité de leurs fonctions en ont pris un coup. 
Et, comme si cela ne suffisait pas, L'ex-Président a encore d'autres casseroles à traiter et vient de se voir retirer sa légion d'honneur et a eu un bracelet d'infâmie un (tout petit) moment. Fillon, lui, a été définitivement condamné et doit rembourser les sommes qu'il doit à l'Assemblée Nationale, enfin il s'est vu infliger une leçon de morale, lui qui savait si bien les donner...

Ainsi Paul Bismuth et le mari de Pénélope, malgré leur dénégation indignée, ont été jugés coupables et ont été condamnés. Certes cela a pris du temps mais le fait est que la justice a pu aller jusqu'au bout et que les sommes indûment touchées par Fillon et sa femme existaient bel et bien. Sarkozy, lui,  a bien tenté de corrompre un juge pour influencer la justice dans une enquête le concernant. 

Avec de tels exemples de moralité on se sent obligés d'accepter que les retraites soient diminuées et que d'autres dispositifs nous soient "proposés" pour réduire la dette. 

Je revois Fillon parlant de "boules puantes" pendant la campagne présidentielle... je trouve plaisant qu'il soit obligé de ravaler son indignation.  

Accessoirement "le canard enchaîné" prouve son utilité. Sans lui nous aurions eu le châtelain Sarthois comme Président de la République et il aurait appliqué son programme présidentiel en forme de purge. 

Comme on disait dans les cours d'écoles avant de s'y battre au couteau, de harceler ses camarades ou de voguer sur les sites pornographiques: "Bien fait". 

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19 juin 2025 4 19 /06 /juin /2025 07:00

Ce matin, en me réveillant, j'avais en tête une chanson ou plutôt le début d'une chanson que je ne parvenais pas à oublier. Les paroles dont je me souvenais disaient: "Mieux vaut ne penser à rien que de ne pas penser du tout". Les vers suivants ne me revenaient pas plus que le nom de l'interprète. 

A y réfléchir je lui trouvais un côté Jane Birkin. J'imaginais des aigus casse-gueule . Qui dit Birkin dit Gainsbourg et, effectivement, j'ai rapidement trouvé les paroles complètes de la chanson qui porte bien ce titre "Ces petits riens". Une (jolie) chanson qui date de 1964 et qui a beaucoup été reprise par d'autres artistes sans faire pour autant partie des "classiques" de l'auteur-compositeur. Parmi les versions étonnantes je citerai celle de la chanteuse Africaine Angélique  Kidjo et Celle de Stacey Kent qui est surprenante: jazzy et douce. Celle de l'auteur reflète la période d'insuccès  pendant laquelle il écrivait pour d'autres interprètes. Parmi ceux-ci Françoise Hardy et plus tard son fils Thomas (en duo avec Jane Birkin) et beaucoup d'autres.

Il fut un temps, que je définirais entre 1967 et 1977 pendant lequel Serge Gainsbourg fut à son apogée. Elle ne coïncida pas avec son succès commercial, plus tardif et le fruit d'un malentendu. Lorsque le succès vint (avec l'album reggae "Aux armes etc.") l'auteur-compositeur était devenu une caricature gênante du poivrot mondain dont on attendait les dérapages. 

Rien à voir ou presque avec l'auteur de deux fameux concept albums "Histoire de Melody Nelson" et  "L'homme à la tête de chou", albums qui ne choquaient pas encore les ligues de vertu ni ne suscitait la rage des "Me too" et autres censeurs qui ne virent pas de mal à l'intrigue* de ces deux albums. 

De fait l'auteur de "ces petits riens" passa entre les gouttes de la censure malgré une inspiration très tendancieuse. 

Ainsi de la chanson "lemon incest" qu'il interprétait avec sa fille et qui mettait mal à l'aise tant par ses paroles que par le clip chargé de l'illustrer.

Il reste que Gainsbourg a écrit des bons titres et que, dans sa riche production, certaines chansons resteront. Mieux que des petits riens!

* Melody Nelson, muse de l'album est très jeune:  "quatorze automnes et un été". 

 

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18 juin 2025 3 18 /06 /juin /2025 07:00

J'ai vu, en avant première, au cinéma Pathé de Toulouse-Labège, dans d'excellentes conditions, le film "Avignon" de Johan Dionnet avec Baptiste Capelain et Alison Wheeler .  Je vais excessivement rarement dans ces multisalles où l'on vous vend des billets d'entrées mais aussi des bonbons et du pop-corn. La demi-heure de publicité est, pour moi, rédhibitoire. 

Il vaut mieux ne pas raconter l'histoire ni donner trop d'informations sur ce film qui est plaisant et drôle et pendant lequel on ne s'ennuie jamais. 

Tourné à Avignon (c'est bien le moins que  l'on puisse faire) le film est plein de charme et de drôlerie. Il oppose le théâtre de boulevard au classique et les comédiens des deux formes de théâtre.

C'est une jolie histoire, très bien interprétée qui fait passer un excellent moment. cela fait du bien de rire intelligemment devant une comédie spirituelle jouée par des comédiens qui ne sont pas des ex-animateurs de télévision.

Un très bon moment et un film vu dans les meilleures conditions possibles: grand écran, sièges confortables,, son bien réglé et images superbes. 
Un fil qui donne envie d'aller à Avignon, et pas pour danser sur son fameux pont! 

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17 juin 2025 2 17 /06 /juin /2025 07:39

J'ai une immense admiration pour le président élu de l'Ukraine, Volodymir Zelensky. Le portrait en 2 parties d'une heure chacune que lui a consacrée la chaîne Arte (et qui est visible en Replay) n'a fait que la renforcer même si cela l'a fait aussi fait redescendre du piédestal un peu trop élevé sur lequel je l'avais fait monter. 

J'ai appris beaucoup de choses sur lui et je reste admiratif devant la personnalité très positive de cet homme  jeune qui refuse la force et la haine, l'agression et le démantèlement de son pays qui insuffle courage et détermination dans son pays et qui n'a pas craint d'engager sa propre vie et celle des siens en refusant l'idée même de capitulation. Je pense à de Gaulle. 

On voit les quartiers infiniment laids où il a passé son enfance, ses camarades qui sont restés ses amis, les traits de son caractère qui n'ont pas changé, l'ambition, Son ascension sociale dans un pays où il fallait donner des gages de sa soumission au parti, sa judéité et son "insolence" mais aussi sa capacité à fédérer des équipes solides (à la télévision, au cinéma et en politique), son patriotisme et sa soif de justice. 

Le président maboul des USA a mis à mal l'image de Zelensky dans la séquence parfaitement lamentable de l'engueulade à la Maison Blanche. C'est un pur miracle que cet homme jeune, sans expérience, ait été élu Président de son pays et s'en soit montré capable. C'est encore plus fou qu'il ait eu à affronter l'armée Russe et Poutine et qu'il ait échappé (jusqu'à quand?) à des attentats. Qu'il ait mobilisé, sans jamais se lasser, les Ukrainiens, les Européens, les chefs d'Etat, les opinions et les populations qui se lassent vite des situations douloureuses et préfèrent s'endormir dans un monde de paillettes et de bêtise sans se rendre compte que pendant ce temps l'Iran enrichit plus d'uranium, la Chine s'arme, les partis extrémistes, de droite comme de gauche arrivent aux portes du pouvoir et la démocratie, que Churchill définissait comme le moins pire des régimes politiques reflue partout dans le monde. 

Zelenski est comme ceux qui (avant qu'Hitler n'envahisse la Pologne, faisaient la fête, appelaient de leurs vœux le communisme ou se croyaient à l'abri derrière la ligne Maginot) annonçaient la catastrophe mais criaient dans le désert. 

Il a des trésors de patience et la certitude d'avoir le droit et la morale pour lui. 

Songeons à la différence de puissance militaire des deux pays et au fait qu'il est à la tête de l'Ukraine qui a été l'agressée. 

Cet homme infatigable devrait nous inspirer. Il n'en est rien. Nous avons toujours cette fâcheuse tendance a soutenir les pires tyrans avant de le regretter et de le comprendre. 

En démontrant qu'un "petit" pays peut tenir tête au rouleau compresseur russe, Zelenski nous démontre que le pire n'est pas toujours victorieux. 

 

 

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12 juin 2025 4 12 /06 /juin /2025 07:00

L'homme le plus riche du monde et le chef d'état le plus stupide d'Amérique sont passés de la complicité amicale à la haine torride en moins de 6 mois. Rien ne va plus entre Elon et Donald. 

Ce serait hilarant si les conséquences n'étaient pas inquiétantes et dangereuses. 

Rien, absolument rien, ne permettait d'imaginer qu'un jour le pays le plus puissant du monde aurait à sa tête une sorte de clown instable et infantile qui mettrait la paix du monde à la merci de ses colères et l'économie mondiale à celle de ses lubies. 

On en est pourtant là. Comme on ne peut pas passer son temps à craindre que Trump déclenche l'apocalypse on regarde, effaré et interdit, la litanie de ses gaffes, bévues et boulettes. 

La constitution des Etats Unis n'avait, semble t'il, pas envisagé qu'un président élu s'emparerait du pouvoir absolu et que le Congrès aurait du mal à l'en empêcher. Ce président dément s'affranchit de ses devoirs et voit la planète comme une gigantesque bourse.  Il gouverne pour les nantis et a de bonnes raisons de savoir ce qu'ils veulent puisqu'il fait partie de leur caste.  Il fait penser à Louis de Funès dans "la folie des grandeurs"  : "les riches c'est fait pour être très riches, les pauvres pour être très pauvres". Malheureusement il applique à la lettre cette ignoble maxime.

Pour le moment et puisqu'il n'y a rien d'autre à faire amusons nous des attitudes grotesques et des paroles absurdes de ce personnage détonnant mais gardons les yeux ouverts et n'oublions pas que Khrouchtchev aussi faisait rire avant les Missiles de Cuba. 

Dans un débat j'ai entendu un "spécialiste" dire que Poutine avait largement de quoi atomiser la planète terre. Lui ne joue pas dans le registre Ubu mais sa dangerosité est extrême. 

Rions encore, on ne pourra peut-être plus le faire dans un temps rapproché. 

 

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