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20 octobre 2025 1 20 /10 /octobre /2025 07:00

Je ne sais pas (ou plus) comment je suis entré en possession du livre de l'Amiral Philippe de Gaulle sobrement mais justement intitulé "Mon papa", euh, non, "de Gaulle, mon père" paru il y a plus de cent ans aux éditions de poche bien nommées "Press Pocket". 

Premier point: ce n'était pas la grande déconnade à Colombey. Plus compassé (en un seul mot) difficile de trouver. J'ai cherché en vain un mot d'humour, une folie passagère. Rien! on était dans la retenue et le quant à soi chez Charles. Messe et manœuvres. 

Philippe de Gaulle n'était pas non plus un joyeux drille. Le devoir avant tout. Une mentalité bourgeoise du dix-neuvième siècle, archi-guindée et ne souffrant aucune fantaisie. Les sentiments sont enfouis et la parole corsetée. Qu'est-ce qu'on devait s'ennuyer! 

Le portrait du grand homme est, c'était à prévoir, sans la moindre aspérité. Une sorte de héros mythologique réincarné. Il possédait, selon son fils, toutes les qualités du monde et , à contrario, aucun de ses défauts. Tolérant, compréhensif, magnanime, mesuré, courageux, intelligent, travailleur, juste, généreux, bienveillant et visionnaire. Son action, dès l'âge de raison, est balisée par la réflexion et les choix courageux. 

Sa guerre de 14-18 est exemplaire pour ne rien dire de la suivante qui est une épopée digne d'une chanson de geste. Mieux que Jeanne d'arc et Napoléon. Seul Saint Louis pourrait lui être comparé. Dernier caprice du destin: l'homme est mort à 102 ans, oublié de tous, 51 ans après son père. 

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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 07:00

Je suis indécrottable! après sa présidence baroque et malgré elle, j'ai la faiblesse de penser que la place de Nicolas Sarkozy n'est pas à la prison de la Santé et que, même en cellule V.I.P l'ancien président ne devrait pas être emprisonné. Il n'est pas un malfrat au sens premier du terme et donc il ne s'échapperait pas et répondrait aux convocations s'il était assigné à résidence ou interdit de sortie du territoire. 

J'ai le même âge que lui (11 mois de moins) et j'ai pensé que celui-ci m'éviterait la prison si toutefois j'en étais menacé. La possible incarcération de l'ancien président me démontre qu'il n'en est rien et que la justice n'a que faire de l'état civil. Dans le cas Sarkozy en tous cas. 

L'association de malfaiteurs qui détermine la peine de prison de Nicolas Sarkozy n'est certes pas à prendre à la légère mais les pages du "Canard enchaîné" sont remplies, chaque semaine, de récits de détournements d'argent public impunis. Entendez moi  je ne suis pas de ceux qui considèrent que les puissants doivent être exonérés de justice, loin s'en faut, mais je pense et le redis que la place d'un homme qui a dirigé le pays n'est pas au milieu des repris de justice, des dealeurs et des violeurs. Woerth et tant d'autres y ont échappé: pourquoi? Madame Hidalgo et nombre de ses amis ont concouru, à leur niveau, à creuser les déficits en connaissance de cause et ne sont pas, que je sache, menacés des rigueurs carcérales. 

Dans le même temps je repense à la présidence Sarkozy et, méchamment, je me dis qu'il n'a pas volé tous les ennemis qu'il s'est faits et qui, depuis longtemps, l'attendaient au tournant. 

Je pense à des personnages comme Jack Lang: comment ont-ils fait pour éviter que la justice s'intéresse à eux? de quelles aides profitent ils? Ces fortunes amassées en une seule génération et dans une activité, la politique, ne sont pas étudiées avec la même rigueur que l'affaire Karachi. 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2025 4 16 /10 /octobre /2025 09:11

Prenons les angles positifs: les gens ont soif d'art et se déplacent en nombre pour presque toutes les manifestations artistiques qu'on leur organise.. Ils se rendent aux musées ou aux salles d'exposition de confiance, prêts à trouver les qualités de la critique  aux matériel exposés. (une doctorante en arts y adjoint son expertise infaillible). 

Ils sont sincères et, du moment que l'exposition crée l'évènement ils s'y rendent avec la volonté d'admirer ce qu'on leur présente comme admirable. En d'autres termes si la critique  journalistique ou artistique crie au génie et s'émeut ils feront de même. 

L'art contemporain est une des disciplines intellectuelles parmi lesquels se dissimulent le plus d'escrocs et de sagouins. Tout est art, tout fait art. Depuis l'urinoir de Duchamp jusqu'à la banane d'Andy Warhol en passant par Jeff Koons les "sachants" ont fait avaler des couleuvres artistiques à bien des amateurs profanes d'art qui leur faisaient confiance. 
Certains, comme moi, se rendaient bien compte qu'il y avait abus et supercherie mais ne possédaient pas le bagage intellectuel et artistique suffisant pour les renvoyer à leur pinceaux ou marteaux. 

Ils s'en remettaient à eux-mêmes pour savoir si telle "œuvre" était de l'art ou relevait du domaine de l'escroquerie.

Mais la démarche du public, qui fait un triomphe à Chagall comme à Bansky montre cette envie de s'instruire, de découverte et  une envie de s'élever.
Les organisations artistiques jouent de cette soif de découverte et répondent à une demande. 

Auréolées d'une vague odeur de soufre, Bansky est l'exemple même de l'artiste de  ce vingt et unième siècle débutant: du n'importe quoi vite fait bien fait qui fait réagir le public qui, de toute façon, est incapable de dire si ce qu'on lui présente est bien ou pas. Du fait qu'il y a du monde et qu'on en parle; l'artiste et sa production sont validés. 

A Villefranche de Lauragais (31) dans un ancien supermarché, le dénommé Bansky est exposé (quelques "œuvres") et les visiteurs sont nombreux à aller les voir. 

Dans cette démarche qui consiste à accepter le risque d'être dupé* les Toulousains sont nombreux à faire la queue pour voir des œuvres indigestes.

Ca ne fait de mal à personne et même ça peut faire du bien à certain!  

* dupé: pris pour des jambons

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 07:00

Arte a diffusé un documentaire fort intéressant sur la chanteuse britannique Kate Bush. Sa chanson "Running up that hill" datant de 1985 est revenue dans l'actualité suite à son utilisation dans un film si j'ai bien compris.

La génération des réseaux sociaux l'a adoptée et c'est un des titres les plus écoutés de ces dernières années. La vidéo ne disait pas si cette résurrection concernait l'ensemble de l'œuvre de Kate Bush. 

J'ai découvert Kate Bush en 1978 à la sortie de son album "The Kick inside" et ses deux tubes magnifiques "Wuthering heighs" et "The man with a child in his eyes" qui tranchaient avec la mode de l'époque. Voix aigüe et lyrisme étonnant, la demoiselle découverte et produite par le guitariste du Pink Floyd, David Gilmour, faisait une entrée très remarquée et durable. Elle ne se contentait pas de sortir de (bons) disques, chacun était accompagné de sons nouveaux, d'une production originale et innovante et de "clips" marquants. 

D'emblée elle se plaçait dans une démarche artistique et créative exigeante et elle témoignait d'un certain culot puisqu'elle écrivait textes et musiques et se tenait à distance du show-business musical. 

Le documentaire montre avec des documents rares sa percée puis son exigence de qualité qui l'empêchèrent de devenir une parmi tant d'autres et l'a faite durer puisqu'elle produit encore de la musique digne d'intérêt. 

Preuve de son exigence artistique elle a aussi travaillé avec Peter Gabriel qui est lui aussi le contraire d'un dilettante. 

Je l'avais perdue de vue depuis son double album "Aerial" (2005, republié en 2018) qui détenait toujours les qualités reconnues de la chanteuse. Ce documentaire montrait que sa créativité et sa recherche ne l'avaient pas quittée et qu'avec 8 albums en tout elle n'avait pas, c'est un euphémisme, saturé les ondes avec sa musique! 

 

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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 16:02

 Je reviens sur l'art contemporain parce que j'ai encore vu une "installation" grotesque qui avait vocation de représenter la modernité dans ce qu'elle a de plus faux: une escroquerie morale qui nous oblige presque à prendre position. 
Et cette position ne peut être que biaisée. On ne peut pas dire: c'est laid, c'est idiot, c'est moche, on se fout de nous. Sauf à passer pour un vieux con dépassé. De ce fait on réévalue cet assemblage hirsute et ridicule et on lui trouve -sincèrement- un intérêt qu'il ne possède pas. 

De plus en plus souvent je suis confronté à des objets culturels (films, peintures, affiches, tags, graffs, musiques, sculptures, architecture etc.) qui heurtent mon goût et font tinter une alarme interne: "n'es-tu pas en face d'une imposture?". 
Ma réponse est affirmative et soudain une inquiétude se fait jour: et si j'étais passé de l'autre côté? chez les grincheux qui regrettent le temps d'avant? 

Alors, silencieusement, en moi, je réévalue cet objet et arrête la critique négative lorsqu'elle devient presque laudative. Je pense aux alibis culturels (le message, la licence poétique, la liberté du créateur...) et je finis par m'éloigner -par peur- de ma première impression tout en sachant qu'elle était la plus sincère et que son caractère spontané était sa qualité première. 

Je me censure et je force mon goût et je ne sais pas dans quel but ni je suis seul à agir ainsi devant une sorte d'intimidation à connotation vaguement artistique mais plus sûrement idéologique. 

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 07:00

Les maisons et les appartements possèdent sans doute une sorte de vie qui leur est propre. J'ai remarqué depuis longtemps que des objets y disparaissent pour ne réapparaître que longtemps après ou pour ne jamais réapparaître. Ce ne sont pas forcément des petites choses qui manquent à l'appel. Ni des beaux objets. Non! c'est un tire-bouchon publicitaire, un papier important ou une clé  USB. Une brosse à cheveux (sans doute lassée de n'avoir plus rien à brosser) ou un coupe-ongle.

Vous êtes certain de l'avoir toujours connu et qu'il s'est subitement volatilisé. Prenez le petit racloir que les restaurateurs utilisent pour regrouper puis enlever les miettes de pain autour de votre assiette. Il n'y a, en principe, aucune raison pour qu'il disparaisse un jour. Je me souviens que j'en possédais deux, un à manche d'écaille l'autre noir. Ils ont chacun fini par disparaître et je les cherche sans les chercher depuis des mois. 
Naturellement je pourrais en acheter un nouveau mais je pense qu'il reprendra, ils reprendront, leur(s) place(s) parmi les couverts. Un jour. 

Je pose la clé d'un cadenas à un endroit et ne l'y retrouve pas. C'est un classique. Les objets petits et précieux semblent posséder la capacité à se télétransporter. Personne ne me fera croire que le téléphone portable ne se balade pas toute la journée chez moi. Parfois je l'y aide parfois ni moi ni personne ne lui faisons jouer à cache-cache. 

Dans la recherche de ce que je perds je suis totalement illogique: je regarde plusieurs fois au même endroit: comme si ce que cherche était doté d'ailes et revenait après ma première visite.  J'ai besoin de retrouver une ordonnance médicale. Je fouille à peu près partout, en vain. Je trouve d'autres papiers que j'avais égarés ou dont je ne me souciais plus. 

Je passe parfois devant un meuble, quelque chose attire mon œil; c'est la clé de l'antivol que je croyais définitivement perdue et qui est là. Telle que je l'ai laissée? sans doute. Mais qui peut en jurer? je suis passé un grand nombre de fois devant et n'ai rien remarqué. 

Quelquefois je crois à un complot. Cela fait des années que je me demande où est passé un livre dédicacé que je n'ai ni prêté ni vendu ni encore moins jeté. Je l'avais fait relier et j'y tenais. Il n'a pas survécu au dégât des eaux de 2014 ni à mes déménagements. 

Autrefois, lorsque mes enfants vivaient avec moi, j'attribuais ces disparitions à mon fils qui, dans sa malignité, était bien capable de revendre mes disques ou bouquins. Et pourquoi pas des objets de décoration?. 

C'était pratique: je soupçonnais quelqu'un et ne me posais pas de questions. Des années après j'ai appris que je ne rêvais pas toujours et que Nicolas avait une considération élastique concernant la propriété. "Ce qui est à toi est à moi" pouvait être sa devise. Je ne lui en ai pas voulu et l'ai même trouvé habile.

J'espère que "l'esprit frappeur" qui sournoisement s'empare de vos petits objets ne connaît pas de frontières… 

Bon. trève de bêtises, Il faut absolument que je remette la main sur l'ordonnance de prise de sang que j'ai égarée. 

 

 

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8 octobre 2025 3 08 /10 /octobre /2025 07:00

Le  sujet du film "Un simple accident" de Jafar Panahi, cinéaste Iranien, m'intéressait au plus haut point. Les thématiques abordées (violence d'état, la torture, la vengeance, la morale etc) étant de celles qui me font me poser des questions depuis toujours. 

Je n'avais pas fait attention au fait que son dernier film avait obtenu la palme d'or au dernier Festival de Cannes et avais très peu entendu parler de ce long métrage. A la réflexion j'avais vu une interview du metteur en scène et visionné un petit mais significatif extrait du film qui m'avaient impressionnés. 

Je suis donc allé le voir sans vraie référence et je ne savais pas ce que j'allais voir (je n'avais pas mémorisé le titre du film et me basais sur la très bonne critique faite par une amie pour y aller). 

Le film commence par une scène d'introduction intrigante: un couple d'Iranien roule en voiture, de nuit, sur une mauvaise route et connait des incidents qui les conduiront à laisser leur voiture se faire remorquer le lendemain. C'est long et surprenant, pas banal.

Les éléments se mettent en place. Un garagiste croît reconnaître en l'homme qui conduit un tortionnaire de la police politique qui l'a torturé alors qu'il manifestait pour obtenir que son salaire de fonctionnaire d'état lui soit versé en temps et en heure. Il n'est pas totalement certain d'avoir reconnu le tortionnaire et demande son avis à d'autres victimes de sa cruauté. Un couple de mariés faisant leurs photos de mariage, la photographe, un colérique sportif et un libraire. Le doute n'est plus permis: l'homme est bien le salaud qui hante leurs nuits. 

A travers des épisodes dramatiques mais aussi parfois "cocasses" chacun réfléchit à sa responsabilité: doit-il, comme leur prisonnier, répondre à la violence par la violence? peut-on pardonner? que faire de l'homme? 

Les discussions sont très animées et chacun évolue à son rythme. Le film pose les questions et ne donne pas de réponse. Il a été tourné en Iran - souvent en caméra planquée je pense, et est bien joué et bien filmé. 

Tourné en Iran cela signifie  pays -malgré le thème du film et les innombrables pot-de-vin réclamés à tous bouts de champs- il en donne une image presque sympathique. En tous cas moins pénible qu'on le pense généralement. 

La fin est douloureusement inattendue. Le metteur en scène est un optimiste...

La palme d'or n'est pas, à mon avis, dûe aux qualités cinématographiques du film (mise en scène, scénario, photo, musique; jeux des comédiens etc) mais à la force du sujet et à son culot (tourner "ça" en Iran, il fallait oser). 

Nous restons avec nos interrogations et là est la force intrinsèque de ce film que je vous recommande.

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7 octobre 2025 2 07 /10 /octobre /2025 07:00

Fabien a organisé, sur un coup de tête amené par le décès de Claudia Cardinale, chez lui une projection du film de Sergio Leone (1968) "Il était une fois dans l'Ouest" sur son home cinéma. 

Pour agrémenter la chose il a été convenu que nous devions venir déguisés en cow-boys et qu'un apéritif dînatoire accompagnerait le visionnage de ce "western Spaghetti" comme l'ont un peu vite catalogué les critiques snobs des cahier du cinéma à Télérama. 

Au jour et à l'heure dits nous étions 7 ou 8, confortablement installés dans le beau salon de sa maison du Lauragais à regarder ce film dans les meilleures conditions possibles. 

On se souvient que la distribution est royale puisque la superbe Claudia croise Jason Robards, Charles Bronson, Henry Fonda et Gabriele Ferzetti. Le film est remarquable par son tempo très lent, ses gros plans, la qualité de l'image, le dialogue réduit au minimum et la musique originale. 

Tout a été dit sur ce film, sur sa violence chorégraphique, sur sa mise en scène et sur son message. Les personnages sont archétypaux tel Morton, atteint de tuberculose osseuse qui ira jusqu'au bout dans l'espoir de relier les deux océans avec son chemin de fer ou Charles Bronson qui ne vit que pour se venger. 

La femme, mère et putain, est le catalyseur de l'action et toute l'histoire se fait en fonction d'elle et de sa réflexion. 

Bien que violent (on ne compte plus les morts par balle et singulièrement celle du fermier d'origine irlandaise McBain, de sa fille et de ses deux  fils) le film reste optimiste et par une fin ouverte semble indiquer que le calme suivra la tempête. 

Le film contient ce qu'il est convenu d'appeler des "morceaux de bravoure": l'attente à la gare du (long) générique de début du film, l'arrivée de Jill McBain à la gare, la scène du saloon, l'affrontement verbal entre Henry Fonda et Gabriel Ferzetti, l'autre affrontement entre Fonda et Bronson à des années de distance, la mort du frère de Bronson et celle du Cheyenne (Robards). 

La parcimonie des dialogues du film a été couverte par les commentaires amusés des spectateurs que nous étions. Humour et réflexions pertinentes rivalisaient sans nuire à la compréhension du film ni au plaisir de le (re) découvrir. 

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3 octobre 2025 5 03 /10 /octobre /2025 10:25

Finalement je l'ai lu. C'est un énorme pavé et un roman un peu indigeste. En l'achevant je me suis demandé si sa lecture m'avait apporté quelque chose et je crois bien qu'il me faut répondre non.

Ecrit à la première personne du singulier c'est un jeune homme de moins de vingt-deux ans, sudiste Américain qui raconte son amitié avec un couple hystérique qui ne cesse de s'aimer et de se déchirer. Ils ont la trentaine, Nathan est juif et détraqué; Sophie est d'origine catholique et chrétienne polonaise (accusée de se livrer au marché noir) qui a vécu la déportation à Auschwitz où elle a dû choisir entre son fils et sa fille. Naturellement ce "choix" l'a détruite physiquement et mentalement. Elle reste séduisante et plaisante mais boit beaucoup d'alcool et accepte d'être maltraitée par celui qui, drogué à haute dose, oscille perpétuellement entre l'amoureux ébloui et le jaloux teigneux. 

Roman d'initiation, l'auteur a choisi de nous faire complice des déboires relationnels et sexuels de Stingo (le narrateur) qui est secrètement amoureux de Sophie. Par ailleurs il voit bien que celle-ci est comme prisonnière volontaire de la schizophrénie paranoïaque de son amant mais il ne peut se résigner à les quitter. 

Le choix de Sophie, qui donne son titre au roman de William Styron, publié en 1979 est celui qu'elle a dû faire de sauver de la chambre à gaz son fils ou sa fille, des enfants de moins de dix ans. Ce choix abominable (qui est de pure fiction) est cause du trouble mental de Sophie et de son suicide. 

Le livre est trop touffu, se perd dans des directions incompréhensibles (l'esclavage, la Pologne...) et l'histoire traîne en longueur. Heureusement les caractères de Nathan est bien dessiné et celui de Sophie également. 

Oserais-je dire que ce livre possède 400 pages de trop? a plusieurs reprises il m'est tombé des mains et je l'ai repris pour voir où il m'amenait. 

 

 

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28 septembre 2025 7 28 /09 /septembre /2025 14:18

Pour moi le fait que Nicolas Sarkozy a été Président de la République (de 2007 à 2012) aurait dû lui épargner et nous épargner de le voir condamné à de la prison ferme.  Il n'y a rien à gagner et que des coups à prendre dans ce dossier dont ce qu'on en a entendu est certes constitué de manquements graves à la morale, à l'image du pays et à notre fragile démocratie mais reste une sorte de magouille internationale comme il y en a tant. 

Je ne dis évidemment pas que l'ancien président est innocent et que ce qu'on lui reproche est bénin (au contraire) mais que voir l'un de nos dirigeants à la Santé n'est pas un spectacle de mon goût. 

Des histoires de frégates, des rachats d'entreprises par l'Etat à un cours dix fois supérieur à leur valeur, des valises d'argent liquide, des diamants et des bateaux écologistes envoyés par le fond n'ont pas valu aux Présidents d'alors d'être poursuivis impitoyablement. 

Boulin, de Broglie, Fontanet, Bérégovoy, de Grossouvre, les bonnes affaires de Roger Patrice Pelat, les électeurs fantômes n'ont pas valu aux Présidents que ces affaires concernaient d'aller en justice et moins encore d'être emprisonnés.

La justice a bien condamné Jacques Chirac à 2 ans (mais avec sursis) pour détournement de fond et abus de confiance mais le parquet avait obtenu la relaxe.  Ces deux délits valent bien l'association de malfaiteurs qui justifie la condamnation de N. Sarkozy. 

Je crois que Nicolas Sarkozy voit juste lorsqu'il parle de ceux qui le haïssent. Effectivement sa conception de la présidence est loin d'avoir fait l'unanimité. Son quinquennat a violemment divisé les Français et sa personnalité en est une des causes principales. 

Il n'est que de voir son plus jeune fils partout (de quel droit? pourquoi lui offre t'on cette audience?), de se souvenir des moments grotesques de sa "geste présidentielle" ("Casse-toi pauvre con", "Avec Carla c'est du sérieux", les coups de téléphone dans le bureau du pape etc.) qui nous faisaient honte pour comprendre qu'effectivement pas mal de monde veut se venger. 

Son mode de défense: "en m'attaquant on attaque la France" est dérisoire et rappelle celle de Mélenchon (la République c'est moi"). Mais en quoi est-il la France?  Il l'a dirigée, 5 années, a été chassé à l'issue de son mandat et il redevenu un homme politique presque comme les autres. 

Ce "presque" aurait justifié qu'on lui accorde le sursis. C'est tout. 

 

 

 

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