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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 11:46

Demain Maman sera dans sa quatre-vingt seizième année. 96 ans. Elle aura bientôt 96 ans. Il y a encore un mois elle avait toute sa tête et ses idées restaient claires. 

Sans doute à cause de légers AVC ce n'est plus le cas. Elle parle d'elle et de mon père comme s'ils étaient encore un couple. Lui est décédé il y a 16 ans. 

Elle me reconnait mais oublie ce qu'on s'est dit et mélange tout. Elle se verrait bien conduire et quitter l'EHPAD où elle vit alors qu'elle n'est plus autonome ni suffisamment bien pour sortir seule dans le couloir. 

C'est miracle si, les derniers temps qu'elle vivait seule elle n'a pas mis le feu à l'immeuble.

Nous sommes nombreux à avoir encore l'un de nos parents  vivant mais en étant l'ombre de ce qu'ils furent. On a du mal à être touchés par ce qu'ils sont devenus et la panique nous prend en songeant qu'on leur ressemblera dans un jour pas si lointain. 

Alors nous serons aussi ces vieilles, très vieilles, trop vieilles personnes laides, mal fagotées, marmonnant des idioties et en proie à des obsessions étranges. 

Toute pudeur nous aura désertée et nous parlerons crûment de choses qu'on n'abordait jamais ensemble. Les mots et les attitudes seront impudiques et nous répéterons sans fin les mêmes sentences d'un autre temps. 

Les scientifiques et les politiques se rengorgent de l'allongement de la durée de la vie: ont-ils eux aussi des très vieux parents qui réclament la mort comme une délivrance et qui se ratatinent sous leurs yeux? 

Que peut-on attendre des quatre vingt dix ans lorsqu'on ne voit plus clair (qu'on ne peut donc plus lire ni regarder la télévision), que les sens sont émoussés (on n'entend plus bien, on ne voit pas bien, on n'a plus de goût...) et qu'on attend avec terreur -et impatience- le moment de mourir? 

Que sont ces années qui nous voient devenir laides, devenir moche, devenir pénible, devenir un poids pour ceux qui doivent s'occuper de vous? 

Bien sûr il y a quelques exceptions mais justement, elles sont par définition rares. 

Comme la vie des très âgés se passe au ralenti ils n'ont rien de nouveau à dire et répètent donc sempiternellement les mêmes rabâchages. Nous les écoutons distraitement, inintéressés et ne sachant pas le dissimuler. 

Chaque fois que nous les voyons nous pensons que c'est la dernière et nous nous le reprochons. Il n'est que trop probable que nous leur ressemblerons dans quelques temps. 

La chanson "les vieux" de Jacques Brel dit tout cela et le dit bien mieux. 

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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 07:00

Moi j'aime bien Eddy Mitchell. Je n'ai pas acheté de disques de lui (à part "Rio Grande" en 2 titres) et j'avoue une petite faiblesse pour des titres comme "Pas de Boogie-Woogie", "Il ne rentre pas ce soir" et "La dernière séance". 

C'est un chanteur possédant une belle voix et qui, toute sa très longue carrière est resté lui-même. 

J'ai été surpris qu'il s'en prenne récemment à Mick Jagger: "Les Stones c'est des biscottes, Mick Jagger chante pas terrible ça swingue pas."

Il a le droit de penser ce qu'il veut et de le dire. Personnellement je ne crois pas qu'il ait raison et même je pense le contraire. Mick Jagger est un excellent chanteur capable de prouesses vocales ("Emotional Rescue") dont Mitchell serait bien incapable. Quant à swinguer... la langue Française n'est pas vraiment la meilleure pour faire chanter les sons! 

N'en déplaise à Monsieur Eddy nous Français n'avons pas la fibre Rock n'Roll et pas plus lui que Johnny Hallyday ne se sont approchés du Rythm n'Blues américain et britannique. Eddy Mitchell est peut-être le seul à s'être approché de cette musique  et sa sortie sur le chanteur des Rolling Stones en est d'autant plus surprenante. 

Un coup de spleen peut être...

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29 décembre 2025 1 29 /12 /décembre /2025 09:54

BB

Alors, après CC (Claudia Cardinale) c'est au tour de BB (Brigitte Bardot) de tirer sa révérence et de quitter notre monde de fous? 

La première par ordre alphabétique ne laissera pas un leg cinématographique très important: du "trou Normand" à "L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse Chemise"   on peut dire sans être cruel que les chefs d'œuvres voire simplement les films corrects se comptent sur les doigts d'une main. 

Il y a le Clouzot et du bout des lèvres le Godard et c'est à peu près tout. En tant que comédienne Bardot laisse -qu'on le veuille ou non- peu de choses. "Don Juan 73", "L'ours et la poupée", "Boulevard du Rhum", "Babette s'en va en guerre", "les novices", "Colinot", "Viva Maria", "Vie privée" etc ne resteront pas dans les listes des chefs d'œuvres du cinéma, loin s'en faut. Il existe un film réunissant les deux magnifiques (Claudia et Brigitte, il faut suivre!),  est un navet de compétition: "les pétroleuses" de Christian Jaque (1971). On comprend que Bardot en ait eu assez de tourner dans des nanars. 

Alors la chanson peut-être? là encore il est clair que "Harley Davidson", "Bonny & Clyde" et "Comic Strip" ne sont pas ce que Gainsbourg a fait de mieux. Elle avait une présence indéniable dans les petits clips avant la lettre de ces chansons mais là encore il faut déchanter: Brigitte Bardot n'a fait que dans la variété sans imagination. Une version Française (donc ringarde) d'un tube de Stevie Wonder et une "fille de paille" signée Gérard Lenormand (qui ne vaut que par le clip, une fois encore) plus loin et c'est à peu près tout.
Ah oui, j'oubliais les coquillages et crustacés de "la Madrague". Une sucrerie sans conséquence. 

Cinéma, c'est fait, chanson exécutée, reste l'œuvre de sa vie: la souffrance animale. Là on peut dire qu'elle laisse sa marque. Tout ce qui a précédé ce combat d'une vie n'était là que pour le permettre. En passionnée de "sa" cause Bardot a été souvent excessive mais elle est la seule à ce jour à avoir tant fait. 

Espérons que d'autres emprunterons ce chemin et reprendront le flambeau: rien n'est fait (ou presque), tout reste à faire. 
Et c'est là que l'on comprend que sa notoriété, sa fougue, ses excès même étaient sinon nécessaires du moins compréhensibles tant il y a le feu et tant nous tuons des animaux pour rien. Pour RIEN. 

La vieille dame qu'elle était devenue était marquée par l'immensité de la tâche qu'elle s'était donnée. 

Pendant qu'on déblatérait sur ses "dérapages" (que je ne justifie ni n'excuse) on laissait les abattoirs et les safaris sauvages tourner à plein régime.  

Ce lundi matin les mises à mort ont repris dans les mouroirs animaliers du monde. De là où elle est la belle Brigitte s'en fout un peu désormais. 

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19 novembre 2025 3 19 /11 /novembre /2025 11:03

C'est sans doute un des plus beaux lieux du monde si ce n'est le plus beau. Tour à tour magnifique, éblouissant, stupéfiant et plus encore, Venise est à la hauteur des attentes les plus impatientes. Un séjour d'une semaine m'en a fait découvrir et aimer l'incroyable beauté . 
Nous étions en novembre et sur les sept jours, hormis la neige, nous avons eu toutes les conditions météorologiques qui toutes la sublimaient: jour et nuit, pluie et soleil, brume et coucher de soleil tout la magnifie. Connaissez-vous des lieux que la pluie n'abime pas?

Comme  pour New-York j'ai eu l'impression en la découvrant pour la première fois que je m'y étais déjà promené: on les a tant vues qu'on croit les connaître. 

Que dire de la "Sérénissime" qui soit à la hauteur de cette émotion qui vous étreint parfois devant une telle cité? tant de splendeur intimide et émeut: la pierre, les couleurs, l'eau bien sur, l'architecture, le mouvement, les oiseaux et même les visiteurs semblent composer une partition éblouissante et unique. Tout est à sa place changeante et pourtant immuable.

Les palais, les églises, les bâtiments, les ponts, les canaux, tous poussent le visiteur à l'introspection et au respect. L'Italie mérite mieux que l'estime que nous lui portons: elle possède d'authentiques merveilles dont Venise est le joyau. 

Une  fois vaincu le sentiment que nous ne sommes pas (plus?) à la hauteur de la Cité et que la Lagune s'offre doucement le visiteur semble n'avoir qu'une phrase à répéter mécaniquement: "que c'est beau".

Peu de choses, en une vie, conduisent à cet abandon consenti. 

Je ne citerais pas les noms que tout le monde connaît ni je n'essaierai de décrire les splendeurs qui se succèdent sans rivaliser tant toutes sont incroyablement belles. 

Même son grand âge, même les "marchands du temple" ne peuvent lui ravir un soupçon de son envoutement. 

Quand on la visite les yeux ne savent où se poser un long instant pour enregistrer ce qu'ils voient. Les appareils photos des visiteurs du monde entier cherchent à bloquer, un fugace moment l'image qui a frappé. Y parviennent ils? sans doute un peu. Mais capturer Venise est sans doute un rêve impossible.

La ville sur l'eau n'est pas qu'une ville c'est une concentration inouï de musées, de palaces et de cathédrales qui renferment des peintures, des statues, des reliquaires, des meubles, des sculptures... toutes plus stupéfiantes les unes que les autres. Datées du quinzième siècles et d'autres. L'Academia, par exemple,  vous accueille dans sa plus belle salle qui expose des peintures suffocantes tant elles sont belles. Vous commencez la visite par quelque chose qui vous happe un très long moment. 

Et les autres musées ont autant de beautés à vous offrir: Tintoret, le Titien... des peintres inspirés d'époques riches et intelligentes. 

J'ai même pu observer longuement des peintures de Jérôme Bosch que je n'avais vues qu'en reproductions sur papier. 

Je ne m'appesantirais pas sur la circulation des bateaux sur les canaux: silence et recueillement. Pas de xlaxon ni de sirènes. Juste le clapotis silencieux des vagues. 

Françoise a réussi à se réveiller avant le lever du jour et à voir l'immense Place Saint Marc sans un humain. J'ai regretté de ne pas m'être fait violence pour quitter mon lit et l'accompagner.  

C'est bien simple: en 7 jours et nuits je n'ai pas eu un seul moment inintéressant. 

 

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5 novembre 2025 3 05 /11 /novembre /2025 11:05

11%

11%. la côte de confiance du Président Macron est de 11%. C'est tout simplement hallucinant. Seul François Hollande avait été aussi bas. Même le prisonnier de la Santé, Nicolas Sarkozy n'avait pas vu sa côte chuter à cet étiage.

11% ça signifie que 89% des Français ne lui font pas confiance ou ne sont pas content de sa manière de gouverner. 

C'est stupéfiant. L'homme est intelligent (trop d'après certains) jeune, dynamique, il travaille et l'on sent qu'il ne passe pas son temps, comme le demi fou de la Maison Blanche, sur les terrains de golf. 

Non. Macron a épuisé les bonnes volontés et n'a plus la capacité (ni le temps ni la marge de manœuvre) pour espérer inverser la tendance. Il est à craindre que sa fin de mandat ne soit un parcours du combattant et qu'il n'est pas au bout de ses épreuves. 

Le centre, en France, n'existe pas. Les 8 années passées le prouvent sans l'ombre d'un doute. C'est au mieux une force d'appoint qui n'est pas fiable et dont les chefs sont bien incapables de peser sur la politique du pays. Plus encore que les partis dits "de gouvernement" ils se perdent en bagarres internes et se disputent pour posséder un petit pouvoir qui, bien souvent, n'est que celui de nuire. On a vu avec les 3 mois de François Bayrou à Matignon à quel point le programme, les troupes et les députés du centre se sont littéralement effilochés devant l'obstacle. 

Que reste t'il du groupe "en marche"? que sont devenus les stratèges de la conquête du pouvoir ? ils se sont auto dissous, brulés les ailes, ratatinés devant les difficultés. 

Macron, c'est le moins que l'on puisse dire, avait pourtant bien manœuvré pour arriver à 'Elysée. Il avait rendu impossible la candidature de Hollande à sa succession et réfléchi tant à la conquête du pouvoir qu'à ce qu'il convenait d'en faire. 

Réélu les Français lui ont refusé une majorité: la responsabilité du désastre est partagée. 

La dissolution après les Européennes n'a rien arrangé, au contraire. 

La suite est inquiétante: le RN est aux portes du pouvoir et rien ni personne ne semble en mesure de l'en  empêcher. La France Insoumise reste redoutable et, malgré son chef repoussoir possède une capacité de nuire qu'il serait dangereux de sous-estimer. Socialistes et libéraux sont durablement affaiblis et il ne serait pas raisonnable de compter sur Faure, Wauquiez, Philippe, Attal, Dati et quelques autres pour faire passer les intérêts du pays avant le leur. 

Voilà pourquoi ce théâtre d'ombre qu'est la situation politique en France risque de perdurer, quand bien même Emmanuel Macron serait contraint à la démission (ou destitué). 

Nous, électeurs, devons réfléchir à ce qu'il faut faire pour que le pays cesse sa dérive et se reprenne. 

Voter pour les extrêmes n'est certainement pas la solution.  

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4 novembre 2025 2 04 /11 /novembre /2025 09:47

Je ne voulais pas regarder "Les vivants" la série de France 2 qui retrace les attaques du Stade de France, du Bataclan et des terrasses de café et restaurants de l'Est parisien. 

En effet j'avais lu "vous n'aurez pas ma haine" le livre-témoignage d'un proche de victime et victime lui-même du carnage d'il y a dix ans et en avais été singulièrement retourné.

Et puis... j'ai regardé les premières minutes et nous avons été captivé par cette brillante réécriture des évènements monstrueux qui ont pris le nom de "tuerie du Bataclan", du nom de la salle de spectacles qui a vu le plus de personnes tuées ou blessées ce jour là. Admirablement joué par des comédiens peu connus le film s'intéresse à "l'après" et aux conséquences psychologiques des attentats sur ceux qui les ont vécus ou dont un proche les a vécus.

Ne sombrant jamais dans le pathos ni le larmoyant les 2 premiers épisodes de la série (on peut se demander l'utilité du format)  son exempts de tics de l'époque et sont sobres et dignes. Ils ouvrent le chemin d'une réflexion en résistant à la possibilité d'en "rajouter". 

C'était un pari difficile et il est tenu haut la main. 

Je ne sais pas si je regarderais les autres épisodes compte-tenu des cauchemars que j'ai faits cette nuit, après avoir visionné  ce document. 

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3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 07:00

"Assurance sur la mort" fait partie de ma short list des films que j'aime et qui peuvent être vus et revus sans que leurs qualité soit remise en cause ni le plaisir de les revoir. C'est un film noir et blanc (mais quel noir et blanc!) qui date de 1944, interprété par Fred Macmurray, Barbara Stanwyck et Edward G. Robinson. Il est signé Billy Wilder dont c'est le troisième long métrage et le premier succès. C'est un polar ou un film noir (je préfère la deuxième appellation) un destous premiers et un de ceux dont les autres réalisateurs de films de la même époque s'inspireront. 

Il est remarquable par sa construction (comme dans "Sunset Boulevard" du même Wilder, c'est le personnage principal du film qui raconte l'intrigue*, ce qui entraîne une sorte de sympathie pour le personnage pourtant peu reluisant qu'il incarne). La femme correspond à ce qu'on appellera, par facilité, une "femme fatale" vénéneuse et sans foi ni loi qui manipule les hommes en usant de ses charmes. 

Le Deus ex machina est joué par Edward G. Robinson. C'est celui qui comprend tout et qui dénoue l'intrigue pourtant compliquée. J'aurai tout dit lorsque j'aurais souligné que le scénario est signé Billy Wilder et Raymond Chandler et que l'image est une véritable splendeur. 

L'histoire? une escroquerie à l'assurance qui se complique d'un meurtre. 

Il m'a été donné de voir en suivant le téléfilm réalisé dans les années 70 d'après (et très fidèlement) le scénario original. 

Avec la couleur, les costumes (hideux) de ces années le film perd 80% de son brio. Curieusement l'histoire ne tient pas (cette escroquerie ne tient pas debout, pas plus d'ailleurs, que le meurtre. Même l'interprète féminine (Samantha Eggar, l'actrice de "l'Obsédé" de Wiliam Wyler (1965) ne "passe pas". 

De l'inutilité de tourner des remakes qui, à de très rares exceptions près sont très inférieures à la première version. 

 

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 07:00

J'ai déjà fait état de l'admiration que j'éprouve pour Bruce Springsteen que je considère comme un des meilleurs dans sa discipline: le rock intelligent. (oui, je sais, ils ne sont pas si nombreux!). 

Je l'ai découvert à l'époque de son double album "The River" et son hit planétaire "Hungry Heart". Juste la période de sa carrière qu'a choisie Scott Cooper pour son film "SPRINGSTEEN Deliver me from nowhere" qui est encore sur tous les écrans de cinéma. 

Je l'ai vu dans d'excellentes conditions, sur grand écran, sans pubs ni popcorns en naturellement en V.O

Je n'ai pas aimé! ce moment biographique est inintéressant et n'apporte rien. On n'apprend pas grand chose de l'enregistrement de son album très personnel "Nebraska" et ce qui nous en est dit est ennuyeux et inutile. 

Le comédien qui interprète Springsteen n'a pas le charisme de son modèle et est agaçant. Pas un moment je n'ai cru voir le boss en vrai. 

Sa dépression et ses rapports filiaux sont ennuyeux au possible et, si les quelques titres cités sont beaux ils ne sont pas tous -un comble- chantés par leur auteur. 

Si "Nebraska" reste un album particulier mais important dans la discographie abondante de Springsteen ce n'est pas le plus représentatif de l'écriture musicale de son auteur. 

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29 octobre 2025 3 29 /10 /octobre /2025 16:22

Hier, dans la "matinale" France Inter a invité Carlos Tavares, ex-président du consortium automobile Stellantis qui répondait aux questions des journalistes et des auditeurs. 
J'ai pris le train en marche et ai été agacé par la morgue du bonhomme. Il avait réponse à tout et se faisait le chantre du libéralisme économique le plus débridé ainsi que ainsi que le défenseur pointilleux du laisser-faire absolu des chefs d'entreprise. 
Le monsieur prenait de haut les questions sur les abus du sacro-saint marché dont il vantait les mérites que les salariés ont le plus grand mal à distinguer. 

Tavares n'avait pas de mots assez durs pour la taxe Zucman et menaçait la France du pire si elle la mettait en usage. Pour contrer ceux qui ne pensaient pas comme lui il n'a rien trouvé de mieux qu'agiter l'épouvantail... du communisme! 

Je ne connaissais pas le prétentieux et méprisant Tavares mais un encadré du "Canard enchaîné" daté du 29 octobre m'en a appris un peu plus. Je le cite en entier:

"Carlos Tavares, l'ex-pédégé du groupe Stellantis, qu'il a laissé en pleine débandade, avait touché un joli pactole de 35 millions d'euros à son départ. Il ne comprend pas que sa rémunération -23,1 millions d'euros en 2024- ait pu en scandaliser certains ("Les Echos 24/10): "personne n'est choqué quand un joueur de football gagne cinq fois plus. Donc j'étais très content de ma rémunération. J'aurais éventuellement aimé être payé plus". Et le "Canard" de conclure: "Ses fin de mois ont dû être difficiles, en effet". 

Personnellement ce cynisme assumé me fait penser à la phrase apocryphe attribuée à Marie-Antoinette: "s'ils n'ont pas de pain qu'ils mangent de la brioche". 

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28 octobre 2025 2 28 /10 /octobre /2025 10:39

Tout le monde a l'air de trouver normal qu'on demande à la femme du président de la république si elle est bien une femme. Ou qu'elle n'est pas un homme, ce qui revient au même.

Quand une certaine presse et une certaine partie de l'opinion est impatiente d 'arriver au pouvoir et commence à trouver le temps long elle fait feu de tout bois et ne craint pas d'utiliser la calomnie, la bassesse, la bêtise la plus crasse et les armes de la désinformation. 

En son temps la femme de Georges Pompidou avait, elle aussi, été l'objet d'une rumeur ignoble (avec photos truquées) destinée à empêcher l'ex premier ministre d'entrer à l'Elysée. Qu'il ait songé à succéder au général de Gaulle et à se poser en successeur -sacrilège!- ne pouvait être pardonné. 

Brigitte Macron a été désignée comme maillon faible dans l'organisation de la présidence Macron. Son âge, la différence d'âge entre elle et le président, son milieu social, son passé de professeur tout a été essayé. Jusqu'à cette rumeur abjecte,  cette désinformation volontaire, cette manipulation stupide relayée par les "complotistes" des Etats Unis. 

N'ayant pas réussi à atteindre le président (on a bien essayé de le faire passer pour homosexuel mais ça n'a pas fonctionné) on s'en prend à sa femme qui ne peut réagir. 
La calomnie, Beaumarchais l'a dit il y a longtemps, est redoutable et plus vous essayez de la contrer plus elle vous enfonce. 

Autre président, Nicolas Sarkozy, qui fut garant des institutions tire à boulets rouges sur la justice. La même partie de l'opinion qui voit un homme en Brigitte Macron crie au loup et conchie l'enquête et la procédure judiciaire. Leur triste héros, condamné après une procédure longue de dix années est innocent, forcément innocent.

La politique rend idiot. Le fanatisme est le plus redoutable aspect de l'adhésion à des partis ou à des idées extrêmistes. 

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