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15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 07:00

Hier lundi 10 août 2025 la température a atteint les 41° à Toulouse (le record étant obtenu par une commune du département voisin du Gers avec 41°3). C'est difficile à supporter. Au lever du jour nous sommes allés en vélo au jardin distant de 6 kilomètres donner à boire aux plantes, fleurs et légumes qui réclament un arrosage quasi quotidien. L'Azalée de Gibraltar et une grande partie de nos plantations n'a pas survécu à la chaleur de four qui a marqué quelques jours de canicule de cet été. 

La SNCF privatisée ne fonctionne pas mieux que la vieille société inféodée à la CGT: du fait même des températures très élevées les trains régionaux ont été soit annulés soit reportés soit enfin ont eu leurs horaires modifiés. L'explication donnée est une surcharge de consommation d'électricité des systèmes de climatisation. 

Il y a comme ça des anomalies qui durent sans que l'on ne s'en émeuve. Le rail va progressivement être transféré au privé international. Quelque chose me dit que nous allons perdre pas mal de lignes au profit de pays mieux dotés en matériel roulant récent et concurrentiel. Nos trains ont des noms idiots ("Inoui") et datent de Mathusalem. Les petites lignes pas rentables resteront à la France tandis que les grandes lignes reliant les capitales régionales se feront une guerre commerciale. C'est couru d'avance.

Mais je m'éloigne du sujet de ce post, au point de l'avoir oublié. 

Ah! oui. les températures qui dépassent chaque année les 35 degrés et qui flirtent avec les 40. J'ai de la chance je ne souffre pas de ces conditions climatiques inconfortables. 

Mais c'est une sensation curieuse de marcher quelques minutes du côté ensoleillé de la rue: on est comme happé par un air lourd, sec et bouillant. Tout nous pousse à faire vite et à nous réfugier fissa loin de ce four. 

Les arbres, platanes compris, se sont mis en position "automne" avec presque deux mois d'avance: leurs feuilles jaunes et sèches jonchent le sol. 

Les Perroquets de France-Météo nous serinent que la canicule actuelle n'est pas terminée et qu'elle va durer quelques jours encore. 

J'ai pris mon billet d'avion pour Montréal en décembre: je suis certain de ressentir le froid dans moins de 5 mois!

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14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 07:00

Parlez-en autour de vous. Vous verrez. Pratiquement tout le monde a une histoire à raconter sur la révision de la voiture à 500€ qui dure 30minutes, la panne apparemment anodine et qui coûte les yeux de la tête sans garantie que la voiture ne retombera pas en carafe pour la même raison, la lumière qui s'allume sur le compteur et qui vous somme de stopper le véhicule sans oublier les pannes introuvables et donc irréparables sauf miracle. 

C'est vrai, on ne voit plus de voiture, capot ouvert, radiateur vomissant de l'eau et de la vapeur sur le bord des routes. La crevaison est rare (heureusement parce que je défie quiconque de se servir du "Kit-crevaison" en bombe et les voitures sont plus fiables que celles de nos parents. Mais qu'elles sont complexes! tout y est électronique et exprimé en anglais hyper technique. Les pages traduites en Français sont incompréhensibles. La boîte à gants de jadis est un vaste tiroir qui contient presque une bibliothèque tant les manuels sont complets. 

Hybride, électrique, l'énergie qui propulse ces voitures est beaucoup plus ardue à intégrer que ceux du passé. Le livret de bord est truffé de vocabulaire et de schémas ardus à lire. L'ordre alphabétique n'est pas respecté et les abréviations y pullulent. 

Que faire lorsque votre voiture, régulièrement révisée et bien entretenue se met à l'heure de la boule à facettes disco et s'éclaire en diverses couleurs chatoyantes? première chose: vérifier que vous n'êtes pas "couvert" par une assurance. Tous-risques, constructeur, garantie... si c'est le cas téléphonez en priorité à l'assureur. Sinon armez vous de patience et sortez les papiers dont vous aurez besoin.*

Essayez de décrire la panne. Plus facile à dire qu'à faire. "y'a un bruit " n'aide que peu votre interlocuteur. Chez le dentiste vous ne dites pas: "j'ai mal aux dents" mais "ma troisième molaire supérieur gauche doit avoir une carie. le nerf est à vif  et la douleur intense". Je sais. C'est difficile de débusquer le truc qui déconne et de dire à l'interlocuteur: "je pense qu'un roulement sur la roue arrière gauche est la cause du bruit que fait la voiture à une certaine vitesse". 

Ensuite, après la longue attente dans le "show room" on vous appelle. Ne jouez pas au petit jeu de "300€ au bas mot j'en aurai pour 300€", ça sera toujours plus. 

Ecoutez le meccano en arborant l'air intelligent du type qui avait deviné. Ne vous attardez pas sur la facture: oui un joint et deux écrous plus de la main d'œuvre et la remise à jour des niveaux ça peut faire monter la note à des hauteurs stratosphériques. Souriez. Soyez Zen. S'il vous parle de la valise ce n'est pas d'un bagage mais de la machine à détecter les failles que l'on branche sur votre moteur. 

Prenez la facture et le ticket de carte de crédit (ça peut servir) montez dans votre voiture, remerciez pour le lavage gratuit qui a été fait (vu ce que vous venez de payer ils auraient pu laver votre voiture à l'eau minérale!) et repartez. 
Si vous avez de la chance la même panne se produira dans plus d'un mois. Dans le cas contraire demain . 

N'accordez aucun crédit aux publicités sur les voitures. Jamais. c'est "comme j'aime" et la perte de 154 kg en 8 jours en mangeant de la choucroute. Une escroquerie. 

*l'extrait de casier judiciaire de votre tante Marie-Christine n'est pas indispensable. 

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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 07:00

Dans une "boîte à livres" j'ai trouvé un vieux livre de poche des années 50 signé du romancier de "Allons z' enfants" Yves Gibeau. Ce livre, "Les gros sous" parle d'une communauté rurale complètement chamboulée par l'invasion hitlérienne de mai 40. Elle revient bien vite à ses (sales) habitudes et laisse son vilain , et même odieux tempérament au début de l'occupation. 

Ce qui est le plus surprenant, dans ce roman, c'est l'impression que la France et les Français décrits dans le livre ressemblent plus à ceux d'Emile Zola qu'à notre époque. Vocabulaire, style de vie et de pensée, mœurs et mentalités on est beaucoup plus proches de la France de 1870 ou de celle de la guerre de 1914-1918. 

"Le train" de Pierre Granier-Deferre, "En mai fais ce qu'il te plaît" de Christian Carion etc.) on a lu des mémoires relatifs à cette période terrible (Irene Nemirowsky "Suite Française") et l'on croyait ces récits presque contemporains. 

Yves Gibeau ne dessine pas une France et des Français sympathiques. Au contraire! ils sont veules et incapables de se montrer à la hauteur des enjeux. Les haines locales prennent le dessus sur toute autre considération. Ce n'est pas Céline mais la vision du Français en temps de guerre lui ressemble.

"Les gros sous" traite d'une France paysanne, bornée, haineuse et impréparée à la catastrophe qui s'abat sur le pays. Les personnages sont dessinés à traits lourds et souvent impitoyables. Le vocabulaire de l'époque est désuet et le livre est un peu vieillot et dépassé. 

Je n'ai pu me défaire d'une sorte de honte pendant sa lecture: nos aïeux et leurs dirigeants ont failli et la déculottée subie était comme... méritée. (lire à ce sujet "L'étrange défaite" de Marc Bloch).  J'ai retrouvé des traits du caractère national qui ne sont franchement pas à notre avantage. J'ai vu aussi comment la démoralisation du pays tout entier s'est faite dès les premiers jours de 40 comme pour les autres conflits entre la France et l'Allemagne. 

Cet exode Français est un épisode historique stupéfiant et calamiteux. Un vrai sujet littéraire mal exploité par Yves Gibeau qui m'avait pourtant séduit avec "Allons enfants". 

On ne trouve pas de chefs d'oeuvres dans les boîte à livre!

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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 07:00

Je souris doucement devant les mines et les articles embarrassées des tartufes qui ne voient que ce qu'ils veulent voir lorsqu'une telle affaire réussit à crever le mur du silence: les voilà qui se tortillent sur leur chaise, mal à l'aise et cherchant comment appeler autrement un chat qu'un chat. 

Je ne m'intéresse pas du tout aux affaires et moins encore à celles des milliardaires Américains mais j'ai compris depuis longtemps que dans cette affaire de viols et de jet-set Trump, Président des USA (rien que ça), le prince Andrew de Grande-Bretagne et feu le sinistre et répugnant Jeffrey Epstein, sans oublier la trouble héritière Maxwell étaient impliqués jusqu'au cou. Sans penser que parce qu'ils ont des richesses qui dépassent l'imagination et qu'ils seraient corrompus de ce fait je crois cependant que des hommes aussi "fragiles" intellectuellement que Donald Trump doivent se croire au-dessus des lois qui régissent les rapports entre hommes et femmes dans le monde "normal". La phrase qu'il a prononcée et qu'on a entendue sur une vidéo (les femmes je les prends par la ...") semble confirmer ce machisme brutal, vulgaire et pitoyable. 

Un suicide opportun d'Epstein a évité le déballage qui aurait sans doute entraîné un name dropping auquel personne ne tenait. Donald moins que quiconque qui veut -caprice de personne immature- le prix Nobel de la Paix alors qu'il sacrifie l'Ukraine à Poutine et la Palestine à Netanyahou. Le prix Nobel de la Paix? et pourquoi pas un titre de roi ou d'empereur? 

Avec ce président Américain là tout est possible, même l'absurde et le pire. 

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:00

Chaque fois que j'ai entendu des informations en cette fin de semaine c'était pour apprendre que 15000 ha, puis 16000 ha et enfin 17000 ha avaient été dévorés par le feu dans le Gard (ou étaient-ce les Corbières?). 

Les supputations sur le nombre de victimes et les raisons de cette mise à feu suivaient et permettaient à de doctes spécialistes des incendies de répéter sempiternellement les mêmes détails. 

Toujours est-il que ces sinistres qui pourraient sans doute être évités font la une des journaux à pareille époque tous les ans. 
Sur l'autoroute qui nous ramenait à Toulouse il y avait, en ce jour de "chassé-croisé", de nombreux ralentissements et de nombreux non moins embouteillages.

A un moment un conducteur nerveux qui changeait régulièrement de file et fumait la fenêtre ouverte fit ce que nous avions prévu qu'il allait faire: il tendit la main et laissa son mégot tomber et rouler sur l'asphalte. 

Ce sinistre crétin n'avait donc rien compris et prenait le risque d'embraser les abords de Cahors pour son plaisir personnel. 

le con dans toute sa splendeur. 

Malheureusement nous n'avons plus été fenêtre à fenêtre et n'avons donc été en mesure de lui faire la leçon. Nous aurions bien aimé lui dire le fond de notre pensée et, qui sait?, lui faire comprendre la portée de son geste inconsidéré. 

Ce soir les journaux disent que l'incendie est "fixé". C'est dire qu'il ne s'étend plus. 

Ne reste qu'à espérer que personne n'en rallumera un autre par bêtise et égoïsme. 

 

 

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9 août 2025 6 09 /08 /août /2025 16:55

Je n'ai pas peur des chiens mais je me méfie d'eux. A la campagne je déteste être interrompu dans mes rêveries du promeneur solitaire par les aboiement aussi intempestifs qu'agressifs. La plupart du temps l'animal se contente de me suivre derrière la haie grillagée de son maître et je passe mon chemin sans faire attention à la gueule ouverte et pourvue de canines respectables.

J'ignore la bête et je souhaiterais qu'elle fasse de même avec moi. Vendredi 8 août, près de la Selle sur Cher (41) où j'étais, j'ai décidé de faire une balade le long de la voie de chemin de fer du "Blanc Argent" un train sur voie métrique qui passe dans des paysages superbes. 

Mais cessons les digressions et revenons à ma promenade bucolique au milieu des genêts et des chênes. Plus les maisons s'espaçaient, plus les jardins s'agrandissaient. 

Evidemment, la dernière était isolée et un panneau "chien méchant" était cloué sur le portillon en bois. La bestiole en question surgit de ne ne sais où et fut sur moi plus vite que je ne réalise que les grilles étaient toutes ouvertes. Je stoppais net et fixais le canidé droit dans ses yeux. C'était une sorte de malabar épais aux pattes courtes et à la dentition impressionnante. Impossible de ne pas lire dans son regard furieux qu'il comptait bien s'en servir et me les enfoncer dans le(s) mollet(s).

Comme je ne cessais de le fixer et que je bougeais moins que les feuilles des arbres tétanisées par la canicule et l'absence d'air, il m'a semblé hésiter un instant. Jen ai profité pour lui parler comme à un adulte responsable. "Pourquoi m'agresses tu alors que je vais me balader et que je ne t'ai rien fait? qu'est-ce que ça t'apportera de mordre un vieux promeneur qui ne demande qu'une chose: qu'on lui foute la paix?  L'animal paru surpris et même décontenancé.  Il cessa d'aboyer et se rapprocha de moi. Intérieurement je réfléchissais à la date de mon dernier vaccin contre le tétanos. J'évaluais le timing pour descendre sur la voie ferrée et brandir un bâton que j'avais aperçu. Je n'en eu pas besoin. 

Le chien, moins molosse qu'envisagé me regardait d'un œil désintéressé. Mordre ce vieux type? pas grand chose à en attendre semblait il se dire.

Je repris tout doucement ma marche et m'éloignais sous le regard attentif du chien qui fit demi-tour et disparut comme il était venu mais moins vite et moins bruyamment. 

Au retour de ma balade je fis plus de trois kilomètres sous le cagnard pour ne pas retomber sur lui. Je gardais pour moi cette peu reluisante aventure qui fut oubliée à l'apéritif. 

Toute la soirée les chiens du coin aboyèrent, se moquant sans doute de celui qui avait eu "peur" de moi. 

 

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31 juillet 2025 4 31 /07 /juillet /2025 09:20

Les réponses politiques aux "incivilités" sont faibles ou inexistantes. 

Pour aller au jardin nous bénéficions d'un chemin asphalté sur les trois quarts de son parcours. Ensuite nous traversons un petit bois sur un kilomètre et enfin nous roulons à travers champs sur un autre kilomètre. 

Un chemin agréable qui démarre par la digue et les bords de la Garonne. 

Agréable jusqu'ici tout du moins. Des travaux nécessaires mais catastrophiques pour l'environnement ont d'abord eu lieu: la petite unité de traitement des eaux a été détruite et remplacée par le modèle au-dessus. Il a fallu creuser pour enterrer les imposants tuyaux de béton. Et sacrifier au passage quelques beaux arbres dont deux sublimes cerisiers abattus dans une certaine discrétion. 

Le petit sentier qui traverse le bois a été élargi et les passages de vélos, de quads, de motos et de joggers l'ont défoncé. Après la pluie c'est une patinoire de boue. 

Parallèlement à la défiguration de ce joli parcours les conditions de fonctionnement des déchetteries municipales se sont complexifiées en devenant plus contraignantes: il faut prendre rendez-vous, on a droit d'y apporter des déchets un certain nombre de fois par an et il faut présenter une carte qu'on ne trouve jamais quand on en a besoin. Cela a décomplexé les dépôts "sauvages", chaque dépôt décomplexant le suivant. Les tas de plâtre, béton, vieilles planches, sacs débordants de gravas et autres saletés s'accumulent comme dans la chanson des Charlots.

Un homme des bois s'est construit une propriété a la façon du Facteur Cheval mais en cent fois plus laide. Jusqu'ici il limitait de lui-même les limites de sa "propriété". Les travaux incessants autour de sa cabane l'ont encouragé à en étendre les limites.  Il a coupé des petits arbres et habille les troncs coupés de plastique multicolores (pour les empêcher de repousser): résultat un enlaidissement de plus contre lequel nous ne pouvons rien faire. Notre petit chemin bucolique est petit à petit transformé en poubelle à ciel ouvert. 

Il faut voir avec quel je m'en foutisme des anonymes viennent déposer des matelas immondes, des canapés ikea déglingués et plein d'autres choses aussi décoratives. 

Le fait de rendre l'accès à la déchetterie compliqué (horaires, tri etc.) a libéré les mauvaises manières. A moins de prendre un de ces pollueurs sur le fait et de le sanctionner financièrement je crains que jamais le chemin du jardin ne reprenne sa quiétude et sa beauté. 

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 07:00

Il y a longtemps que je n'étais pas allé à Auch qui n'est pourtant qu'à 75 kilomètres de Toulouse. Cette belle petite cité s'est embellie et a pris un "coup de jeune": on voit mieux la belle pierre blanche (jaune? le soleil seul peut répondre) et les boutiques et magasins se sont renouvelés et ont adopté le style du moment: articles décoratifs, vêtements de qualité à prix abordables, librairies spécialisées, traiteurs de talent etc. 

La cathédrale est une splendeur tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. 

On se gare facilement et à l'ombre, les restaurants sont bons et abordables pour la plupart, la ville vit à son rythme et la partie basse comme la partie haute est décidément bien plaisante: on peut (on doit!) aller de l'une à l'autres par ses beaux escaliers et ses rues médiévales (ou pousterles). 

Le Gers (département) n'est pas encore trop visité et semble résister à l'hypertourisme qui afflige ses voisins et  des cités proches comme Carcassonne, Cahors etc. 

Pour ma part je privilégierais toujours un jardin où le soleil et l'ombre jouent sur la verdure,  bien installé et lisant un livre que la foule des plages. En cela Auch est une destination idéale. 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 16:38

Je suis stupéfait que le scandale de l'eau Perrier ne fasse pas plus de bruit et ne parvienne pas à l'oreille du public. 
Nestlé Waters, propriétaire exploitant (Suisse) de la source Vergèze dans l'Aude est informé depuis au moins un an que la qualité des eaux en bouteille qu'il commercialise (ça inclut Cristalline et d'autres) est impropre à la consommation à la source. En cause : une contamination par des bactéries fécales. L'industriel comme les autorités locales pour ne rien dire des gouvernants et des autorités médicales ont, dans un premier temps, joué la montre et fait semblant de ne rien savoir. Ils ont écoulé ou laissé écouler une partie des stocks puis désinfecté l'eau embouteillée comme on le fait de l'eau du robinet. Les clients ont donc acheté de l'eau traitée comme celle du robinet à plus de 0,70 € le litre. Et ça continue! ils ont inventé dans l'urgence une marque - copie "La Maison Perrier" qui vend de l'eau similaire à celle du robinet à un prix scandaleusement élevé. 

Ils minimisent les risques et leur responsabilité et vendent aux magasins qui le leur demandent des bouteilles contaminées ou traitées.  

Que Perrier fasse vivre un millier de personnes dans l'Aude est certainement un argument fallacieux, voire de la diffamation. 
J'imagine (je ne suis pas enquêteur)  mais un simple regard dans les rayons des eaux en bouteille le confirme  qu'ils se débarrassent des bouteilles incriminées en offrant des ristournes aux hyper, super et supérettes qui doivent apprécier l'aubaine. Le "Perrier-rondelle" des terrasses de café n'a pas encore disparu des cartes de terrasses; faut-il s'en indigner? 

Jetez un œil la prochaine fois; Perrier et Maison Perrier sont mis en avant dans les points de vente et, on se demande bien pourquoi, San Pellegrino -entre autres- est plus difficile à trouver.

 

 

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23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 07:00

Mais qu'est-ce qui m'a pris d'allumer la télévision et de regarder une demi heure du film "Les visiteurs 2" sur TF1 de surcroit? 

La fatigue et la chaleur sans doute. 

Le film commence par un résumé du premier volet façon enluminures avec quelques images du précédent opus modernisées pour coller à la nouvelle distribution. Valérie Lemercier est -affreusement- mal remplacée par Muriel Robin qui n'est absolument pas faite pour le rôle. 

Dès les premières images du film cela saute aux oreilles: les comédiens hurlent tout le temps. Le film a un tempo hystérique et les gags sont d'une rare médiocrité. La pseudo langue ancienne que parlent les acteurs sonne faux : un peu comme lorsqu'on ajoute  des "o" partout en croyant faire Espagnol.

Je l'ai déjà dit mais c'est tellement flagrant qu'il faut le répéter: Personne ne croit à Muriel Robin en bourgeoise. Tout sonne faux: son vocabulaire, sa façon d'être habillée et de parler et son accent idiot qui ne correspondent à rien. 

Clavier en fait des tonnes et incarne mal 3 ou 4 personnages s'exprimant tous comme des abrutis. Marie-Anne Chazel est pitoyable et surjoue son rôle navrant de SDF improbable. 

Les dialogues sont bêtes, les situations imbéciles et personne n'a l'air d'y croire. J'ai finalement renoncé à la scène consternante de l'inquisiteur et de la boîte qu'on retourne et qui émet le son d'un mouton. Trop, c'est  trop. Rien ne justifie qu'on visionne quelque chose d'aussi vulgairement racoleur. Même la canicule. 

Voilà un film qui a pris 100 ans dans les dents et qui est un ratage complet. Je crois qu'il y a eu un 3 ème  volet dont l'action se passe sous la Révolution. Jamais vu. Je ne dois pas perdre grand chose! 

le cinéma comique national s'exporte mal et flirte toujours avec les mêmes  lieux communs: ces "visiteurs 2" sont "la soupe au choux" des années 2000. Un témoignage de ce que peut être l'idée que se font les "élites" des Français. Pas brillant.

 

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