Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 07:00

Hier lundi 26 mai 2025 un évènement planétaire s'est produit qui s'est presque aussitôt inscrit dans la geste présidentielle. Alors que l'avion dans lequel le couple Macron venait d'atterrir au Vietnam, par la porte arrière gauche de l'appareil qui venait de s'ouvrir, on a aperçu, en 14 secondes environ, la main de Brigitte Macron semblant gifler le président. 

D'un  seul coup la guerre en Ukraine (et le record d'attaques de drones russes qui venait d'être atteint), la remarque de Donald Trump qui s' agaçait que Poutine continue à pilonner l'Ukraine et que cela occasionne des morts (!) la situation de Gaza et l'économie de notre pays tout devenait secondaire. Pensez donc! le couple présidentiel qui se chamaille et se fiche des coups en public… voilà qui mérite que l'on envoie des équipes enquêter et que l'on monopolise l'antenne pendant plus de quarante minutes. 

Alors, c'est vrai, la communication de l'Elysée a cafouillé. On a d'abord parlé de "fake new" c'est à dire d'invention journalistique. Mais l'image était suffisamment explicite pour qu'on admette un "jeu" ou une intimité qui ne regardaient pas le public. Dans un second temps on a admis que le geste -que l'on a minimisé- avait bien eu lieu mais pour en critiquer l'exploitation morbide des médias russes. 

Oui. L'exploitation d'une gifle ou de ce qui ressemblait à une gifle par la propagande poutinienne. C'est dire l'égarement subit de la Com' présidentielle.

C'est vrai! le couple présidentiel  a le droit à l'intimité et dans celle-ci ils font ce qu'ils veulent. Mais  cette gifle a rappelé que le président en avait déjà reçu une, es qualité, donnée par un citoyen mécontent. Les commentateurs qualifiés ont glosé et soulevé une question: que ce serait-il passé si la présidente avait reçu la gifle au lieu de la donner?

La scène a été prolongée par le refus de Mme Macron de prendre le bras que son mari lui offrait pour descendre la passerelle de l'avion. Comme la femme de Donald Trump (sans le chapeau clôture qui lui interdisait tout geste affectueux) Brigitte Macron a refusé de "pardonner" et l'a manifesté par un geste d'humeur dont elle devait savoir le retentissement qu'il aurait. 

En prenant ses fonctions, en 2017 Emmanuel Macron avait fait un laïus sur le corps du roi montrant qu'il avait réfléchi à sa place et à sa manière d'incarner l'autorité. 

Malheureusement ses "petites phrases", l'affaire Benalla, et l'attitude parfois désinvolte de l'occupant de l'Elysée lui jouent des tours et font douter de son sérieux. 

J'ai cependant moins de gène avec ce président qu'avec l'un de ses prédécesseurs qui ne savait pas se tenir, donnait du "casse toi pôv'con" à un visiteur du salon de l'agriculture, épousait un mannequin en disant qu'avec elle "c'était du sérieux" et mentait à tous propos comme un arracheur de dents. 

la gifle ou ce qui lui ressemble a généré des milliers de commentaires, de films, d'interprétations et de dérivés. Où l'on voit que, à l'Elysée depuis huit ans le Président suscite beaucoup de ressentiment. Cela se traduit par une "méchanceté" agressive qui ne faiblit pas. 

  

Partager cet article
Repost0
27 mai 2025 2 27 /05 /mai /2025 07:00

Arte est une chaîne précieuse. Elle est une des seules chaînes françaises à respecter ses spectateurs, à les considérer comme intelligents et à les amener à réfléchir. 

Tout récemment elle a diffusé un film très grave -presque austère- sur un épisode peu connu de la fin du communisme en RDA et sur ce qu'il advint du couple Honecker avant qu'ils aillent mourir à Santiago du Chili. Honecker, comme tous les dirigeants de pays de l'Est, n'a pas fait amende honorable pour le sinistre régime politique qu'il a maintenu d'une main de fer pendant des années. La Stasi, une sorte de Gestapo mâtinée de KGB qui espionnait tout et tout le monde a fonctionné jusqu'au dernier jour et la vie en Allemagne de l'Est était irrespirable. La RDA, dictature impitoyable dressant les membres de familles les uns contre les autres, les voisins entre eux, punissant une famille entière pour la faute d'un seul, organisant la pénurie et traquant la moindre velléité de penser ou d'agir librement faisait partie de ce "rideau de fer" qui a rendu la vie si difficile aux malheureux qui étaient soumis à leur joug. 

Le film raconte comment un couple d'Allemands pieux et leurs enfants accueillirent chez eux, pendant de longues semaines le couple Honecker et la difficile cohabitation qui s'en est suivie. 

Le film est positif et laisse entendre qu'un rapprochement a été possible et s'est matérialisé, ce que je pense être du domaine de la fiction. La pensée marxiste du vieux stalinien était plus dure que la roche. 

Comment, même en étant très croyant, "pardonner" à des compatriotes qui se sont conduits aussi implacablement? On croit à leur début de prise de conscience et aux "regrets" que l'ex-chef de l'Etat Allemand de l'Est manifeste timidement et on comprend que la femme reste fidèle à son choix politique qui lui permet d'être quelqu'un. Ils sont prisonniers d'un système de pensée qui leur fait voir le monde non tel qu'il est mais tel qu'ils aimeraient qu'il soit. 

Lorsque les pays de l'Est se sont révoltés, les uns après les autres on a focalisé sur le couple maudit qui assujettissait la Roumanie. Certes les Ceausescu formaient une paire de dégénérés dictatoriaux mais ils n'agissaient pas différemment des Honecker et de tant d'autres. 

Le plus dérangeant, en voyant le film mais aussi en lisant des livres sur la période de la fin de la Seconde guerre mondiale à la chute du mur de Berlin c'est de se dire que les peuples soumis n'avaient pas d'espoir et devaient vivre dans une réalité sinistre pendant leur vie entière.  

Beaucoup de responsables sont passés à travers les mailles du filet et n'ont pas payé pour le mal qu'ils ont fait. Et que dire des salauds qui, vivant à l'Ouest, œuvraient en douce pour l'instauration de régimes frères chez nous? là non plus il n'y a pas eu de jugement ou de poursuites. Des Marchais, Krasucki, Séguy et d'autres nous auraient imposé la chappe de plomb  s'il en avaient eu la possiblilité.  

Il n'y a pas eu de "Nuremberg" du communisme et c'est une faille irratrappabe.

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2025 1 26 /05 /mai /2025 07:00

Nous n'avons pas pris toute la (dé)mesure du personnage Trump. Il est un danger pour le monde parce qu'il est impulsif, irréfléchi, personnellement perturbé et que ses objectifs sont à la fois dangereux et irresponsables. On peut aisément se voiler la face et ignorer (ou tenter d'ignorer) les conséquence à plus ou moins long terme de ses agissements il n'en reste pas moins que l'impact de ses "réflexions" et celui de ses agissements fait courir de graves dangers à l'équilibre mondial. 

Il convient de  se souvenir qu'il y a eu d'autre dirigeants avant lui et qu'il a hérité d'une situation qu'il a analysé ou faite analyser par ses équipes et par l'administration Trump. Poutine et beaucoup d'autres (dont l'encombrant Netanyahou) sévissaient bien avant que Donald s'installe à la maison blanche puis y revienne. 

Son premier mandat a été chaotique et illisible et l'on se souvient du "flirt" avorté avec Kim Jung Un et de l'étonnement ahuri des diplomaties mondiales devant cette ambassade incompréhensible. L'assaut du Capitole et le refus du verdict des urnes furent les derniers actes d'une présidence baroque et brouillonne. 

En 2024 il fut réélu et on a presque l'impression que les dirigeants du monde n'avaient pas envisagé cette éventualité. A peu près tous l'accueillirent comme une fatalité à laquelle il fallait répondre au coup par coup. 

Mais cela ne fonctionnait pas: se conduisant comme un autocrate, décidant de tout, se contredisant, modifiant les équilibres mondiaux et reniant des années de politique internationale le Président des Etats Unis fit de Vladimir Poutine son interlocuteur favori sans exiger de lui quoi que ce soit en échange de cette dangereuse initiative.  Et le tout à l'avenant. 

Il brusqua l'Europe et fit le forcing pour exiger la paix entre la Russie et l'Ukraine en ne tenant aucun compte du fait qu'il y avait un agresseur et un agressé et que le premier commettait des crimes de guerre presque chaque jour du conflit. Pire; Donald Trump favorisa la Russie en stoppant l'envoi des données militaires indispensables à L'Ukraine. 

Ce comportement erratique et illogique donnait sans doute à d'autres pays non démocratiques un signal clair qu'ils pouvaient envahir un pays voisin sans risquer de sanctions autres qu'une réprimande du dément de Washington. 

Impossible de passer sous silence l'humiliation indigne du Président Zelinski à la maison blanche ni les élucubrations sur le Canada ou le Groënland. 

Nous en sommes là à moins de six mois de présidence Trump. La Russie peut tranquillement préparer le gouvernement fantoche qu'elle imposera aux Ukrainiens tandis que le golfeur de la Maison Blanche peut écrire le discours qu'il prononcera le jour où, pense t-il, il aura le prix Nobel de la Paix. 

Je l'ai déjà dit et d'autres l'ont écrit: Trump a été humilié par Barack Obama et veut l'égaler sinon le supplanter en tous points. C'est une sorte d'enfant de 78 ans mal élevé et qui ne supporte pas la contradiction. 

Le problème est qu'il joue son égo contre la planète! 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 mai 2025 5 23 /05 /mai /2025 07:00

Je consulte mon spécialiste via Doctolib. je m'y prends, comme c'est suggéré, un quart d'heure à l'avance. Au moment où le médecin sera en ligne je serai prêt. 

enfin... en théorie.

Son visage peu aimable s'affiche sur mon ordinateur je l'entends bien mais lui ne m'entend pas. J'essaie de règler le son, le micro, rien à faire: nous ne nous entendons pas.

J'essaie d'établir la communication par le téléphone mais c'est pire.  je ne le vois plus, il ne m'entend ni ne me voit. 

Retour à l'ordinateur. La facturation de la consultation (30€) s'affiche plein écran. La feuille de sécurité sociale pré-remplie l'indique. 

Finalement j'ai le médecin en ligne. La communication spécifiquement médicale dure moins de 5 minutes. 

Comme dans "le père Noël est une ordure" la feuille est floue et il est quasi impossible de la remplir correctement. Evidemment, ça dépasse!

Tenter de l'imprimer relève de l'exploit. Il n'y a qu'un recto mais il est divisé en 4 parties. Quand j'essaie l'impression en noir et blanc la feuille sort ... vierge même chose quand j'essaie de diminuer le format. 

J'enregistre la feuille de soins et l'imprime: miracle elle est orange et tient sur une feuille. 

Le progrès est en marche. Je plains les espions russes qui essaient la subversion de nos administrations! 

Partager cet article
Repost0
22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 07:00

Dès que le soleil réapparaît sur le Lauragais nous avons envie de déjeuner sur l'herbe. C'est plus fort que nous: l'idée de trouver un coin d'herbe, des arbres et des papillons nous font foncer chez le charcutier pour acheter le saucisson gras, le chorizo, le talon de jambon, les chips et le vin qui finira sur le paréo. 

Je ne m'appesantirai pas sur tous les éléments qui viendront, en s'ajoutant, transformer le plaisir en agacement. Les insectes, le changement de temps (froid, pluie…). 
On s'apercevra bien vite qu'on n'a pas pris assez de pain, d'eau ou de sel. Les saladiers débordent de taboulé, les tomates en salade veulent rejoindre leur origine végétale. 

Le Coca-Cola est tiède et faire tenir droite la canette tient du miracle. Le parasol ne remplit que partiellement son office et, immanquablement, celui ou celle qui a la peau la plus fragile finira plus rouge que le poivron apporté on ne sait pourquoi. 

Les guêpes, les abeilles et les mouches viennent, pas forcément dans cet ordre, donner leur concert autour de nos salades. 

Si tout se passe comme prévu le coin idéal sera le point de ralliement d'autres groupes que le nôtre et la rivière sera sale et bruyante. Et inconfortable. Car le propre du pique-nique est de tout rendre gras, poisseux et sale.

Une table en terrasse dans un petit restaurant villageois c'est  tellement mieux!

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2025 3 21 /05 /mai /2025 07:00

Chaque année, depuis la nuit des temps, le monde envoie des artistes se fracasser contre le mur de la bêtise aseptisée, du mauvais goût, du manque de qualité et de la  bonne humeur lyophilisée. Ce raout international s'appelle "Grand Prix de l'Eurovision" et donne quatre à cinq minutes à un pays pour donner une image de ce qui se fait de pire chez lui en variétés. Rap, Jazz, musique symphonique n'ont pas droit de cité et s'effacent devant la variétoche internationale bien laide et bien gourde. Lumières et son puissant sont appelés à compléter le package. 

Au sortir il reste une chanson écrite souvent dans un volapük aux sons anglais dans laquelle les mots lune, soleil, cœur et amour forment plus de 70% du texte. 

S'ajoute une chorégraphie électrisée et des airs inspirés; le tout formant un spectacle immuable depuis une quarantaine d'années. Le public semble être sur une plaque électrique tant il est démonstratif. Plus désolante est la chanson plus hystérique est le public du pays qui passe sur scène.

Car j'ai oublié le principal: un vote est chargé de départager ces ersatz de chansons et le pays vainqueur est l'organisateur de l'édition suivante. 
La France envoie à chaque fois des chansons mainstream écrite par des sous-Obispo ou pire. (ça existe). Personne n'est capable de se souvenir d'une chanson du concours. Tous se demandent si un titre aurait eu du succès si il avait été lancée comme un titre normal. 

A chaque fois les présentateurs  rivaux des chaînes commerciales surjouent leur fausse complicité et leur bonne humeur et rivalisent d'anecdotes foireuses et de souvenirs bidons. Ils surjouent un enthousiasme national et usent de superlatifs considérables inversement proportionnels à la qualité de la prestation de l'artiste qui les représentent. 

Samedi c'était Louane, une brailleuse gentillette qui chante des trucs que Nicoletta ou Mireille Mathieu eut pu chanter. Du café moulu éclairé lui tombait sur la tête. Le concept était métaphysique: il m'a échappé. 

"Maman", avec tous les poncifs des chansons de fête des mères a atteint la septième place. Je soupçonne l'équipe qui la coachait de l'avoir choisie elle et sa chanson pour ne pas avoir à organiser l'édition de 2026!

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 07:00

"Le Grand Bain" est le premier film réalisé par Gilles Lellouche. (2018) avec Virginie Efira, Guillaume Canet, Benoît Poelvorde, Mathieu Amalric, Philippe Katherine, Marina Foïs, Claire Nadeau, Jean-Hugues Anglade et Leila Behkti.

Le film se passe dans et autour d'une piscine municipale de banlieue. Une bande de "bras cassés" (dépressif, chômeur permanent, alcoolique...) se retrouve devant le grand bassin et décide de se présenter au concours annuel mondial de danse synchronisée. Inutile de dire qu'ils ne disposent ni du temps ni des capacités pour relever leur niveau. Ils n'ont pas les "coaches" indispensables mais une mythomane et une handicapée coincée. 

De désastre en calamités ils parviennent à s'entendre, à s'apprécier et... à remporter l'épreuve. 

Dans la lignée de "The full monthy" le film de Gilles Lellouche suit la formation de l'équipe, les galères des uns et des autres, les disputes (hilarantes) de certain(e)s  et nous nous attachons à tel ou tel protagoniste. 

Parfois on se perd un peu entre les personnages et leurs problèmes mais c'est "bon enfant", juste et souvent drôle. 

J'ai trouvé Claire Nadeau très amusante en dépressive chronique et Virginie Efira attendrissante. certaines scènes sont particulièrement réussies (la dispute impitoyable des deux sœurs à l'hypermarché (Marina Foïs et Mélanie Doutey) et la rivalité des deux beaux frères sur fond de vente de salons).

Un film réussi parce que les ingrédients sont nombreux et vont bien ensemble. Un film divertissant et réjouissant qui change agréablement des comédies Françaises grinçantes auxquelles on est désormais condamné..

Un bémol toutefois: ce Mathieu Amalric... qu'il est laid et triste! qu'il est ennuyeux!. C'est le pire acteur du moment. Même Philippe Katherine le supplante!. 

Partager cet article
Repost0
19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 07:00
Volver

Dans leurs appartements toulousains puis de Montréal j'ai toujours vu chez Nicolas et Carole l'affiche colorée de Pedro Almodovar "Volver". Comme beaucoup j'ai eu un emballement pour ce cinéaste un peu fou, ses films déjantés et ses distributions quatre étoiles. Avec "Volver" (2006) il amorçait -selon moi- son déclin et ses films n'avaient plus l'originalité de ceux de ses débuts. Pire ils étaient prévisibles et leur provocation rappelait celle d'un Bertrand Blier. A trop vouloir choquer on passe à côté. 

Je n'avais, jusqu'à sa diffusion jeudi 14  mai 2025 sur Arte (en version Française, ouh!) pas vu le film et cela ne me manquait pas. 

Avec un tel préjugé défavorable il va sans dire que le premier quart d'heure m'a ennuyé et que j'étais sur le point d'aller lire dans mon bureau quand le rythme de croisière du film s'est instauré. C'est ce qu'on appelle pompeusement  un film "choral" dans lequel les femmes sont ultra majoritaire. Et d'entre elles la sublime Penelope Cruz est la star incontestable et incontestée. Elle donne un éclatant aperçu de ses dons de comédienne et est d'une troublante beauté. C'est bien simple lorsqu'elle pleure (et elle pleure souvent dans ce film dramatique)  elle est irrésistible.  Elle est d'un naturel confondant et le personnage qu'elle interprète est phagocyté par l'interprète qui l'éclipse. 

J'avais tort: bien que tarabiscoté le film est sympa, le scénario étonnant et l'histoire amusante et légère. Il y est question d'inceste, de meurtres, de cadavre baladeur, de rapports mère-fille et de bien d'autres choses encore. La crédibilité est un détail dont ne s'encombre pas le cinéaste. Pénélope porte le cadavre de son ex-ami et l'enterre dans un congélateur. Vu comment elle manie la pioche il est stupéfiant qu'elle y parvienne! 

Carmen Maura, actrice de l'écurie Almodovar est un "fantôme" surprenant mais auquel on finit par croire. Cet homme peut tout! 

Au risque de me répéter je dirai que le film doit énormément à sa principale interprète qui a de la chance: l'écrin que lui a constitué son réalisateur est digne d'elle et la met en valeur comme peu de réalisateurs l'ont fait avec leur comédienne avant lui.

Partager cet article
Repost0
16 mai 2025 5 16 /05 /mai /2025 07:00

Je disais récemment mon apathie politique et ma désertion probables des bureaux de vote des prochaines consultations électorales. 

Et j'ai regardé depuis sur LCP/la chaîne parlementaire le doc consacré aux Présidentielles de 1995 avec un Edouard Balladur vieilli mais toujours aussi vindicatif. 

L'homme a été atteint dans son être profond et cette élection perdue, on le sent bien, il ne s'en remettra jamais.

Il faut cependant dire qu'il porte une responsabilité bien supérieure à celle qu'il daigne s'attribuer: il avait clairement, devant le pays, exclu de se présenter à l'élection présidentielle en acceptant de diriger le gouvernement de cohabitation que lui concédaient François Mitterrand et Jacques Chirac respectivement Président de la République affaibli et désavoué et homme politique dirigeant du principal parti d'opposition républicaine et vainqueur incontestable des élections législatives de 1993. 

Il gouvernait avec les hommes et femmes qui devaient à J.Chirac leur situation. Il ne possédait pas d'équipes à lui et n'était pas mandaté par les Français pour diriger le gouvernement. Tout le monde, et Edouard Balladur le premier savaient ce que la nouvelle Assemblée nationale devait et à qui. 

Très vite il montra une certaine habileté, connut une période de baraka tout en bénéficiant de sondages flatteurs. Cet ensemble de facteurs et "l'agitation" de J.Chirac lui firent immanquablement penser qu'il pouvait être l'homme de la situation et se faire élire Président en s'appuyant non sur la bienveillance mais sur la non malveillance du vieux crocodile de l'Elysée. Celui-ci flattant l'un puis l'autre en les opposant l'air de ne pas y toucher. 

Les lieutenants pressés, Sarkozy en tête, firent le calcul simple: Chirac avait eu sa chance, ses chances, il ne les avait pas saisies, leur camp, s'il voulait vaincre, devait pousser Balladur à l'Elysée. Ce dernier, flatté et présenté par les médias amis comme étant l'homme de la situation finirait bien par se déclarer candidat. Ce qu'il, fit, de Matignon. Première erreur. 

S'ensuivit une foire d'empoigne restée fameuse dans laquelle "tous les coups furent permis". L'opposition, atone, et les médias effarés comptèrent les coups et regardaient médusés la bataille de chiffonniers où les coups étaient meurtriers que leur jouait la droite dite de gouvernement. 

Balladur fut battu de peu, Jospin gagna une honorable première place et J.Chirac fut élu Président.

Plus de vingt ans après la rumeur et la violence des combats s'entendait dans le dépit froissé et retenu d'Edouard Balladur. La saleté nauséabonde des affaires lui donnait encore -on le voyait- la nausée. 

Cette équipée donnait l'impression d'avoir été comme suggérée par la conjonction de bons sondages, d'une certaine satisfaction des Français qui se lisait dans les enquêtes et aussi dans la pensée, encore sienne longtemps après, qu'il était un meilleur président potentiel que son adversaire.

Et sans doute avait-il raison tant les 12 ans de présidence chiraquienne furent stériles. 

Balladur avait l'Establishment pour lui (seconde erreur) et le soutien des "élites". Sa nature, son éducation, sa personne composaient un personnage qui n'était nulle part à sa place. En tous cas pas sur les tréteaux d'une campagne électorale à la Française. 

Si l'on ajoute les rieurs de canal+ qui l'eurent comme naturellement dans le nez et la démagogie sans borne de Jacques Chirac on ne pouvait, rétrospectivement, s'étonner du résultat. 

Le pays, avait suivi sa pente et retarda la prise de décisions qui feraient qu'aujourd'hui la situation soit moins cataclysmique...

*A 3 reprises, peu après la diffusion des résultats du 1er tour des présidentielles Edouard Balladur intima l'ordre de se taire aux siens qui sifflaient le nom du vainqueur de leur duel. C'était une réaction digne et indispensable. On en a ricané et on en rit bêtement encore.   

 

 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2025 4 15 /05 /mai /2025 07:00

A la toute fin de sa vie, à 79 ans, la seule activité "politique" de mon père se limitait à la lecture rapide du "Canard enchaîné". Cela me surprenait parce qu'il avait beaucoup lu et était incollable sur l'Histoire et la politique, surtout celle de la cinquième République. 

A sa façon ferme et définitive de lancer un glacial: "tous des cons" je comprenais que plus rien ne l'intéressait de ce côté et qu'il avait fait le deuil des activités liées à la vie de la cité. 

Avec beaucoup de zigs et pas mal de zags je me suis, moi aussi, beaucoup intéressé à la politique et à l'Histoire (difficile de renier ses origines) et il m'a fallu un certain temps, proportionnellement autant qu'à mon géniteur, pour être dégouté de la politicaillerie de notre pays. Par contre je l'ai rejoint et dépassé dans mon exécration de cette démocratie d'apparences qui ne sert qu'à quelques uns pour se constituer un patrimoine à d'autres pour faire carrière et à tout un monde de fausses valeurs (journalistes, spécialistes, sondagiers, analystes etc.) pour nous détourner de leur médiocrité. 

Je me demande comment j'ai pu m'intéresser aux combats de coqs de Chirac et Giscard, de Mitterrand et Rocard, comment j'ai pu suivre les congrès des uns et les campagnes électorales des autres. 

Je m'en veux de ne plus me sentir concerné par "nos" représentants politiques mais j'ai une telle sensation d'avoir été baladé pendant toutes ces années que je les mets tous dans le même sac et qu'ils ne méritent pas que je pense à eux, ne fut-ce qu'une minute. 

Je sais les reproches qu'on est légitimement en droit de me faire et les accepte. Arrive un moment où l'abus est tel qu'y adhérer n'est qu'une preuve d'imbécillité. 

Ils sont tellement nuls et uniquement obsédés par leur carrière que, contre toute attente, les fascismes, le stalinisme et les nazis sont de nouveau en progression. Beau bilan!

Je ne vois pas le côté ironique de la chose et suis au contraire profondément vexé que deux guerres mondiales et une guerre froide passées nous nous retrouvons à n'avoir qu'un vote à des élections leurres (Européennes, municipales, législatives, présidentielles) pour exprimer (en pure perte, les sondages servant de défouloir) nos choix et notre volonté.
Choix et volonté dont tout le monde se fout. 

Le vote non au référendum sur le projet de constitution européenne négligé et contourné par un vote des Assemblées (Traité de Lisbonne), la palinodie des nominations de premiers ministres illégitimes en France... les obscénités politiques des Trump, Bolsonaro et de tant d'autres m'ont définitivement écarté de la politique. Peut-être irai-je encore empêcher le RN ou LFI de gouverner en votant contre eux, peut-être pas. 

A trop tirer sur la corde ils l'ont brisée et ce ne sera certainement pas des Retailleau ou des Wauquiez qui me feront redemander une carte d'électeur ou me déplacer deux dimanches de mai.

On cite toujours cette (vilaine) remarque qui dit que "la politique c'est comme l'andouillette, ça doit sentir la m....". Je ne pensais pas qu'un jour je la trouverais pertinente. 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages