Plus de Gaza, finies les municipales, Epstein renvoyé au néant, la famille Lang frôlée par l'actualité mais la mort du "jeune Quentin" a tout effacé. On ne parle plus que de ça.
la hiérarchie de l'information est dictée par l'émotion qui elle-même est suscitée par les partis pris du monde des médias. On ne dira jamais assez le mal qu'ont fait les chaînes d'information en continu. Il leur faut du carburant en permanence et quand elles n'en ont pas elles montent en épingle des faits divers. Elles ne vont pas jusqu'à les fabriquer mais elles les malaxent comme on tisonne des braises de manière à rebondir et à les exploiter jusqu'à ce qu'un autre prenne la suite.
Tout le temps il y a ainsi des sujets qui "défraient la chronique" et lorsque il y a accalmie on "tisonne" des vieux sujets de dispute endormis. Les inondations, avalanches et tempêtes remplacent alors les folles déclarations de Trump lorsqu'il se tait enfin.
Comme on ne vit pas dans le grand Canyon on est, qu'on le veuille ou non, concernés par ces flux permanents de sujets de disputes et de querelles.
Et pourtant comme nous sommes bien lorsqu'on s'éloigne des trépidations médiatiques! Je ne suis pas concerné par tout ce qui se passe sur cette planète. La mort du "jeune Quentin" est une tragédie pour ses proches et je les plains mais en quoi dois-je me sentir affecté?
Nous sommes sans cesse pris à témoin et cela finit par affecter notre moral.
il me semble que nous avons bien assez de soucis personnels pour ne pas s'encombrer inutilement de ceux des autres. Egoïsme? non, sagesse.
Parfois je rêve d'une île déserte où le bruit du monde serait étouffé.
