Hier lundi 26 mai 2025 un évènement planétaire s'est produit qui s'est presque aussitôt inscrit dans la geste présidentielle. Alors que l'avion dans lequel le couple Macron venait d'atterrir au Vietnam, par la porte arrière gauche de l'appareil qui venait de s'ouvrir, on a aperçu, en 14 secondes environ, la main de Brigitte Macron semblant gifler le président.
D'un seul coup la guerre en Ukraine (et le record d'attaques de drones russes qui venait d'être atteint), la remarque de Donald Trump qui s' agaçait que Poutine continue à pilonner l'Ukraine et que cela occasionne des morts (!) la situation de Gaza et l'économie de notre pays tout devenait secondaire. Pensez donc! le couple présidentiel qui se chamaille et se fiche des coups en public… voilà qui mérite que l'on envoie des équipes enquêter et que l'on monopolise l'antenne pendant plus de quarante minutes.
Alors, c'est vrai, la communication de l'Elysée a cafouillé. On a d'abord parlé de "fake new" c'est à dire d'invention journalistique. Mais l'image était suffisamment explicite pour qu'on admette un "jeu" ou une intimité qui ne regardaient pas le public. Dans un second temps on a admis que le geste -que l'on a minimisé- avait bien eu lieu mais pour en critiquer l'exploitation morbide des médias russes.
Oui. L'exploitation d'une gifle ou de ce qui ressemblait à une gifle par la propagande poutinienne. C'est dire l'égarement subit de la Com' présidentielle.
C'est vrai! le couple présidentiel a le droit à l'intimité et dans celle-ci ils font ce qu'ils veulent. Mais cette gifle a rappelé que le président en avait déjà reçu une, es qualité, donnée par un citoyen mécontent. Les commentateurs qualifiés ont glosé et soulevé une question: que ce serait-il passé si la présidente avait reçu la gifle au lieu de la donner?
La scène a été prolongée par le refus de Mme Macron de prendre le bras que son mari lui offrait pour descendre la passerelle de l'avion. Comme la femme de Donald Trump (sans le chapeau clôture qui lui interdisait tout geste affectueux) Brigitte Macron a refusé de "pardonner" et l'a manifesté par un geste d'humeur dont elle devait savoir le retentissement qu'il aurait.
En prenant ses fonctions, en 2017 Emmanuel Macron avait fait un laïus sur le corps du roi montrant qu'il avait réfléchi à sa place et à sa manière d'incarner l'autorité.
Malheureusement ses "petites phrases", l'affaire Benalla, et l'attitude parfois désinvolte de l'occupant de l'Elysée lui jouent des tours et font douter de son sérieux.
J'ai cependant moins de gène avec ce président qu'avec l'un de ses prédécesseurs qui ne savait pas se tenir, donnait du "casse toi pôv'con" à un visiteur du salon de l'agriculture, épousait un mannequin en disant qu'avec elle "c'était du sérieux" et mentait à tous propos comme un arracheur de dents.
la gifle ou ce qui lui ressemble a généré des milliers de commentaires, de films, d'interprétations et de dérivés. Où l'on voit que, à l'Elysée depuis huit ans le Président suscite beaucoup de ressentiment. Cela se traduit par une "méchanceté" agressive qui ne faiblit pas.

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