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3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 07:00

"Assurance sur la mort" fait partie de ma short list des films que j'aime et qui peuvent être vus et revus sans que leurs qualité soit remise en cause ni le plaisir de les revoir. C'est un film noir et blanc (mais quel noir et blanc!) qui date de 1944, interprété par Fred Macmurray, Barbara Stanwyck et Edward G. Robinson. Il est signé Billy Wilder dont c'est le troisième long métrage et le premier succès. C'est un polar ou un film noir (je préfère la deuxième appellation) un destous premiers et un de ceux dont les autres réalisateurs de films de la même époque s'inspireront. 

Il est remarquable par sa construction (comme dans "Sunset Boulevard" du même Wilder, c'est le personnage principal du film qui raconte l'intrigue*, ce qui entraîne une sorte de sympathie pour le personnage pourtant peu reluisant qu'il incarne). La femme correspond à ce qu'on appellera, par facilité, une "femme fatale" vénéneuse et sans foi ni loi qui manipule les hommes en usant de ses charmes. 

Le Deus ex machina est joué par Edward G. Robinson. C'est celui qui comprend tout et qui dénoue l'intrigue pourtant compliquée. J'aurai tout dit lorsque j'aurais souligné que le scénario est signé Billy Wilder et Raymond Chandler et que l'image est une véritable splendeur. 

L'histoire? une escroquerie à l'assurance qui se complique d'un meurtre. 

Il m'a été donné de voir en suivant le téléfilm réalisé dans les années 70 d'après (et très fidèlement) le scénario original. 

Avec la couleur, les costumes (hideux) de ces années le film perd 80% de son brio. Curieusement l'histoire ne tient pas (cette escroquerie ne tient pas debout, pas plus d'ailleurs, que le meurtre. Même l'interprète féminine (Samantha Eggar, l'actrice de "l'Obsédé" de Wiliam Wyler (1965) ne "passe pas". 

De l'inutilité de tourner des remakes qui, à de très rares exceptions près sont très inférieures à la première version. 

 

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 07:00

J'ai déjà fait état de l'admiration que j'éprouve pour Bruce Springsteen que je considère comme un des meilleurs dans sa discipline: le rock intelligent. (oui, je sais, ils ne sont pas si nombreux!). 

Je l'ai découvert à l'époque de son double album "The River" et son hit planétaire "Hungry Heart". Juste la période de sa carrière qu'a choisie Scott Cooper pour son film "SPRINGSTEEN Deliver me from nowhere" qui est encore sur tous les écrans de cinéma. 

Je l'ai vu dans d'excellentes conditions, sur grand écran, sans pubs ni popcorns en naturellement en V.O

Je n'ai pas aimé! ce moment biographique est inintéressant et n'apporte rien. On n'apprend pas grand chose de l'enregistrement de son album très personnel "Nebraska" et ce qui nous en est dit est ennuyeux et inutile. 

Le comédien qui interprète Springsteen n'a pas le charisme de son modèle et est agaçant. Pas un moment je n'ai cru voir le boss en vrai. 

Sa dépression et ses rapports filiaux sont ennuyeux au possible et, si les quelques titres cités sont beaux ils ne sont pas tous -un comble- chantés par leur auteur. 

Si "Nebraska" reste un album particulier mais important dans la discographie abondante de Springsteen ce n'est pas le plus représentatif de l'écriture musicale de son auteur. 

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29 octobre 2025 3 29 /10 /octobre /2025 16:22

Hier, dans la "matinale" France Inter a invité Carlos Tavares, ex-président du consortium automobile Stellantis qui répondait aux questions des journalistes et des auditeurs. 
J'ai pris le train en marche et ai été agacé par la morgue du bonhomme. Il avait réponse à tout et se faisait le chantre du libéralisme économique le plus débridé ainsi que ainsi que le défenseur pointilleux du laisser-faire absolu des chefs d'entreprise. 
Le monsieur prenait de haut les questions sur les abus du sacro-saint marché dont il vantait les mérites que les salariés ont le plus grand mal à distinguer. 

Tavares n'avait pas de mots assez durs pour la taxe Zucman et menaçait la France du pire si elle la mettait en usage. Pour contrer ceux qui ne pensaient pas comme lui il n'a rien trouvé de mieux qu'agiter l'épouvantail... du communisme! 

Je ne connaissais pas le prétentieux et méprisant Tavares mais un encadré du "Canard enchaîné" daté du 29 octobre m'en a appris un peu plus. Je le cite en entier:

"Carlos Tavares, l'ex-pédégé du groupe Stellantis, qu'il a laissé en pleine débandade, avait touché un joli pactole de 35 millions d'euros à son départ. Il ne comprend pas que sa rémunération -23,1 millions d'euros en 2024- ait pu en scandaliser certains ("Les Echos 24/10): "personne n'est choqué quand un joueur de football gagne cinq fois plus. Donc j'étais très content de ma rémunération. J'aurais éventuellement aimé être payé plus". Et le "Canard" de conclure: "Ses fin de mois ont dû être difficiles, en effet". 

Personnellement ce cynisme assumé me fait penser à la phrase apocryphe attribuée à Marie-Antoinette: "s'ils n'ont pas de pain qu'ils mangent de la brioche". 

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28 octobre 2025 2 28 /10 /octobre /2025 10:39

Tout le monde a l'air de trouver normal qu'on demande à la femme du président de la république si elle est bien une femme. Ou qu'elle n'est pas un homme, ce qui revient au même.

Quand une certaine presse et une certaine partie de l'opinion est impatiente d 'arriver au pouvoir et commence à trouver le temps long elle fait feu de tout bois et ne craint pas d'utiliser la calomnie, la bassesse, la bêtise la plus crasse et les armes de la désinformation. 

En son temps la femme de Georges Pompidou avait, elle aussi, été l'objet d'une rumeur ignoble (avec photos truquées) destinée à empêcher l'ex premier ministre d'entrer à l'Elysée. Qu'il ait songé à succéder au général de Gaulle et à se poser en successeur -sacrilège!- ne pouvait être pardonné. 

Brigitte Macron a été désignée comme maillon faible dans l'organisation de la présidence Macron. Son âge, la différence d'âge entre elle et le président, son milieu social, son passé de professeur tout a été essayé. Jusqu'à cette rumeur abjecte,  cette désinformation volontaire, cette manipulation stupide relayée par les "complotistes" des Etats Unis. 

N'ayant pas réussi à atteindre le président (on a bien essayé de le faire passer pour homosexuel mais ça n'a pas fonctionné) on s'en prend à sa femme qui ne peut réagir. 
La calomnie, Beaumarchais l'a dit il y a longtemps, est redoutable et plus vous essayez de la contrer plus elle vous enfonce. 

Autre président, Nicolas Sarkozy, qui fut garant des institutions tire à boulets rouges sur la justice. La même partie de l'opinion qui voit un homme en Brigitte Macron crie au loup et conchie l'enquête et la procédure judiciaire. Leur triste héros, condamné après une procédure longue de dix années est innocent, forcément innocent.

La politique rend idiot. Le fanatisme est le plus redoutable aspect de l'adhésion à des partis ou à des idées extrêmistes. 

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20 octobre 2025 1 20 /10 /octobre /2025 07:00

Je ne sais pas (ou plus) comment je suis entré en possession du livre de l'Amiral Philippe de Gaulle sobrement mais justement intitulé "Mon papa", euh, non, "de Gaulle, mon père" paru il y a plus de cent ans aux éditions de poche bien nommées "Press Pocket". 

Premier point: ce n'était pas la grande déconnade à Colombey. Plus compassé (en un seul mot) difficile de trouver. J'ai cherché en vain un mot d'humour, une folie passagère. Rien! on était dans la retenue et le quant à soi chez Charles. Messe et manœuvres. 

Philippe de Gaulle n'était pas non plus un joyeux drille. Le devoir avant tout. Une mentalité bourgeoise du dix-neuvième siècle, archi-guindée et ne souffrant aucune fantaisie. Les sentiments sont enfouis et la parole corsetée. Qu'est-ce qu'on devait s'ennuyer! 

Le portrait du grand homme est, c'était à prévoir, sans la moindre aspérité. Une sorte de héros mythologique réincarné. Il possédait, selon son fils, toutes les qualités du monde et , à contrario, aucun de ses défauts. Tolérant, compréhensif, magnanime, mesuré, courageux, intelligent, travailleur, juste, généreux, bienveillant et visionnaire. Son action, dès l'âge de raison, est balisée par la réflexion et les choix courageux. 

Sa guerre de 14-18 est exemplaire pour ne rien dire de la suivante qui est une épopée digne d'une chanson de geste. Mieux que Jeanne d'arc et Napoléon. Seul Saint Louis pourrait lui être comparé. Dernier caprice du destin: l'homme est mort à 102 ans, oublié de tous, 51 ans après son père. 

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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 07:00

Je suis indécrottable! après sa présidence baroque et malgré elle, j'ai la faiblesse de penser que la place de Nicolas Sarkozy n'est pas à la prison de la Santé et que, même en cellule V.I.P l'ancien président ne devrait pas être emprisonné. Il n'est pas un malfrat au sens premier du terme et donc il ne s'échapperait pas et répondrait aux convocations s'il était assigné à résidence ou interdit de sortie du territoire. 

J'ai le même âge que lui (11 mois de moins) et j'ai pensé que celui-ci m'éviterait la prison si toutefois j'en étais menacé. La possible incarcération de l'ancien président me démontre qu'il n'en est rien et que la justice n'a que faire de l'état civil. Dans le cas Sarkozy en tous cas. 

L'association de malfaiteurs qui détermine la peine de prison de Nicolas Sarkozy n'est certes pas à prendre à la légère mais les pages du "Canard enchaîné" sont remplies, chaque semaine, de récits de détournements d'argent public impunis. Entendez moi  je ne suis pas de ceux qui considèrent que les puissants doivent être exonérés de justice, loin s'en faut, mais je pense et le redis que la place d'un homme qui a dirigé le pays n'est pas au milieu des repris de justice, des dealeurs et des violeurs. Woerth et tant d'autres y ont échappé: pourquoi? Madame Hidalgo et nombre de ses amis ont concouru, à leur niveau, à creuser les déficits en connaissance de cause et ne sont pas, que je sache, menacés des rigueurs carcérales. 

Dans le même temps je repense à la présidence Sarkozy et, méchamment, je me dis qu'il n'a pas volé tous les ennemis qu'il s'est faits et qui, depuis longtemps, l'attendaient au tournant. 

Je pense à des personnages comme Jack Lang: comment ont-ils fait pour éviter que la justice s'intéresse à eux? de quelles aides profitent ils? Ces fortunes amassées en une seule génération et dans une activité, la politique, ne sont pas étudiées avec la même rigueur que l'affaire Karachi. 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2025 4 16 /10 /octobre /2025 09:11

Prenons les angles positifs: les gens ont soif d'art et se déplacent en nombre pour presque toutes les manifestations artistiques qu'on leur organise.. Ils se rendent aux musées ou aux salles d'exposition de confiance, prêts à trouver les qualités de la critique  aux matériel exposés. (une doctorante en arts y adjoint son expertise infaillible). 

Ils sont sincères et, du moment que l'exposition crée l'évènement ils s'y rendent avec la volonté d'admirer ce qu'on leur présente comme admirable. En d'autres termes si la critique  journalistique ou artistique crie au génie et s'émeut ils feront de même. 

L'art contemporain est une des disciplines intellectuelles parmi lesquels se dissimulent le plus d'escrocs et de sagouins. Tout est art, tout fait art. Depuis l'urinoir de Duchamp jusqu'à la banane d'Andy Warhol en passant par Jeff Koons les "sachants" ont fait avaler des couleuvres artistiques à bien des amateurs profanes d'art qui leur faisaient confiance. 
Certains, comme moi, se rendaient bien compte qu'il y avait abus et supercherie mais ne possédaient pas le bagage intellectuel et artistique suffisant pour les renvoyer à leur pinceaux ou marteaux. 

Ils s'en remettaient à eux-mêmes pour savoir si telle "œuvre" était de l'art ou relevait du domaine de l'escroquerie.

Mais la démarche du public, qui fait un triomphe à Chagall comme à Bansky montre cette envie de s'instruire, de découverte et  une envie de s'élever.
Les organisations artistiques jouent de cette soif de découverte et répondent à une demande. 

Auréolées d'une vague odeur de soufre, Bansky est l'exemple même de l'artiste de  ce vingt et unième siècle débutant: du n'importe quoi vite fait bien fait qui fait réagir le public qui, de toute façon, est incapable de dire si ce qu'on lui présente est bien ou pas. Du fait qu'il y a du monde et qu'on en parle; l'artiste et sa production sont validés. 

A Villefranche de Lauragais (31) dans un ancien supermarché, le dénommé Bansky est exposé (quelques "œuvres") et les visiteurs sont nombreux à aller les voir. 

Dans cette démarche qui consiste à accepter le risque d'être dupé* les Toulousains sont nombreux à faire la queue pour voir des œuvres indigestes.

Ca ne fait de mal à personne et même ça peut faire du bien à certain!  

* dupé: pris pour des jambons

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 07:00

Arte a diffusé un documentaire fort intéressant sur la chanteuse britannique Kate Bush. Sa chanson "Running up that hill" datant de 1985 est revenue dans l'actualité suite à son utilisation dans un film si j'ai bien compris.

La génération des réseaux sociaux l'a adoptée et c'est un des titres les plus écoutés de ces dernières années. La vidéo ne disait pas si cette résurrection concernait l'ensemble de l'œuvre de Kate Bush. 

J'ai découvert Kate Bush en 1978 à la sortie de son album "The Kick inside" et ses deux tubes magnifiques "Wuthering heighs" et "The man with a child in his eyes" qui tranchaient avec la mode de l'époque. Voix aigüe et lyrisme étonnant, la demoiselle découverte et produite par le guitariste du Pink Floyd, David Gilmour, faisait une entrée très remarquée et durable. Elle ne se contentait pas de sortir de (bons) disques, chacun était accompagné de sons nouveaux, d'une production originale et innovante et de "clips" marquants. 

D'emblée elle se plaçait dans une démarche artistique et créative exigeante et elle témoignait d'un certain culot puisqu'elle écrivait textes et musiques et se tenait à distance du show-business musical. 

Le documentaire montre avec des documents rares sa percée puis son exigence de qualité qui l'empêchèrent de devenir une parmi tant d'autres et l'a faite durer puisqu'elle produit encore de la musique digne d'intérêt. 

Preuve de son exigence artistique elle a aussi travaillé avec Peter Gabriel qui est lui aussi le contraire d'un dilettante. 

Je l'avais perdue de vue depuis son double album "Aerial" (2005, republié en 2018) qui détenait toujours les qualités reconnues de la chanteuse. Ce documentaire montrait que sa créativité et sa recherche ne l'avaient pas quittée et qu'avec 8 albums en tout elle n'avait pas, c'est un euphémisme, saturé les ondes avec sa musique! 

 

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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 16:02

 Je reviens sur l'art contemporain parce que j'ai encore vu une "installation" grotesque qui avait vocation de représenter la modernité dans ce qu'elle a de plus faux: une escroquerie morale qui nous oblige presque à prendre position. 
Et cette position ne peut être que biaisée. On ne peut pas dire: c'est laid, c'est idiot, c'est moche, on se fout de nous. Sauf à passer pour un vieux con dépassé. De ce fait on réévalue cet assemblage hirsute et ridicule et on lui trouve -sincèrement- un intérêt qu'il ne possède pas. 

De plus en plus souvent je suis confronté à des objets culturels (films, peintures, affiches, tags, graffs, musiques, sculptures, architecture etc.) qui heurtent mon goût et font tinter une alarme interne: "n'es-tu pas en face d'une imposture?". 
Ma réponse est affirmative et soudain une inquiétude se fait jour: et si j'étais passé de l'autre côté? chez les grincheux qui regrettent le temps d'avant? 

Alors, silencieusement, en moi, je réévalue cet objet et arrête la critique négative lorsqu'elle devient presque laudative. Je pense aux alibis culturels (le message, la licence poétique, la liberté du créateur...) et je finis par m'éloigner -par peur- de ma première impression tout en sachant qu'elle était la plus sincère et que son caractère spontané était sa qualité première. 

Je me censure et je force mon goût et je ne sais pas dans quel but ni je suis seul à agir ainsi devant une sorte d'intimidation à connotation vaguement artistique mais plus sûrement idéologique. 

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 07:00

Les maisons et les appartements possèdent sans doute une sorte de vie qui leur est propre. J'ai remarqué depuis longtemps que des objets y disparaissent pour ne réapparaître que longtemps après ou pour ne jamais réapparaître. Ce ne sont pas forcément des petites choses qui manquent à l'appel. Ni des beaux objets. Non! c'est un tire-bouchon publicitaire, un papier important ou une clé  USB. Une brosse à cheveux (sans doute lassée de n'avoir plus rien à brosser) ou un coupe-ongle.

Vous êtes certain de l'avoir toujours connu et qu'il s'est subitement volatilisé. Prenez le petit racloir que les restaurateurs utilisent pour regrouper puis enlever les miettes de pain autour de votre assiette. Il n'y a, en principe, aucune raison pour qu'il disparaisse un jour. Je me souviens que j'en possédais deux, un à manche d'écaille l'autre noir. Ils ont chacun fini par disparaître et je les cherche sans les chercher depuis des mois. 
Naturellement je pourrais en acheter un nouveau mais je pense qu'il reprendra, ils reprendront, leur(s) place(s) parmi les couverts. Un jour. 

Je pose la clé d'un cadenas à un endroit et ne l'y retrouve pas. C'est un classique. Les objets petits et précieux semblent posséder la capacité à se télétransporter. Personne ne me fera croire que le téléphone portable ne se balade pas toute la journée chez moi. Parfois je l'y aide parfois ni moi ni personne ne lui faisons jouer à cache-cache. 

Dans la recherche de ce que je perds je suis totalement illogique: je regarde plusieurs fois au même endroit: comme si ce que cherche était doté d'ailes et revenait après ma première visite.  J'ai besoin de retrouver une ordonnance médicale. Je fouille à peu près partout, en vain. Je trouve d'autres papiers que j'avais égarés ou dont je ne me souciais plus. 

Je passe parfois devant un meuble, quelque chose attire mon œil; c'est la clé de l'antivol que je croyais définitivement perdue et qui est là. Telle que je l'ai laissée? sans doute. Mais qui peut en jurer? je suis passé un grand nombre de fois devant et n'ai rien remarqué. 

Quelquefois je crois à un complot. Cela fait des années que je me demande où est passé un livre dédicacé que je n'ai ni prêté ni vendu ni encore moins jeté. Je l'avais fait relier et j'y tenais. Il n'a pas survécu au dégât des eaux de 2014 ni à mes déménagements. 

Autrefois, lorsque mes enfants vivaient avec moi, j'attribuais ces disparitions à mon fils qui, dans sa malignité, était bien capable de revendre mes disques ou bouquins. Et pourquoi pas des objets de décoration?. 

C'était pratique: je soupçonnais quelqu'un et ne me posais pas de questions. Des années après j'ai appris que je ne rêvais pas toujours et que Nicolas avait une considération élastique concernant la propriété. "Ce qui est à toi est à moi" pouvait être sa devise. Je ne lui en ai pas voulu et l'ai même trouvé habile.

J'espère que "l'esprit frappeur" qui sournoisement s'empare de vos petits objets ne connaît pas de frontières… 

Bon. trève de bêtises, Il faut absolument que je remette la main sur l'ordonnance de prise de sang que j'ai égarée. 

 

 

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