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13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 07:00

Le Rwanda et d'autres "opérations spéciales" selon la terminologie hypocrite de W.Poutine ont eu lieu qui sont sinon oubliées du moins négligées. 
Parmi elles la mal nommée "génocide Cambodgien". Pour qu'il y ait génocide il faut qu'il y ait une volonté de rayer de la carte un peuple à  raison de ce qu'il est, non de ce qu'il a fait. De plus un peuple doit s'opposer à un autre pour l'exterminer.
Au Cambodge une minorité organisée, gavée de slogans et d'idéologie communiste (apprise en France) a conquis le pouvoir et ensuite procédé au meurtre programmé d'une immense partie de la population. Celle qui était porteuse de valeurs universelles. Il y avait aussi, dans la masse de la population de fait condamnée à mort et composée de petits fonctionnaires, des marchands, d'instituteurs, de religieux, de minorités, des étrangers et de beaucoup d'autres.  
Le régime ultra imposé à la population fut d'une violence meurtrière réellement stupéfiante. En 4 ans, d'avril 1975 à décembre 1979 on estime que 2000 000 de personnes (sur7 millions) moururent de faim, de sévices, d'exécutions, d'épuisement, de maladie et de mauvais traitements.

Lorsque ce régime abject et sanguinaire s'installa à Phnom Penh  (après avoir évacué la population urbaine, récente ou d'origine) il se trouva, ici en France mais ailleurs également des "idiots utiles" pour applaudir et trouver mille qualités à la barbarie sanglante des "Khmers rouges" ainsi que les avait baptisés Norodom Sihanouk, ancien monarque puis chef de l'état qui, à force de fausse habileté et de tergiversations ouvrit le pays aux massacres de masse perpétués par ses alliés Khmers rouges du moment. 

Les "révolutionnaires" du quartier latin, par principe, applaudirent la collectivisation, le saccage des temples et des villes, la séparation des familles et l'esclavage de la population. Ils trouvèrent positifs les interminables autocritiques à la chinoise et le meurtre de familles entières pour la faute d'un seul. 

Il y a 51 ans que ce régime s'effondrait, suite à des provocations des Khmers rouges. Depuis on a su, on a lu et on a vu les (rares) images de ce génocide. Les assassins avaient eu le temps de faire disparaître la majorité des traces de leurs tueries et quelques survivants purent raconter l'enfer sur terre que fut le Cambodge sous le joug des Staliniens maoïstes asiatiques. 

Depuis qu'il s'en est sorti le cinéaste Rithy Panh consacre sa vie à décrire ce régime de folie. Il fait parler les survivants et raconte ceux qui ne sont plus. Hommes, femmes et enfants, tous étaient des victimes en sursis. 

Rithy Panh a réalisé des films qui s'ancrent en vous. Vous ne voyez pas de massacres et pourtant vous les visualisez. "S21 la machine de mort Khmère rouge", "La terre des âmes errantes", "Bophana une tragédie cambodgienne", "l'image manquante" et le dernier "Rendez-vous avec Pol Pot" sont des films qu'il faut avoir vus: du génocide des Arméniens par les Turcs à celui des Tutsis par les Hutus il y a toujours des traces, des textes, des photos et des survivants qui livrent le récit de ce qu'ils ont vu et de ce qu'ils ont vécu. 

Rithy Panh filme de manière personnelle. C'est un cinéaste habité qui veut hurler sa douleur et faire comprendre au monde entier que ce qui a eu lieu (en Pologne, en Syrie, en Irak, en URSS, en Allemagne...) peut revenir. Dès que nous baissons la garde nous envoyons un signal à tous les Douch (chef de la prison mouroir de Phnom Penh S21) du monde pour leur dire: "allez-y". 

Il faut avoir vu ceux qui "en" sont revenus;  Flip Müller de la Shoah et tous les autres. Nos petits jeux démocratiques et nos flirts avec l'infâme (Donald Trump...)  ne nous mettent pas à l'abri d'un cataclysme génocidaire. Les Tchétchènes et d'autres n'ont pas réussi, à ce jour, à nous faire prendre conscience du danger. 
Rithy Panh, de son petit pays, nous a averti. Nous ne pourrons pas dire "On ne savait pas". 

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9 juillet 2026 4 09 /07 /juillet /2026 07:00

J'ai regardé "Cash investigation, le pensum d'Elise Lucet, en faisant autre chose . Comme à chaque fois je suis partagé entre plusieurs sentiments et impressions: l'ennui; le dégoût, la colère puis l'impuissance. 

Ce n'est pas que je mets en doute la sincérité de la journaliste mais ces dénonciations de scandale à répétitions lassent très vite. C'est vrai, il y a un désir de "faire avancer les choses" et de pousser ceux qui trichent ou qui jouent avec notre santé à modifier leurs comportements.  Hier l'équipe de l'émission s'attaquait au fléau des préparations "culinaires" industrielles remplies d'additifs dangereux. 

l'émission était donc consacrée aux aliments ultra-transformés. Les industriels du secteur feraient de l'intimidation, des menaces et même des procès à ceux qui, journalistes ou autres informateurs utiliseraient cette expression qui dit pourtant bien ce qu'elle veut dire et dont la réalité qu'elle décrit est assez effroyable. 

Avec les précautions d'usage (on a le procès facile chez les rois de la tambouille industrielle) le reportage laissait entendre que les maladies de Charcot, d'Elsheimer, de Parkinson et tant d'autres dont un bon nombre de cancers pourraient avoir ces aliments étroitement liés à la chimie pour cause secondaire si ce n'est principale.

Fluidifiants, épaississants, conservateurs exhausteurs de goût, gélifiants… sont (très) loin d'être neutres. Au contraire on est certains que ces additifs ont un impact sur notre santé.

La puissance des entreprises du secteur de la nourriture ultra transformée est telle que le corps médical comme la presse passent sous leurs fourches caudines et acceptent qu'on dénature l'information qui les concerne au point de rendre nul les "nutri-codes" qui leur font de l'ombre. 

Bien entendu Cash Investigation et Mme Lucet sont pénibles en redresseurs de torts utilisant les "caméras cachées" et le langage des redresseurs de torts mais il faut bien reconnaître que ça ne se presse pas au portillon ceux qui agissent pour une meilleure alimentation. 

 

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 07:00

Je suis allé à la piscine Nakache un des derniers bassins olympiques des années 30 et qui est sur une île entre deux quartiers de Toulouse. Outre le bassin réservé aux (bons) nageurs il y a une fosse pour les plongeurs et un très grand bassin dont la hauteur la plus élevée est d'un mètre quatre vingt. Comme toutes les piscines -surtout découvertes et en milieu citadin- elle attire de très nombreux enfants et adolescents.

J'aime bien y passer une heure tôt le matin ou à l'heure du déjeuner. C'est plus clame. 

Ce lundi, encore sous le plaisir du bain de mer de la veille à Leucate j'ai mis mon maillot de bain et suis allé étendre ma serviette. Les plages sont vastes et, en général, c'est assez calme. 

Je lisais un livre au bord du bassin lorsque tout à coup mon livre fit un vol vers l'eau. Deux très jeunes beurs ricanaient du bon coup qu'ils venaient de (me) faire. une fille d'une douzaine d'année et qui semblait être avec eux m'a donné l'impression qu'elle n'approuvait pas le geste de ses copains.  Je ramassais mon livre transformé en serpillière et je choisis d'ignorer cette provocation puérile et anti-livre caractérisée. Je regardais l'eau et les nageurs et oubliais l'incident. Mon livre était gondolé mais j'allais pouvoir en continuer la lecture.

La jeune fille vint spontanément s'excuser une demie heure plus tard et je l'en félicitais. 

Le livre aquatique m'avait donné la preuve que la connerie n'est pas la norme. J'ai apprécié le geste. 

 

 

 

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 07:00

Un petit sujet diffusé sur "Youtube" m'a décontenancé. On y Voit, en parallèle, W.Poutine et Donald Trump dans leurs rapports avec un animal. 
Alors que l'autocrate Russe s'y prend parfaitement avec un chien, un aigle, un autre chien le cinglé Américain rate les 3 épreuves et manque de se faire mordre ou pincer tout en déclenchant une colère chez l'oiseau comme chez le chien.

Enfin Poutine passe à côté d'un pigeon qui lève son aile comme un salut. Tout cela à l'air parfaitement clean et rien n'indique le montage. 

Mais comment ça se fait qu'on a pu trouver des films avec Poutine et Trump avec le même type d'aigle? 

En soi c'est anodin mais cela fait passer Poutine pour un brave type qui aime les animaux et les comprend (il réussit moins bien avec les Tchétchènes ou les Ukrainiens!) tandis que le décoloré n'a aucun contact avec les bestioles.
Ce n'est presque rien mais c'est un moyen d'influencer les gens. Un moyen qui possède un danger potentiel. 

 

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30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 07:00

J'ai, ou plutôt j'avais, une nette tendance aux emportements suivis de revirements. Dans tous les domaines. Je m'explique: j'allais voir un film, une pièce de théâtre, j'allais écouter un concert, je visitais une ville, une région, un pays…j'étais conquis, emballé. Je faisais l'article et donnais envie à ceux qui m'écoutais d'aller les découvrir. Parallèlement je lisais des livres sur ces sujets d'engouements, je regardais des films et en savais beaucoup sur eux. 
Quelques temps après je revoyais l'un de ces sujets qui m'avaient plu et je ne retrouvais pas la sensation de plaisir du passé. Au contraire! j'étais déçu et ne parvenais pas à comprendre comment j'avais pu être séduit. 

Cela m'arrivait pour de la musique comme pour des personnes. Soudain je réalisais que le charme était rompu, je n'aimais plus.  

Ce qui est ennuyeux c'est que parfois, je me demande ce que j'ai pu apprécier en revoyant tel lac, telle forêt ou tel document. 

Prenez "Habemus Papam" le film de Nanni Moretti (2011) dans lequel Michel Piccoli incarne un évêque que des pairs ont élu pape et qui n'arrive pas à accepter cette "charge" en remettant tout en question. Nous avions vu (et aimé) ce film à sa sortie et en V.O. Les couleurs, l'harmonie, les "gueules" des évêques du conclave, les rapports entre religieux, la presse, le médecin et psychanalyste appelé en consultation pour aider le nouveau souverain pontife à accepter d'être le Pape; tout nous avait semblé juste et intéressant.

J'ai revu plus de la moitié de ce film récemment et me suis surpris à regarder ma montre et à décrocher. J'ai trouvé Piccoli ennuyeux et peu concerné (alors que j'avais été bluffé au premier visionnage). 

J'avais, pareillement, conservé un excellent souvenir d'une hostellerie près de Foix et l'ai trouvée rébarbative lorsque je l'a revue quelques années après. 

Naïf j'aimais penser que lorsqu'on aimait c'était au moins pour la vie!  

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29 juin 2026 1 29 /06 /juin /2026 08:54

L'orage tant espéré a éclaté dimanche soir vers 20H00. Malgré lui (et parce qu'il y a une prise de courant spécifique contre le risque de foudre) j'ai regardé la télévision, la chaîne parlementaire et Rembob'INA consacrée à Pierre Desproges.

J'aimais bien Pierre Desproges. Dans l'ensemble j'étais sensible à son humour et à son écriture. A l'époque de sa célébrité il n'avait quasiment pas de concurrents. A mes yeux et oreilles il était le seul à proposer un rire "intelligent" (Zouc était son pendant au féminin). 

Je me réjouissais donc mais les conditions n'étaient pas parfaites: éclairs en continu et pluie tropicale. Lumière et bruit. 

Déception! peut-être du fait de la complicité trop appuyée de Jérôme Garcin et de Desproges mais on se sentait -je me sentais- comme exclu de cette amitié et donc un peu voyeur. Ce faisant j'ai mieux écouté et ai constaté que certaines saillies, certaines plaisanteries et certain traits d'humour avaient servi plusieurs fois. 

J'ai remarqué que Desproges n'était pas très sympathique. Il était passé de l'autre côté de la célébrité, celle où l'on reçoit la myrrhe et l'encens, où vos interlocuteurs font la révérence et où l'on rit avant même que vous ayez commencé votre sketch ou phrase. Sans doute n'y pouvait-il rien et était-il lui-même un peu dépassé? 

Jacques Martin, qui l'avait déniché à "l'Aurore" journal de droite provinciale qui serait classé à gauche aujourd'hui, où il tenait; selon la légende, la rubrique des chiens écrasés. Il a bien parlé de Desproges et ne semblait pas, malgré leurs brouilles, lui en vouloir de s'être "émancipé" un peu brutalement. 

Quant à Garcin il représente (toujours) la culture France Inter - Télérama. Un mépris élégant pour la plèbe. 

Une vingtaine de pastilles de "La minute nécessaire de Monsieur

Cyclopède" de Desproges et Jean-Louis Fournier a démontré la force et la singularité de l'humour desprogien. 

A des années lumières de Coluche et de 99,9% des "comiques" navrants du moment. 

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26 juin 2026 5 26 /06 /juin /2026 07:00

 

Cette année* et plus que jamais il y a pléthore de prétendants au poste de Président(e) de la République. 

Cette profusion de "candidats à la candidature" pour l'élection présidentielle est à la fois comique et ridicule, elle indique que la place doit être bonne pour être ainsi convoitée.

Aux derniers pointages il semblerait qu'ils sont plus d'une vingtaine à vouloir habiter au Carrefour Marigny dans la "folie" du XVIIIème siècle avec jardin et bassin. 

Des personnalités aussi incontestables que Fabien Roussel, Bruno Retailleau, Yanick Jadot, Marine Tondelier, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Edouard Philippe, François Baroin, Marine Le Pen, Gabriel Attal, Bernard Cazeneuve, Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, David Lisnard, François Ruffin, Clémentine Autain, Raphaël Glucksmann, Eric Zemmour, Nathalie Arthaud, Jordan Bardella, Nicolas Dupont-Aignan ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils se verraient bien pour un minimum de cinq ans au palais de l'Elysée. 

Le nombre de personnes s'estimant capables de diriger le pays -malgré les piètres résultats de leurs prédécesseurs- est impressionnant. Encore la liste n'est-elle que provisoire! d'autres "présidentiables "se voient l'envergure, s'en sentent les capacités et attendent un peu avant de postuler elles aussi. 

La France de 2027 n'a pas de budget, elle a une dette incommensurable, il y a un climat de haine qui règne partout, les retraites ne seront peut-être bientôt plus assurées mais c'est la queue au portillon pour candidater à l'Elysée.

Pour faire quoi, avec qui ce n'est pas écrit dans la chanson! 

Il faut 500 signatures: il y a tellement de candidats que tout le monde ne les aura pas. Qu'à cela ne tienne. S'imaginer candidat c'est déjà être au-dessus du panier. Florian Philippot, François Asselineau, Sarah Knafo mais aussi Dominique de Villepin ou Gérald Darmanin, Bruno Le Maire sont effectivement attendus comme des sauveurs par un électorat qui risque de faire mentir pronostics, analyses et sondages. 26 ou 27 aspirants présidents sont dans les starting blocks... 

Mais... je m'aperçois que j'ai oublié Ségolène Royal. Plus qu'un crime, une faute!

*2027

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25 juin 2026 4 25 /06 /juin /2026 13:24

J'avais beaucoup apprécié le livre "le mage du Kremlin" très largement inspiré de la Fédération de Russie" et de son Tsar W. Poutine. Un de ces livres que vous n'oubliez pas après l'avoir lu. 

Celui que son auteur Giuliano da Empoli a publié depuis est également très intéressant. Il s'attaque frontalement à l'IA tout en ne faisant pas mystère de sa conclusion: les algorithmes détruisent les sociétés humaines. La politique, l'Histoire, la philosophie; tout ce qui humanisait nos civilisations est condamné par l'IA. 

Au lieu de développer son idée force dans un gros pavé de 500 pages l'auteur de "L'heure des prédateurs" donne quelques exemples transparents et indéniables qui démontrent que nous ne reviendrons pas en arrière et que nous avons largement engagé le processus d'ensauvagement de nos société à quoi nous prédestine l'intelligence artificielle.

Pour qui hausserait les épaules ou lèverait les yeux au ciel en croyant à une lubie dictée par la crainte de l'inconnu le dernier chapitre, intitulé "Lieusaint, décembre 2024" oppose un exemple simple et parlant du danger mortel que nous fait courir cette intelligence artificielle dont on n'a pas encore mesuré la puissance destructrice. 

Je vous laisse passer en librairie et lire les 6 dernières pages de l'édition de poche Folio (141 à 146). 

 

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22 juin 2026 1 22 /06 /juin /2026 07:00

Cher Lambert,

Voilà un peu plus d'une quinzaine qu'est sorti le "nouveau McCartney". Ce doit  être le trentième ou le quarantième. Le cinquantième? tu exagères!

Je l'ai déjà bien écouté et l'apprécie beaucoup. C'est un bon cru. "New" et  "Egypt Station" ses derniers  opus étaient dignes de sa meilleure discographie. J'exclus McCartney III que j'ai trouvé complètement raté. Indigne. Le confinement du Covid l'avait alors peu inspiré. 

Je passe rapidement sur la voix de Paul qui a pas mal vieilli. Il n'y peut rien mais c'est un fait: il chevrote. Mais pas tout le temps. Et j'irai même jusqu'à dire que certaines fois cette voix convient à ces nouveaux titres. 

Les 14 chansons de "The Boys of Dungeon Lane"  ne sont pas toutes du même niveau mais il n'y en a pas de mauvaise. Au contraire il y en a d'excellentes. A 83 ans Sir McCartney en a encore "sous le pied". 

C'est de la pop des années 60-70-80 etc. et ça ne s'adresse qu'aux personnes qui l'ont connu dans ces années. Il faut être fan pour apprécier. Je doute que quelqu'un qui découvrirait McCartney avec cet album millésimé 2026 devienne accro. C'est un maillon d'une chaîne. 

Pas de rap à attendre de ce côté là. 

Le précédent album, je me répète, avait été celui de trop. C'est un de ceux qu'il a publiés et dont il aurait pu se passer. Il y en a comme ça ("Red Rose Speedway", "Press", "Broadstreet", "Driving rain" et "McCartney II"). 

"Dungeon" est (presque) du niveau de "Ram", de "Flowers in the dirt', de "New" et d'Egypt Station". Rien que ça. 

Je te concède qu'il n'égale pas "Wildlife*", "Band on the run", "Flaming pie" ou "Tug of war". 

Une fois encore Macca nous surprend avec des compositions surprenantes "As you lie there" et propose un "tube" comme on disait dans les seventies "Days we left behind".

A la vingt-septième écoute il envoûte et les subtilités d'écriture musicale comme la fausse  simplicité des paroles plaisent comme les "classiques" qui l'ont précédés. 

"The Boys of Dungeon Lane" est un bon disque d'un McCartney toujours dans le coup. Un vieux bonhomme qui ne dételle pas et a encore des choses à dire. 

Je lui pardonne le "III" parce qu'il lui a permis de retomber sur ses pattes et de revenir à un excellent niveau. 

 

* je ne connais que toi, cher ami, qui aime cet album très controversé. Et moi. 

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19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 07:00

Hier j'ai passé un examen IRM et je me suis conditionné avant pour ne pas me sentir mal dans cet appareil bruyant et inquiétant. Condamné à l'immobilisme, moi qui ne tiens pas en place. 

Dès le début de l'examen médical j'ai repensé au journaliste Patrick Cohen que j'appréciais à une époque et que j'ai du mal à supporter maintenant. Chercher les causes était une bonne façon de voir le temps passer vite.

Il faut dire qu'avec le temps Cohen est passé de ceux qui informent à ceux qui donnent leur avis. Il n'analyse pas l'actualité il la commente, il donne son opinion qui a priorité sur l'actualité brute. 

Il n'est pas le seul à le faire mais lui est particulièrement symptomatique de ce défaut très Français. L'actualité, pour les journalistes de ce temps, n'est pas la description de faits mais l'occasion de nous les expliquer, comme si nous étions trop bêtes pour le faire nous-même. 
J'avais déjà souligné qu'ils se flattent de nous la "décrypter" sans même imaginer ce qu'il y a d'insultant de nous croire trop stupides  pour la décrypter nous-mêmes. 

Le procès en appel de Sarkozy, les propos de Mélenchon ou la mort de Bernadette Chirac nous sont expliqués comme si nous n'étions pas capables de le faire par nous-mêmes. 

Bien sur on peut avoir besoin, parfois, des lumières d'un spécialiste mais je ne vois pas que Patrick Cohen soit spécialiste de tout. De plus il est flagrant, depuis les élections municipales du printemps dernier que Patrick Cohen a perdu en confiance ce qu'il a gagné en culot. Je parle de sa façon de traiter Rachida Dati. Un journaliste n'a pas mission de dégommer une candidate, quand bien même aurait-il des raisons de vouloir l'empêcher d'être élue. 

Il a changé avec le temps et il se "Léasalaméise*".C'est Monsieur je sais tout et je détiens la vérité . 

Tout ce que je n'aime pas dans les média! 

* barbarisme composé avec le nom et le prénom de Léa Salamé archétype de la professionnelle qui mâche le travail pour des débiles . 

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