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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 09:30

Mon fils avait loué, via "Home Exchange" une jolie maison dans le quartier des Sept Deniers à Toulouse. Le crépi extérieur, noyé dans la verdure, et l'entrée par la rue ne laissaient pas deviner le jardin aux proportions estimables, la piscine, le potager, la pelouse et surtout le magnifique palmier qui était un parasol naturel majestueux. 

Largement pourvue de fenêtres possédant des volets électriques la maison était lumineuse et orientée sur le jardin. Côté rue (une rue très calme dans laquelle on trouvait toujours des places de stationnement!*) un jardinet ensauvagé s'enroulait autour d'une grille. 

A l'intérieur la maison était agréable et possédait un charme laissé par les habitants. A leurs livres, disques, journaux, tableaux, dessins, objets et bibelots et décorations on les devinait âgés d'une petite cinquantaine, aisés financièrement, cultivés et ayant bon goût. Il y avait la trace d'un adolescent que trahissaient des ballons et une chambre avec quelques photos de "footeux".

A la différence d'un RB & B nous avons, le temps du séjour, vécu chez les habitants en leur absence. Je veux dire que la maison était habitée le reste du temps. Dans et autour de cette maison nous étions comme chez nous dans la journée. Nicolas, Carole et les deux garçons y étaient jour et nuit pour trois quatre jours. 

Sans fureter, naturellement, sans même tout visiter nous étions bien dans cette maison qui allait comme un gant à Nicolas: il a toujours aimé les maisons de ville et plus encore celles qui possèdent piscine et  jardins pas trop entretenus. 

Françoise était perdue dans la cuisine: elle répétait son mantra habituel : "on est bête quand on n'est pas chez soi". Il est vrai que rechercher un couvercle, un épluche légumes, des  verres à pied ou des saladiers dans une maison inconnue prend du temps. Lorsqu'elle abandonnait en disant: "il n'y en a pas" je l'encourageais à chercher à nouveau: ces gens ont tout. Absolument tout et chaque chose, sans maniaquerie a sa place. Tu vas trouver. Et elle trouvait. 

Le basilic planté à proximité de la cuisine, les couverts à salades, la râpe et la clé du portail. (Difficile à trouver la clé du portail!). 

J'avais l'impression d'entrer par effraction dans la vie de quelqu'un que je ne connaissais pas. A travers les objets et les livres surtout qui sont mes objets de référence. Ici beaucoup de livres de tourisme de style "lonely planet" avec l'inévitable volume consacré au Costa-Rica. Quelques vieux "Télérama" et "60 millions" qui trahissent l'enseignant. Un piano droit et une (superbe) batterie. 

Nous n'avons pas vu le chat de la maison qui a dû sentir son home envahi mais sa présence était attestée par des bols d'eau disséminés ça et là à l'intérieur comme à l'extérieur de la maison. 

Plus d'une centaine de CD rangés par ordre indiquaient que des "boomers" vivaient là. CSP+++ les boomers si j'en juge par les cds plutôt jazz et rockabilly ou reggae. 

Enfin je constatais qu'il n'y avait pas de photos des propriétaires de la maison ni de leurs enfants. 

A chaque fois que je découvre ainsi une propriété habitée j'aime en deviner les habitants et découvrir leurs personnalité. Et je me dis que j'ai sans doute fait le mauvais choix en vivant cigale. 

 

 

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9 juillet 2025 3 09 /07 /juillet /2025 14:12

Le signe le plus évident du vieillissement n'est ni la lenteur, ni la surdité ni le fait de répéter toujours les mêmes choses. Ces 3 symptômes sont certes des signes annonciateurs mais ils ne sont pas les seuls. Personnellement je considèrerait facilement qu'une personne est vieille lorsqu'elle se plaint de sa santé et que celle-ci est sa principale -pour ne pas dire unique- préoccupation, son sujet principal de communication et qu'il finit par remplacer tous les autres. 

Autant dire qu'être vieux n'est pas une question d'âge mais d'obsession autocentrée. 

On le sait bien; passé un certain âge le corps se rappelle à chacun en grinçant dans un crescendo  impitoyable. Seuls les médecins peuvent aider celui ou celle qui souffre. Les amis et la famille peuvent compatir, l'auditeur  moyen ne peut qu'écouter le récit des souffrances pour lesquelles il est totalement impuissant. 

Faux est le proverbe qui veut que "les grandes douleurs sont muettes": plus elles montent en force plus elles sont accompagnées de plaintes. 

Autre erreur: croire que l'on intéresse son auditoire avec la litanie de ses maux: au contraire on lui donne envie de déguerpir bien loin. 

Il en est des douleurs comme de tout: certaines son gênantes et souvent à cause de leur côté trivial: les problèmes intestinaux de nos interlocuteurs nous ennuient et, pire, nous mettent mal à l'aise. Rien de plus gênant qu'une personne qui fait pour vous la liste détaillée (exhaustive) de ses douleurs et dysfonctionnement internes liés à la digestion par exemple. On se sent contraint d'arborer un visage de circonstance et on répond à côté en pensant à l'endroit où devrait se trouver votre téléphone. 

Redoutables sont les malades qui surenchérissent sur la liste des douleurs de leur interlocuteur n'est-ce pas?. Ceux qui ont toujours des maladies étranges voire non répertoriées et ceux qui ne vous font grâce d'aucun détail les caractérisant. 

Car, pour être sincère, la coloscopie de leur fille ainée ne m'intéresse pas. Je pourrais, si elle insistait, le lui balancer mais un reste de savoir vivre en société m'oblige à écouter sans broncher le passage palpitant des polypes ou des épisodes de constipation. 

j'ai, dans mon entourage, une personne très âgée qui croit sa fin imminente depuis plus de quatre années: cette sensation ne repose sur aucun diagnostic et encore moins sur un diagnostic vital. Il n'empêche que j'ai droit à ses "derniers souhaits" à chaque fois que je l'ai en ligne au téléphone . Chaque conversation avec elle débute par un dramatique: "je n'ai jamais été aussi mal" . 

On ne devrait fréquenter que des bien-portants! 

 

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7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 07:00

Nous avons eu l'idée de fêter nos dix ans de mariage ce dernier week-end de juin. Pour cela nous avons loué une grande maison aménagée en gîte (ni belle ni moche) dans l'Ariège aux Monts d'Olmes. C'était un week-end de canicule mais le jardin gardait une certaine fraîcheur et une rivière de montagne aux eaux glacées coulait au bas du jardin.

Nous avions fait des provisions avant et nos invités, dûment briefés, ont eu la générosité d'apporter chacun quelque chose. Bien que nous nous y soyons pris longtemps à l'avance il y a eu des indisponibilités et des absences que nous avons regrettées. C'est sans doute pour cela que les mariages ont lieu en été et que les invitations sont lancées un an avant. 
Mais ceux qui sont effectivement venus l'ont fait avec générosité et gentillesse. Dès le départ nous avions décidé de ne pas inviter la famille (frères et sœurs, beaux-frères et belles sœurs) à cause des bisbilles, des incompréhensions, des disputes et des fâcheries en cours avec certains. Où nous invitions tout le monde où nous n'invitions personne, le choix était vite fait). Nous avions décidé de faire cette fête en 2 fois mais il est peu probable eu égard à son coût, à la difficulté de trouver des dates qui conviennent à tous et au travail d'organisation que nous ne donnions cette année, une suite au dernier week-end de juin. 
Malheureusement mon témoin d'il y a 10 ans n'a pas pu se libérer et mon ami P*** était en Ecosse avec sa famille. L*** a du renoncer pour rester près d'une de ses amies mourante et d'autres encore avaient de bonnes raisons de décliner l'invitation. L'absence de Claude-Aline (trop fatiguée pour envisager le voyage) a été regrettée par tous.

Nous étions une douzaine, qui ne se connaissaient pas tous, d'âges différents et l'ambiance était excellente. Tout le monde s'est bien entendu et il n'y a pas eu de temps morts ni de passages à vide. La maison était grande et bien équipée et chacun a participé pour le service. 

Le dîner du dimanche soir, réalisé façon "top chef" par les invités et nous-mêmes s'est avéré meilleur que prévu et la soirée a été brillante et amicale. 

Le mariage en 2015 avait, pour moi, été une réussite;  la fête des 10 ans, différente, l'a été également. 

On verra ce que seront les 20 ans! 

 

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4 juillet 2025 5 04 /07 /juillet /2025 07:00

Le kinésithérapeute est un malin. Il n'a pas fait d'études poussées de médecine mais il est reconnu comme un soignant compétant. Chargé de compléter les soins médicaux et de permettre à des personnes opérées  de retrouver la forme il travaille dans un local qui rappelle les salles de gymnastique, prend et donne des rendez-vous, emploie un vocabulaire médical ou anatomique et le patient s'en remet à lui pour aller mieux ou pour guérir. 

Il a principalement deux types de clients: le sportif jeune qui a eu un accident bénin (entorse, bras cassé, foulure etc.) et la personne âgée souffrant de blessures de personnes âgées (courbatures, maux de dos, marche difficile, arthrose etc.

Comme pour le médecin nous prenons rendez-vous avec lui sur "Doctolib" et il a accès aux données de notre carte Vitale. 

N'attendez pas du kiné qu'il masse la partie douloureuse ni qu'il consacre du temps à votre souffrance et à votre inquiétude. Il vous désigne des appareils , des instruments ou des accessoires, vous en explique sommairement le fonctionnement et, après ses rapides explications vous lâche seul avec vos poids, tapis de sol, vélo d'appartement, marches, élastiques, sangles, espalier etc. 

Bien souvent vous faites le mouvement de mémoire et vous sentez qu'il n'est pas efficace. Mais le kiné n'est plus disponible pour vous qui discute avec une (jolie) jeune maman qui vient au cabinet soigner son "baby-blues". 

Le chirurgien qui m'a opéré du genou gauche fait une fixette sur le "flexum" (tendre le plus possible l'arrière du genou). Je crains qu'il ne soit pas satisfait des résultats.

Si l'ambiance du cabinet est agréable je crains que la durée des séances (1 de 30 minutes plus 30 autres minutes d'exercices en solitaire) et leur nombre ne soient notoirement insuffisants pour redonner à mon genou sa force passée. 

Et pourtant je m'applique! 

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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 08:26

Ce qui est déroutant c'est la rapidité avec laquelle l'information nous parvient. A peine connue elle est disséquée, expliquée et commentée et tous les supports la détaillent. Importante ou dérisoire elle est disséquée et essorée puis on passe à autre chose. 

Ce mercredi, sur France Inter il a été question d'un marathonien qui a fait les trois quarts de sa course le sexe à l'air, sorti de son short sans, apparemment, que le coureur ne s'en soit rendu compte. 

C'est le genre de banalité sur laquelle fondent les humoristes et qui passent en boucle sur les réseaux sociaux, qu'on entend sur les ondes des radios et que diffusent les télévisions avides de ce genre de faits étonnants et anecdotiques. Il y a, on le sent en l'entendant la première fois, matière à ricanements et l'on sent toutes les plaisanteries à venir dès lors que les comiques de télévision et autres s'empareront de l'affaire

Comme dans le texte de Beaumarchais sur la calomnie* l'existence de ce document filmé sur lequel un coureur à pied ne se rend pas compte que son zizi ballote aux avant-postes on en parle une fois, en passant puis on en parle plus et enfin on en parle partout. 

Ce pauvre sportif verra jusqu'à sa mort cette infortune gênante sur des photographies ou  dans des "bêtisiers" . Cette fois c'est un zizi aperçu qui va déclencher la cohue médiatique une autre ce sera un nageur qui fera, en piscine, un départ maladroit sur son plongeoir devant le Président Macron. Qu'importe le sujet du moment qu'il peut être exploité dans des "talk-shows" où le rire gras est suscité par n'importe quel moyen. 

* Remplacez le mot calomnie par ridicule et voyez comme ce texte reste d'actualité. 

 "La calomnie, monsieur ! vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse !… D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?"

 

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2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 09:30

Lionel Duroy est un écrivain prolifique mais  dont on entend assez peu parler. Il écrit sur de nombreux sujets parmi lesquels sa famille est son plus grand sujet d'inspiration. Il a prêté son stylo à de nombreuses personnalités en devenant "nègre", rôle qu'il assume et apprécie et s'est fait connaître par "Priez pour nous" qui a été adapté au cinéma . Impudique et sincère, parfois à la limite de l'exhibitionnisme il écrit sans masque ni fausse pudeur et n'hésite pas à dire ce que l'on cache. Le moins que l'on puisse dire est que dans ses romans (autobiographiques) Il se donne rarement le beau rôle. 

Ce serait plutôt l'inverse. 

Je suis étonné qu'il appelle "roman" des textes qui sont manifestement inspirés par sa propre vie et dans lesquels il donne de tels détails que sa famille ne peut que prendre ombrage de ce qu'elle est en droit d'appeler de l'exhibition. Dans tout roman l'auteur laisse percer des informations personnelles. Le dosage de celles-ci est à sa discrétion. 

Dans les siens Lionel Duroy met beaucoup de lui et de sa propre vie. Il n'épargne pas ses frères et sœurs ni ses propres enfants pour ne rien dire des femmes qui ont un temps partagé sa vie.  Il s'en  explique dans "L'homme qui tremble" (2021) et dans "disparaître" (2022) tous deux parus en poche chez "J'ai lu". Je dois reconnaître qu'il m'a convaincu et que je ne comprends pas la colère des siens. A part les membres de sa famille pour qui les modifications sont transparentes et pour leurs relations et familles (c'est là le point d'achoppement) que le fils s'appelle David ou Louis qu'il habite Paris ou ailleurs n'a pas une importance qui expliquerait la rancune et la colère des proches de l'écrivain. 

C'est le lavage du linge sale en public qui peut effectivement déplaire aux modèles à qui on n'a pas demandé leur avis. Mais c'est un lavage qui montre que les familles rencontrent les mêmes soucis générés par les mêmes actions ou propos. 

Notre époque, qui est exhibitionniste, pousse sans doute les écrivains à donner des détails dont l'importance n'est pas toujours évidente. 

Quoi qu'il en soit et pour revenir à Lionel Duroy ses livres se lisent comme des romans et que les personnages soient inspirés par des hommes et des femmes réels n'est pas un souci et donne à leur description le caractère de la vérité. Quelque chose m'intrigue cependant dans ses livres: la facilité déconcertante avec laquelle, selon lui, il séduit des femmes très belles et très intelligentes. A l'en croire elles succombent toutes à son charme et à sa personnalité. Le prestige de l'écrivain sans doute! 

Un emmerdeur* comme lui, selon moi, devrait les faire fuir, or , toujours à le lire, il n'en a pas quitté une qu'il en a déjà une autre pour lui succéder. Qu'elle parle sa langue ou pas n'est qu'un détail.

C'est sans doute là la partie moins autobiographique et plus  fictionnelle de ses romans! 

Mais c'est ma noirceur et ma jalousie qui me font penser cela.

 

 

* coupeur de cheveux en quatre plutôt

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25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 07:00

Invités chez des amis nous n'avons pu échapper à la soirée de prestige (guillemets avant et après le mot prestige" de rigueur) de la fête de la musique au Carrousel du Louvre à Paris. 

Si le décor était beau comme la soirée ensoleillée et la nuit tombant lentement sur la journée la plus longue de l'année il a fallu se "fader" (= supporter dans le sens "être contraint de regarder") la présentation de Daphné Bürki une des présentatrice multitâches de la télévision. On lui avait adjoint un jeune homme qui monte, Mohamed Bouhafsi qui avait du mal à exister tant Bürki monopolisait le micro. Des Jeux olympiques côté people aux néant de Canal + elle a tout fait se spécialisant dans les musiques tendance et appréciant tout avec une gourmandise si appuyée qu'on est en droit d'en douter. 

Chaque chanson, chaque interprète était roulée dans la critique la plus positive qui soit comme un poisson dans la chapelure: les uns et les autres, écrasés sous le poids des superlatifs. 

De temps en temps, la Tour Eiffel, maquillée comme une vieille pute, scintillait sous des guirlandes de Noël parfaitement hideuses. Mais qui a bien pu autoriser ça? C'est tellement  laid que je ne crois pas qu'Hidalgo soit la coupable: c'est dire! 

On nous a refait le coup de la montgolfière s'élevant: on comprend qu'il faille la rentabiliser mais il faut espérer qu'on ne va pas systématiquement nous refaire le coup. Miss Bürki enfilait les mots admiratifs comme on enfile les perles d'un collier. Il faut lui reconnaître une étonnante capacité  à s'esbaudir de tout et de rien . 

Les chansons et les chanteurs étaient censés chanter sur un thème mais bien que celui-ci soit précisé plusieurs fois il était impossible de le déceler dans des titres aussi disparates que "Sauver l'amour" de Daniel Balavoine, "Le partisan" de Leonard Cohen ou "Le banlieusard" d'un râpeur caricatural. 

On nous a tellement dit que cette "soirée était exceptionnelle"  qu'on ne pouvait qu'être étonné de ne la trouver que banale: de la variétoche ciblée pour bobos parisiens âgés de trente à trente cinq ans. Le  public, plus âgé, l'honnêteté oblige à le dire, semblait transporté. 

Des reprises de Bob Marley, de Marvin Gaye et de Aretha Franklin interprétées -c'est étonnant- par des chanteuses et chanteurs sans voix laissaient le spectateur bienveillant mais étonné sans voix non plus. Mohammed Bouhafsi, sincère et plein de bonne volonté essayait encore de faire réagir un public qui somnolait. 

Durant tout ce temps on essaya de nous faire participer (de chez nous) à la fête. 

Nos amis éteignirent la télévision tandis que Daphné Bürki prononçait le mot exceptionnel pour la 65 ème fois. 

 

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24 juin 2025 2 24 /06 /juin /2025 07:00

j'ai vaguement honte mais j'ai regardé une émission de télévision tout simplement hallucinante de connerie. Ca s'appelle "Mariés au premier regard" et c'est une sorte de suspens conjugal qui met en rapport des hommes et des femmes mais aussi des femmes entre elles et qui le fait dans le sens contraire: je m'explique: les couples se marient et font connaissance après. Pour qu'ils apprennent à se supporter, la production les envoie dans des destinations pseudo luxueuses avec hôtels internationaux ayant pétales de fleurs sur le lit, serviettes pliées en forme de cygne (sic) et vin mousseux à go-go. A Ibiza ou dans des destinations aussi convenues. 

Les jeunes mariés se déplacent en voiture de location de prestige et sont coachés par des hypocrites qui font du spectacle du ridicule des situations et des participants qui les affrontent. il y a évidemment un recours à la vulgate psychanalytique proférée par une "marieuse" faux-cul qui en profite pour influencer les cobayes consentants à une exposition médiatique générant un ridicule qui ne doit pas être facile à vivre… après. 

Je serai intéressé de connaître la vie privée de cette dame qui ne doute de rien. 

Pour les cobayes, j'imagine les commentaires des collègues à leur retour...

Tout cela doit se passer en 4 ou 5 jours mais le montage des différents films (on suit en parallèle plusieurs couples) donne l'impression que tout se passe en une ou deux journées. Les familles sont mises à contribution et se vautrent dans le sirop sans se rendre compte que leurs réactions niaises et ploucs sont recherchées et encouragées. Les parents sont embarqués dans une affaire un peu honteuse sans s'apercevoir qu'ils sont irresponsables: que se passera t'il quand les "mariés" n'auront plus les caméras, les "marieuses" et le spectacle et qu'ils se retrouveront avec un(e) inconnu(e) chez eux? 

Tout cela n'est pas abordé parce qu'on joue Cendrillon ou la belle au bois dormant mais le milieu social, la situation de famille (enfant(s), lieu de vie etc.) n'a t'elle pas une certaine importance? Prendre un "râteau" en public semble constituer le comble de l'audace! 

La production croit avoir fait le job en trouvant deux esseulés tatoués et qui disent "voilà" tous les 3 mots. C'est peut être insuffisant? Il faut les voir, intimidés et encombrés, essayant de répondre à l'attente des producteurs et de la "conseillère" qui, elle, feint en permanence la bienveillance alors qu'elle ne regarde que  la courbe des audiences. 

Au risque de me répéter cet exhibitionnisme assumé montre que depuis "Psy show" et Pascale Breugnot ce type de programme a prospéré jusqu'à l'écœurement. Brassens chantait "montrer son cœur ou son cul c'est pareil": il avait tout compris bien avant que la téléréalité existe !

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23 juin 2025 1 23 /06 /juin /2025 11:15

On a coutume d'appeler "mercato" le jeu grotesque et pathétique de chaises musicales et les directions de chaînes ou stations auquel se livrent les animateurs et journalistes des médias audiovisuels tous les ans à pareille époque. 

Chaque année, avant le break des vacances d'été qui permettra aux différents support de diffuser des "best of" de leurs émissions, les chaînes privées ou pas achètent (signent un contrat avec) ou vendent (se débarrassent de) leurs présentateurs. En fonction de l'audience et de certains critères dont l'intelligence ou le renouvellement ne sont certainement pas les plus importants, mettent au point leur "grille de programme" et choisissent, parmi un cheptel quasiment inamovible, celles et ceux qui animeront leurs émissions et feront, par l'audience qu'ils garantissent, la rentabilité des publicités qui sont l'alpha et l'oméga de ce média souvent enterré mais qui résiste. 

Présentateurs du "jité", animateurs de "talk-show" et autres bateleurs d'estrades se font désirer et espèrent décrocher le poste qui fait avancer la carrière. 
En réalité ce sont  pratiquement toujours les mêmes qui défilent et le choix se fait entre une cinquantaine d'impétrants que le spectateur blasé doit apprécier puisqu'il avalise les embauches et plébiscite toujours les mêmes à travers les sondages. (sujets à caution les sondages…)

Léa Salamé, l'éternel Drucker, Claire Chazal, sont d'indétrônables "champions". On ne peut pas dire qu'ils soient meilleurs que leurs rivaux mais ils déploient une telle énergie à se rendre indispensables que tout le monde finit par les croire tels. Chercher de la nouveauté ou, plus difficile encore, de l'audace dans ce que fait Claire Chazal c'est demander à votre chat favori de cesser de faire ses griffes sur le dossier du fauteuil que vous aimez tant. 

Remarqué au siècle dernier par Jacques Martin, Laurent Ruquier offre ainsi depuis des siècles son rire de benêt content de lui et ses blagues à deux balles. Cauet, Arthur, Hanouna sécurisent leur(s) créneau(x) jusqu'à en faire des positions inexpugnables. 

Lorsqu'ils sont expulsés du choix, ce qui finit toujours par arriver (cf Jacques Martin, Poivre, Guillaume Durand etc.) ils semblent des astres perdues et condamnées à toutes les bassesses pour revenir dans la course. Ils animeraient la météo ou feraient des comptes rendus sur des comices agricoles si nécessaire. Tout plutôt que disparaître des écrans ou de la radio. Le Dr Michel Cymes est sans doute le plus empressé dans cette course à l'apparition la plus nombreuse sur l'écran. 

Cette année c'est Thierry Ardisson qui s'est vu atomiser. Parce qu'il est aimé d'une femme de la moitié de son âge et qu'il a été amusant un temps, il y a fort longtemps, il a cru pouvoir faire une saison de plus. Hélas il a vieilli et les boomers ne rient plus à ses vieux jokes. Parce que son temps est passé il a fait le siège de toutes les chaînes et de tous les "formats" dans une danse de séduction pathétique mais inutile. 

Qu'on me comprenne bien; je trouve l'ambition justifiée et n'ai rien contre le fait d'être drogué à l'image de soi. Mais je crois qu'il y a un besoin de renouvellement en tout et surtout dans les médias. Léa Salamé n'est pas une journaliste exceptionnelle; loin de là. Et Sonia Devillers, omniprésente,  est l'exemple type de la journaliste pleine de préjugés qui ratiocine un discours que Pierre Mauroy aurait avalisé. Elle est dans la phase ascensionnelle de sa carrière. On risque de devoir la supporter longtemps! 

Sophie Davant et Frédéric Lopez ont leur futur derrière eux et ne s'en sont pas encore aperçus! 

Je ne vais pas tous les citer parce que j'y serai encore demain. 
Du renouvellement! voilà ce qu'il faudrait à l'information, tous supports confondus. 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 07:00

J'aime le côté farce des condamnations à de la prison de l'ex-Président Sarkozy et de son ex-Premier Ministre. Savoir que les deux plus hauts personnages de l'Etat de mai 2007 à mai 2012 ont été condamnés à des peines de prison est stupéfiant. La morale et la dignité de leurs fonctions en ont pris un coup. 
Et, comme si cela ne suffisait pas, L'ex-Président a encore d'autres casseroles à traiter et vient de se voir retirer sa légion d'honneur et a eu un bracelet d'infâmie un (tout petit) moment. Fillon, lui, a été définitivement condamné et doit rembourser les sommes qu'il doit à l'Assemblée Nationale, enfin il s'est vu infliger une leçon de morale, lui qui savait si bien les donner...

Ainsi Paul Bismuth et le mari de Pénélope, malgré leur dénégation indignée, ont été jugés coupables et ont été condamnés. Certes cela a pris du temps mais le fait est que la justice a pu aller jusqu'au bout et que les sommes indûment touchées par Fillon et sa femme existaient bel et bien. Sarkozy, lui,  a bien tenté de corrompre un juge pour influencer la justice dans une enquête le concernant. 

Avec de tels exemples de moralité on se sent obligés d'accepter que les retraites soient diminuées et que d'autres dispositifs nous soient "proposés" pour réduire la dette. 

Je revois Fillon parlant de "boules puantes" pendant la campagne présidentielle... je trouve plaisant qu'il soit obligé de ravaler son indignation.  

Accessoirement "le canard enchaîné" prouve son utilité. Sans lui nous aurions eu le châtelain Sarthois comme Président de la République et il aurait appliqué son programme présidentiel en forme de purge. 

Comme on disait dans les cours d'écoles avant de s'y battre au couteau, de harceler ses camarades ou de voguer sur les sites pornographiques: "Bien fait". 

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