Hier j'ai passé un examen IRM et je me suis conditionné avant pour ne pas me sentir mal dans cet appareil bruyant et inquiétant. Condamné à l'immobilisme, moi qui ne tiens pas en place.
Dès le début de l'examen médical j'ai repensé au journaliste Patrick Cohen que j'appréciais à une époque et que j'ai du mal à supporter maintenant. Chercher les causes était une bonne façon de voir le temps passer vite.
Il faut dire qu'avec le temps Cohen est passé de ceux qui informent à ceux qui donnent leur avis. Il n'analyse pas l'actualité il la commente, il donne son opinion qui a priorité sur l'actualité brute.
Il n'est pas le seul à le faire mais lui est particulièrement symptomatique de ce défaut très Français. L'actualité, pour les journalistes de ce temps, n'est pas la description de faits mais l'occasion de nous les expliquer, comme si nous étions trop bêtes pour le faire nous-même.
J'avais déjà souligné qu'ils se flattent de nous la "décrypter" sans même imaginer ce qu'il y a d'insultant de nous croire trop stupides pour la décrypter nous-mêmes.
Le procès en appel de Sarkozy, les propos de Mélenchon ou la mort de Bernadette Chirac nous sont expliqués comme si nous n'étions pas capables de le faire par nous-mêmes.
Bien sur on peut avoir besoin, parfois, des lumières d'un spécialiste mais je ne vois pas que Patrick Cohen soit spécialiste de tout. De plus il est flagrant, depuis les élections municipales du printemps dernier que Patrick Cohen a perdu en confiance ce qu'il a gagné en culot. Je parle de sa façon de traiter Rachida Dati. Un journaliste n'a pas mission de dégommer une candidate, quand bien même aurait-il des raisons de vouloir l'empêcher d'être élue.
Il a changé avec le temps et il se "Léasalaméise*".C'est Monsieur je sais tout et je détiens la vérité .
Tout ce que je n'aime pas dans les média!
* barbarisme composé avec le nom et le prénom de Léa Salamé archétype de la professionnelle qui mâche le travail pour des débiles .
