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19 juin 2025 4 19 /06 /juin /2025 07:00

Ce matin, en me réveillant, j'avais en tête une chanson ou plutôt le début d'une chanson que je ne parvenais pas à oublier. Les paroles dont je me souvenais disaient: "Mieux vaut ne penser à rien que de ne pas penser du tout". Les vers suivants ne me revenaient pas plus que le nom de l'interprète. 

A y réfléchir je lui trouvais un côté Jane Birkin. J'imaginais des aigus casse-gueule . Qui dit Birkin dit Gainsbourg et, effectivement, j'ai rapidement trouvé les paroles complètes de la chanson qui porte bien ce titre "Ces petits riens". Une (jolie) chanson qui date de 1964 et qui a beaucoup été reprise par d'autres artistes sans faire pour autant partie des "classiques" de l'auteur-compositeur. Parmi les versions étonnantes je citerai celle de la chanteuse Africaine Angélique  Kidjo et Celle de Stacey Kent qui est surprenante: jazzy et douce. Celle de l'auteur reflète la période d'insuccès  pendant laquelle il écrivait pour d'autres interprètes. Parmi ceux-ci Françoise Hardy et plus tard son fils Thomas (en duo avec Jane Birkin) et beaucoup d'autres.

Il fut un temps, que je définirais entre 1967 et 1977 pendant lequel Serge Gainsbourg fut à son apogée. Elle ne coïncida pas avec son succès commercial, plus tardif et le fruit d'un malentendu. Lorsque le succès vint (avec l'album reggae "Aux armes etc.") l'auteur-compositeur était devenu une caricature gênante du poivrot mondain dont on attendait les dérapages. 

Rien à voir ou presque avec l'auteur de deux fameux concept albums "Histoire de Melody Nelson" et  "L'homme à la tête de chou", albums qui ne choquaient pas encore les ligues de vertu ni ne suscitait la rage des "Me too" et autres censeurs qui ne virent pas de mal à l'intrigue* de ces deux albums. 

De fait l'auteur de "ces petits riens" passa entre les gouttes de la censure malgré une inspiration très tendancieuse. 

Ainsi de la chanson "lemon incest" qu'il interprétait avec sa fille et qui mettait mal à l'aise tant par ses paroles que par le clip chargé de l'illustrer.

Il reste que Gainsbourg a écrit des bons titres et que, dans sa riche production, certaines chansons resteront. Mieux que des petits riens!

* Melody Nelson, muse de l'album est très jeune:  "quatorze automnes et un été". 

 

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18 juin 2025 3 18 /06 /juin /2025 07:00

J'ai vu, en avant première, au cinéma Pathé de Toulouse-Labège, dans d'excellentes conditions, le film "Avignon" de Johan Dionnet avec Baptiste Capelain et Alison Wheeler .  Je vais excessivement rarement dans ces multisalles où l'on vous vend des billets d'entrées mais aussi des bonbons et du pop-corn. La demi-heure de publicité est, pour moi, rédhibitoire. 

Il vaut mieux ne pas raconter l'histoire ni donner trop d'informations sur ce film qui est plaisant et drôle et pendant lequel on ne s'ennuie jamais. 

Tourné à Avignon (c'est bien le moins que  l'on puisse faire) le film est plein de charme et de drôlerie. Il oppose le théâtre de boulevard au classique et les comédiens des deux formes de théâtre.

C'est une jolie histoire, très bien interprétée qui fait passer un excellent moment. cela fait du bien de rire intelligemment devant une comédie spirituelle jouée par des comédiens qui ne sont pas des ex-animateurs de télévision.

Un très bon moment et un film vu dans les meilleures conditions possibles: grand écran, sièges confortables,, son bien réglé et images superbes. 
Un fil qui donne envie d'aller à Avignon, et pas pour danser sur son fameux pont! 

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17 juin 2025 2 17 /06 /juin /2025 07:39

J'ai une immense admiration pour le président élu de l'Ukraine, Volodymir Zelensky. Le portrait en 2 parties d'une heure chacune que lui a consacrée la chaîne Arte (et qui est visible en Replay) n'a fait que la renforcer même si cela l'a fait aussi fait redescendre du piédestal un peu trop élevé sur lequel je l'avais fait monter. 

J'ai appris beaucoup de choses sur lui et je reste admiratif devant la personnalité très positive de cet homme  jeune qui refuse la force et la haine, l'agression et le démantèlement de son pays qui insuffle courage et détermination dans son pays et qui n'a pas craint d'engager sa propre vie et celle des siens en refusant l'idée même de capitulation. Je pense à de Gaulle. 

On voit les quartiers infiniment laids où il a passé son enfance, ses camarades qui sont restés ses amis, les traits de son caractère qui n'ont pas changé, l'ambition, Son ascension sociale dans un pays où il fallait donner des gages de sa soumission au parti, sa judéité et son "insolence" mais aussi sa capacité à fédérer des équipes solides (à la télévision, au cinéma et en politique), son patriotisme et sa soif de justice. 

Le président maboul des USA a mis à mal l'image de Zelensky dans la séquence parfaitement lamentable de l'engueulade à la Maison Blanche. C'est un pur miracle que cet homme jeune, sans expérience, ait été élu Président de son pays et s'en soit montré capable. C'est encore plus fou qu'il ait eu à affronter l'armée Russe et Poutine et qu'il ait échappé (jusqu'à quand?) à des attentats. Qu'il ait mobilisé, sans jamais se lasser, les Ukrainiens, les Européens, les chefs d'Etat, les opinions et les populations qui se lassent vite des situations douloureuses et préfèrent s'endormir dans un monde de paillettes et de bêtise sans se rendre compte que pendant ce temps l'Iran enrichit plus d'uranium, la Chine s'arme, les partis extrémistes, de droite comme de gauche arrivent aux portes du pouvoir et la démocratie, que Churchill définissait comme le moins pire des régimes politiques reflue partout dans le monde. 

Zelenski est comme ceux qui (avant qu'Hitler n'envahisse la Pologne, faisaient la fête, appelaient de leurs vœux le communisme ou se croyaient à l'abri derrière la ligne Maginot) annonçaient la catastrophe mais criaient dans le désert. 

Il a des trésors de patience et la certitude d'avoir le droit et la morale pour lui. 

Songeons à la différence de puissance militaire des deux pays et au fait qu'il est à la tête de l'Ukraine qui a été l'agressée. 

Cet homme infatigable devrait nous inspirer. Il n'en est rien. Nous avons toujours cette fâcheuse tendance a soutenir les pires tyrans avant de le regretter et de le comprendre. 

En démontrant qu'un "petit" pays peut tenir tête au rouleau compresseur russe, Zelenski nous démontre que le pire n'est pas toujours victorieux. 

 

 

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12 juin 2025 4 12 /06 /juin /2025 07:00

L'homme le plus riche du monde et le chef d'état le plus stupide d'Amérique sont passés de la complicité amicale à la haine torride en moins de 6 mois. Rien ne va plus entre Elon et Donald. 

Ce serait hilarant si les conséquences n'étaient pas inquiétantes et dangereuses. 

Rien, absolument rien, ne permettait d'imaginer qu'un jour le pays le plus puissant du monde aurait à sa tête une sorte de clown instable et infantile qui mettrait la paix du monde à la merci de ses colères et l'économie mondiale à celle de ses lubies. 

On en est pourtant là. Comme on ne peut pas passer son temps à craindre que Trump déclenche l'apocalypse on regarde, effaré et interdit, la litanie de ses gaffes, bévues et boulettes. 

La constitution des Etats Unis n'avait, semble t'il, pas envisagé qu'un président élu s'emparerait du pouvoir absolu et que le Congrès aurait du mal à l'en empêcher. Ce président dément s'affranchit de ses devoirs et voit la planète comme une gigantesque bourse.  Il gouverne pour les nantis et a de bonnes raisons de savoir ce qu'ils veulent puisqu'il fait partie de leur caste.  Il fait penser à Louis de Funès dans "la folie des grandeurs"  : "les riches c'est fait pour être très riches, les pauvres pour être très pauvres". Malheureusement il applique à la lettre cette ignoble maxime.

Pour le moment et puisqu'il n'y a rien d'autre à faire amusons nous des attitudes grotesques et des paroles absurdes de ce personnage détonnant mais gardons les yeux ouverts et n'oublions pas que Khrouchtchev aussi faisait rire avant les Missiles de Cuba. 

Dans un débat j'ai entendu un "spécialiste" dire que Poutine avait largement de quoi atomiser la planète terre. Lui ne joue pas dans le registre Ubu mais sa dangerosité est extrême. 

Rions encore, on ne pourra peut-être plus le faire dans un temps rapproché. 

 

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10 juin 2025 2 10 /06 /juin /2025 07:00

Bien que légèrement handicapé depuis la récente opération de mon genou gauche j'arrive, avec une chaise de jardin ou une béquille à m'occuper de notre "jardin partagé" qui est à 6 kilomètres de l'appartement et qu'on peut rejoindre par vélo, bus, à pied et en voiture. C'est ce dernier mode de transport que nous utilisons actuellement, cela va de soi. 

Nos 200 m² sont magnifiques et nous passons à les embellir, de très bons moments. Le jardin est situé dans une courbe de la Garonne où la terre est exceptionnelle. On oublierait un râteau, une  bêche ou une pelle que des bourgeons leur pousseraient sur le manche!

Contrairement à la plupart des autres jardiniers d'occasion nous ne sommes pas "productivistes": nous avons naturellement planté des légumes et des fruits mais aussi des plantes et des fleurs. Nous récoltons les  deux avec autant de plaisir. 

La première année (juste après le confinement du Covid) nos plantations ont été victimes de lapins. Ces derniers n'étaient pas crétins mais sacrément gourmands. La deuxième année nous avons eu des doryphores, la troisième rien, la quatrième des taupes, une véritable invasion souterraine et cette année nous passons aux mammifères d'un certain poids avec des sangliers. L'année prochaine nous aurons probablement des girafes.

Parce que nous les avons fait naître et grandir; nos produits nous semblent excellents (en tous cas bien meilleurs que ceux du commerce). Et c'est un fait: nos groseilles, nos framboises et nos fraises sont des merveilles (que nous disputons avec les limaces). 

J'étais un béotien en matière de jardin mais j'ai rattrapé mon retard. Seul regret: j'ai une fâcheuse tendance à mettre les pieds là où il ne  faut pas et à écraser les pastèques qu'on a faites pousser à partir de graines ramenées de Crète ou les jeunes pousses les plus fragiles. C'est mon complexe de l'éléphant dans un couloir. Et n'oubliez pas que j'ai deux pattes de plus (les béquilles) pour ravager les plantations avec un maximum de dégâts.  

Au début mes habits improvisés de jardinier et mon maniement des outils de jardin, je le voyais bien mais feignais de ne pas le voir, attiraient les (sou)rires amusés des jardiniers expérimentés. Nos propos ("on veut se débarrasser des taupes mais sans les tuer"*) et nos idées (je verrais bien ici quelques pavots de Californie**) avaient sans doute de quoi amuser les jardiniers expérimentés  qui nous entourent. 

Mais maintenant ils viennent nous demander comment nous faisons pour avoir de si belles fleurs ou des fraises si sucrées tout en tournant un compliment qu'ils veulent mesuré!

* Il faut planter un bâton dans le sol et y mettre une bouteille pastique au sommet. Les vibrations causées par le vent chassent les bestioles souterraines. 

** C'est une fleur orange vif qui ne pousse que quand elle en a envie mais qui, une fois acclimatée s'invite partout. Le soir elle se referme pour passer la nuit. 

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6 juin 2025 5 06 /06 /juin /2025 15:21

Je n'ai jamais été un grand "fan" de Victor Hugo. "Notre-Dame de Paris", "Les misérables", "l'homme qui rit" ne m'ont guère convaincu et sa poésie ne me touche pas. 

Quand je suis allé à la clinique je m'étais encombré de deux tomes de "Choses vues" qui concernaient la fin de la Restauration (1830), la Monarchie de Juillet (1830-1848), la deuxième République et le second Empire (1849-1870) périodes troubles pendant lesquelles la France s'est cherchée une monarchie constitutionnelle ou, à défaut, un régime stable et démocratique. 

j'ai été contraint de faire amende honorable et de constater que l'Homme et l'écrivain vaut bien mieux que je ne le pensais. J'étais étonné de la puissance et de l'imagination de son Français. Il n'utilise pas de mots dépassés et on peut le lire sans dictionnaire à proximité: quel langue!  La stature de l'homme ne l'empêche pas d'avoir de l'humour. Il manie un humour cruel mais irrésistible et, s'il a conscience d'être un écrivain important il n'a pas un "moi boursouflé" comme certains de ses contemporains. 

L'histoire, racontée par Hugo, est encore plus passionnante que d'habitude. Il fait revivre les protagonistes et l'on comprend mieux certains faits parce qu'il a connu les hommes ou les évènements qu'il décrit. Il a ses têtes et il ne faisait pas bon lui déplaire. 

Lorsqu'il raconte une soirée mouvementée à Jersey pendant laquelle un traître (Bonapartiste) a failli être lynché et qu'il a sauvé malgré son dégoût pour l'homme c'est à la fois une histoire et l'Histoire. 

Alors c'est indéniable que Hugo avait une très haute opinion de lui-même et de ses qualités d'écrivain: il  pouvait se le permettre! Politiquement il a mis du temps pour de trouver: exact mais si ses admirations et fidélités ont bougé avec le temps ses valeurs n'ont jamais changé.

Je patine un peu dans la lecture du second volume mais il y a des fulgurances qui me ramènent à lui, quand bien même je lis autre chose en parallèle. 

 

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4 juin 2025 3 04 /06 /juin /2025 16:10

le vieux con que je suis est frappé d'hébétude devant la soirée de samedi. La France gagne après avoir bien joué, elle marque 5 points à zéro et…il y a deux morts de des émeutes dans le pays. Sans compter des bagarres et des pillages. 

Déjà ébranlé j'apprends que Retailleau a surenchéri dans les réflexions stupides et provocatrices suivi par une trentaine de politicards de toute obédience qui rêvent tout haut de la Présidentielle de 2027. Deux ans à l'avance et dans un contexte favorable aux extrémistes

Arrive, le dimanche, le bus avec les joueurs et les supporters qui les entourent. On aurait gagné la guerre de 39 on l'aurait moins fêtée. Je comprends qu'on soit heureux mais il y a un décalage entre la morosité ambiante et la folie liée au ballon rond.

Nos contemporains sont excessifs et je crains le pire lorsque le gouvernement, celui-là ou un autre, détaillera les mesures prises pour récupérer 40 milliards d'euros. 

 

 

 

 

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3 juin 2025 2 03 /06 /juin /2025 15:31

Actuellement ceux qui achètent les bouteilles en plastique (75cl) ou en verre (33cl) d'eau Perrier mais aussi les canettes de 33cl achètent au prix fort de l'eau du robinet. En effet un scandale à peu près tu (mais qui a commencé il y a concerne ce fleuron de Nestlé Waters, la multinationale suisse qui concerne l'agro-alimentaire. 

Depuis déjà pas mal de temps la source de Vergeze dans le Gard est gravement polluée et l'eau vendue au consommateur n'est ni plus ni moins que de l'eau du robinet. Au lieu de l'eau minérale naturelle vendue au consommateur Nestlé Waters vend de l'eau traitée ce qui lui enlève tout droit à se dire "eau minérale naturelle" et donc à coûter 200 fois le prix de l'eau du robinet. L'opération, "la microfiltration" est illégale et est pratiquée à l'insu du grand public qui croit consommer une eau de qualité alors qu'il n'en est rien. 

Pire! en créant une seconde marque ("Maison Perrier") vendue dans une bouteille rappelant l'originale le géant alimentaire prend le public pour des demeurés et écoule -légalement cette fois- de l'eau plate filtrée pour créer un doute chez le consommateur qui a entendu parler du scandale. la difficulté d'informer a pour conséquence que les achats de bouteilles Perrier est limitée.  

Dans tous les cas il s'agit d'une escroquerie et d'une mise en danger des consommateurs qui, avant que la bouteille de Perrier soit filtrée, a absorbé de l'eau contaminée. Nestlé le savait et s'est tu. 

Je ne sais pas si c'est vrai mais j'ai lu que Burger King avait remplacé les bouteilles de San Pellegrino par celles de Perrier. Moins chères puisque polluées.  L'ignominie de certains est sans limites. 

Comment s'étonner de l'accroissement de maladies quand on apprend de telles choses? 

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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 07:00

Limité dans mes gestes par la douleur et par la gêne je suis plus souvent que d'ordinaire sur le canapé et devant le téléviseur sans être certain, d'ailleurs,  que cela ait des valeurs curatives ...

Hier, mardi 20 mai au soir, la chaîne LCP (Parlementaire) diffusait un document filmé par Emmanuel Carrère sur "les trains en Ukraine". Ce n'était pas, contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, un pensum sur le matériel roulant des chemins de fer Ukrainiens mais un film terrible sur la guerre, au jour le jour, en Ukraine. Cette guerre que les Ukrainiens font un peu pour nous, soit dit en passant. 

Une fois encore j'ai été secoué par la force de ce peuple qui se bat contre un ennemi qui veut le détruire. On le sait les Russes visent les civils et les infrastructures énergétiques. Les trains circulent encore et les passagers s'exprimaient sur leur incompréhension, leurs peurs, leurs douleurs et leur espoir que cela s'arrête. 
J'ai été étonné par la ressemblance entre les villes Ukrainiennes et les villes Françaises ou Belges ou Espagnoles. Rien ne ressemble plus à une ville Européenne qu'une ville Ukrainienne! escaliers mécaniques dans les gares, paysages... On se surprend à trouver des ressemblances entre ces villes assiégées et Agen ou Montpellier. Les femmes et les enfants sont au bout du rouleau. On les sent les nerfs à vif. Ni les uns ni les autres, personne ne semble comprendre pourquoi les hommes jusqu'à plus de 50 ans doivent affronter la machine à tuer Russe. Un homme avec une jambe artificielle (il a sauté sur une mine) attend avec impatience de retourner combattre. Un autre a perdu un bras au niveau du tronc. Un autre, plusieurs fois gravement blessé semble éprouvé intellectuellement. 

Au milieu de ce drame épouvantable Carrère filme une adorable petite fille que sa mère regrette d'avoir mise au monde "dans un tel chaos". 

Cette guerre monstrueuse brise les âmes et broie les Ukrainiens qui ne la comprennent pas et la voient avancer comme un rouleau compresseur. 

Les bombes explosent, les missiles détruisent et personne ne semble pouvoir stopper cette folie meurtrière. 

Le dialogue impossible entre l'étudiant et sa mère devenue sniper montre la folie de cette opération militaire. 

Prier pour que cette horreur nous soit épargnée ne suffira sans doute pas.

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29 mai 2025 4 29 /05 /mai /2025 07:00

J'ai acheté puis lu le livre de Paul McCartney* dans lequel il raconte la genèse de certaines des chansons qu'il a écrites et composées. Bien que le volume soit important en poids et en taille, il ne contient qu'une faible part des chansons qu'il a signées entre ses tous débuts (1956) et le dernier album ("Egypt Station" 2018) qu'il a fait paraître sous son nom. 

McCartney est le compositeur international le plus prolifique, le plus riche, le plus connu et la liste des superlatifs est loin d'être achevée. 

Il a le sens de la chanson commerciale et s'est essayé à à peu près tous les styles. On ne compte plus les hits qu'il a eus et les records de vente qu'il a obtenus. 

Dans ce livre -très intéressant- il a lui-même sélectionné des titres qui ne sont pas forcément les plus connus ou ceux qui ont rencontré le plus de succès. Il explique, de page en page, de titre en titre comment l'inspiration lui est venue, pourquoi il a choisi telle tournure  plutôt que telle autre, comment il a composé la musique, ce qui l'a éventuellement influencé et ce qu'il pense de certains succès mondiaux, des années après les avoir écrits. 

A le suivre on est surpris de la dureté de son jugement: sans fausse modestie il reconnaît une certaine "facilité" à écrire des musiques ou chansons que l'on retient facilement. Il explique que la chanson n'a pas forcément quelque chose à dire et que certaines phrases, certains mots sont utilisés pour leur originalité ou par contraste avec d'autres . 

Paul McCartney connaît bien son œuvre et, plus étonnant, se souvient assez bien du contexte dans lequel il a écrits certaines chansons; pas forcément les plus célèbres. 

J'ai été surpris qu'il soit sévère sur certains titres que j'aime beaucoup et satisfait d'autres qui m'ont moins plus. Il faut dire qu'il a d'autres critères que les miens pour juger une de ses chansons: la musicalité des paroles, le rythme, l'utilisation d'instruments de musique surprenants, les conditions dans lesquelles elle a été écrite et souvent une anecdote la concernant.

Il est parfois dur avec certaines chansons que personnellement j'aime et magnanime avec d'autres qui me semblent inabouties ou insuffisantes. 

Au risque de me répéter l'intérêt du livre est de comprendre comment il a créé certains titres  mondialement connus et de connaître son sentiment sur eux et sur les autres. A cet égard je suis surpris qu'il ait sélectionné certains titres que je considère comme mineurs et qu'il ait fait l'impasse sur d'autres qui, au contraire, sont vraiment remarquables et veulent dire quelque chose. 

McCartney a écrit des chansons, des musiques de film, des génériques de films, des oratorios, de la musique "classique", de la variété et des chansons. Il a connu un succès mondial pratiquement sans éclipse, réussissant même à faire le contraire des autres (en chantant "Mull Of Kintyre" en pleine explosion punk par exemple). 

Le livre ne porte que sur les chansons et McCartney a privilégié celles des Beatles plutôt que les autres. C'est dommage parce qu'elles sont déjà très connues  et que la plupart des anecdotes les concernant ont déjà été racontées ailleurs. Certains albums ne trouvent pas grâce à ses yeux et d'autres , au contraire, lui plaisent plus. Il y a, parfois,  un gap entre les "tubes" et les chansons plus recherchées. 

Ses réflexions sur la chanson en général, sur le succès, sur les modes, sur la composition musicale et sur l'écriture de chansons sont vraiment intéressantes et démontrent l'importance, dans nos vies de ces petites pièces musicales chantées qui rythment nos vies et sont parfois imbriquées dans des souvenirs plaisants. 

Enfin, je le complimenterai d'avoir su éviter de trop parler des succès mondiaux sur lesquels tout a été dit et d'avoir privilégié certains titres moins connus mais loin d'être inintéressants et de ne pas avoir caché qu'il aimait certains titres qui n'ont pas trouvé leur public et pour lesquelles il éprouve comme de la tendresse.

Il ne se "justifie" jamais mais survole sa longue et riche carrière avec respect; sachant déjà que la postérité sera bonne fille pour lui.

Paul McCARTNEY "Paroles et Souvenirs"  Buchet/Chastel

 

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